Expert-comptable crypto-monnaie
Cabinet pour investisseurs actifs, sociétés et projets crypto: wallets, exchanges, traçabilité des flux, fiscalité, staking, conversion fiat et trésorerie en actifs numériques.
Cabinet pour investisseurs actifs, sociétés et projets crypto: wallets, exchanges, traçabilité des flux, fiscalité, staking, conversion fiat et trésorerie en actifs numériques.
Nous qualifions votre situation crypto, calculons vos plus-values et sécurisons vos déclarations. En 2026, la plus-value d'un particulier occasionnel relève du PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR plus 18,6 % de prélèvements sociaux), avec exonération sous 305 euros de cessions. Trader habituel et mineur relèvent des BNC.
Détenir du Bitcoin, de l'Ether, des stablecoins ou des jetons reçus en staking ne pose pas de problème tant que l'on n'a rien vendu. La difficulté commence dès la première cession, le premier arbitrage crypto contre euros, le premier compte ouvert sur une plateforme étrangère, ou dès qu'une société inscrit des actifs numériques à son bilan. L'expert-comptable crypto-monnaie intervient précisément à ce moment : qualifier correctement votre situation, calculer une plus-value imposable que la plupart des outils de portefeuille estiment mal, sécuriser les obligations déclaratives et éviter les amendes qui tombent pour de simples oublis de formulaire.
Notre cabinet, à Paris 8, accompagne des particuliers investisseurs, des traders, des mineurs, des fondateurs de projets Web3 et des entreprises qui détiennent ou encaissent des crypto-actifs. L'enjeu n'est pas l'optimisation agressive : c'est la conformité et la justesse des chiffres, dans un cadre fiscal et comptable qui a beaucoup bougé en 2026.
Un expert-comptable crypto-monnaie qualifie votre activité (investisseur occasionnel, trader habituel, mineur, entreprise détentrice), calcule la plus-value imposable et sécurise vos déclarations. En 2026, la plus-value de cession d'un particulier occasionnel est soumise au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux), avec une exonération sous 305 euros de cessions annuelles.
La première erreur que nous corrigeons dans les dossiers crypto, c'est la qualification. Le régime fiscal dépend de qui vous êtes et de comment vous opérez, pas de la blockchain utilisée.
La frontière entre l'occasionnel et l'habituel est le point de friction le plus délicat. Elle n'est pas définie par un nombre de transactions chiffré dans la loi, mais par une appréciation d'ensemble. Beaucoup de personnes qui se croient simples investisseurs s'approchent en réalité du profil professionnel, avec des conséquences fiscales et sociales très différentes.
Pour un particulier qui cède à titre occasionnel, le prélèvement forfaitaire unique s'applique. À compter du 1er janvier 2026, son taux global passe à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Cette hausse de la part sociale (de 17,2 % à 18,6 %) résulte de l'augmentation de la CSG sur les revenus du capital prévue par la LFSS 2026. Attention : le BOFiP encore en ligne affiche le taux historique de 17,2 % (soit 30 % au total), antérieur à cette réforme.
Le contribuable peut renoncer au taux forfaitaire et opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette option, ouverte depuis l'imposition des revenus 2023, porte sur la plus-value nette, doit être formulée expressément sur la déclaration d'ensemble avant la date limite de dépôt, et elle est irrévocable. Elle peut être pertinente pour un foyer faiblement imposé, mais elle s'apprécie sur l'ensemble des revenus du capital, jamais isolément. C'est exactement le type d'arbitrage que nous chiffrons avant de cocher la case.
Les cessions sont exonérées lorsque la somme des prix de cession de l'année n'excède pas 305 euros (hors opérations d'échange sans soulte). Deux pièges reviennent constamment :
Le risque sous-estimé : un investisseur qui multiplie les petits arbitrages crypto contre euros pense être sous le seuil parce que chaque opération est minime, alors que le cumul annuel le dépasse largement.
Le détail des plus ou moins-values se déclare cession par cession sur le formulaire n° 2086 (annexe), le résultat global étant reporté sur la déclaration 2042-C. La vraie difficulté est en amont : reconstituer le prix total d'acquisition du portefeuille et appliquer la méthode de calcul propre aux actifs numériques sur chaque cession. Les exports de plateformes sont rarement directement exploitables, et un défaut ou retard de production du 2086 peut entraîner une taxation d'office (article 59 de la loi de finances pour 2025).
Oui. Tout compte d'actifs numériques ouvert, détenu, utilisé ou clos auprès d'une plateforme établie à l'étranger doit être déclaré chaque année via le formulaire n° 3916 / 3916-bis, joint à la déclaration de revenus (article 1649 bis C du CGI). Cette obligation existe même sans aucune cession et même si le compte est resté vide.
Les sanctions sont lourdes et frappent un simple oubli :
| Manquement | Amende | Base légale |
|---|---|---|
| Défaut de déclaration d'un compte à l'étranger | 750 euros par compte | Art. 1736 X du CGI |
| Omission ou inexactitude | 125 euros | Art. 1736 X du CGI |
| Plafond par déclaration | 10 000 euros | Art. 1736 X du CGI |
| Compte dont la valeur excède 50 000 euros (à un moment de l'année) | 1 500 euros par compte, 250 euros par omission | Art. 1736 X du CGI |
C'est l'oubli le plus fréquent et le plus coûteux que nous rencontrons : la déclaration des plus-values est faite, mais les comptes étrangers ont été ignorés.
L'échange d'actifs numériques utilisés comme moyen de paiement contre une monnaie ayant cours légal (et inversement) est exonéré de TVA. La Cour de justice de l'Union européenne (arrêt Hedqvist, 22 octobre 2015, affaire C-264/14) a qualifié ces échanges de prestations de services à titre onéreux, mais exonérées au titre de l'article 135 §1 e) de la directive TVA, transposé en droit français à l'article 261 C, 1°, d du CGI. Côté minage, l'administration considère que l'opération n'entre pas dans le champ de la TVA, faute de lien direct entre la récompense de bloc perçue et un service rendu à un bénéficiaire identifiable.
Une société qui détient, émet ou encaisse des crypto-actifs doit les inscrire en comptabilité. Le règlement ANC n° 2026-01 du 9 janvier 2026 refond la section du Plan comptable général dédiée aux crypto-actifs pour l'aligner sur le règlement européen MiCA : distinction entre émission, détention et cession, et classement des jetons de monnaie électronique (EMT) en compte 513. L'entrée en vigueur est prévue pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027. Notre lecture : les entreprises concernées ont intérêt à cartographier dès maintenant leurs jetons et leurs flux pour préparer la transition, plutôt que de la subir au moment de la clôture.
Pour les prestataires de services sur actifs numériques, le statut national PSAN (enregistrement auprès de l'AMF) est remplacé par l'agrément européen PSCA prévu par le règlement MiCA. La période transitoire pour les PSAN déjà enregistrés s'achève le 1er juillet 2026 ; au-delà, exercer sans agrément PSCA est sanctionné. L'AMF est l'autorité compétente, aux côtés de l'ACPR. Pour un projet Web3 en structuration, ce volet réglementaire se traite en parallèle des questions juridiques et fiscales : voir notre page accompagnement des startups tech.
| Situation | Régime | Ce que nous surveillons |
|---|---|---|
| Investisseur occasionnel | Art. 150 VH bis, PFU 31,4 % | Seuil 305 euros, calcul de la plus-value, comptes étrangers |
| Trader habituel | BNC (art. 92) | Frontière occasionnel/habituel, régime déclaratif et social |
| Mineur habituel | BNC (art. 92), hors champ TVA | Qualification, charges déductibles, justificatifs |
| Entreprise détentrice | PCG, ANC 2026-01 (exercices 2027) | Classement comptable, valorisation, documentation |
| Prestataire (plateforme) | Agrément PSCA / MiCA | Échéance 1er juillet 2026, dossier AMF |
L'arbitrage le plus courant est celui entre PFU et barème pour un particulier : nous le chiffrons sur l'ensemble du foyer avant de décider. Pour les structures patrimoniales et la détention via une société dédiée, l'analyse rejoint nos travaux de fiscalité des holdings et de fiscalité d'entreprise et du dirigeant.
Les chiffres et règles ci-dessus sont des principes généraux à jour au 23 juin 2026 ; une décision adaptée à votre cas nécessite l'examen de votre situation, de vos relevés et des textes en vigueur. Notre cabinet établit ce diagnostic et chiffre vos options avant toute déclaration.
12,8 % IR + 18,6 % PS
31,4 % en 2026
Total des prix de cession de l'année
305 euros
Cession par cession + report 2042-C
Formulaire 2086
Par compte (1 500 euros si > 50 000 euros)
Amende 750 euros
Faisceau d'indices, art. 92 CGI
Régime BNC
Règlement ANC 2026-01 aligné MiCA
Exercices ouverts dès 2027
Les dossiers crypto combinent wallets, exchanges, conversions, staking, flux bancaires et parfois trésorerie d'entreprise. Le besoin comptable porte d'abord sur la traçabilité, puis sur la qualification des mouvements, la séparation des usages et la documentation du dossier.
La première étape consiste à cartographier les plateformes et supports utilisés pour éviter de perdre la vision d'ensemble.
Les conversions fiat, virements et sorties bancaires doivent être reliés aux mouvements crypto pour rendre le dossier cohérent.
Plus les usages sont distincts, plus la relecture comptable et fiscale est défendable.
Historiques, exports, justificatifs et traces de transferts doivent être centralisés régulièrement pour ne pas reconstruire le dossier trop tard.
Où que vous soyez en France, notre cabinet déploie des outils de pilotage 100% digitaux pour allier la réactivité et l'exigence technique d'un cabinet de premier plan.
Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.
Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.
Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.
30 minutes offertes avec Samuel Hayot pour challenger votre pilotage et identifier vos leviers prioritaires.
Crypto-actifs, NFT et tokenisation : matrice de classement, comptes PCG, valorisation, fiscalité art. 38 et 209 CGI, MiCA et dispositif probant pour la clôture 2026.
Apport en nature de crypto-actifs, valorisation, commissaire aux apports et comptabilisation : les points de vigilance en 2026.
Comment un particulier déclare et impose ses plus-values de cession de crypto-actifs en 2026 : PFU à 31,4 %, option barème, seuil de 305 €, formulaire 2086 et comptes à l'étranger. Le point d'un expert-comptable, hors activité habituelle et hors entreprise.
Parce qu'il faut d'abord reconstituer et qualifier les flux entre wallets, exchanges et comptes bancaires avant même de pouvoir parler proprement de fiscalité ou de comptabilité.
Les historiques d'exchange, les wallets utilisés, les comptes bancaires reliés, les preuves de transferts et de conversions, ainsi que tout élément permettant de reconstruire la chronologie des mouvements.
Parce qu'un dossier devient vite illisible si tous les mouvements sont mis dans le même sac. Il faut séparer les mouvements techniques des opérations qui ont une vraie portée économique ou fiscale.
Oui. Plus les usages se mélangent, plus la situation devient risquée. Une bonne séparation documentaire et opérationnelle est essentielle.
Elle ajoute des questions de gouvernance, de volatilité, de documentation et de lecture de trésorerie globale. Le sujet doit être piloté autrement qu'un simple investissement personnel.
Oui, mais la priorité est alors de reconstituer la cartographie, d'ordonner les pièces et d'identifier d'abord les zones les plus sensibles avant de vouloir tout traiter de façon brute.

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources officielles et de reference citees pour cette page.