Expert-comptable hôtel et hôtellerie
Expert-comptable pour hôtels, hôtels-boutiques et résidences de tourisme : TVA à 10 % et 20 %, taxe de séjour, commissions OTA, paie HCR, RevPAR et trésorerie. Devis ferme sous 24 à 48 h ouvrées.
Expert-comptable pour hôtels, hôtels-boutiques et résidences de tourisme : TVA à 10 % et 20 %, taxe de séjour, commissions OTA, paie HCR, RevPAR et trésorerie. Devis ferme sous 24 à 48 h ouvrées.
Un expert-comptable pour hôtel (hôtellerie, résidence de tourisme, groupe hôtelier) sécurise la TVA hôtelière (10 % sur la nuitée, le petit-déjeuner et les repas, 20 % sur les boissons alcoolisées), la taxe de séjour collectée au réel et tenue hors chiffre d'affaires et hors base TVA, les commissions OTA, la paie HCR (IDCC 1979) et le pilotage RevPAR / trésorerie. Objectif : une lecture par canal et par centre de profit, pour piloter prix moyen, occupation, marge et cash.
| Sujet | Lecture généraliste | Lecture hôtelière |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | CA global par mois. | CA hébergement, petit-déjeuner, séminaire, parking, spa et ventes annexes par canal. |
| Rentabilité | Résultat comptable annuel. | RevPAR, TRevPAR, GOPPAR, coût OTA et masse salariale par chambre disponible. |
| TVA | Déclaration périodique. | Ventilation 10 % / 20 %, arrhes, acomptes, no-show, forfaits et taxe de séjour au réel hors base TVA. |
Un expert-comptable pour hôtel tient la comptabilité de l'établissement et en mesure la rentabilité par chambre disponible, avec le RevPAR, le TRevPAR et le GOPPAR. Le métier a ses pièges : une même facture client mélange plusieurs taux de TVA, la taxe de séjour collectée au réel transite par la caisse sans appartenir à l'hôtel, et les commissions des OTA (Booking, Expedia) s'intercalent entre le prix payé par le client et la marge qui reste à l'hôtel. Le résultat ne se dégage qu'après des charges fixes lourdes : personnel sous la convention HCR, loyer commercial ou crédit-bail immobilier, énergie et entretien, auxquels s'ajoute l'amortissement des travaux.
Hayot Expertise s'adresse aux exploitants d'hôtels indépendants et d'hôtels-boutiques, aux groupes hôteliers, aux résidences de tourisme et aux repreneurs de fonds hôteliers. Nous partons des exports de votre PMS, de votre channel manager et de vos relevés bancaires pour rapprocher les flux sensibles (arrhes, no-shows, taxe de séjour tenue hors chiffre d'affaires), puis nous produisons chaque mois les indicateurs qui servent à décider : prix moyen, occupation, marge par canal et trésorerie.
Il sécurise (1) la ventilation de la TVA (hébergement, petit-déjeuner et repas à 10 %, boissons alcoolisées à 20 %, prestations facturées à part comme le parking ou la salle de séminaire en règle générale à 20 %, no-shows et tarifs non remboursables soumis à la TVA), (2) la taxe de séjour (collectée au réel, hors chiffre d'affaires et hors base TVA), (3) la lecture de la marge réelle (commissions OTA isolées canal par canal, RevPAR et TRevPAR nets), (4) la paie HCR (saisonniers, extras, avantages en nature) et (5) la structuration murs / fonds de commerce avant une acquisition ou une transmission. Honoraires publics : consultation écrite dès 450 € HT, tenue récurrente à partir de 258 € HT/mois (grille tarifaire).
L'hôtellerie concentre plusieurs taux de TVA dans une même facture client. L'hébergement hôtelier relève du taux réduit de 10 % (article 279 a du CGI). Depuis le 1er janvier 2021, la pension et la demi-pension n'ont plus de règle propre : les repas et le petit-déjeuner suivent le taux de la restauration sur place, 10 %, et les boissons alcoolisées restent à 20 %, même servies en chambre. Les autres prestations (parking, location de salle, soins de spa) relèvent du taux qui leur est propre, en règle générale 20 %, sauf lorsqu'elles ne sont qu'un accessoire de la nuitée.
| Prestation ou somme encaissée | TVA en 2026 | Ce qui fonde la règle |
|---|---|---|
| Nuitée (hébergement) | 10 % | Article 279 a du CGI |
| Petit-déjeuner, repas en pension ou demi-pension | 10 % | Article 279 m du CGI |
| Boissons alcoolisées, y compris en chambre | 20 % | Article 279 m du CGI, qui les exclut |
| Parking, salle de séminaire, spa facturés à part | 20 % en règle générale | Taux propre de chaque prestation |
| No-show ou tarif non remboursable encaissé | Soumis à la TVA | CE, 9 octobre 2024, n° 472257 et 489947 |
| Arrhes conservées après un dédit du client | Hors champ | Indemnité (article 1590 du Code civil), sauf si elles égalent le prix ou sans préjudice |
| Taxe de séjour collectée au réel | Hors base de TVA | Reversement intégral à la commune |
| Commission Booking.com facturée sans TVA | TVA autoliquidée par l'hôtel | Article 283-2 du CGI |
Les points sensibles reviennent dans presque tous les établissements :
Une erreur de paramétrage peut créer un risque fiscal discret mais coûteux : mauvaise base taxable, taux appliqué par défaut, taxe de séjour incluse dans la TVA, prestations annexes noyées dans la nuitée ou avoirs mal rapprochés. Nous commençons donc par cartographier les flux réels avant de figer le traitement comptable.
Booking, Expedia, Agoda, Hotelbeds, les grossistes B2B et les agences corporate apportent du volume, mais ils déforment la lecture du chiffre d'affaires. Une chambre vendue via OTA n'a pas la même contribution qu'une réservation directe. Entre commissions, coûts de paiement, parité tarifaire, annulations, remises Genius, tarifs mobile-only et offres package, le chiffre d'affaires brut ne suffit pas.
Nous aidons les hôteliers à distinguer :
Il ne s'agit pas de supprimer les OTA, mais de savoir à quel prix elles restent rentables, à quelle période elles créent du remplissage utile et quand elles captent une marge que l'hôtel pourrait conserver en direct.
La facture de commission pose aussi une question de TVA. Booking.com facture depuis les Pays-Bas, sans TVA française : l'hôtel autoliquide la TVA à 20 % sur sa déclaration (article 283-2 du CGI), puis la déduit sur la même déclaration s'il en a le droit. L'opération est le plus souvent neutre en trésorerie, mais l'oublier rend la déclaration inexacte. Les écritures sont détaillées dans notre article sur les commissions OTA de Booking et Expedia.
La taxe de séjour concerne les hôtels, résidences de tourisme, palaces, meublés de tourisme et autres hébergements touristiques. Elle doit être affichée, collectée, déclarée et reversée selon les règles fixées par la commune ou l'EPCI. Au réel, elle est payée par le client en supplément de la nuitée et doit apparaître distinctement sur la facture ; dès lors que l'hôtel justifie son reversement intégral, elle reste hors de la base de TVA. Au forfait, l'hôtelier la doit lui-même sur sa capacité d'accueil : c'est une charge de l'exploitation, et ce qu'il en répercute dans ses prix entre dans la base de TVA.
Cette distinction est structurante : collectée au réel, la taxe de séjour n'est pas une recette d'exploitation. La comptabiliser comme du chiffre d'affaires fausse la marge, le RevPAR net, les ratios de TVA et la lecture de la performance. Les taxes additionnelles alourdissent l'enjeu : à Paris en 2026, taxes du département, de la Société des grands projets et d'Île-de-France Mobilités comprises, la taxe de séjour y atteint 5,53 € par personne et par nuit dans un hôtel 3 étoiles et 15,93 € dans un palace. Le barème et les écritures sont détaillés dans notre article sur la taxe de séjour d'un hôtel.
Un hôtel ne se pilote pas avec le seul compte de résultat annuel. Le dirigeant a besoin d'un reporting mensuel lisible, connecté à l'exploitation :
Ces indicateurs permettent de remettre en question la politique tarifaire. Monter les prix n'améliore pas toujours la marge si le mix canal se dégrade, si les annulations augmentent ou si l'hôtel perd de la clientèle directe. À l'inverse, une baisse tarifaire peut être pertinente si elle remplit des chambres sur une période creuse avec un coût d'acquisition maîtrisé.
L'hôtellerie impose une lecture patrimoniale fine. Beaucoup de dirigeants exploitent un fonds de commerce hôtelier dans des murs détenus par une SCI, une foncière, un bailleur familial ou un investisseur tiers. La séparation entre les murs et le fonds de commerce doit être claire : loyers, travaux, charges récupérables, refacturations, conventions intra-groupe, valorisation du fonds, financement bancaire et fiscalité de sortie.
Le bail commercial 3-6-9 mérite une attention particulière :
Une comptabilité hôtelière utile doit donc parler exploitation, fiscalité et valorisation patrimoniale ; l'estimation d'un fonds de commerce se prépare d'ailleurs avec les mêmes ratios. Un bon montage protège le cash de l'exploitation sans bloquer la stratégie de transmission ou de cession.
Les hôtels relèvent en pratique de la convention collective HCR. Le détail du bulletin (grille, avantages en nature nourriture et logement, extras) est traité dans nos articles paie HCR 2026 et avantages en nature. La paie y est technique : réception de nuit, extras, CDD saisonniers, modulation, heures supplémentaires, jours fériés, avantages en nature nourriture et logement, astreintes, primes, mutuelle et prévoyance. Une erreur sociale peut coûter cher, mais une paie mal lue peut aussi masquer une dérive de rentabilité.
Nous suivons notamment :
Nous structurons le plan comptable pour isoler les revenus et charges par famille : hébergement, petit-déjeuner, restauration accessoire, bar, séminaires, parking, spa, ventes annexes, commissions, blanchisserie, housekeeping, énergie, maintenance, logiciels et frais bancaires.
Nous partons des flux issus de vos outils : PMS, channel manager, banque, caisse, facturation électronique, exports OTA et justificatifs fournisseurs. L'objectif est de limiter les ressaisies, fiabiliser les rapprochements et produire une situation exploitable chaque mois.
Nous auditons la ventilation TVA de vos factures, forfaits, extras et avoirs. Nous contrôlons la cohérence entre PMS, caisse, comptabilité et déclarations CA3. Les acomptes, arrhes, no-show et annulations sont traités selon leur qualification juridique et fiscale, sans automatisme dangereux.
Notre méthode :
Nous construisons un tableau de bord mensuel orienté dirigeant. Il ne se limite pas au chiffre d'affaires. Il met en évidence la performance réelle de l'exploitation : RevPAR, TRevPAR, ADR, taux d'occupation, commissions OTA, marge hébergement nette, coûts de personnel par service, énergie, maintenance, blanchisserie par chambre disponible, trésorerie à 13 semaines et comparatif budget / réalisé / N-1.
Ce reporting devient un outil de décision : ajuster le yield, renégocier un contrat OTA, arbitrer entre travaux et distribution, préparer une saison, financer une rénovation ou défendre un dossier bancaire.
Avant une création ou une reprise d'hôtel, nous analysons la qualité économique du projet : chiffre d'affaires historique, saisonnalité, dépendance aux OTA, état du bail, niveau de CAPEX, masse salariale, taxe foncière refacturée, travaux à prévoir, sécurité, accessibilité, normes ERP et potentiel de montée en gamme.
Pour une acquisition, nous travaillons sur le business plan hôtelier, la valorisation du fonds de commerce, l'analyse du bail commercial, la séparation murs / exploitation, la structuration SCI, holding, SAS ou SARL, le financement bancaire et le prévisionnel de trésorerie.
Selon votre situation, nous comparons plusieurs schémas : société d'exploitation seule, SCI propriétaire des murs, holding animatrice ou patrimoniale, filialisation par établissement, ou organisation multi-sites. Le bon montage dépend du mode de détention, du financement, du niveau de bénéfice, de la stratégie de transmission et du risque opérationnel.
Nous veillons à ce que les conventions entre entités soient documentées : bail, management fees, refacturations, comptes courants, garanties, travaux et mise à disposition d'actifs. C'est indispensable pour protéger le dirigeant, sécuriser la fiscalité et préparer une cession.
Nous prenons en charge les bulletins, la DSN, les entrées et sorties, les contrats, les extras et les variables de paie. Nous intégrons la contrainte opérationnelle : planning, réception, housekeeping, nuit, saison, petit-déjeuner et événements.
Le pilotage social permet d'anticiper les tensions : sous-effectif en haute saison, recours excessif à l'intérim, heures supplémentaires non budgétées, ou coût de personnel incompatible avec le RevPAR. La paie devient un levier de gestion, pas seulement une obligation.
Les 90 premiers jours servent à remettre l'établissement sous pilotage :
Il ne s'agit pas d'alourdir la gestion, mais de transformer les chiffres en décisions : quel canal garder, quel tarif défendre, quel coût réduire, quel investissement financer et quel risque fiscal traiter avant qu'il ne devienne un sujet de contrôle.
Un pilotage hôtelier efficace repose sur des indicateurs précis, suivis mensuellement et mis en perspective avec le budget et l'année précédente :
| KPI | Formule | Repère indicatif |
|---|---|---|
| Taux d'occupation | Chambres vendues / Chambres disponibles | 65 à 85 % (Paris) |
| ADR | CA hébergement HT / Chambres vendues | Selon catégorie et zone |
| RevPAR | CA hébergement HT / Chambres disponibles | ADR × taux d'occupation |
| TRevPAR | CA total HT / Chambres disponibles | RevPAR + annexes |
| GOPPAR | GOP (résultat opérationnel brut) / Chambres disponibles | 30 à 50 % du TRevPAR |
| Commissions OTA / CA | Commissions OTA / CA hébergement brut | Sous 18 % |
| Masse salariale / CA | Charges de personnel / CA total HT | 30 à 40 % |
| Coût housekeeping / chambre | Coût HK total / Chambres nettoyées | 8 à 18 € selon le standing |
| Énergie / chambre disponible | Coût énergie / Chambres disponibles | 3 à 8 € par chambre et par jour |
| Trésorerie à 13 semaines | Solde prévisionnel glissant | Positive, avec un mois de charges d'avance |
Ces repères sont des ordres de grandeur, pas des normes : ils varient avec la catégorie, l'emplacement et la présence d'un restaurant. Le calcul de chaque indicateur est détaillé dans notre article RevPAR, TRevPAR et GOPPAR.
Ces indicateurs permettent de détecter immédiatement une dégradation : hausse des commissions OTA qui érode le RevPAR net, masse salariale qui dérape en basse saison, coût housekeeping anormalement élevé (sous-traitance non maîtrisée), ou tension de trésorerie avant une échéance de TVA.
Ce cas est une construction pédagogique destinée à montrer l'enchaînement des sujets sur un dossier hôtelier. Il ne décrit pas un client réel du cabinet et les montants sont des ordres de grandeur.
Hôtel-boutique 3 étoiles, 30 chambres, Paris 11e :
Problèmes identifiés : taxe de séjour incluse dans la base TVA (surpayée), commissions OTA non isolées (lecture de marge faussée), paramétrage TVA incorrect pour les petits-déjeuners (19 % des chambres vendues avec PDJ, facturés au taux normal au lieu de 10 %), pas de reporting mensuel, absence de prévision de trésorerie.
Un hôtel-restaurant cumule les règles des deux métiers : hébergement à 10 %, restauration sur place à 10 % avec boissons alcoolisées à 20 %, petit-déjeuner rattaché à la nuitée ou vendu seul, séminaires avec restauration intégrée. La ventilation famille par famille (chambres, restaurant, bar, banquets) conditionne la TVA, la marge par activité et la lecture du TRevPAR. Un restaurant d'hôtel se compare à un restaurant de ville sur sa marge matière et sa paie, pas sur le RevPAR : pour un établissement de restauration indépendant, le sujet est traité sur notre page expert-comptable restauration ; la vue d'ensemble café-hôtel-restaurant vit sur la page filière HCR.
C'est une erreur coûteuse et fréquente. Collectée au réel, la taxe de séjour doit figurer distinctement sur la facture client et rester hors de la base de TVA comme du chiffre d'affaires d'exploitation. La soumettre à la TVA revient à payer un impôt sur une somme qui appartient à la commune. Ce contrôle figure au premier rang d'une mise en route de mission ; la TVA versée à tort peut ensuite être régularisée, sous conditions lorsque les factures l'ont mentionnée (article 283-3 du CGI).
Confondre le CA hébergement brut et le CA net après commissions OTA revient à piloter avec des chiffres faux. Un taux d'occupation de 75 % peut cacher un RevPAR net très faible si 60 % des chambres vendues passent par Booking à des tarifs négociés. Le suivi canal par canal est indispensable.
Facturer des petits-déjeuners à 20 % au lieu de 10 %, ou appliquer le taux hôtelier à des locations de salles de séminaire autonomes (qui peuvent relever du 20 %), génère des erreurs cumulées significatives. Chaque famille de prestations doit être qualifiée précisément.
Trois situations se distinguent. Les acomptes rendent la TVA exigible dès leur encaissement. Les arrhes conservées après un dédit du client sont une indemnité hors champ de la TVA, sauf si elles égalent le prix de la prestation ou si l'hôtel ne subit aucun préjudice. Les sommes encaissées pour un no-show ou un tarif non remboursable sont, elles, soumises à la TVA : le Conseil d'État y voit la contrepartie de la réservation, même lorsque les conditions générales parlent d'indemnité (CE, 9 octobre 2024, n° 472257). Une base de TVA calée sur l'ancienne lecture expose à un rappel en cas de contrôle. Le mécanisme voisin de l'empreinte bancaire (pré-autorisation sans encaissement) n'a, lui, aucun effet TVA tant qu'aucun débit n'intervient.
Un hôtel peut afficher un excellent GOPPAR annuel mais traverser des creux de trésorerie de 6 à 10 semaines en basse saison où les charges fixes (loyer, paie, énergie) ne sont pas absorbées par le CA. Un plan de trésorerie à 13 semaines permet de les voir venir.
Les missions ponctuelles suivent la grille publique du cabinet : une consultation écrite à 450 € HT pour une question précise (ventilation TVA, taxe de séjour, arrhes et no-shows), une étude écrite à 900 € HT ou un diagnostic de situation à 1 400 € HT avant une acquisition ou une restructuration murs / exploitation. La tenue récurrente se chiffre sur devis ferme sous 24-48 h ouvrées selon le nombre de chambres, les flux PMS / OTA et la paie HCR, à partir du socle de 258 € HT/mois de la grille générale.
Hayot Expertise intervient comme partenaire du dirigeant hôtelier. Nous combinons expertise comptable, fiscalité TVA hôtelière, paie HCR, structuration juridique et pilotage financier. Notre accompagnement convient aux établissements indépendants comme aux groupes multi-sites qui veulent fiabiliser leurs chiffres et gagner en visibilité.
Vous bénéficiez d'un expert-comptable dédié, d'un reporting mensuel orienté exploitation hôtelière, d'un contrôle TVA adapté aux flux d'hébergement, d'un accompagnement paie HCR, d'un suivi de trésorerie et de rentabilité, et d'un appui pour vos banques, investisseurs, avocats et notaires.
Demandez un diagnostic comptable et fiscal de votre hôtel. Nous analysons vos flux TVA, votre taxe de séjour, vos commissions OTA, votre paie HCR et vos indicateurs de rentabilité pour construire un plan d'action clair, avec un devis ferme sous 24-48 h ouvrées.
Nuitée, petit-déjeuner, repas en pension ou demi-pension
10 %
Au bar, au restaurant ou servies en chambre
20 %
Hôtels classés : tarif voté par la commune dans le barème légal ; non classés : 1 % à 5 % du prix HT de la nuitée, plafonné. Par personne et par nuit, hors taxes additionnelles
0,20 € à 4,90 €
Taxes additionnelles comprises, du 3 étoiles au palace, par personne et par nuit
5,53 € à 15,93 €
Plancher de la paie HCR quand le minimum conventionnel est inférieur
12,31 € depuis le 1er juin 2026
Un minimum garanti par repas fourni au salarié
4,35 € depuis le 1er juin 2026
Hôtels, cafés, restaurants (brochure 3292)
IDCC 1979
Facture émise depuis les Pays-Bas, sans TVA française
TVA autoliquidée à 20 %
Au 1er janvier 2026, la France compte 16 291 hôtels de tourisme de plus de 5 chambres, pour 660 489 chambres, dont 12 782 hôtels classés (INSEE, Tourisme en 2026). Les enjeux de gestion sont connus : coût de la distribution par les OTA, masse salariale sous la convention HCR (IDCC 1979), taxe de séjour alourdie par les taxes additionnelles, notamment en Île-de-France, et rénovation énergétique : à partir de 1 000 m² de surface tertiaire, le dispositif Éco Énergie Tertiaire impose de réduire la consommation d'au moins 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une année de référence, ou d'atteindre un niveau fixé en valeur absolue.
La première priorité est de contrôler que l'hébergement, la taxe de séjour, les petits-déjeuners, les boissons, les séminaires, le parking et les ventes annexes sont ventilés dans les bons comptes et aux bons taux de TVA. Collectée au réel, la taxe de séjour n'apparaît ni dans la base TVA ni dans le chiffre d'affaires d'exploitation.
Le chiffre d'affaires brut ne suffit pas. Les réservations directes, OTA (Booking, Expedia), corporate, groupes et grossistes doivent être comparées après commissions, annulations, remises et coûts de paiement. Le RevPAR net (après commissions) est l'indicateur le plus juste pour juger la politique tarifaire.
Le tableau de bord mensuel doit rapprocher taux d'occupation, ADR, RevPAR, TRevPAR, GOPPAR, masse salariale, énergie, blanchisserie, maintenance et trésorerie à 13 semaines. Comparer chaque indicateur au budget et à l'année précédente pour identifier les dérives rapidement.
Le bail, les loyers, les travaux, les conventions intra-groupe et la séparation entre société d'exploitation et détention des murs doivent être cohérents avec la stratégie de financement, de transmission ou de cession. Un loyer trop élevé par rapport au GOPPAR réduit la valeur du fonds et peut rendre l'exploitation non bancable.
Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.
Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.
Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.
Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.
Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.
ADR, taux d'occupation, RevPAR, TRevPAR, GOPPAR : la méthode chiffrée pour piloter la rentabilité d'un hôtel en 2026, au-delà du seul chiffre d'affaires hébergement.
Barème 2026 de la taxe de séjour selon le classement de l'hôtel, additionnelles départementale et régionale, exonérations et surtout la comptabilisation correcte via le compte 447 (hors CA, hors TVA).
Comment enregistrer correctement le chiffre d'affaires et les commissions Booking ou Expedia, gérer l'autoliquidation de TVA et mesurer l'impact réel des OTA sur votre RevPAR net en 2026.
Bulletin de paie en restauration : CCN HCR IDCC 1979, durée 39 h, heures supplémentaires, grille de salaires HCR, avantage repas 4,25 €, extras et mutuelle. Le guide complet 2026.
L'hébergement hôtelier relève du taux réduit de 10 % (article 279 a du CGI). Depuis 2021, la pension et la demi-pension n'ont plus de règle propre : les repas et le petit-déjeuner suivent le taux de la restauration sur place, 10 %, et les boissons alcoolisées restent à 20 %, même servies en chambre. Les prestations facturées à part (parking, location de salle, soins de spa) relèvent en règle générale du taux normal de 20 %, sauf lorsqu'elles ne sont qu'un accessoire de la nuitée. Chaque famille de prestations doit être paramétrée dans le PMS et la caisse pour éviter un rappel sur la base de TVA.
Non, lorsqu'elle est collectée au réel : elle figure distinctement sur la facture client, reste hors de la base de TVA dès lors que l'hôtel justifie son reversement intégral, et se reverse à la collectivité. La traiter comme du chiffre d'affaires gonfle le RevPAR, fausse les ratios d'exploitation et fait payer une TVA qui n'est pas due. Au forfait, la taxe est due par l'hôtelier lui-même : c'est une charge, et ce qu'il en répercute dans ses prix entre dans la base de TVA. Ce contrôle fait partie des premiers points d'une mise en route de mission ; la TVA versée à tort peut ensuite être régularisée, sous conditions.
Les commissions OTA doivent être rapprochées des réservations et des reversements bancaires, puis isolées dans un compte de charge dédié pour mesurer le chiffre d'affaires net par canal. Sans ce suivi, le RevPAR brut peut sembler satisfaisant alors que la marge réelle se dégrade. Nous mettons en place un tableau mensuel distinguant CA brut, commissions OTA par canal, CA net, et RevPAR net. Ce tableau est la base de toute décision de yield management.
Les indicateurs essentiels sont : taux d'occupation (chambres vendues / disponibles), ADR (prix moyen par chambre vendue), RevPAR (CA hébergement / chambres disponibles), TRevPAR (CA total / chambres disponibles), GOPPAR (résultat opérationnel brut / chambres disponibles), commissions OTA en % du CA, masse salariale par chambre disponible, coût housekeeping par chambre occupée, trésorerie à 13 semaines et budget vs réalisé. Ces indicateurs permettent de remettre en question la politique tarifaire et d'anticiper les tensions de trésorerie.
Souvent, oui. Détenir les murs dans une SCI et exploiter l'hôtel dans une société commerciale peut faciliter le financement (crédit immobilier séparé du crédit d'exploitation), la transmission (donation de parts SCI), la protection patrimoniale et la cession. Le montage doit être simulé avant acquisition, car le bail commercial, les loyers et les conventions intra-groupe doivent rester cohérents avec la capacité bénéficiaire de la société d'exploitation. Un loyer trop élevé détruit le GOPPAR.
Il faut distinguer trois cas. Les acomptes rendent la TVA exigible dès leur encaissement. Les arrhes conservées après un dédit du client sont une indemnité hors champ de la TVA, sauf si elles égalent le prix de la prestation ou si l'hôtel ne subit aucun préjudice. Les sommes encaissées pour un no-show ou un tarif non remboursable sont soumises à la TVA : le Conseil d'État y voit la contrepartie de la réservation, même lorsque les conditions générales les qualifient d'indemnité (CE, 9 octobre 2024, n° 472257 et n° 489947), et le BOFiP a été mis à jour en ce sens le 11 décembre 2024. Les conditions générales de vente et le paramétrage du PMS doivent suivre cette lecture.
Tout expert-comptable peut tenir les comptes d'un hôtel et établir sa liasse fiscale. Le pilotage demande en plus des réglages propres au secteur : ventilation de la TVA par famille de prestations, traitement de la taxe de séjour, suivi des commissions OTA canal par canal, calcul du RevPAR et du TRevPAR, paie HCR (extras, saisonniers, avantages en nature), analyse du bail commercial et financement des travaux. Ces points se vérifient dès la mise en place du dossier, quel que soit le cabinet.
Plusieurs leviers se combinent : crédit bancaire professionnel, souvent amorti sur 5 à 10 ans, crédit-bail pour le mobilier et les équipements, primes CEE (certificats d'économies d'énergie) pour les travaux d'efficacité énergétique éligibles, et autofinancement si le GOPPAR le permet. MaPrimeRénov' ne s'applique pas : elle est réservée aux logements des particuliers. À partir de 1 000 m² de surface tertiaire, le dispositif Éco Énergie Tertiaire impose en outre de réduire la consommation d'énergie finale d'au moins 40 % en 2030 par rapport à une année de référence, ou d'atteindre un niveau fixé en valeur absolue pour la catégorie du bâtiment. Nous modélisons l'impact des travaux sur la trésorerie (fermeture partielle, baisse d'occupation) et sur le résultat (amortissements), et nous préparons le dossier bancaire avec un business plan hôtelier et un prévisionnel de trésorerie.
Les structures les plus courantes sont la SARL (gérant majoritaire TNS, IS, responsabilité limitée) et la SAS (dirigeant assimilé-salarié, plus coûteux socialement mais meilleure protection). Pour un hôtel avec les murs, la séparation SCI (murs) + SARL/SAS (exploitation) est fréquente. Pour un groupe multi-hôtels, une holding à l'IS détenant les sociétés d'exploitation permet de mutualiser la trésorerie et d'optimiser les dividendes (régime mère-fille). Nous simulons l'impact fiscal et social de chaque structure avant création ou acquisition.
Oui. Booking.com facture ses commissions depuis les Pays-Bas, sans TVA française. Pour un hôtel établi en France, la prestation est réputée se situer en France et la TVA doit être acquittée par l'hôtel lui-même (articles 259-1° et 283-2 du CGI) : il la porte sur sa déclaration de TVA (CA3, ou CA12 au régime simplifié), puis la déduit sur la même déclaration s'il en a le droit. Le même raisonnement vaut pour toute plateforme qui facture depuis l'étranger, à vérifier sur chaque facture. Les articles cités du CGI seront renumérotés le 1er janvier 2027, quand la TVA passera dans le code des impositions sur les biens et services, à droit constant pour l'essentiel.
Le cabinet affiche sa grille publique : consultation écrite à 450 € HT pour une question précise (TVA, taxe de séjour, arrhes), étude écrite à 900 € HT, diagnostic de situation à 1 400 € HT avant une acquisition ou une restructuration. La tenue récurrente se chiffre sur devis ferme sous 24-48 h ouvrées, à partir du socle de 258 € HT/mois, selon le nombre de chambres, les flux PMS / OTA et la paie HCR : un hôtel-boutique de 20 chambres et un établissement de 80 chambres avec restaurant ne représentent pas la même mission.

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources officielles et de référence citées pour cette page.