Aller au contenu principal
Notre expertise sectorielle

Expert-Comptable Café & Bar : Cabinet Hayot Expertise

Expert-comptable pour cafés, bars, bars à vin, brasseries boissons et pubs : licence III/IV, TVA multi-taux, beverage cost, paie HCR IDCC 1979, caisse NF525 et gestion de la terrasse. Devis 24h.

Samuel Hayot, expert-comptable
Page rédigée par
Samuel Hayot
Expert-comptable & commissaire aux comptes
Inscrit OEC Paris IDF · CRCC Paris
Notre expertise en un coup d'œil

Expert-comptable spécialisé cafés, bars, bars à vin et pubs : ventilation TVA boissons (20 % alcools / 10 % softs), beverage cost, licence III/IV et permis d'exploitation, droits SACEM + SPRÉ, paie CCN HCR IDCC 1979 et caisse certifiée NF525. Pilotage du ticket moyen et de la rotation.

Notre valeur ajoutée
  • Une lecture orientée boissons : beverage cost, marge par famille (bière, vin, spiritueux, softs), pertes et offerts maîtrisés.
  • La conformité réglementaire du débit de boissons : licence, permis d'exploitation (valable 10 ans), terrasse, SACEM + SPRÉ.

Pour qui ?

  • Cafés, bars, bars à vin, pubs et brasseries à dominante boissons.
  • Créateurs et repreneurs de débits de boissons, indépendants comme petits groupes.

Quand faire appel à nous ?

  • Avant l'ouverture ou la reprise d'un débit de boissons (licence IV, permis d'exploitation).
  • Quand la ventilation TVA des boissons ou le beverage cost ne sont pas pilotés.

Ce que vous obtenez

  • Une ventilation TVA fiabilisée à la caisse et un suivi du beverage cost.
  • Une paie HCR conforme et un point clair sur licence, terrasse et droits musicaux.

Tenir les comptes d'un café ou d'un bar, c'est gérer une réalité que la comptabilité généraliste comprend mal : des flux de caisse élevés, une TVA à ventiler rigoureusement entre boissons alcoolisées, softs et petite restauration, une masse salariale sous convention collective HCR, des obligations réglementaires spécifiques aux débits de boissons — et un indicateur de rentabilité central, le beverage cost, que peu de cabinets suivent vraiment.

Hayot Expertise, cabinet d'expertise comptable à Paris (Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre), accompagne les exploitants de cafés, bars, bars à vin, brasseries boissons et pubs indépendants. Notre angle : vous fournir des chiffres lisibles chaque mois, sécuriser vos obligations fiscales et sociales, et faire du beverage cost un levier de décision — pas un chiffre inconnu.

Cette page concerne exclusivement les débits de boissons à consommer sur place (cafés, bars, bars à vin, pubs, brasseries boissons). Si votre activité comprend du tabac, de la presse, des jeux FDJ ou PMU, consultez notre page bar-tabac. Si votre activité principale est la restauration à table, consultez notre page restauration. Pour une vue d'ensemble de la filière, voir HCR / CHR.

Les contraintes réglementaires d'un débit de boissons#

Licence III ou licence IV : ce que ça change concrètement#

Depuis le 1er janvier 2016 (ordonnance 2015-1682), les débits de boissons à consommer sur place ne disposent plus que de deux licences :

  • Licence III : autorise la vente de boissons fermentées non distillées du groupe 3 (vin, bière, cidre, poiré, hydromel, eaux minérales, jus de fruits…). C'est la licence d'un bar à vin, d'un café-brasserie orienté bière pression, ou d'un établissement qui ne sert pas de spiritueux.
  • Licence IV : autorise la vente de toutes les boissons alcoolisées, y compris les spiritueux (whisky, rhum, vodka, gin, cocktails à base de spiritueux…). C'est la licence d'un bar classique, d'un pub ou d'une brasserie boissons complète.

Les licences I et II ont disparu ou ont été fusionnées : les boissons sans alcool ne nécessitent plus aucune licence (vente libre). Il n'existe plus de licence II indépendante.

Ces deux catégories sont distinctes de la licence restaurant et de la petite licence restaurant (qui couvrent uniquement les boissons alcoolisées servies à l'occasion des repas) et des licences à emporter.

Ce que ça change pour la comptabilité et la fiscalité : la nature de la licence conditionne les boissons que vous pouvez vendre — et donc votre mix produit, votre TVA et votre beverage cost. Un bar passant de la licence III à la licence IV change profondément sa structure de chiffre d'affaires.

Permis d'exploitation : une obligation avant l'ouverture#

Tout exploitant d'un débit de boissons (ouverture, mutation, translation, changement d'exploitant) doit être titulaire d'un permis d'exploitation avant le début de l'activité. Cette formation obligatoire dure au moins 20 heures, réparties sur au moins trois jours, pour les nouveaux exploitants, ou au moins 6 heures pour ceux justifiant de dix ans d'expérience en qualité d'exploitant (art. R. 3332-7 du Code de la santé publique). Le permis est valable 10 ans et se renouvelle par une formation de 6 heures.

C'est une condition sine qua non d'ouverture. Son absence peut entraîner la fermeture administrative et des sanctions pénales. En pratique, nous le vérifions systématiquement avant toute mission de création ou reprise.

Terrasse : un coût d'exploitation souvent sous-estimé#

L'exploitation d'une terrasse sur le domaine public donne lieu au paiement d'une redevance d'occupation du domaine public (droit de voirie ou droit de terrasse), dont le montant est fixé par la commune. Il n'existe pas de barème national : les tarifs varient selon la localisation, la superficie et la politique municipale. A titre indicatif, les montants constatés s'étendent d'environ 18 à 100 €/m²/an et peuvent être nettement plus élevés en zones touristiques ou dans les grandes agglomérations.

Ce coût doit être intégré dans le prévisionnel et dans le suivi mensuel. Pour un café parisien avec 20 m² de terrasse, la redevance peut représenter une charge fixe annuelle significative.

Musique d'ambiance : SACEM et SPRÉ#

Diffuser de la musique enregistrée dans votre établissement (fond sonore, playlist, radio, streaming) implique le paiement de droits à la SACEM et d'une rémunération équitable à la SPRÉ. La déclaration et le paiement se font via une déclaration unique auprès de la SACEM, qui collecte également pour la SPRÉ. Les tarifs sont calculés selon la surface, la catégorie d'établissement et le mode de diffusion.

Ce poste est récurrent, prévisible, et doit être budgété dès l'ouverture. Son absence peut exposer l'établissement à des poursuites.

TVA des boissons : la ventilation est critique#

La TVA d'un café ou d'un bar concentre plusieurs taux sur un même ticket de caisse :

  • 20 % : boissons alcoolisées (bière, vin, cidre, spiritueux, cocktails alcoolisés) vendues à la consommation sur place.
  • 10 % : boissons sans alcool et softs à consommation immédiate sur place (sodas, jus, eaux, cafés, thés, chocolats chauds), ainsi que la petite restauration servie sur place (sandwichs, plats simples, planches).
  • 5,5 % : produits alimentaires vendus en conditionnement permettant leur conservation (vente à emporter en bouteille fermée, épicerie fine…). Ce taux est rarement dominant dans un bar pur, mais apparaît si vous vendez des bouteilles à emporter ou des conserves.

Le risque concret : une caisse mal paramétrée qui applique un taux unique de 10 % à toutes les boissons (alcoolisées et softs confondus) sous-déclare la TVA sur les boissons alcoolisées. En cas de contrôle, le rappel de TVA porte sur l'ensemble de la période de prescription (en général 3 ans), majoré des pénalités.

La bonne pratique est de créer des familles de produits distinctes dans le logiciel de caisse — une par taux de TVA — et de vérifier la cohérence chaque mois entre la ventilation de la caisse et la déclaration CA3.

Caisse enregistreuse certifiée : l'obligation NF525#

Comme tout établissement de la filière HCR, un café ou un bar assujetti à la TVA doit utiliser un logiciel de caisse certifié — certificat NF525 (AFNOR, LNE) ou attestation individuelle de l'éditeur, à nouveau admise depuis la loi de finances 2026 — au sens de l'article 286-I-3° bis du CGI, sous peine de 7 500 € d'amende par logiciel. Le détail complet de cette obligation, commune à toute la filière, est traité sur notre page expert-comptable HCR / CHR.

Dans les dossiers de cafés et bars, le point sensible est concret : un logiciel grand public ou une application smartphone non certifiée peut ne pas satisfaire l'obligation, et chaque famille de produits (20 % alcools, 10 % softs) doit être affectée au bon taux. Nous le vérifions en début de mission.

Beverage cost : l'indicateur central du bar#

Le beverage cost (coût matière boissons) mesure la part des achats de boissons dans le chiffre d'affaires boissons hors taxes. C'est l'équivalent du food cost pour la restauration. Sa formule :

Beverage cost = (Stock initial + Achats — Stock final) / CA boissons HT

Un ordre de grandeur indicatif de bonne gestion se situe entre 18 % et 28 % du CA boissons HT, selon le type d'établissement et le positionnement tarifaire (ces repères sont des indicateurs de gestion, pas des normes officielles). Un beverage cost supérieur à 30-35 % doit alerter : erreurs de commande, pertes, vols, mauvais prix d'achat ou tarifs de vente insuffisants.

Ce que nous surveillons dans un dossier de bar#

Dans les dossiers que nous suivons, les dérives de beverage cost ont généralement trois origines :

  1. Des achats non rapprochés des ventes : les livraisons sont enregistrées, mais l'inventaire mensuel est absent ou approximatif. Sans inventaire physique mensuel, le beverage cost calculé est une fiction.
  2. Un mix produit qui change sans mise à jour de la carte : l'établissement vend davantage de cocktails à base de spiritueux (beverage cost plus élevé) sans avoir remonté les prix en conséquence.
  3. Des offerts et déchets non tracés : les verres offerts au comptoir, les pertes de fût, les erreurs de service et la casse ne font l'objet d'aucune traçabilité. Ils disparaissent dans un beverage cost anormalement élevé.

Notre lecture#

Un beverage cost bien suivi est aussi un outil de détection de la fraude interne. Un écart inexpliqué et persistant entre le théorique et le réel est un signal que l'administration fiscale peut également relever lors d'un contrôle (reconstitution du chiffre d'affaires par les achats).

Paie HCR : les spécificités pour un café ou un bar#

Les salariés d'un café ou d'un bar relèvent de la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (CCN HCR, IDCC 1979). L'avenant n°33 est en vigueur depuis le 1er décembre 2024 et fixe la grille des salaires minima actualisée.

Points de vigilance spécifiques :

  • Avantage repas : depuis le 1er juin 2026, la valeur de l'avantage en nature repas est fixée à 4,35 € par repas (soit 8,70 € pour une journée avec deux repas). Ce montant s'applique tant pour son décompte des avantages en nature soumis à cotisations que pour la déduction sur le salaire net.
  • Pas de prime d'ancienneté conventionnelle : la CCN HCR ne prévoit pas de prime d'ancienneté au sens strict ; l'avancement est automatique après un an d'ancienneté dans l'échelon (avenant n°32). Ne pas confondre avec des primes d'ancienneté contractuelles que certains employeurs ont pu prévoir dans les contrats individuels.
  • Mutuelle de branche obligatoire : l'affiliation à la mutuelle de branche HCR est obligatoire pour tous les salariés. La vérification de la mise en conformité fait partie de notre audit social d'entrée.
  • Extras en CDD d'usage : dans les cafés et bars, le recours aux extras (CDD d'usage HCR) est fréquent pour les week-ends et événements. La gestion administrative doit être rigoureuse pour éviter les requalifications.

La paie HCR est technique. Une erreur sur l'avantage repas, les heures supplémentaires, les jours fériés ou la grille salariale peut générer des rappels lors d'un contrôle URSSAF.

Micro-BIC ou régime réel : quel régime pour un bar ?#

Un café ou un bar est une activité commerciale relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour 2026, le seuil du micro-BIC applicable aux prestations de vente à consommer sur place est de 203 100 € de chiffre d'affaires annuel. Au-delà de ce seuil, le régime réel s'impose.

En pratique, la grande majorité des bars ayant des salariés dépasse rapidement ce seuil. Le régime réel — avec la possibilité de déduire les charges réelles (achats, loyer, salaires, SACEM, amortissements…) — est presque toujours plus favorable qu'un abattement forfaitaire micro-BIC de 71 %, et il est souvent obligatoire.

Ouvrir ou reprendre un débit de boissons : les points de vigilance#

En création#

  • Vérifier la disponibilité des licences dans la commune (contingentement pour la licence IV dans certaines zones).
  • Obtenir le permis d'exploitation avant le début de l'activité.
  • Paramétrer la caisse avec les bonnes familles de TVA dès l'ouverture.
  • Budgéter la redevance de terrasse si applicable, les droits SACEM/SPRÉ, le dépôt de garantie du bail commercial.
  • Choisir la structure juridique adaptée : SARL, SAS ou entreprise individuelle selon la situation du dirigeant, le niveau de bénéfice anticipé et les projets patrimoniaux.

En reprise#

  • Analyser la qualité du chiffre d'affaires historique : les flux de caisse sont-ils cohérents avec les déclarations TVA et les relevés bancaires ? Un écart persistant est un signal de sous-déclaration — c'est un risque fiscal que le repreneur peut hériter.
  • Vérifier l'état de la licence : est-elle valide, en cours de transfert, ou liée à des conditions particulières ?
  • Contrôler le bail commercial : durée restante, clause de cession, droit d'entrée, répartition des travaux, clauses de révision du loyer.
  • S'assurer que le permis d'exploitation du cédant n'est pas transférable et que le repreneur doit obtenir le sien.

Vous reprenez ou ouvrez un débit de boissons ? Notre service création et reprise d'entreprise couvre le prévisionnel, la structure juridique, l'analyse du bail et l'accompagnement jusqu'à l'immatriculation.

Facturation électronique 2026-2027#

La réforme de la facturation électronique concerne aussi les cafés et bars dès lors qu'ils émettent des factures entre professionnels (fournisseurs, groupes, événements d'entreprise). Le calendrier pour les TPE et PME :

  • 1er septembre 2026 : réception obligatoire des factures électroniques.
  • 1er septembre 2027 : émission obligatoire pour les TPE-PME.

Pour les ventes au comptoir à des particuliers, la facture électronique n'est pas requise. Mais la mise à niveau du logiciel de caisse et du logiciel comptable doit être anticipée. Le calendrier complet de la réforme, commun à toute la filière, est détaillé sur notre page expert-comptable HCR / CHR.

Les erreurs fréquentes dans un dossier de café ou de bar#

1. TVA ventilée par défaut à un taux unique. Un seul taux de TVA paramétré pour toutes les boissons est l'erreur la plus répandue. Elle génère un rappel de TVA sur les boissons alcoolisées facturées à 10 % au lieu de 20 %.

2. Beverage cost jamais calculé. Sans inventaire mensuel et sans rapprochement achats / ventes, le gérant ne sait pas si sa marge sur boissons est cohérente avec ses prix. C'est un angle mort qui peut masquer des pertes structurelles ou des fraudes internes.

3. Droits SACEM/SPRÉ omis dans le prévisionnel. Ces charges récurrentes sont oubliées dans les prévisionnels de création, puis génèrent une surprise de trésorerie en cours d'exploitation.

4. Avantage repas mal valorisé. Appliquer l'ancien barème au lieu du montant en vigueur (4,35 € depuis le 1er juin 2026) crée des erreurs de bulletin de paie et des risques lors d'un contrôle URSSAF.

5. Caisse non certifiée. Un logiciel de caisse non conforme à l'article 286-I-3° bis CGI expose à une amende de 7 500 € par logiciel, sans préjudice d'une reconstitution du chiffre d'affaires.

6. Permis d'exploitation non renouvelé. Valable 10 ans, le permis doit être renouvelé. Son expiration peut exposer l'exploitant à des sanctions administratives lors d'un contrôle.

Notre analyse#

Un café ou un bar est un des secteurs où la rigueur comptable et la gestion opérationnelle se rejoignent le plus directement. La TVA mal ventilée se voit immédiatement en contrôle. Le beverage cost mal suivi se traduit par une marge réelle inconnue. La paie HCR imprécise génère des rappels sociaux.

Notre accompagnement est structuré pour couvrir ces trois dimensions simultanément : sécurisation fiscale (TVA, caisse, liasse), pilotage opérationnel (beverage cost, ticket moyen, masse salariale) et conformité sociale (CCN HCR, URSSAF, mutuelle de branche). L'objectif est de transformer la comptabilité en outil de décision mensuel — pas en obligation annuelle.

Discutez de votre dossier avec Samuel Hayot, expert-comptable. Premier rendez-vous diagnostic offert.

Indicateurs clés de performance pour un café ou un bar

Beverage cost

Formule

Achats boissons consommés / CA boissons HT

Cible

18-28 % (indicatif)

Ticket moyen

Formule

CA total HT / Nombre de tickets

Cible

Suivi hebdomadaire

Taux d'occupation des places

Formule

Couverts servis / (Places x Heures d'ouverture)

Cible

Optimiser les heures creuses

Masse salariale / CA

Formule

Charges de personnel / CA total HT

Cible

< 35 % (repère indicatif)

Marge sur boissons

Formule

(CA boissons HT - Achats boissons) / CA boissons HT

Cible

72-82 % (indicatif)

Tresorerie a 8 semaines

Formule

Solde previsionnel glissant 8 semaines

Cible

Positif, tampon >= 1 mois de charges fixes

Écosystème du secteur

Les cafés et bars constituent un segment central de la filière HCR française. Le secteur regroupe des établissements très hétérogènes : cafés de quartier, bars à vins indépendants, pubs, brasseries boissons et bars de nuit. Les enjeux communs sont la gestion du beverage cost, la complexité de la TVA multi-taux, les obligations liées aux licences de débit de boissons, la paie sous CCN HCR et les contraintes de trésorerie liées à des cycles courts (stocks tournés rapidement, encaissements principalement en espèces ou en carte de proximité). La réforme de la facturation électronique (2026-2027) et l'obligation de caisse certifiée NF525 sont les deux principaux chantiers de mise en conformité à anticiper.

III ou IV
Licence débit de boissons
20 %
TVA boissons alcool
10 %
TVA softs sur place
18-28 %
Beverage cost cible indicatif
4,35 €/repas
Avantage repas HCR (depuis 01/06/2026)
203 100 €
Seuil micro-BIC (sur place) 2026
Cafés de quartierBars à vins indépendantsPubs et bars anglo-saxonsBrasseries boissonsBars de nuitBars de standing / cocktail barsRepreneurs de fonds de commerce de débit de boissonsCréateurs d'un premier barBars avec terrasse sur domaine publicEtablissements avec animation musicale
Cadre d'intervention

Checklist comptable et réglementaire pour un café ou un bar

01

Vérifier la conformité de la caisse dès l'ouverture

Le logiciel de caisse doit être conforme à l'article 286-I-3° bis CGI (certificat NF525 ou attestation éditeur). Les familles de produits doivent être paramétrées avec les bons taux de TVA : 20 % pour les boissons alcoolisées, 10 % pour les softs et la petite restauration sur place. Un audit du paramétrage en début de mission est systématique.

02

Calculer le beverage cost chaque mois

Un inventaire physique mensuel est indispensable pour calculer le beverage cost réel. Sans inventaire, le chiffre obtenu est une approximation inutilisable. Le beverage cost doit être rapproché chaque mois du budget et du mois précédent. Un écart inexpliqué supérieur à 3-4 points mérite une investigation immédiate.

03

Vérifier et budgéter les charges récurrentes spécifiques

Les droits SACEM/SPRÉ, la redevance de terrasse, le permis d'exploitation (à renouveler tous les 10 ans), la mutuelle de branche HCR et la cotisation au registre des débits de boissons sont des charges prévisibles qui doivent figurer dans le budget annuel et dans le prévisionnel de création.

04

Anticiper la facturation électronique 2026-2027

La réception des factures électroniques devient obligatoire au 1er septembre 2026 pour tous les assujettis. L'émission devient obligatoire pour les TPE-PME au 1er septembre 2027. Cafés et bars doivent s'assurer que leur logiciel de caisse et leur outil comptable seront compatibles avec ces échéances.

Vos garanties

Un cabinet parisien qui travaille à distance dans toute la France

Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Ressources utiles

Un point sur votre situation ?

Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.

Expertise & Veille

Articles liés

FAQ

Questions fréquentes

Quelle licence faut-il pour ouvrir un bar servant des spiritueux ?

Il faut une licence IV, qui autorise la vente de toutes les boissons alcoolisées y compris les spiritueux. La licence III est limitée aux boissons fermentées non distillées (vin, bière, cidre). Depuis le 1er janvier 2016, il n'existe plus que ces deux catégories de licence pour les débits de boissons à consommer sur place. Le permis d'exploitation (formation ~20 h) est en outre obligatoire avant l'ouverture, quelle que soit la licence choisie.

Quel taux de TVA appliquer aux boissons dans un bar ?

Les boissons alcoolisées vendues à la consommation sur place sont à 20 %. Les boissons sans alcool et softs à consommation immédiate (cafés, thés, eaux, sodas, jus) sont à 10 %. La petite restauration sur place est également à 10 %. Les produits vendus en conditionnement permettant la conservation (bouteilles à emporter) peuvent relever du taux de 5,5 %. Un paramétrage rigoureux de la caisse par famille de produits est indispensable pour éviter tout risque de rappel TVA.

Qu'est-ce que le beverage cost et quel est un niveau normal pour un bar ?

Le beverage cost mesure la part des achats de boissons dans le chiffre d'affaires boissons HT : (Stock initial + Achats - Stock final) / CA boissons HT. Un ordre de grandeur indicatif de bonne gestion se situe entre 18 % et 28 %, selon le positionnement tarifaire et le type d'établissement. Ces repères sont des indicateurs de gestion, pas des normes officielles. Un beverage cost supérieur à 30-35 % mérite une analyse : il peut signaler des erreurs de commande, des pertes, des vols ou des prix de vente insuffisants.

Mon bar doit-il payer des droits à la SACEM pour diffuser de la musique ?

Oui. Diffuser de la musique enregistrée dans un bar (fond sonore, playlist, radio, streaming) impose le paiement de droits à la SACEM et d'une rémunération équitable à la SPRÉ. La déclaration et le paiement se font via une déclaration unique auprès de la SACEM, qui collecte également pour la SPRÉ. Les tarifs dépendent de la surface et de la catégorie d'établissement.

Quel est le montant de l'avantage repas en 2026 pour les salariés d'un bar ?

Depuis le 1er juin 2026, la valeur de l'avantage en nature repas est fixée à 4,35 € par repas (soit 8,70 € pour une journée comportant deux repas) dans le cadre de la CCN HCR (IDCC 1979). Ce montant entre dans le calcul des cotisations sociales et peut être déduit du salaire net du salarié. Il est impératif d'utiliser le barème en vigueur pour éviter des rappels lors d'un contrôle URSSAF.

Mon logiciel de caisse doit-il être certifié NF525 ?

Oui, si vous êtes assujetti à la TVA et réalisez des ventes à des particuliers, l'article 286-I-3° bis CGI impose l'utilisation d'un logiciel de caisse sécurisé. La preuve de conformité peut être apportée par un certificat NF525 (délivré par AFNOR ou LNE) ou par une attestation individuelle de l'éditeur du logiciel (rétablie par la loi de finances 2026). L'amende en cas de non-conformité est de 7 500 € par logiciel.

Un bar peut-il rester au micro-BIC ?

En théorie oui, sous le seuil de 203 100 € de chiffre d'affaires annuel (seuil micro-BIC 2026 pour les ventes à consommer sur place). En pratique, un bar avec des salariés dépasse rapidement ce seuil. Le régime réel permet en outre de déduire les charges réelles (achats, loyer, salaires, SACEM, amortissements), ce qui est presque toujours plus avantageux qu'un abattement forfaitaire de 71 %. Au-delà du seuil, le régime réel est de toute façon obligatoire.

Que vérifier avant de reprendre un fonds de commerce de café ou de bar ?

Les points critiques sont : la cohérence entre le chiffre d'affaires déclaré et les flux bancaires (un écart persistant peut signaler une sous-déclaration que le repreneur peut hériter fiscalement), l'état et la validité de la licence, les conditions du bail commercial (durée restante, clause de cession, répartition des travaux), l'existence et la validité du permis d'exploitation (non transférable : le repreneur doit obtenir le sien), et l'état des dettes sociales et fiscales.

Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Rédigé par Samuel Hayot

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.

Cabinet réglementéMis à jour 11 août 20264 sources citées

Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.