Aller au contenu principal
Notre expertise sectorielle

Expert-comptable bar-tabac et buraliste

Expert-comptable bar-tabac à Paris : remise tabac sans TVA, TVA du bar à 20 %, 10 % et 5,5 %, commissions FDJ et PMU, licence de débit de boissons, caisse sécurisée, paie HCR et cession du fonds. Devis 24h.

Remise nette tabac
8,35 %
Tabac et remise
Sans TVA
Commissions FDJ et PMU
TVA 20 %
Paie HCR
IDCC 1979
Notre expertise en un coup d'œil

Expert-comptable spécialisé bar-tabac : régime fiscal propre du tabac (remise du débitant, 8,35 % nets du montant des livraisons en 2026, sans TVA), TVA du bar (20 % sur l'alcool et la confiserie, 10 % sur les boissons non alcoolisées servies sur place et les sandwichs, 5,5 % sur les viennoiseries à emporter et sur les boissons non alcoolisées à emporter en bouteille ou canette), commissions FDJ et PMU (TVA à 20 %), presse en dépôt, relations avec la Douane, caisse sécurisée et paie HCR (IDCC 1979) sur la double activité.

Notre valeur ajoutée
  • La maîtrise du régime tabac : remise nette, absence de TVA collectée sur le tabac comme sur la remise, comptabilisation du dépôt (compte 467xx) et obligations envers la DGDDI.
  • Une caisse paramétrée pour chaque taux de TVA du bar, des flux FDJ, PMU et presse rapprochés chaque mois, et une paie qui sécurise la double activité (bar HCR et tabac) face à l'URSSAF.

Pour qui ?

  • Bars-tabacs, tabacs-presse et cafés-tabacs avec FDJ, PMU et point presse.
  • Créateurs, repreneurs et exploitants de débits de tabac.

Quand faire appel à nous ?

  • Avant une reprise de fonds de bar-tabac (agrément de la Douane, contrat de gérance de trois ans, mutation de la licence).
  • Quand la ventilation de la TVA, la remise du tabac ou les commissions FDJ et PMU sont mal comptabilisées.

Ce que vous obtenez

  • Un plan comptable adapté au tabac (remise nette, dépôt) et une ventilation TVA fiabilisée à la caisse.
  • Une paie HCR conforme sur la double activité et un point clair sur licence, FDJ, PMU et presse.

Un expert-comptable pour bar-tabac tient une comptabilité où cohabitent quatre régimes : le café-bar, soumis à la TVA et à la convention HCR ; le débit de tabac, géré sous contrat avec la Douane et rémunéré par une remise qui échappe à la TVA ; les jeux FDJ et PMU, dont les mises reviennent à l'opérateur et dont seule la commission reste au buraliste ; et souvent la presse, vendue en dépôt pour le compte des éditeurs. Le tout se pilote en trésorerie courte, avec une caisse à plusieurs familles de produits et beaucoup d'espèces.

Une comptabilité de bar-tabac mal structurée crée des risques concrets : TVA mal ventilée entre les taux (20 %, 10 %, 5,5 %), encaissements de tabac pris pour du chiffre d'affaires, TVA des commissions FDJ et PMU mal traitée, caisse non sécurisée exposant à une amende de 7 500 €, convention HCR mal appliquée sur la paie des employés de bar. Hayot Expertise accompagne les débitants de tabac, gérants de café-tabac et repreneurs de fonds de commerce bar-tabac pour sécuriser l'ensemble de ces flux et dégager une lecture fiable du résultat.

Le régime fiscal particulier du tabac : remise nette et absence de TVA collectée#

Le débitant de tabac n'est pas un commerçant ordinaire#

L'une des spécificités d'un bar-tabac est la nature juridique de l'activité tabac. Le débitant ne revend pas le tabac avec une marge : la doctrine fiscale le décrit comme un simple dépositaire des marchandises livrées par les fournisseurs agréés. Il les vend au prix de vente au détail homologué et reçoit en contrepartie une remise, calculée sur le montant des livraisons à ce prix de détail.

Depuis le 1er janvier 2026, pour toutes les catégories de tabac, la remise brute est de 10,29 % du montant des livraisons en France métropolitaine. Elle se décompose en remise nette de 8,35 %, créditée au débitant, en droit de licence de 1,78 % et en cotisation de 0,16 % au régime d'allocations viagères des gérants de débits de tabac (RAVGDT), selon l'article 56 AJ de l'annexe IV du CGI. C'est le seul revenu du tabac. Fiscalement, la remise relève en principe des bénéfices non commerciaux (article 92 du CGI) ; elle est imposée avec le bar dans les bénéfices industriels et commerciaux lorsque le débit de tabac est l'extension d'une activité commerciale prépondérante (article 155 du CGI).

Pas de TVA collectée sur les ventes de tabac#

À la différence des ventes du bar, les ventes de tabac ne donnent pas lieu à collecte de TVA par le débitant. La TVA sur les produits du tabac est acquittée par le fournisseur, sur le prix de vente au détail. Le prix affiché en rayon est le prix de vente au détail toutes taxes comprises, et le débitant n'a aucune obligation de déclarer de TVA collectée sur cette activité.

La remise échappe elle aussi à la TVA. La doctrine administrative l'écrit en toutes lettres : « Les ventes faites par les distributeurs (débitants de tabacs) échappent à la TVA ; il en est de même pour les remises qui leur sont allouées » (BOI-TVA-BASE-10-20-70, § 50). Seul le supplément de prix qu'un revendeur autorisé (hôtel, restaurant, débit de boissons) facture au-dessus du prix réglementaire est soumis au taux normal.

Conséquence pratique pour la comptabilité : le produit du tabac est la remise, et non le total des ventes encaissées en caisse. Les encaissements de tabac transitent par des comptes de tiers et ne constituent pas du chiffre d'affaires de l'exploitant. Pour les seuils du régime micro, l'administration retient d'ailleurs les remises brutes, pas les recettes de tabac.

Plan comptable adapté pour le tabac#

Nous mettons en place des comptes séparant clairement :

  • Compte 706xx : remises tabac (produit d'exploitation, sans TVA collectée) ;
  • Compte 401xx : fournisseur de tabac (tiers pour les flux de dépôt) ;
  • Compte 467xx : encaissements de tabac à reverser au fournisseur (compte de tiers) ;
  • Comptes 708xx : commissions FDJ et PMU, suivies séparément (produits d'exploitation soumis à la TVA à 20 %).

Cette structuration évite de gonfler artificiellement le chiffre d'affaires avec les encaissements bruts de tabac et permet une lecture juste de la rentabilité de chaque activité.

TVA multi-taux dans un bar-tabac#

Plusieurs taux de TVA dans un seul établissement#

Un bar-tabac cumule plusieurs taux de TVA et des recettes sans TVA sur une même journée d'exploitation :

ActivitéTVAExemple ou fondement
Boissons non alcoolisées consommées sur place10 %Café, thé, jus de fruits
Boissons non alcoolisées à emporter, en bouteille ou en canette5,5 %Bouteille d'eau, canette de soda
Boissons alcoolisées20 %Bière, vin, apéritifs
Sandwichs et préparations à consommer tout de suite10 %Sandwich, salade vendue avec couverts
Viennoiseries et pâtisseries sucrées à emporter5,5 %Croissant, pain au chocolat
Confiserie et ventes diverses20 %Chewing-gum, briquet
Commission du détaillant FDJ20 %Pour le loto, TVA acquittée par la FDJ sous conditions (BOI-TVA-LIQ-20-20, § 350)
Commission du point de vente PMU20 %Article 261 E du CGI : mises et gains exonérés, commission taxée
Ventes de tabac et remise du débitantSans TVA chez le débitantTVA payée par le fournisseur sur le prix de détail
Commission du diffuseur de presse en dépôtSans TVAArticle 298 undecies du CGI ; titres CPPAP à 2,1 % chez l'éditeur

Les articles du CGI cités sur la TVA seront renumérotés le 1er janvier 2027, lorsque la TVA passera dans le code des impositions sur les biens et services (CIBS), largement à droit constant.

Paramétrage de caisse : une étape critique#

Un mauvais paramétrage de caisse est une source classique de rappel de TVA. Si une famille de produits est affectée au mauvais taux, l'erreur se répète sur chaque vente et s'accumule pendant des années avant d'apparaître lors d'un contrôle.

Dès notre prise en mission, nous auditons le paramétrage de la caisse (Lightspeed, L'Addition, Tiller, Zelty, ou caisse spécialisée CHR) et vérifions que chaque famille de produits correspond au bon taux. Nous contrôlons également que la caisse dispose du certificat délivré par un organisme accrédité ou de l'attestation individuelle de l'éditeur, de nouveau admise depuis le 21 février 2026 (article 286, I-3° bis du CGI).

Sanction en cas de non-conformité de caisse : amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse non conforme (article 1770 duodecies du CGI). En contrôle, une caisse non fiable fragilise aussi la valeur probante de la comptabilité.

Rapprochement mensuel des déclarations TVA#

Nous produisons chaque mois un tableau de contrôle TVA réconciliant :

  • Total TTC encaissé en caisse, ventilé par taux
  • TVA collectée par taux (20 %, 10 %, 5,5 %)
  • TVA déductible sur achats (boissons, fournitures, charges)
  • TVA nette à reverser (ou crédit à reporter)
  • Cohérence avec le relevé bancaire (total encaissements)

Ce rapprochement mensuel limite les dérives et fait ressortir les écarts entre les ventes en caisse et les encaissements bancaires, signe possible d'une erreur de paramétrage ou d'un oubli de rapprochement.

FDJ, PMU et presse : trois activités complémentaires aux flux spécifiques#

La Française des Jeux (FDJ) : commission d'intermédiation soumise à TVA#

Le bar-tabac agréé par la FDJ perçoit une commission sur les ventes de jeux (Loto, EuroMillions, jeux de grattage). Les mises et les gains sont exonérés de TVA, mais la rémunération du détaillant ne l'est pas : la commission est soumise à la TVA au taux de 20 % (article 261 E du CGI, BOI-TVA-CHAMP-30-10-10). Pour le loto, la doctrine dispense le détaillant du paiement de cette TVA lorsque la FDJ l'acquitte en son lieu et place et que les conditions du mandat sont réunies (BOI-TVA-LIQ-20-20, § 350) : le traitement se vérifie sur les relevés de la FDJ avant chaque déclaration.

Flux comptable FDJ :

  • Les clients remettent de l'argent pour jouer
  • La FDJ prélève chaque semaine sur le compte du bar-tabac les mises collectées, nettes des lots payés et de la commission
  • La commission est le produit d'exploitation du gérant
  • Un rapprochement mensuel entre relevés FDJ et prélèvements bancaires est indispensable

PMU (Pari Mutuel Urbain) : commission sur paris hippiques#

Pour le PMU, le bar-tabac agréé collecte les paris, les reverse au PMU et conserve sa commission. Celle-ci est soumise à la TVA à 20 % (BOI-TVA-LIQ-20-20, § 340), que le point de vente collecte et déclare lui-même : la dispense prévue pour les intermédiaires du loto (§ 350) ne vise pas le PMU. Les flux se rapprochent des relevés PMU mensuels et des mouvements bancaires correspondants.

Un point de vigilance : les gains payés aux parieurs gagnants ne sont pas une charge du bar-tabac. Selon le schéma, le PMU les verse directement ou les impute sur le compte du point de vente : la comptabilité les traite en comptes de tiers, jamais en charges d'exploitation.

Presse en dépôt : une commission sans TVA et des retours à suivre#

Si le bar-tabac est diffuseur de presse, la vente de journaux et de magazines s'effectue en dépôt pour le compte des éditeurs, via les sociétés de messagerie de presse comme France Messagerie ou MLP : le diffuseur n'achète pas les titres, il les met en vente et retourne les invendus. Son revenu est une commission sur les ventes nettes.

Particularités comptables :

  • Le produit du diffuseur est sa commission, calculée sur les ventes nettes des invendus ;
  • Les publications de presse qui remplissent les conditions de la CPPAP, quotidiens comme magazines, sont taxées à 2,1 % sur leur prix de vente, TVA acquittée par l'éditeur ; la commission du diffuseur mandataire inscrit n'est pas soumise à la TVA (article 298 undecies du CGI) ;
  • Les relevés des messageries arrivent avec un décalage : le rapprochement se fait sur ces relevés.

Licence de débit de boissons : une immobilisation à suivre#

Les licences d'un bar#

La vente d'alcool à consommer sur place est soumise à licence de débit de boissons. Pour un bar-tabac, la licence détenue conditionne directement l'activité boissons :

  • Licence III : licence « restreinte », pour les boissons du groupe 3 titrant au plus 18 degrés : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, vin doux naturel, crème de cassis, jus de fruits ou de légumes fermentés jusqu'à 3 degrés, vin de liqueur, apéritif à base de vin, porto, liqueurs de fraises, framboises, cassis ou cerises ; la licence II a été fusionnée dans la licence III le 1er janvier 2016 ;
  • Licence IV (« grande licence ») : toutes les boissons dont la consommation est autorisée, spiritueux compris ; c'est la licence d'un bar-tabac traditionnel.

Valeur vénale : le prix d'une licence IV varie fortement selon la localisation, le nombre de licences disponibles dans la commune et les zones protégées autour des écoles ou des lieux de culte, délimitées par arrêté préfectoral (article L3335-1 du code de la santé publique). Notre article sur la licence IV détaille prix, mutation et permis d'exploitation.

Comptabilisation et cession#

Si la licence a été acquise à titre onéreux (achat dans le cadre de la cession d'un fonds), elle s'inscrit en immobilisation incorporelle au bilan. Elle n'est pas amortissable fiscalement (durée de vie indéfinie), mais peut faire l'objet d'une dépréciation si sa valeur de marché baisse.

En cas de cession du fonds de commerce, le prix de cession de la licence doit être clairement identifié dans l'acte, pour calculer la plus-value sur cession de la licence distinctement du reste du fonds.

Paie HCR et organisation sociale du bar-tabac#

Convention HCR : des règles exigeantes dans un secteur tendu#

La convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) s'applique aux bars-tabacs dont l'activité principale est le café ou la restauration ; son champ d'application vise expressément les cafés-tabacs. Elle impose :

  • Des grilles de salaire par niveau et échelon (niveaux I à V), fixées par avenant (grille de l'avenant n° 33, en vigueur depuis le 1er décembre 2024) ; le SMIC horaire, 12,31 € brut depuis le 1er juin 2026, fait plancher quand le minimum conventionnel est inférieur
  • L'avancement automatique d'échelon après un an d'ancienneté (avenant n° 32) : la CCN HCR ne prévoit pas de prime d'ancienneté conventionnelle (un complément n'existe que par accord d'entreprise, usage ou contrat)
  • Des avantages en nature repas : 4,35 € par repas depuis le 1er juin 2026 (8,70 € pour deux repas), soit un minimum garanti par repas, intégrés au salaire soumis à cotisations
  • Des règles spécifiques pour les extras (contrats à durée déterminée d'usage), réservés aux besoins par nature temporaires ; le remplacement d'un salarié absent relève d'un CDD de remplacement
  • Des règles propres au travail de nuit (entre 22 h et 7 h) et aux jours fériés
  • Une mutuelle de branche obligatoire avec cotisation à répartir entre employeur et salarié

Point de vigilance : les erreurs sur la grille HCR (sous-classement, oubli de l'avancement d'échelon, heures supplémentaires mal majorées) exposent l'employeur à des redressements URSSAF et à des litiges prud'homaux. Dans un secteur à forte rotation du personnel et aux nombreux extras, chaque embauche et chaque contrat d'extra se contrôlent.

Coût de personnel : un poste à suivre au plus près#

Dans un bar-tabac, la masse salariale se rapporte au chiffre d'affaires hors tabac, le tabac générant peu de valeur ajoutée. Le coût total d'un salarié est souvent sous-estimé : salaire brut, cotisations patronales (dont le taux effectif dépend du niveau de salaire avec la réduction générale dégressive unique, en vigueur depuis le 1er janvier 2026), mutuelle, prévoyance, avantages en nature et formation professionnelle.

Nous calculons pour chaque poste le coût chargé annuel et nous le rapportons au chiffre d'affaires généré par activité (bar, tabac, FDJ/PMU, presse) pour identifier les plages horaires ou les activités qui ne couvrent pas leur coût de personnel.

Pilotage financier : les indicateurs clés d'un bar-tabac#

IndicateurCalculCe qu'il éclaire
Marge brute du bar(CA boissons − achats consommés de boissons) / CA boissonsPertes, offerts non saisis, dérive des prix d'achat
Poids de la remise tabacRemise / produits totauxDépendance au tabac
Commissions FDJ et PMUCommissions / produits totauxDiversification des revenus
Masse salarialeCoût du personnel / CA hors tabacProductivité du personnel
Trésorerie hebdomadaireSolde bancaire après règlement du fournisseur de tabac, de la TVA et de la paieCapacité à tenir les échéances
Taux de TVA moyenTVA collectée / CA HT, chaque moisCohérence entre la caisse et la déclaration CA3

Ces indicateurs se calculent sur les comptes de l'établissement ; aucune source publique ne fixe de norme sectorielle pour un bar-tabac. Ils permettent de détecter rapidement un problème de marge sur les boissons (vol, offerts non comptabilisés, prix d'achat qui dérive), une baisse des remises tabac liée au recul des volumes, ou une dégradation du ratio de personnel.

Cession du fonds de commerce d'un bar-tabac#

Les démarches préalables à la cession#

La cession d'un bar-tabac ne se traite pas comme la cession d'un commerce ordinaire. Trois démarches préalables conditionnent la transmission :

  1. Agrément de la Douane pour le nouveau débitant de tabac : le repreneur doit être agréé par la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Il exploite le débit en entreprise individuelle ou au sein d'une société en nom collectif dont tous les associés sont des personnes physiques, et doit en principe être propriétaire du fonds de commerce auquel le débit est rattaché (décret n° 2010-720, articles 3 et 4). Sans cet agrément, il ne peut pas signer de contrat de gérance et ne peut reprendre le débit.

  2. Mutation de la licence de débit de boissons : déclaration à la mairie, ou à la préfecture de police à Paris, quinze jours au moins avant la mutation (article L3332-4 du code de la santé publique), et permis d'exploitation du repreneur, obtenu après une formation d'au moins 20 heures, valable dix ans puis renouvelable par une formation de 6 heures.

  3. Agrément FDJ et PMU pour le repreneur : chaque opérateur valide le nouveau point de vente et conclut son propre contrat avec le repreneur.

Valorisation du fonds de commerce#

Le prix d'un bar-tabac repose sur plusieurs composantes évaluées séparément :

  • Le droit au bail : valeur du bail commercial restant (durée, loyer, clause d'indexation, état des lieux).
  • Le fonds commercial : la part tabac s'exprime souvent en multiple de la remise annuelle, à confronter aux transactions récentes de la commune et du secteur.
  • La licence IV : valeur intrinsèque de la licence selon le marché local.
  • Les éléments corporels : matériel de bar, équipements de caisse, mobilier, agencements.
  • Les stocks de boissons : valorisés au prix d'achat, souvent facturés séparément.

Fiscalité de la plus-value : la plus-value est imposable à l'IS ou à l'IR selon le régime fiscal de l'exploitant. Deux régimes d'exonération peuvent s'appliquer après cinq ans d'activité : l'article 151 septies du CGI, réservé aux entreprises relevant de l'impôt sur le revenu (exonération totale si les recettes d'une activité de vente ne dépassent pas 250 000 €, partielle jusqu'à 350 000 €), et l'article 238 quindecies (totale si la valeur des éléments transmis ne dépasse pas 500 000 €, partielle jusqu'à 1 000 000 €). Nous simulons la fiscalité de sortie en amont pour optimiser la structure de la cession. Pour une ouverture ou une reprise, voir aussi notre article ouvrir un bar-tabac.

Notre accompagnement dans les 90 premiers jours#

Les 90 premiers jours servent à mettre le bar-tabac sous pilotage fiable :

  • Audit du paramétrage TVA de la caisse : vérification de chaque famille de produits, contrôle du certificat ou de l'attestation de l'éditeur
  • Revue de la comptabilité tabac : distinction entre encaissements bruts et remise, comptabilisation des flux avec le fournisseur
  • Rapprochement FDJ et PMU : relevés de chaque opérateur confrontés aux encaissements bancaires, contrôle du traitement de la TVA sur les commissions
  • Analyse de la masse salariale : contrôle grille HCR, vérification des avantages en nature, de l'avancement d'échelon, gestion des extras
  • Mise en place du tableau de bord : marge brute du bar, remise tabac, commissions FDJ et PMU, masse salariale rapportée au chiffre d'affaires, trésorerie hebdomadaire
  • Plan de trésorerie à 8 semaines : anticipation des décaissements de TVA, des charges sociales et des approvisionnements
  • Vérification des obligations réglementaires : licence de débit de boissons, permis d'exploitation, contrat de gérance avec la Douane, contrats FDJ et PMU, affichage légal
  • Feuille de route : actions prioritaires pour améliorer la marge, réduire les risques fiscaux et préparer éventuellement une transmission

Les erreurs fréquentes dans les bars-tabacs#

1. Comptabiliser les encaissements tabac comme du chiffre d'affaires#

C'est une erreur fréquente. Le gérant encaisse le prix de vente du tabac, mais ce montant revient au fournisseur. Seule la remise est son revenu, et elle échappe à la TVA. Comptabiliser les encaissements bruts gonfle le chiffre d'affaires et fausse les ratios ; si la caisse code le tabac avec un taux de TVA, cela fait aussi apparaître une TVA qui n'est pas due.

2. Traiter la TVA des commissions FDJ et PMU de la même façon#

Les commissions FDJ et PMU sont soumises à la TVA à 20 %, alors que les mises et les gains en sont exonérés. Pour le loto, la FDJ peut acquitter cette TVA à la place du détaillant, sous les conditions du BOI-TVA-LIQ-20-20 (§ 350) ; pour le PMU, le point de vente la collecte et la déclare lui-même. Oublier la TVA d'une commission qui y est soumise expose à un rappel en cas de contrôle : le relevé de chaque opérateur se rapproche avant chaque déclaration.

3. Ne pas paramétrer correctement la caisse#

Mettre toutes les boissons à 20 % au lieu de distinguer boissons alcoolisées et non alcoolisées, ou vendre les sandwichs au taux des viennoiseries, crée des erreurs de TVA qui se cumulent d'un exercice à l'autre.

4. Mal appliquer la convention HCR#

Sous-classer un employé de bar (niveau I au lieu de niveau II), oublier l'avancement automatique d'échelon, mal compenser le travail des jours fériés ou mal traiter les avantages en nature repas sont des erreurs qui exposent à des redressements URSSAF.

5. Ignorer la valeur de la licence IV lors d'une cession#

Ne pas identifier séparément la valeur de la licence IV dans le prix de cession complique la valorisation pour le repreneur et sa banque.

Pourquoi confier votre bar-tabac à Hayot Expertise ?#

Hayot Expertise combine expertise comptable, fiscalité CHR, paie HCR, connaissance des flux FDJ/PMU/Tabac et accompagnement à la cession. Nous connaissons les spécificités du débit de tabac (statut de dépositaire, remise nette, agrément DGDDI) et la mécanique des bars (TVA multi-taux, caisse sécurisée, convention HCR, saisonnalité).

Vous bénéficiez d'un expert-comptable dédié, d'une déclaration TVA rigoureusement contrôlée, d'un suivi mensuel de vos marges et de votre trésorerie, d'une gestion de la paie HCR conforme, et d'un accompagnement complet si vous envisagez de reprendre, développer ou céder votre établissement.

Demandez un diagnostic comptable et fiscal de votre bar-tabac. Nous analysons votre paramétrage TVA, votre comptabilité tabac, vos flux FDJ/PMU, votre paie HCR et votre trésorerie pour vous remettre sous pilotage en moins de 30 jours.

Taux et règles en vigueur au 2 octobre 2026, vérifiés sur les sources officielles (Douane, CGI, BOFiP)

Repères chiffrés du bar-tabac en 2026

Remise nette du débitant

Périmètre

Créditée au buraliste sur le montant des livraisons de tabac, France métropolitaine, depuis le 1er janvier 2026

Valeur 2026

8,35 %

Remise brute totale

Périmètre

Remise nette 8,35 % + droit de licence 1,78 % + cotisation RAVGDT 0,16 % (article 56 AJ, annexe IV du CGI)

Valeur 2026

10,29 %

TVA sur le tabac et la remise

Périmètre

Ventes et remise du débitant sans TVA ; TVA acquittée par le fournisseur sur le prix de détail

Valeur 2026

Sans TVA

Commissions FDJ et PMU

Périmètre

Mises et gains exonérés, rémunération des détaillants taxée (article 261 E du CGI) ; pour le loto, TVA acquittée par la FDJ sous conditions (BOI-TVA-LIQ-20-20, § 350)

Valeur 2026

TVA à 20 %

Commission de presse en dépôt

Périmètre

Commission du diffuseur mandataire inscrit (article 298 undecies) ; titres CPPAP à 2,1 % chez l'éditeur

Valeur 2026

Sans TVA

TVA des ventes à emporter

Périmètre

Sandwich 10 %, viennoiserie et boisson non alcoolisée en bouteille ou canette 5,5 %, confiserie 20 %

Valeur 2026

10 %, 5,5 %, 20 %

Contrat de gérance du débit

Périmètre

Conclu avec la Douane pour trois ans, renouvelable par tacite reconduction (décret n° 2010-720, article 2) ; nouveaux modèles depuis le 1er octobre 2025 (arrêté du 29 août 2025)

Valeur 2026

3 ans

Aide à la transformation

Périmètre

Protocole 2023-2027 : 50 % des dépenses hors taxes éligibles si le CA tabac de l'année précédente ne dépasse pas 500 000 €, 30 % au-delà ; demandes jusqu'au 30 septembre 2027

Valeur 2026

33 000 € au plus

Écosystème du secteur

La France compte environ 22 800 buralistes (OFDT, bilan 2025), préposés par lesquels l'État exerce le monopole de la vente au détail du tabac. Le réseau recule avec la consommation de tabac, et les établissements compensent par les jeux, la presse, la restauration légère et les services de proximité. Un bar-tabac reste un commerce de flux : sa rentabilité dépend d'une comptabilité qui sépare les régimes, d'une TVA bien ventilée et d'une masse salariale HCR tenue au plus près.

22 800
Buralistes en France (OFDT, bilan 2025)
10,29 %
Remise brute en 2026
IDCC 1979
Convention collective
33 000 €
Plafond de l'aide à la transformation
Bar-tabac traditionnelCafé-tabac FDJ PMUTabac presse librairieBar brasserie tabacPoint de vente agréé PMUBar-tabac avec petite restaurationReprise de fonds de commerce bar-tabacBar-tabac en zone touristique
Cadre d'intervention

Guide pratique : comptabilité et fiscalité d'un bar-tabac

01

Distinguer encaissements tabac et remise nette

Le gérant encaisse le prix de vente du tabac pour le compte du fournisseur. Seule la remise (10,29 % brute en 2026, dont 8,35 % nets crédités après droit de licence et cotisation RAVGDT) constitue son revenu, et elle échappe à la TVA. Les encaissements bruts doivent transiter par des comptes de tiers et non par le compte de chiffre d'affaires. Une confusion gonfle le chiffre d'affaires et fausse les ratios.

02

Paramétrer la caisse avec les bons taux de TVA

Un bar-tabac applique 10 % (boissons non alcoolisées servies sur place, sandwichs), 20 % (alcool, confiserie) et 5,5 % (viennoiseries et pâtisseries à emporter, boissons non alcoolisées à emporter en bouteille ou en canette) ; tabac, remise et commission de presse restent sans TVA. La caisse doit être sécurisée (certificat d'un organisme accrédité ou attestation individuelle de l'éditeur) et chaque famille de produits correctement affectée. Un audit de paramétrage est la première action à mener à la prise en mission.

03

Traiter la TVA des commissions FDJ et PMU

Les commissions FDJ et PMU sont soumises à la TVA à 20 %, mais pas toujours de la même façon : pour le loto, la FDJ peut acquitter la TVA à la place du détaillant, sous les conditions du BOI-TVA-LIQ-20-20 (§ 350) ; le point de vente PMU déclare lui-même la TVA de sa commission. Chaque commission se rapproche des relevés de l'opérateur ; les mises et les gains restent exonérés.

04

Anticiper la cession : démarches et valorisation

La cession d'un bar-tabac suppose trois démarches préalables : agrément du repreneur par la Douane, mutation de la licence de débit de boissons, nouveaux contrats FDJ et PMU. La valorisation distingue droit au bail, fonds commercial (dont la part tabac, souvent exprimée en multiple de la remise annuelle), licence IV et matériel. La plus-value peut être exonérée en tout ou partie après cinq ans d'activité : article 151 septies du CGI selon les recettes (entreprises relevant de l'impôt sur le revenu), article 238 quindecies selon la valeur des éléments transmis.

Vos garanties

Un cabinet parisien qui travaille à distance dans toute la France

Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France, et commissaire aux comptes inscrit sur la liste établie par la H2A, membre de la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Ressources utiles

Un point sur votre situation ?

Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.

Expertise & Veille

Articles liés

FAQ

Questions fréquentes

Comment comptabilise-t-on la vente de tabac dans un bar-tabac ?

La doctrine fiscale décrit le débitant comme un simple dépositaire des tabacs livrés par les fournisseurs agréés : son seul revenu du tabac est la remise. En 2026, la remise brute atteint 10,29 % du montant des livraisons, dont 8,35 % nets crédités après le droit de licence et la cotisation RAVGDT. Les encaissements de tabac passent en comptes de tiers ; seule la remise est un produit, et elle échappe à la TVA. Fiscalement, elle relève en principe des bénéfices non commerciaux, et des bénéfices industriels et commerciaux lorsque le débit est l'extension d'une activité commerciale prépondérante, comme un bar (article 155 du CGI).

Quel est le taux de la remise d'un buraliste en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, pour toutes les catégories de tabac, la remise brute du débitant est de 10,29 % du montant des livraisons en France métropolitaine (article 56 AJ de l'annexe IV du CGI). Elle se décompose en remise nette de 8,35 % créditée au buraliste, en droit de licence de 1,78 % et en cotisation de 0,16 % au régime d'allocations viagères des gérants de débits de tabac. La remise se calcule sur le prix de vente au détail homologué et échappe à la TVA (BOI-TVA-BASE-10-20-70, § 50).

Quels taux de TVA s'appliquent dans un bar-tabac ?

Un bar-tabac applique 10 % aux boissons non alcoolisées consommées sur place et aux sandwichs, 20 % aux boissons alcoolisées et à la confiserie, et 5,5 % aux viennoiseries et pâtisseries sucrées vendues à emporter ainsi qu'aux boissons non alcoolisées vendues à emporter en bouteille ou en canette. Les commissions FDJ et PMU sont soumises à la TVA à 20 % (pour le loto, la FDJ peut l'acquitter à la place du détaillant). Le tabac et la remise du débitant échappent à la TVA chez le buraliste, et la commission du diffuseur de presse mandataire inscrit n'y est pas soumise ; les titres de presse CPPAP sont taxés à 2,1 % chez l'éditeur. Le paramétrage de la caisse doit suivre ces familles.

Les commissions FDJ et PMU sont-elles soumises à TVA ?

Oui, au taux de 20 %. Les mises et les gains sont exonérés, alors que l'article 261 E du CGI exclut de l'exonération la rémunération des intermédiaires (BOI-TVA-CHAMP-30-10-10). Pour le loto, la doctrine dispense le détaillant du paiement de cette TVA lorsque la FDJ l'acquitte en son lieu et place et que les conditions du mandat sont réunies (BOI-TVA-LIQ-20-20, § 350). Pour le PMU, le point de vente collecte et déclare lui-même la TVA sur sa commission. Chaque commission se rapproche des relevés de l'opérateur et des mouvements bancaires.

Quelle est la différence entre le régime micro-BIC et le régime réel pour un bar-tabac ?

En micro-BIC, le chiffre d'affaires du bar (ventes de boissons et de denrées) bénéficie d'un abattement forfaitaire de 71 %, sous le seuil de 203 100 € pour 2026 à 2028 ; les prestations de services relèvent d'un abattement de 50 % et d'un seuil de 83 600 € (article 50-0 du CGI). Pour le tabac, ce sont les remises brutes, et non les recettes, qui comptent pour apprécier les seuils. Le régime réel déduit les charges effectives : loyer, salaires, achats de boissons, cotisations, amortissements, honoraires. Avec un loyer commercial, une paie HCR et des approvisionnements importants, le réel est souvent plus favorable. Nous calculons systématiquement la comparaison lors du premier diagnostic.

Quelle convention collective s'applique dans un bar-tabac ?

La convention collective HCR (IDCC 1979), dont le champ d'application vise expressément les cafés-tabacs, s'applique à l'ensemble du personnel lorsque l'activité principale est le café ou la restauration, y compris aux salariés affectés au tabac ou à la presse ; le code APE n'en est qu'un indice. Elle fixe les grilles de salaires, les règles des heures supplémentaires, l'avantage en nature repas (4,35 € par repas depuis le 1er juin 2026), le recours aux extras (contrats à durée déterminée d'usage), le travail de nuit et la prévoyance de branche.

Qu'est-ce que la licence de débit de boissons et comment la comptabilise-t-on ?

La licence de débit de boissons (licence III ou IV selon les boissons autorisées, la licence II ayant été fusionnée dans la licence III en 2016) est une autorisation administrative attachée à l'exploitation. Elle a une valeur vénale significative, notamment la licence IV, et peut être vendue séparément ou avec le fonds de commerce. Comptablement, elle figure en immobilisation incorporelle si elle a été acquise à titre onéreux. Elle n'est pas amortissable (durée de vie indéfinie) mais peut faire l'objet d'une dépréciation si sa valeur de marché chute. Sa valeur doit être évaluée distinctement lors d'une cession pour répartir le prix entre fonds de commerce, droit au bail et licence.

Comment se déroule la cession d'un fonds de commerce bar-tabac ?

La cession d'un bar-tabac suppose trois démarches préalables : l'agrément du repreneur par la Douane (DGDDI), qui exploite le débit en entreprise individuelle ou en société en nom collectif de personnes physiques et signe un contrat de gérance ; la mutation de la licence de débit de boissons (déclaration à la mairie, ou à la préfecture de police à Paris, quinze jours au moins avant, et permis d'exploitation du repreneur) ; de nouveaux contrats FDJ et PMU, sous réserve de leur agrément. Le prix se compose du fonds commercial, du droit au bail, de la licence, des stocks de boissons (valorisés séparément), du matériel et des équipements. La plus-value est soumise à l'IS ou à l'IR selon le régime fiscal de l'exploitant, avec une exonération totale ou partielle possible après cinq ans d'activité : article 151 septies du CGI selon les recettes (entreprises relevant de l'impôt sur le revenu), article 238 quindecies selon la valeur des éléments transmis.

La vente de presse est-elle soumise à TVA dans un bar-tabac ?

La presse est taxée chez l'éditeur : 2,1 % pour les publications qui remplissent les conditions de la CPPAP, quotidiens comme magazines, le taux normal sinon. Le diffuseur qui vend en dépôt, comme mandataire inscrit, ne devient pas propriétaire des titres : il perçoit une commission qui n'est pas soumise à la TVA (article 298 undecies du CGI) et retourne les invendus. Les relevés des messageries arrivent avec un décalage qui impose un rapprochement spécifique.

Le bar-tabac est-il obligé d'utiliser une caisse certifiée anti-fraude ?

Oui, dès lors qu'il enregistre dans un logiciel ou un système de caisse les règlements de clients particuliers. Depuis le 1er janvier 2018 (article 286, I-3° bis du CGI), l'assujetti à la TVA qui enregistre ainsi les règlements de clients non assujettis doit utiliser un système qui garantit l'inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l'archivage des données, sauf s'il relève de la franchise en base. La conformité se prouve par le certificat d'un organisme accrédité ou par l'attestation individuelle de l'éditeur, de nouveau admise depuis le 21 février 2026 (loi de finances pour 2026, article 125). L'amende est de 7 500 € par logiciel ou système non conforme.

Quel est le régime social du gérant d'un bar-tabac ?

Le débit de tabac s'exploite en entreprise individuelle ou au sein d'une société en nom collectif dont tous les associés sont des personnes physiques (décret n° 2010-720, article 3) : une SARL ou une SAS ne peut pas en être titulaire. Le buraliste en entreprise individuelle, comme l'associé de SNC, est travailleur indépendant : ses cotisations sociales sont calculées sur son bénéfice et recouvrées par l'Urssaf. Le débitant cotise en outre au régime d'allocations viagères des gérants de débits de tabac (RAVGDT), prélevé sur la remise. Nous réalisons une simulation comparative selon le niveau de bénéfice et la structure choisie.

Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Rédigé par Samuel Hayot

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.

Cabinet réglementéMis à jour 02 octobre 202617 sources citées

Cabinet d'expertise comptable basé à Paris 8, dont le fondateur est aussi commissaire aux comptes, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.

Sources du dossier

Sources officielles et de référence citées pour cette page.