Expert-Comptable en Évaluation d'Entreprise à Paris : Valorisation PME
Expert-comptable en évaluation d'entreprise à Paris 8. Valeur de votre entreprise ou de vos titres établie sur vos comptes retraités, selon le guide DGFiP 2026, pour une cession, une donation ou un litige.
Nous évaluons titres, fonds de commerce et entreprises pour une cession, une donation, un apport, un pacte d'associés ou un litige : mission conduite par un expert-comptable et commissaire aux comptes inscrit, approche multi-méthodes (actif net réévalué, flux actualisés, comparables et barèmes sectoriels), calibrée sur votre secteur, restituée dans un rapport motivé ou un avis de valeur.
- Expert-comptable et commissaire aux comptes inscrit : l'évaluation s'appuie sur les comptes réels, pas sur un multiple générique.
- La méthode est calibrée par secteur (barèmes, multiples observés, spécificités réglementaires) avant tout chiffrage.
Pour qui ?
- Dirigeants préparant une cession, une transmission familiale ou une donation.
- Associés en entrée ou sortie de capital, en pacte ou en désaccord sur la valeur.
Quand faire appel à nous ?
- Avant d'annoncer un prix ou de signer une lettre d'intention.
- Avant une donation ou un apport de titres à une holding.
Ce que vous obtenez
- Une valeur argumentée méthode par méthode : fourchette pour négocier, valeur unique pour un usage fiscal.
- Un rapport utilisable devant l'administration, un acquéreur ou un tribunal.
- Une restitution orale du rapport complet et le modèle de calcul en PDF.
Combien vaut vraiment votre entreprise ? Confier cette question à un expert-comptable spécialisé en évaluation d'entreprise, c'est obtenir une valorisation construite à partir de vos comptes réels, de vos retraitements et de votre marché, et non d'une formule toute faite. Une valorisation bien conduite permet de négocier la cession de votre entreprise sur une base argumentée, de défendre vos intérêts lors d'un litige entre associés, de justifier l'entrée d'un investisseur ou de calibrer un pacte Dutreil lors d'une transmission familiale.
Le cabinet Hayot Expertise, au 58 rue de Monceau (Paris 8ème), conduit des missions d'évaluation pour toutes les situations qui exigent une valorisation crédible, documentée et défendable : cession, acquisition, levée de fonds, divorce, litige entre associés, donation-partage, apport en société, contrôle fiscal. Notre approche conjugue maîtrise des méthodes de valorisation, connaissance approfondie de la fiscalité des opérations de cession et pratique des dossiers de transmission.
Cette page présente la mission d'évaluation : qui la conduit, dans quels cas, pour quels livrables et à quel prix. Pour les méthodes en détail, les formules et les barèmes secteur par secteur, consultez notre guide de l'évaluation d'entreprise : méthodes et barèmes 2026.
Réponse rapide : qui peut évaluer votre entreprise, et pour combien ?#
Un expert-comptable et commissaire aux comptes inscrit peut produire deux livrables : un avis de valeur (analyse synthétique, fourchette argumentée, à partir de 800 € HT) ou un rapport d'évaluation complet et motivé (à partir de 2 500 € HT pour une entreprise réalisant moins de 2 M€ de chiffre d'affaires, 4 500 € HT entre 2 et 10 M€), remis sous 10 à 15 jours ouvrés. En pratique, la valeur d'une PME rentable est souvent approchée par un multiple de son EBE retraité, multiple dont le niveau varie fortement d'un secteur à l'autre. Pour obtenir une première fourchette en quelques minutes, utilisez notre simulateur de valorisation d'entreprise PME, puis lisez combien vaut mon entreprise : le calcul en 3 étapes. La suite de cette page détaille quand faire évaluer, par qui, avec quelles méthodes et à quel coût.
Qui est expert en évaluation d'entreprise ?#
Plusieurs professionnels évaluent des entreprises, mais pas dans le même cadre. Le titre et la profession d'expert-comptable sont réglementés par l'ordonnance du 19 septembre 1945, dont l'article 2 prévoit que l'expert-comptable peut « analyser par les procédés de la technique comptable la situation et le fonctionnement des entreprises et organismes sous leurs différents aspects économique, juridique et financier », et qu'il « fait rapport de ses constatations, conclusions et suggestions ».
C'est le cadre de l'évaluation qu'un dirigeant, un associé ou un acquéreur confie à un expert-comptable inscrit à l'Ordre. Pour certaines opérations, c'est la loi qui prévoit l'intervenant.
| Situation | Qui intervient | Qui le désigne |
|---|---|---|
| Cession, donation, levée de fonds, négociation | Évaluateur choisi librement, par exemple un expert-comptable | Le client (par lettre de mission, pour un expert-comptable) |
| Apport en nature à une société | Commissaire aux apports | Les associés ou le juge, selon la forme de la société et l'opération (dispenses possibles à la constitution d'une SARL ou d'une SAS) |
| Fusion | Commissaire à la fusion (C. com., art. L. 236-10), hors cas particuliers prévus par la loi | Le juge, sauf dispense à l'unanimité (un commissaire aux apports établit alors le rapport sur les apports en nature) |
| Transformation en société par actions d'une société sans commissaire aux comptes | Commissaire à la transformation (C. com., art. L. 224-3) | Le juge, ou les associés à l'unanimité |
| Contestation de la valeur de droits sociaux lors d'une cession ou d'un rachat prévu par la loi, ou par les statuts sans valeur déterminée ni déterminable | Expert de l'article 1843-4 du Code civil | Les parties, à défaut le président du tribunal |
| Expertise ordonnée dans un procès (divorce, partage, litige) | Expert désigné par le juge | Le juge, qui peut choisir un expert inscrit sur une liste de cour d'appel ou sur la liste nationale (loi n° 71-498 du 29 juin 1971) |
Samuel Hayot réalise des évaluations comme expert-comptable et, en qualité de commissaire aux comptes inscrit sur la liste établie par la Haute autorité de l'audit (H2A), intervient comme commissaire aux apports ou à la transformation. Une règle d'indépendance s'applique : Samuel Hayot n'accepte pas d'être commissaire aux apports sur des titres ou des biens que le cabinet a évalués, parce qu'on ne contrôle pas une valeur qu'on a établie.
Pourquoi confier l'évaluation à un expert-comptable ?#
La valorisation d'une entreprise par son dirigeant est souvent biaisée, involontairement : biais d'attachement, vision optimiste des perspectives, méconnaissance des décotes que le marché applique. À l'inverse, l'expert-comptable travaille à partir de la matière première de toute évaluation : les comptes. Retraiter la rémunération du dirigeant, neutraliser les éléments non récurrents, réévaluer les actifs, documenter un prévisionnel : c'est son terrain naturel, et c'est ce qui distingue une fourchette défendable d'un chiffre avancé sans démonstration.
Les missions sont conduites par Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France et commissaire aux comptes : le rapport engage un professionnel soumis à des normes d'indépendance et de déontologie strictes. Ce point n'est pas décoratif. En matière de droits d'enregistrement, l'administration peut rectifier un prix jugé insuffisant (LPF, article L. 17) : un rapport signé, aux hypothèses documentées et aux décotes motivées poste par poste, permet de justifier la valeur retenue en cas de contrôle. Notre méthodologie s'appuie notamment sur le guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés publié par la DGFiP, dans son édition de juin 2026 : la référence que l'administration elle-même utilise.
Un expert-comptable en évaluation d'entreprise indépendant du dossier apporte :
- Une méthodologie rigoureuse et pluraliste : chaque méthode retenue est justifiée au regard de la société et, lorsque plusieurs approches sont combinées, l'expert explique les écarts
- Une position défendable : en cas de litige, de contrôle fiscal ou de négociation adversariale, un rapport d'expert indépendant est beaucoup plus solide qu'une estimation interne
- Une connaissance du marché transactionnel : les multiples d'EBITDA moyens par secteur, les conditions de marché pour les M&A PME en 2026, les niveaux de décote de minorité ou d'illiquidité
- Un regard externe objectif sur les faiblesses de l'entreprise que l'acheteur va systématiquement identifier : mieux vaut les connaître avant la négociation
Quelques missions déjà conduites, présentées de façon anonyme :
- la valeur de retrait des titres d'un associé d'une société d'exercice médical, dans un désaccord entre associés ;
- l'évaluation de titres en vue de leur apport à une holding ;
- le rapport de commissaire aux apports sur un immeuble apporté à une SARL.
Quand faire évaluer votre entreprise ?#
Cession et acquisition#
La cession d'une PME est souvent un événement financier majeur dans la vie d'un chef d'entreprise. Une valorisation bien conduite en amont de la mise sur le marché permet d'afficher un prix de cession justifié, de résister aux arguments de dévaluation des acquéreurs et d'identifier les leviers de création de valeur à activer avant la vente.
Pour les acquéreurs, notre évaluation constitue le fondement de l'analyse d'acquisition : elle vérifie que le prix demandé correspond à la valeur fondamentale, identifie les risques qui justifient des ajustements de prix ou des mécanismes de protection (garantie d'actif et de passif, séquestre, complément de prix de type earn-out).
Levée de fonds et entrée d'un investisseur#
Lors d'une levée de fonds en capital (business angel, fonds de capital-risque, fonds de capital-développement), la valorisation détermine le pourcentage de dilution des fondateurs. Une valorisation trop basse dilue excessivement les fondateurs ; trop haute, elle peut bloquer la négociation ou conduire à un down-round douloureux lors du tour suivant. Notre rapport établit une valorisation argumentée, avec des scénarios (base, optimiste, pessimiste) présentant les hypothèses de manière transparente.
Divorce et liquidation d'une communauté#
Lorsqu'une entreprise figure dans l'actif d'une communauté conjugale ou d'une indivision successorale, sa valorisation est un enjeu central du partage. En cas de désaccord sur cette valeur, le juge peut ordonner une expertise. Notre rapport d'évaluation est structuré pour être utilisable devant le juge aux affaires familiales ou le tribunal judiciaire.
Litige entre associés#
Les conflits entre associés (buy-out, squeeze-out, exclusion, évaluation des droits sociaux en cas de départ) nécessitent fréquemment une expertise amiable ou judiciaire. En tant qu'expert indépendant, nous pouvons intervenir comme expert amiable désigné conjointement par les parties, ou préparer le rapport de la partie qui nous mandate en vue d'une expertise judiciaire contradictoire.
Donation-partage et pacte Dutreil#
La transmission d'une entreprise à ses enfants dans le cadre d'une donation-partage peut bénéficier du pacte Dutreil (art. 787 B du CGI) : les titres transmis sont exonérés de droits de donation à hauteur de 75 % de leur valeur. Pour les transmissions intervenues depuis le 21 février 2026, l'engagement individuel de conservation est de 6 ans à compter de l'expiration de l'engagement collectif (d'une durée minimale de 2 ans), et la fraction de valeur représentative de certains actifs somptuaires (notamment bateaux de plaisance, véhicules de tourisme, logements non affectés exclusivement à l'activité) est exclue de l'exonération. La valorisation des titres transmis est l'un des points d'attention du contrôle fiscal lors de ces opérations : un rapport d'expert documenté permet de justifier la valeur déclarée. Et si la transmission passe par un apport des titres à une holding familiale, l'évaluation nourrit directement le rapport du commissaire aux apports exigé pour l'opération. Le volet fiscal et le calendrier de ces opérations (engagements de conservation, donation-partage, réduction de droits avant 70 ans) relèvent de notre page expert-comptable transmission d'entreprise.
Avis de valeur ou rapport d'évaluation complet : lequel choisir ?#
Le bon livrable dépend de l'usage, pas de la taille de l'entreprise. Un dirigeant qui veut objectiver une discussion naissante avec un repreneur n'a pas besoin du même document qu'un associé qui prépare un contentieux.
| Avis de valeur | Rapport d'évaluation complet | |
|---|---|---|
| Contenu | Analyse synthétique, fourchette argumentée (valeur unique pour un usage fiscal) | Rapport multicritères de 20 à 40 pages, hypothèses documentées |
| Usage | Information du dirigeant, cadrage d'une négociation, parts de SCI | Négociation, banque, administration fiscale, contentieux |
| Portée | Indicative | Défendable face à un tiers ou à un juge, sans s'imposer à eux |
| Honoraires | À partir de 800 € HT | À partir de 2 500 € HT (CA < 2 M€), 4 500 € HT (CA 2-10 M€) |
| Délai | Quelques jours | 10 à 15 jours ouvrés |
Pour le détail de ce que contient chaque document et de sa valeur juridique, lisez notre article sur le contenu, la portée et le prix d'un avis de valeur.
Que contient notre rapport d'évaluation ?#
Le rapport complet suit un sommaire type, adapté à chaque dossier :
- Contexte, objet et limites de la mission
- Présentation de la société et de son environnement
- Analyse financière et retraitements
- Cadre juridique de l'évaluation (statuts, pacte d'associés, textes applicables)
- Méthodes retenues et méthodes écartées, avec leurs motifs
- Mise en œuvre de chaque méthode retenue
- Contrôles de cohérence et analyses de sensibilité
- Synthèse : fourchette de valeur ou, pour un usage fiscal, valeur unique
- Points d'attention, réserves et pièces attendues
- Conclusion
Le rapport complet vous est présenté lors d'une restitution orale, et le modèle de calcul (hypothèses et sensibilités) vous est remis avec lui, en PDF. Le rapport n'est ni un audit ni une certification des comptes : il repose sur les documents que vous nous transmettez et, sauf si la loi ou les parties nous confient la fixation du prix (expert de l'article 1843-4 du Code civil, par exemple), la valeur à laquelle nous concluons éclaire la décision sans fixer le prix entre les parties.
Quelles méthodes utilisons-nous pour valoriser votre entreprise ?#
En règle générale, plusieurs méthodes sont confrontées, chacune saisissant une dimension de la valeur. Chaque méthode retenue doit toutefois être justifiée au regard des caractéristiques de la société, et une méthode unique est admise lorsque l'analyse de l'entreprise et des données disponibles y conduit. Pour comprendre chaque méthode en détail (formules, exemples chiffrés, barèmes par secteur), consultez notre guide complet de l'évaluation d'entreprise.
Quelle méthode selon votre entreprise ?#
| Votre situation | Méthode privilégiée | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Titres de la société cédés récemment, dans des conditions comparables | Reprise du prix de cette transaction, sans autre méthode | Titres de la même société, nature et quotité comparables, prix de marché, en principe moins de 24 mois avant |
| PME commerciale, industrielle ou de services rentable | Combinaison d'une approche par la rentabilité (résultat normatif capitalisé, flux actualisés, multiples) et d'une approche patrimoniale | Poids de chaque méthode selon l'activité, les caractéristiques de l'entreprise et le pouvoir de décision attaché aux titres |
| Holding patrimoniale, SCI de gestion | Approche patrimoniale (actif net réévalué), seule en l'absence de bénéfices ou de revenus représentatifs | Bénéfices ou loyers réguliers : la rentabilité entre en principe aussi dans le calcul ; décote motivée, sans cumul avec une autre décote couvrant le même risque |
| Start-up, société en phase de lancement, valorisée sur sa croissance | Multiple de chiffre d'affaires ; transactions antérieures sur les titres de la société, dont la dernière levée de fonds | Prix d'une levée en actions de préférence : à ne pas reporter tel quel sur les actions ordinaires |
| Titres minoritaires d'une société qui distribue régulièrement | Valeur de rendement (dividende normatif capitalisé), au sein de la combinaison de méthodes | Inapplicable sans politique de distribution, inadaptée aux titres qui donnent le pouvoir |
| Fonds de commerce de détail | Comparaison avec le marché, barèmes professionnels en recoupement, ou seuls à défaut de marché | Si l'emplacement est primordial, la valeur du fonds ne descend pas sous celle du droit au bail ; le stock n'en fait pas partie |
Ces repères suivent le guide de la DGFiP (édition 2026), écrit pour l'évaluation à usage fiscal ; dans une négociation, ils servent de base sans s'imposer. Pour un fonds de commerce, voir notre page évaluation de fonds de commerce.
Méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF, Discounted Cash Flow)#
La méthode DCF est la méthode de référence en finance d'entreprise. Elle consiste à projeter les free cash flows futurs de l'entreprise sur un horizon explicite (généralement 5 à 7 ans) puis à calculer une valeur terminale (valeur de l'entreprise au-delà de l'horizon de projection) et à actualiser l'ensemble à un taux reflétant le risque de l'activité (WACC, Weighted Average Cost of Capital).
L'avantage principal du DCF : il capture la valeur intrinsèque de l'entreprise indépendamment des conditions momentanées du marché des transactions. Son inconvénient : il est très sensible aux hypothèses de croissance et de taux d'actualisation : une variation d'un point du WACC peut modifier sensiblement la valeur. C'est pourquoi nous présentons systématiquement des analyses de sensibilité croisées (tableau de valorisation selon combinaisons de taux de croissance × WACC).
Méthode des comparables boursiers (market multiples)#
Cette méthode consiste à appliquer à l'entreprise des multiples de valorisation observés sur des sociétés cotées comparables : EV/EBITDA, EV/CA, EV/EBIT, P/E. L'échantillon doit réunir des sociétés réellement comparables (secteur, zone géographique, taille, rentabilité, profil de croissance) ; le multiple retenu (médian, moyen ou moyen hors extrêmes, selon la dispersion observée) s'applique à l'agrégat de la société évaluée, retraité de la même façon que celui des comparables. Les niveaux de multiples varient d'un secteur et d'une période à l'autre.
La valeur tirée de multiples cotés peut être corrigée, lorsque cela se justifie, d'une décote de taille (les sociétés de petite taille peuvent présenter un niveau de risque plus élevé que les grandes capitalisations) ; elle appelle en principe une décote d'illiquidité (les titres d'une PME non cotée ne se cèdent ni aussi vite ni à aussi faible coût que des actions cotées), que le guide de la DGFiP juge nécessaire lorsque l'évaluation repose sur des multiples boursiers, sauf si la combinaison des méthodes aboutit déjà à la valeur réelle. Dans tous les cas, on veille à ne pas compter deux fois le même risque, taille et illiquidité étant étroitement liées.
Méthode des transactions comparables#
Cette méthode s'appuie sur les multiples observés dans des transactions de cession effectives dans le secteur, plutôt que sur des valorisations boursières. Elle est souvent plus représentative pour les PME dont la taille est éloignée des sociétés cotées. Les transactions retenues doivent être comparables quant au secteur, à la taille et à la date ; les données de cession de sociétés non cotées étant rarement publiées, le caractère comparable de chaque référence doit être justifié.
Actif Net Réévalué (ANR)#
L'ANR consiste à revaloriser tous les actifs de l'entreprise à leur juste valeur de marché, puis à en déduire le passif réel. Cette approche est particulièrement pertinente pour les holdings immobilières (évaluation des immeubles à la valeur de marché), les sociétés à fort actif incorporel (fonds de commerce, portefeuille de brevets) et les sociétés en liquidation ou dont la valeur patrimoniale est supérieure à la valeur de rendement. Pour le cas particulier des parts de SCI (comptes courants d'associés, décotes, démembrement), voir la valorisation des parts de SCI.
Elle est moins pertinente pour les sociétés de services à faible actif fixe mais forte récurrence des revenus (logiciels, conseil), où la valeur réside dans le capital humain et les relations clients.
Goodwill et survaleur#
Pour les professions libérales et les entreprises à forte composante de clientèle (officines pharmaceutiques, cabinets médicaux, fonds de commerce), nous utilisons les méthodes de valorisation du goodwill : différentiel entre la rentabilité normative attendue d'un actif similaire et la rentabilité supérieure observée, capitalisé sur une durée reflétant la durabilité du surprofit.
Comment retraitons-nous votre rentabilité (EBE normalisé) ?#
La fiabilité d'une évaluation par les multiples ou par le DCF repose entièrement sur la qualité de la normalisation de l'EBE réalisée en amont. Les retraitements qui pèsent le plus sur la valeur :
- Rémunération du dirigeant : remplacement de la rémunération réelle, souvent optimisée fiscalement, par l'équivalent au prix de marché pour la même fonction
- Éléments non récurrents : charges de restructuration, litiges exceptionnels, honoraires ponctuels, plus ou moins-values de cession d'actifs, neutralisés pour révéler la rentabilité d'exploitation sous-jacente
- Opérations avec des parties liées : loyer versé à la SCI du dirigeant au-dessus ou en dessous du marché, ramené au loyer de marché
- Investissements différés : une entreprise qui a repoussé ses investissements d'entretien pour améliorer sa trésorerie se voit appliquer une charge normative représentant le rattrapage nécessaire
- Ajustements pro forma : effet en année pleine des contrats signés en cours d'exercice ou des acquisitions réalisées sur la période
Cette phase de normalisation a souvent plus d'impact sur la valeur finale que le choix de la méthode. Pour aller plus loin : EBITDA ou EBE, quels retraitements pour la valorisation ?.
Litige entre associés ou divorce : que dit l'article 1843-4 du Code civil ?#
Lorsque la valeur des droits sociaux est contestée lors d'une cession ou d'un rachat prévu par la loi ou les statuts, l'article 1843-4 du Code civil prévoit que la valeur est fixée par un expert désigné soit par les parties, soit, à défaut d'accord entre elles, par le président du tribunal judiciaire ou de commerce, statuant selon la procédure accélérée au fond et sans recours possible. L'expert applique, lorsqu'elles existent, les règles de détermination de la valeur prévues par les statuts ou par toute convention liant les parties. Autrement dit : si le conflit s'enlise, c'est l'évaluation d'un tiers qui s'imposera aux parties. Mieux vaut arriver à ce stade avec un dossier déjà structuré, ou l'éviter en amont par une expertise partagée. En revanche, l'article 1843-4 ne s'applique pas, en tant que tel, à l'évaluation d'une entreprise dans le cadre d'un divorce.
Notre intervention prend trois formes selon la situation : expert amiable désigné conjointement par les parties, rapport de partie préparé pour celui qui nous mandate en vue d'une expertise contradictoire, ou travail préparatoire structurant le dossier avant une éventuelle désignation judiciaire. Dans les trois cas, la qualité des retraitements et la motivation des décotes font la différence.
Deux lectures complémentaires : l'évaluation d'entreprise en cas de divorce ou de litige entre associés (déroulé, coûts, préparation) et la valorisation des parts sociales de SARL (de la valeur d'entreprise à la valeur du bloc, décotes de minorité et d'illiquidité).
Donation, apport, contrôle fiscal : quelle valeur retient l'administration ?#
En matière de droits d'enregistrement, lors d'une donation, d'une cession ou de certains apports, l'administration peut rectifier un prix ou une valeur déclarés qui lui paraissent inférieurs à la valeur vénale réelle (LPF, article L. 17). Le guide « L'évaluation des entreprises et des titres de sociétés » de la DGFiP, dans son édition de juin 2026, décrit la démarche qu'elle suit, sous le contrôle du juge. Quatre points structurent nos rapports à usage fiscal :
- Une transaction récente sur les titres de la même société prime. Si des titres de la même société ont été cédés dans des conditions comparables (nature et quotité comparables, prix de marché, en principe moins de 24 mois avant), le guide reprend ce prix sans mettre en œuvre d'autres méthodes.
- À défaut, une combinaison de méthodes justifiée par l'analyse de l'entreprise. Le guide fait de « l'analyse préalable, approfondie et individualisée » et de l'échange contradictoire ses deux exigences fondamentales.
- Une valeur unique, pas une fourchette. « Dans un contexte fiscal, le calcul des droits ne peut en aucun cas être assis sur une fourchette de valeurs, mais bel et bien sur une valeur unique », rappelle le guide.
- Le rescrit valeur, avant une donation. Le dirigeant qui envisage de donner tout ou partie de son entreprise individuelle, ou les titres de la société qu'il dirige, peut consulter l'administration sur leur valeur vénale (LPF, article L. 18). Elle dispose de six mois pour se prononcer et, pour une PME au sens du droit européen, son silence vaut accord ; la donation doit ensuite être réalisée dans les trois mois suivant la réponse, sur la valeur acceptée. Les sociétés dont l'activité principale est la gestion de leur propre patrimoine mobilier ou immobilier en sont exclues. Nous pouvons préparer la demande à partir du rapport d'évaluation (honoraires précisés au devis).
Notre processus d'évaluation#
Phase 1, collecte des données (2 à 3 jours) : récupération des 3 derniers bilans et comptes de résultat (liasse fiscale), du prévisionnel sur 3 à 5 ans si disponible, du pacte d'associés, des contrats clients et fournisseurs significatifs, des extraits Kbis et de la liste des actifs importants.
Phase 2, diagnostic et retraitements (3 à 5 jours) : normalisation de l'EBITDA (suppression des éléments non récurrents, retraitement de la rémunération du dirigeant au niveau de marché, annualisation des contrats récents), analyse de la tendance de croissance, identification des risques spécifiques.
Phase 3, application des méthodes (3 à 4 jours) : mise en œuvre des méthodes retenues (selon le cas : modèle DCF, multiples de comparables, ANR), analyse de sensibilité.
Phase 4, rédaction du rapport (2 à 3 jours) : rapport écrit de 20 à 40 pages, fourchette de valorisation argumentée (valeur unique pour un usage fiscal), conclusions et recommandations, remis avec le modèle de calcul en PDF ; la restitution orale suit à une date convenue avec vous.
Délai total : 10 à 15 jours ouvrés pour un dossier standard.
Combien coûte une évaluation d'entreprise ?#
Deux formats existent selon l'usage : l'avis de valeur (analyse synthétique, fourchette argumentée, à partir de 800 € HT pour des parts de SCI ou une TPE simple) et le rapport d'évaluation complet (multicritères, motivé, destiné à une négociation, une banque ou un contentieux). Les fourchettes ci-dessous s'entendent pour un rapport complet :
| Contexte de la mission | Périmètre | Honoraires indicatifs (HT) |
|---|---|---|
| Évaluation préparatoire à la cession | CA < 2 M€ | à partir de 2 500 € |
| Évaluation préparatoire à la cession | CA 2-10 M€ | à partir de 4 500 € |
| Évaluation préparatoire à la cession | CA 10-30 M€ | à partir de 6 000 € |
| Évaluation pour levée de fonds | Startup / scale-up | à partir de 3 500 € |
| Évaluation judiciaire / litige associés | Toute taille | sur devis |
| Évaluation Dutreil / donation-partage | Toute taille | à partir de 3 000 € |
📍 58 rue de Monceau, 75008 Paris | Nous contacter
Avant la mission, estimez une première fourchette avec le simulateur de valorisation d'entreprise PME : il applique les multiples d'EBE sectoriels et les décotes usuelles, et vous saurez en quelques minutes où se situe la discussion.
Voir aussi : Guide de l'évaluation d'entreprise 2026 | Conseil en cession et M&A | Commissaire aux apports Paris | Fiscalité holding
Questions fréquentes
Qui est un expert en évaluation d'entreprises ?
Quelle différence entre une évaluation d'entreprise et une simple expertise du bilan ?
Peut-on évaluer une entreprise qui n'est pas encore rentable ?
À quelle fréquence faut-il actualiser une évaluation ?
Que devient la valeur si l'entreprise perd un client ou un contrat majeur ?
Combien coûte une évaluation d'entreprise en 2026 ?
Pourquoi confier l'évaluation de son entreprise à un expert-comptable ?
Quelle différence entre un avis de valeur et un rapport d'évaluation complet ?
Une évaluation faite par notre expert-comptable habituel est-elle valable pour la vente ?
Quelle méthode d'évaluation donne la valeur la plus haute ?
Dans quels cas la loi impose-t-elle un professionnel désigné ?
Quelle différence entre la valeur d'entreprise et la valeur des titres ?
Peut-on faire valider la valeur par l'administration avant une donation ?
Besoin d'un accompagnement expert ?
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Article rédigé par Samuel Hayot
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- DGFiP, guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés (édition juin 2026)
- Légifrance, Code civil article 1843-4 (expert et valeur des droits sociaux)
- Légifrance, LPF article L. 17 (rectification de la valeur par l'administration)
- Légifrance, LPF article L. 18 (rescrit valeur avant une donation d'entreprise)
- Légifrance, ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945, article 2 (missions de l'expert-comptable)
- Légifrance, Code de commerce article L. 223-9 (commissaire aux apports, SARL)
- Légifrance, Code de commerce article L. 227-1 (règles applicables à la SAS, commissaire aux apports)
- Légifrance, Code de commerce article L. 224-3 (commissaire à la transformation)
- Légifrance, Code de commerce article L. 236-10 (commissaire à la fusion)
- Légifrance, loi n° 71-498 du 29 juin 1971, article 2 (listes d'experts judiciaires)
- Entreprendre.Service-Public, cession d'actions ou de parts sociales
Un cabinet réglementé pensé pour une demande business nationale
Cette page garde l'ancrage Paris 8 tout en parlant clairement aux entreprises partout en France qui veulent un cabinet plus direct, digital et utile pour décider.
Cabinet réglementé
Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
Couverture nationale
Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.
Stack moderne
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Contact direct
Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.