Créer une boutique en ligne : statut, TVA et obligations
Lancer une boutique en ligne en 2026 : quel statut selon votre marge, franchise de TVA à 85 000 €, seuil européen de 10 000 € et guichet OSS, mentions légales, CGV, rétractation, médiateur et encaissements Stripe ou PayPal.
Ce sujet relève de notre mission
Création d'entreprise à Paris : statut, INPI, fiscalitéNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Ouvrir une boutique en ligne se fait techniquement en un week-end. Le cadre juridique, fiscal et consumériste, lui, se décide avant la première commande, et les erreurs de départ coûtent cher à corriger : un statut inadapté à la marge réelle, une TVA oubliée sur les ventes vers l'Allemagne ou l'Espagne, des CGV copiées qui ne mentionnent ni la rétractation ni le médiateur. Ce guide est une feuille de route de lancement : il suit l'ordre dans lequel nous conseillons de prendre ces décisions, de la TVA aux CGV et aux encaissements. La comparaison approfondie des formes juridiques (SASU, EURL, SAS, holding) relève d'un autre article, la structure juridique adaptée à un e-commerce, auquel nous renvoyons pour ce choix.
Réponse rapide. Pour créer une boutique en ligne, choisissez le statut selon la marge : la micro-entreprise admet 203 100 € de ventes par an (seuil 2026), la société convient au stock lourd. La franchise de TVA s'arrête à 85 000 € en 2026 ; au-delà de 10 000 € de ventes vers l'UE, la TVA du pays acheteur s'applique.
Quel statut choisir pour créer une boutique en ligne ?#
Le statut d'une boutique en ligne se choisit d'abord en fonction de la marge brute et du besoin de financement du stock, pas seulement du chiffre d'affaires espéré. Deux familles coexistent : la micro-entreprise (entreprise individuelle au régime micro) et la société, le plus souvent une SASU ou une EURL.
La micro-entreprise est un régime simplifié de l'entreprise individuelle où l'impôt et les cotisations sont calculés sur le chiffre d'affaires, sans déduction des charges réelles. Pour la vente de marchandises, le plafond est de 203 100 € de chiffre d'affaires annuel pour les années 2026 à 2028, selon Service Public Entreprendre et l'Urssaf, avec un prorata l'année de création.
Le régime micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 71 % sur le chiffre d'affaires des activités d'achat-revente, selon impots.gouv.fr. Cet abattement est censé représenter l'ensemble de vos charges : achats de marchandises, publicité, commissions de plateformes, frais de paiement, emballages, retours.
Notre lecture : la marge décide avant le volume#
Au cabinet, nous regardons d'abord une seule question : vos charges réelles dépasseront-elles 71 % de votre chiffre d'affaires ? En revente de produits achetés en gros avec une acquisition payante soutenue (Meta, Google, influence), c'est fréquent. Dans ce cas, la micro-entreprise vous impose sur un bénéfice théorique supérieur à votre bénéfice réel, et les cotisations sociales, calculées sur le chiffre d'affaires, pèsent même les mois où la marge est nulle.
À l'inverse, pour une création artisanale ou une marque à forte marge qui teste son marché, la micro-entreprise reste un point de départ sobre et réversible. La comparaison détaillée entre SASU, EURL, SAS et holding, avec ses effets sur la rémunération et la levée de fonds, est traitée dans l'article sur la structure juridique cité en introduction : nous n'en reprenons ici que la logique de décision au lancement.
| Situation au lancement | Statut généralement adapté | Point d'attention |
|---|---|---|
| Test de marché, forte marge (création, digital, petite série) | Micro-entreprise | Plafond de 203 100 € de ventes (2026 à 2028) |
| Revente à marge faible et budget publicitaire élevé | Société à l'IS (SASU, EURL) | Charges réelles déductibles, TVA sur achats récupérable si assujetti |
| Stock à financer, emprunt bancaire ou levée | Société (SAS, SARL) | Capital, comptes annuels, crédibilité auprès des banques |
| Plusieurs fondateurs | SAS ou SARL | Pacte d'associés, répartition du capital |
| Import hors UE ou vente dans plusieurs pays dès le départ | Société assujettie à la TVA | Guichet OSS ou IOSS, numéro EORI, suivi par pays |
Faut-il facturer la TVA sur une boutique en ligne ?#
Une boutique en ligne ne facture pas la TVA tant qu'elle bénéficie de la franchise en base, c'est-à-dire tant que ses ventes restent sous 85 000 € en 2026, selon Service Public Entreprendre. La franchise en base est un régime qui dispense la petite entreprise de collecter et de déclarer la TVA, quel que soit son statut juridique : une SASU peut aussi en bénéficier.
Le seuil de tolérance est de 93 500 € en 2026 pour les ventes de marchandises : entre 85 000 € et 93 500 €, la franchise est conservée jusqu'au 31 décembre de l'année. Le projet de seuil unique à 25 000 €, prévu par la loi de finances pour 2025, a été abandonné par une loi promulguée le 3 novembre 2025. Les seuils applicables aux prestations de services sont de 37 500 € (seuil de tolérance 41 250 €).
En franchise, chaque facture porte la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI », rappelée par economie.gouv.fr. La contrepartie est souvent oubliée : l'entreprise en franchise ne récupère pas la TVA sur ses achats de stock, ses outils ni sa publicité.
| Seuil TVA et vente en ligne | Montant | Période et effet |
|---|---|---|
| Franchise en base, ventes de marchandises | 85 000 € | Chiffre d'affaires 2026 |
| Seuil de tolérance, ventes de marchandises | 93 500 € | Franchise conservée jusqu'au 31/12/2026 si non dépassé |
| Franchise en base, prestations de services | 37 500 € (tolérance 41 250 €) | Chiffre d'affaires 2026 |
| Ventes à distance intracommunautaires | 10 000 € HT, tous pays UE cumulés | Année civile en cours et précédente |
| Envois importés éligibles à l'IOSS | 150 € de valeur intrinsèque par envoi | Depuis le 1er juillet 2021 |
| Plafond micro-entreprise, vente | 203 100 € | Années 2026, 2027 et 2028 |
Arbitrage : rester en franchise ou opter pour la TVA ?#
Rester en franchise avantage une boutique qui vend surtout à des particuliers : son prix affiché n'inclut pas de TVA collectée, ce qui laisse de la marge face à des concurrents assujettis. Opter pour la TVA se justifie quand vous achetez beaucoup de stock ou de publicité avec TVA récupérable, ou quand vous vendez à des professionnels qui déduisent la TVA. Le calcul se fait sur votre prévisionnel, pas sur une intuition.
Que se passe-t-il quand vous vendez à des particuliers ailleurs dans l'UE ?#
Une vente à distance intracommunautaire est la vente d'un bien expédié depuis la France à un particulier d'un autre État membre. Tant que le total de ces ventes reste sous 10 000 € HT sur l'année civile en cours et la précédente, la TVA française s'applique, selon impots.gouv.fr et le BOFiP.
Au-delà de 10 000 €, la TVA du pays de livraison devient due, au taux de ce pays. Le guichet unique de TVA OSS (One-Stop-Shop) est le dispositif optionnel de l'Union européenne qui permet de déclarer et payer cette TVA étrangère depuis votre espace professionnel français, sans vous immatriculer dans chaque pays. Le détail des déclarations trimestrielles et des taux par pays est traité dans notre article sur les obligations TVA et IOSS en e-commerce.
L'IOSS (Import One-Stop-Shop) est le volet du guichet unique réservé aux biens importés de pays tiers dans des envois d'une valeur intrinsèque inférieure ou égale à 150 €. Il concerne directement les modèles de dropshipping depuis l'Asie. Les ajustements apportés par le dernier budget aux plateformes et au guichet sont résumés dans notre point sur la loi de finances 2026 et l'e-commerce.
Le risque sous-estimé : un seuil commun à toute l'Europe#
Le seuil de 10 000 € ne s'apprécie pas pays par pays : il cumule toutes les ventes à distance vers l'ensemble des autres États membres, ainsi que certains services électroniques fournis à des particuliers européens. Une boutique qui vend 3 000 € en Belgique, 4 000 € en Allemagne et 3 500 € en Italie a déjà franchi le seuil. Paramétrez dès le départ un reporting des ventes par pays de livraison dans votre CMS : c'est la donnée qui manque le plus souvent quand il faut régulariser.
Quelles mentions obligatoires sur un site e-commerce ?#
Un site e-commerce doit afficher des mentions légales, des conditions générales de vente et une information précontractuelle complète avant toute commande. Les mentions légales découlent de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004.
Les mentions légales d'une société comprennent sa dénomination, sa forme juridique, l'adresse du siège, le montant du capital, le numéro d'immatriculation ou SIREN, un e-mail et un téléphone de contact, le numéro de TVA intracommunautaire et l'identité de l'hébergeur, selon economie.gouv.fr. Le manquement à cette obligation d'information est puni d'une amende pouvant atteindre 375 000 € pour une personne morale.
Les conditions générales de vente (CGV) B2C sont le contrat qui encadre la relation avec le consommateur : prix TTC, caractéristiques du produit, délais de livraison, garanties légales, modalités de rétractation et coordonnées du médiateur. Les clauses à différencier selon que vous vendez à des particuliers ou à des professionnels sont détaillées dans notre comparatif CGV B2B et B2C.
Droit de rétractation et médiateur : les deux oublis classiques#
Le droit de rétractation permet au consommateur d'annuler un achat à distance dans un délai de 14 jours, sans motif. Si le vendeur n'a pas informé l'acheteur de ce droit, le délai est prolongé de 12 mois à compter de la fin du délai initial (article L221-20 du Code de la consommation), selon economie.gouv.fr.
Le vendeur rembourse la totalité des sommes versées, frais de livraison initiaux compris, au plus tard 14 jours après avoir été informé de la rétractation, par le même moyen de paiement. Tout professionnel qui vend à des consommateurs doit aussi indiquer les coordonnées d'un médiateur de la consommation compétent, dans ses CGV ou sur son site.
La DGCCRF précise que le manquement aux obligations d'information précontractuelle expose à une amende administrative jusqu'à 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale ; pour les règles de rétractation, les plafonds montent à 15 000 € et 75 000 €.
Cookies et données personnelles#
Un site marchand qui dépose des traceurs publicitaires ou de mesure d'audience doit recueillir le consentement, et refuser doit être aussi simple qu'accepter, selon la CNIL. Concrètement, un bouton « Tout refuser » au même niveau et dans le même format que « Tout accepter ». Le paramétrage du bandeau et du registre des traitements est traité dans notre article sur le RGPD et les cookies d'un site e-commerce.
Marketplaces, Stripe, PayPal : comment comptabiliser les encaissements ?#
Les encaissements d'une boutique en ligne se comptabilisent au montant brut de la vente, les commissions de la plateforme ou du prestataire de paiement étant enregistrées séparément en charges. Le virement reçu sur votre compte bancaire est un montant net (ventes moins frais, remboursements et rétrofacturations) : l'enregistrer tel quel sous-évalue le chiffre d'affaires et fausse le suivi des seuils micro et TVA.
En pratique : le compte d'attente par prestataire#
Au cabinet, nous conseillons d'ouvrir dès le départ un compte d'attente par prestataire de paiement (Stripe, PayPal, Shopify Payments, Amazon, etc.). Les ventes y entrent en brut depuis le CMS, les frais et remboursements en sortent, et le solde doit correspondre au virement reçu. Un écart persistant signale une commande non synchronisée, un litige ou une devise mal convertie. Le choix du prestataire et ses effets sur le rapprochement sont comparés dans notre article sur Stripe, Adyen et Mollie.
Vendre sur une marketplace ajoute une obligation de transparence : la directive européenne DAC7 impose aux plateformes de déclarer à l'administration fiscale les vendeurs qui dépassent 30 transactions ou 2 000 € de ventes sur l'année, selon impots.gouv.fr. La plateforme vous adresse un récapitulatif en janvier : rapprochez-le de votre comptabilité, car l'administration dispose des mêmes chiffres. L'articulation de DAC7 avec la réforme VIDA et la logistique Pan-EU est développée dans notre guide de conformité e-commerce 2026.
La facturation électronique concerne-t-elle une boutique qui démarre ?#
La facturation électronique concerne une boutique en ligne dès sa création : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, selon impots.gouv.fr et economie.gouv.fr. Vos fournisseurs, grossistes et prestataires vous factureront progressivement par ce canal.
L'émission de factures électroniques et l'e-reporting deviennent obligatoires pour les PME et micro-entreprises au plus tard le 1er septembre 2027. Pour les ventes à des particuliers (B2C), ce n'est pas une facture électronique qui est exigée, mais la transmission des données de transaction (e-reporting), selon un rythme lié au régime de TVA. Une entreprise en franchise en base n'est pas redevable de la TVA mais reste assujettie : elle est donc concernée par la réforme, en réception comme en émission, selon impots.gouv.fr. La mise en place d'une chaîne complète, de la marketplace jusqu'à l'e-reporting, est détaillée dans notre guide TVA OSS, IOSS et e-reporting.
Dans quel ordre faire les démarches ?#
Les démarches de création d'une boutique en ligne suivent un ordre logique où chaque décision conditionne la suivante :
- Chiffrer le modèle : prix de vente, coût d'achat, frais de plateforme et de paiement, budget d'acquisition, taux de retour. C'est ce calcul qui départage micro-entreprise et société.
- Choisir le nom et le vérifier : dénomination, nom commercial, nom de domaine et marque ne se confondent pas (voir nom commercial, dénomination sociale et enseigne).
- Choisir le statut et immatriculer l'entreprise sur le guichet unique de l'INPI, avec l'option TVA adaptée.
- Choisir la plateforme : hébergée ou open source, le choix pèse sur la comptabilité, les exports et la TVA par pays (voir Shopify ou WooCommerce en 2026).
- Rédiger mentions légales, CGV et politique de confidentialité, avec rétractation, garanties et médiateur désigné.
- Paramétrer les encaissements : compte bancaire dédié, prestataires de paiement, export des ventes par pays.
- Organiser la comptabilité avant la première vente : outil, rapprochements mensuels, plateforme de réception des factures électroniques.
Checklist avant la première vente#
- Prévisionnel de marge réalisé (charges réelles comparées à l'abattement de 71 %)
- Statut et régime de TVA choisis en connaissance de cause
- Mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » si franchise
- Mentions légales complètes, hébergeur compris
- CGV B2C avec délai de rétractation de 14 jours et formulaire type
- Médiateur de la consommation désigné et affiché
- Bandeau cookies avec bouton de refus équivalent
- Suivi des ventes par pays de livraison (seuil de 10 000 €)
- Compte d'attente par prestataire de paiement et rapprochement mensuel
- Plateforme agréée choisie pour recevoir les factures électroniques
Points de vigilance au lancement#
Le premier point de vigilance est la confusion entre encaissement net et chiffre d'affaires : c'est elle qui fait dépasser un seuil sans s'en apercevoir. Le deuxième est l'import de marchandises hors UE sans avoir anticipé douane, TVA à l'import et IOSS. Le troisième est la copie de CGV d'un autre site, rarement adaptées à vos produits, à vos délais et à votre médiateur. Si vous hésitez sur la nécessité d'un accompagnement spécialisé, nous expliquons ce qu'apporte un expert-comptable spécialisé e-commerce.
À retenir#
- Le statut d'une boutique en ligne se choisit selon la marge réelle : si vos charges dépassent 71 % du chiffre d'affaires, la micro-entreprise devient coûteuse.
- La franchise en base de TVA couvre les ventes jusqu'à 85 000 € en 2026 (tolérance 93 500 €), sans récupération de la TVA sur les achats.
- Au-delà de 10 000 € de ventes à distance vers l'ensemble de l'UE, la TVA du pays de l'acheteur s'applique, déclarable via le guichet OSS.
- Mentions légales LCEN, CGV B2C, rétractation de 14 jours et médiateur de la consommation sont exigés dès la première vente.
- Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'émission et l'e-reporting suivront au 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises.
Questions fréquentes
Quel statut pour vendre en ligne ?+
Pour vendre en ligne, la micro-entreprise convient à un test de marché ou à une activité à forte marge, dans la limite de 203 100 € de ventes par an entre 2026 et 2028. Une société à l'impôt sur les sociétés, SASU ou EURL, devient préférable dès que les charges réelles, le stock à financer ou la présence d'associés le justifient.
Faut-il facturer la TVA sur une boutique en ligne ?+
Une boutique en ligne ne facture pas la TVA tant qu'elle reste en franchise en base, soit sous 85 000 € de ventes de marchandises en 2026, avec un seuil de tolérance de 93 500 €. Ses factures portent alors la mention de l'article 293 B du CGI. Elle ne récupère pas non plus la TVA payée sur ses achats.
Quelles mentions obligatoires sur un site e-commerce ?+
Un site e-commerce affiche l'identité de l'entreprise, sa forme juridique, son siège, son capital, son numéro SIREN, son numéro de TVA, un contact et l'hébergeur. Il ajoute des CGV précisant prix, livraison, garanties, droit de rétractation de 14 jours et coordonnées du médiateur de la consommation, ainsi qu'un bandeau cookies conforme.
Le seuil de 10 000 € s'apprécie-t-il pays par pays ?+
Non, le seuil de 10 000 € hors taxes cumule toutes les ventes à distance de biens vers des particuliers de l'ensemble des autres États membres, ainsi que certains services électroniques. Il s'apprécie sur l'année civile en cours et la précédente. Une fois dépassé, la TVA du pays de livraison s'applique et le guichet OSS permet de la déclarer.
Peut-on vendre sur une marketplace en micro-entreprise ?+
Oui, une micro-entreprise peut vendre sur une marketplace, mais le chiffre d'affaires à retenir est le montant brut des ventes, pas le virement net de commissions. La plateforme déclare à l'administration les vendeurs au-delà de 30 transactions ou 2 000 € de ventes annuelles au titre de DAC7, et ces montants doivent concorder avec vos déclarations.
Faut-il un médiateur de la consommation dès le lancement ?+
Oui, tout professionnel qui vend à des consommateurs doit permettre le recours gratuit à un médiateur de la consommation et afficher ses coordonnées dans ses CGV ou sur son site, dès la première vente. L'adhésion se fait auprès d'un médiateur référencé pour votre secteur, souvent par abonnement annuel, avant l'ouverture de la boutique. Pour arbitrer votre statut, votre régime de TVA et l'organisation comptable avant la première commande, échangez avec le cabinet sur la création de votre boutique en ligne.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- Service Public Entreprendre : franchise en base de TVA (seuils 2026)
- Service Public Entreprendre : seuils de chiffre d'affaires de la micro-entreprise
- impots.gouv.fr : j'utilise le guichet unique TVA (IOSS-OSS)
- BOFiP : BOI-TVA-CHAMP-20-20-30, ventes à distance de biens dans le cadre du commerce électronique
- DGCCRF (economie.gouv.fr) : e-commerce, les règles entre professionnels et consommateurs
- economie.gouv.fr : mentions sur votre site internet, les obligations à respecter
- impots.gouv.fr : à partir de quand suis-je concerné par la réforme de la facturation électronique ?
- impots.gouv.fr : transfert d'informations DPI-DAC7 (plateformes)
Ce sujet relève de notre mission Création d'entreprise à Paris : statut, INPI, fiscalité
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