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Dividendes 2026

Calculateur de dividendes 2026

Calculez un dividende en partant du résultat de l'exercice, du montant brut voté au procès-verbal d'assemblée générale, ou du net que vous voulez toucher. Le simulateur remonte jusqu'au résultat avant IS, chiffre l'impôt sur les sociétés, détaille la flat tax de 31,4 % (12,8 % d'acompte d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux) et affiche le coût total du versement.

Partez du résultat avant IS, du dividende brut voté ou du net que vous voulez toucher.

Chiffrez l'impôt sur les sociétés au barème 15 puis 25 %, puis le détail de la flat tax.

Obtenez le brut à voter au procès-verbal et le coût total du versement, IS compris.

Réponse rapide

Comment calculer ses dividendes nets (brut en net) en 2026 ?

Dividende net = dividende brut × 0,686, car la flat tax (PFU) prélève 31,4 % sur les dividendes versés depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Pour passer du net au brut, divisez par 0,686 : 10 000 € nets supposent 14 577 € bruts. Mais le brut provient d’un bénéfice déjà soumis à l’IS : dans une PME éligible, 100 000 € de résultat avant IS donnent 79 250 € après IS, 78 250 € distribuables après réserve légale et 53 679,50 € nets pour l’associé.

Flat tax 2026 (PFU)
31,4 % = 12,8 % + 18,6 %
Brut en net
Net = brut × 0,686
Net en brut
Brut = net ÷ 0,686

Contenu vérifié par Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l’Ordre, mis à jour le

Dividende brut, dividende net : ce que recouvre chaque montant

Le dividende brut est le montant voté par l’assemblée générale et inscrit au procès-verbal, dans la limite du bénéfice distribuable. Le dividende net est ce qui arrive sur le compte de l’associé après le prélèvement, par la société, de la flat tax de 31,4 %. Entre les deux, le rapport est fixe : le net représente 68,6 % du brut tant que l’associé est une personne physique résidente fiscale française soumise au PFU.

Ce rapport ne dit pourtant qu’une partie de l’histoire. Un dividende se calcule en trois étages : l’impôt sur les sociétés sur le résultat fiscal (15 % puis 25 %), l’affectation du résultat (apurement des pertes, réserve légale, réserves facultatives), puis la fiscalité personnelle de l’associé. Raisonner uniquement sur 31,4 % sous-estime le coût réel d’une distribution de 10 à 17 points selon le taux d’IS.

Enfin, le net « en poche » n’est pas toujours définitif. Les 12,8 % prélevés à la source sont un acompte d’impôt sur le revenu : ils s’imputent sur l’impôt de l’année suivante et peuvent être restitués si l’associé opte pour le barème et relève d’une tranche basse. Les 18,6 % de prélèvements sociaux, eux, sont définitifs.

Les formules pour calculer un dividende en 2026

Impôt sur les sociétés (PME éligible)
IS = 15 % × min(résultat ; 42 500 €) + 25 % × (résultat − 42 500 €) si positif
Réserve légale
Dotation = min(5 % × (résultat net − pertes antérieures) ; 10 % du capital − réserve déjà constituée)
Bénéfice distribuable
Résultat net − pertes antérieures − réserve légale − réserves facultatives + report à nouveau créditeur
Flat tax sur le brut
PFU = brut × 31,4 % (dont 12,8 % d’acompte d’IR et 18,6 % de prélèvements sociaux)
Brut en net
Dividende net = dividende brut × 0,686
Net en brut (calcul inverse)
Dividende brut = dividende net ÷ 0,686
Remontée au résultat avant IS
Résultat net ÷ 0,85 jusqu’à 36 125 € ; au-delà : 42 500 € + (résultat net − 36 125 €) ÷ 0,75

Le seuil de 36 125 € correspond aux 42 500 € de bénéfice taxé à 15 %, après impôt (42 500 × 0,85). Quand la réserve légale est encore à doter, le résultat net requis vaut brut ÷ 0,95, mais seulement tant que la dotation ne dépasse pas le plafond de 10 % du capital : au-delà, on ajoute simplement le reliquat du plafond. C’est la logique exacte du simulateur.

Calculer son dividende net en 6 étapes

La méthode suit l’ordre réel des opérations, de la clôture de l’exercice au versement. C’est aussi l’ordre dans lequel nous validons une distribution avec un dirigeant.

  1. 1

    Partir du résultat fiscal, pas du résultat comptable

    L’IS se calcule sur le résultat fiscal, après réintégrations (amendes, part non déductible de certaines charges) et déductions. Un écart de quelques milliers d’euros change l’impôt, donc le montant distribuable.

  2. 2

    Appliquer le barème de l’IS

    15 % sur les 42 500 premiers euros si la société remplit les conditions (chiffre d’affaires n’excédant pas 10 millions €, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques), puis 25 % sur le surplus. Sans ces conditions, tout est taxé à 25 %.

  3. 3

    Affecter le résultat

    Apurez d’abord les pertes antérieures, puis dotez la réserve légale à 5 % du bénéfice tant qu’elle n’atteint pas 10 % du capital. Avec un capital de 10 000 €, la réserve légale plafonne à 1 000 € : elle pèse peu dans une petite société, beaucoup plus dans une société à capital élevé.

  4. 4

    Fixer le dividende brut au regard de la trésorerie

    Le bénéfice distribuable est un plafond juridique, pas un objectif. Le montant voté doit rester compatible avec la trésorerie disponible après paiement de l’IS, des acomptes à venir et des besoins d’exploitation.

  5. 5

    Appliquer la flat tax ou l’option pour le barème

    Par défaut, la société prélève 31,4 % du brut à la source et verse 68,6 %. Si l’associé opte pour le barème progressif lors de sa déclaration, l’abattement de 40 % et la CSG déductible de 6,8 % s’appliquent, et l’acompte de 12,8 % est imputé sur l’impôt final.

  6. 6

    Vérifier la règle des 10 % si vous êtes gérant majoritaire

    En SARL, EURL ou SEL à l’IS, la fraction des dividendes supérieure à 10 % du capital, des primes d’émission et des sommes en compte courant supporte des cotisations sociales de travailleur indépendant au lieu des 18,6 % de prélèvements sociaux. L’impôt sur le revenu reste dû sur la totalité.

Exemple chiffré : de 100 000 € de bénéfice avant IS au dividende net

Une SASU éligible au taux réduit d’IS, au capital de 10 000 €, sans perte antérieure ni réserve légale déjà constituée, réalise 100 000 € de résultat avant IS et distribue tout le bénéfice distribuable. L’associé unique est une personne physique qui reste à la flat tax. Ce sont les paramètres que vous obtenez dans le simulateur en saisissant 100 000 € avant IS.

ÉtapeCalculMontant
Résultat avant ISMontant saisi100 000 €
IS à 15 %42 500 × 15 %6 375 €
IS à 25 %57 500 × 25 %14 375 €
Résultat net100 000 − 20 75079 250 €
Réserve légalemin(5 % × 79 250 = 3 962,50 ; 10 % × 10 000)1 000 €
Dividende brut voté79 250 − 1 00078 250 €
Acompte d’IR à 12,8 %78 250 × 12,8 %10 016 €
Prélèvements sociaux à 18,6 %78 250 × 18,6 %14 554,50 €
Dividende net versé78 250 × 0,68653 679,50 €
IS rattaché au dividende20 750 × 78 250 ÷ 79 25020 488,17 €
Coût total et taux global(20 488,17 + 24 570,50) ÷ 98 738,1745 058,67 €, soit 45,6 %

Lecture : sur 100 000 € de bénéfice, l’associé encaisse 53 679,50 €, soit 53,7 % ; 1 000 € restent en réserve légale dans la société. Le taux global de 45,6 % se situe entre les 41,7 % d’un bénéfice entièrement taxé à 15 % et les 48,6 % d’un bénéfice taxé à 25 %. Si la même société était une SARL dont l’associé est gérant majoritaire, le seuil des 10 % serait de 1 000 € seulement : 77 250 € de dividendes supporteraient des cotisations sociales de travailleur indépendant au lieu des 18,6 %. Avec le taux de 40 % retenu par défaut dans le simulateur, le net tomberait à environ 37 150 € (10 016 € d’impôt, 186 € de prélèvements sociaux et 30 900 € de cotisations TNS), contre 53 679,50 € en SASU. À l’inverse, pour viser 50 000 € nets, il faut voter 72 886 € bruts, dégager 73 886 € de résultat net (réserve légale incluse) et donc environ 92 848 € de résultat avant IS.

SAS ou SARL : comment le dividende est prélevé selon votre situation

Le taux de 31,4 % ne vaut pas pour tous les associés. Ce tableau résume le traitement du dividende selon la forme de la société et la qualité de l’associé, pour un associé résident fiscal français.

Situation de l’associéPrélèvement sur le dividendePoint d’attention
Président ou associé de SAS/SASU (personne physique)PFU de 31,4 % sur la totalité, ou barème sur optionAucune cotisation sociale, mais aucun droit retraite acquis par le dividende
Associé non gérant, gérant minoritaire ou égalitaire de SARLPFU de 31,4 % sur la totalité, comme en SASLa majorité s’apprécie avec les parts du conjoint, du partenaire de PACS, des enfants mineurs et des autres gérants
Gérant majoritaire de SARL ou EURL à l’IS, associé de SELJusqu’à 10 % de (capital + primes + compte courant) : PFU de 31,4 %. Au-delà : cotisations sociales TNS + impôt sur le revenuUn capital de 1 000 € fixe le seuil à 100 € : presque tout le dividende devient cotisable
Associé société (holding à l’IS)Pas de PFU ; régime mère-fille possible avec une quote-part de frais et charges de 5 % taxée à l’ISConditions de détention à vérifier ; les fonds restent dans la holding
Associé non-résidentRetenue à la source, souvent réduite par la convention fiscaleFormalités conventionnelles à préparer avant le versement

Tableau de synthèse à visée pédagogique ; le traitement définitif dépend des statuts, de la répartition du capital et de la situation personnelle de chaque associé. Les contributions sur les hauts revenus peuvent s’ajouter pour les foyers concernés.

Bonnes pratiques avant de fixer le montant

  • Chiffrer l’IS de l’exercice avant d’annoncer un montant distribuable : c’est l’étape qui consomme le plus de résultat, et elle se joue avant l’assemblée.
  • Comparer PFU et barème sur votre tranche marginale : à 0 % ou 11 %, le barème (abattement de 40 %, CSG déductible de 6,8 %) est en principe plus favorable ; à partir de 30 %, la flat tax l’emporte presque toujours.
  • Demander la dispense d’acompte de 12,8 % avant le 30 novembre de l’année précédant le versement si votre revenu fiscal de référence N-2 est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple).
  • En SARL avec un gérant majoritaire, simuler le couple rémunération et dividendes ensemble : au-delà du seuil des 10 %, le dividende perd l’essentiel de son avantage social.
  • Garder une marge de trésorerie après distribution : l’IS, la TVA et les acomptes d’IS de l’exercice suivant ne disparaissent pas avec le vote.
  • Documenter la décision : procès-verbal d’assemblée, déclaration 2777 et paiement du prélèvement dans les 15 jours du mois suivant le versement.

Les erreurs fréquentes dans le calcul brut en net

  • Appliquer 31,4 % au bénéfice avant IS

    La flat tax porte sur le dividende brut, qui sort d’un bénéfice déjà taxé. Sur 100 000 € de résultat, on ne touche pas 68 600 € mais 53 679,50 € dans notre exemple, car l’IS et la réserve légale passent avant.

  • Utiliser encore le taux de 30 %

    Le PFU est passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, du fait de la hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital. Un dividende brut de 50 000 € rapporte donc 34 300 € nets au lieu de 35 000 € : 700 € d’écart.

  • Diviser par 0,95 sans tenir compte du plafond de réserve légale

    La dotation de 5 % s’arrête dès que la réserve atteint 10 % du capital. Dans une société au capital de 10 000 €, elle ne dépasse jamais 1 000 € : diviser un brut de 72 886 € par 0,95 surestimerait le résultat net requis d’environ 2 840 €.

  • Oublier la règle des 10 % en SARL

    Un gérant majoritaire qui calcule son net à 68,6 % du brut se trompe dès que le dividende dépasse 10 % du capital, des primes et du compte courant : la fraction excédentaire supporte des cotisations TNS, généralement plus lourdes que les 18,6 % de prélèvements sociaux.

  • Confondre acompte de 12,8 % et impôt définitif

    L’acompte s’impute sur l’impôt de l’année suivante. En cas d’option pour le barème avec une tranche basse, une partie est restituée ; sans demande de dispense dans les délais, il est prélevé même si vous n’êtes finalement pas imposable.

Du résultat avant IS au dividende net : comment ça marche

Un dividende ne se décide pas au hasard : la société paie d'abord l'impôt sur les sociétés, puis affecte le résultat (réserve légale, report à nouveau), vote un montant brut en assemblée et applique enfin la fiscalité de l'associé. Le simulateur suit cette chaîne dans les deux sens, du résultat vers le net comme du net vers le résultat, et reste indicatif : le bon montage dépend de votre statut, de votre trésorerie et de votre situation personnelle.

1. Payer l'IS et affecter le résultat

Le bénéfice supporte d'abord l'impôt sur les sociétés, puis suit un ordre précis fixé par le Code de commerce.

  • IS 2026 : 15 % jusqu'à 42 500 € pour les sociétés éligibles, 25 % au-delà (art. 219, I-b du CGI).
  • Apurement des pertes antérieures, puis réserve légale : 5 % du bénéfice jusqu'à 10 % du capital (art. L232-10).
  • Réserves facultatives et report à nouveau, puis bénéfice distribuable (art. L232-11).

2. Voter le dividende brut

L'assemblée générale ordinaire vote un dividende brut, dans la limite du bénéfice distribuable.

  • Le montant brut est celui qui figure au procès-verbal d'AG.
  • Le solde non distribué part en report à nouveau.
  • L'AGO doit se tenir dans les 6 mois de la clôture.

3. Appliquer la flat tax et mesurer le coût

Sur le dividende brut, la société prélève 31,4 % : l'associé perçoit 68,6 % du brut.

  • 12,8 % d'acompte d'impôt sur le revenu (imputable, restituable si tranche basse), déclaré sur le formulaire 2777.
  • 18,6 % de prélèvements sociaux (définitifs).
  • Coût total du versement : l'IS payé sur le bénéfice qui le finance, plus la flat tax.

Avant de distribuer un dividende

Une distribution sécurisée se prépare : le simulateur donne l'ordre de grandeur, ces points valident la décision.

  • Chiffrer la charge d'IS de l'exercice avant d'annoncer un bénéfice distribuable.
  • Vérifier le bénéfice distribuable réel (report à nouveau, réserves obligatoires).
  • Contrôler la trésorerie disponible avant de voter le montant.
  • Pour un gérant majoritaire, mesurer la fraction au-delà de 10 % du capital, des primes et du compte courant.
  • Rédiger le procès-verbal d'AG et préparer la déclaration 2777.

Notre analyse d'expert-comptable

Le vrai sujet d'un dividende n'est pas le taux affiché par un simulateur, mais la cohérence d'ensemble : un bénéfice réellement distribuable, une trésorerie qui suit, un procès-verbal en règle et, pour un gérant majoritaire, la règle des 10 % anticipée. L'impôt sur les sociétés en est la moitié invisible : un dividende brut de 10 000 € suppose que la société ait déjà dégagé près de 11 800 € de résultat avant impôt, et cela se joue bien avant le vote de l'assemblée. Nous arbitrons aussi le couple rémunération/dividendes, car le meilleur net en poche combine souvent les deux.

Le risque sous-estimé

Distribuer plus que le bénéfice distribuable (dividende fictif), oublier la réserve légale ou négliger la règle des 10 % expose à un redressement et à la remise en cause de la distribution. Le formalisme (PV d'AG, déclaration 2777) conditionne la sécurité de l'opération.

Ce que le dirigeant doit décider

  • Le montant brut à voter, dans la limite du bénéfice distribuable.
  • La part mise en réserve ou en report à nouveau.
  • Le régime d'imposition : flat tax ou option barème.
  • La cohérence avec sa rémunération et sa trésorerie.

Points de vigilance 2026

  • IS 2026 : 15 % jusqu'à 42 500 € pour les sociétés éligibles (CA sous 10 millions d’euros, capital libéré, 75 % détenu par des personnes physiques), 25 % au-delà.
  • Le résultat fiscal n'est pas le résultat comptable : réintégrations et déductions modifient l'IS réellement dû.
  • Flat tax portée à 31,4 % (18,6 % de prélèvements sociaux) depuis le 1er janvier 2026.
  • Dispense d'acompte de 12,8 % possible si le revenu fiscal de référence N-2 est sous 50 000 / 75 000 €.
  • Règle des 10 % pour les gérants majoritaires SARL, EURL et SEL.
  • Déclaration 2777 et versement au plus tard le 15 du mois suivant le versement.
  • Associé personne morale (holding) : régime mère-fille, pas de flat tax, à traiter à part.

FAQ du calculateur de dividendes

Quel est le taux d'imposition d'un dividende en 2026 ?

Par défaut, un dividende est soumis à la flat tax (PFU) de 31,4 % : 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (la CSG est passée à 10,6 % avec la loi de financement de la sécurité sociale 2026). L'associé perçoit donc 68,6 % du dividende brut voté. Il reste possible d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, qui ouvre un abattement de 40 % (art. 158-3-2 du CGI) mais conserve les 18,6 % de prélèvements sociaux.

Comment passer du net que je veux toucher au brut à voter ?

Il faut faire un calcul inverse (gross-up) : le dividende brut à voter est égal au net souhaité divisé par 0,686. Par exemple, pour toucher 6 860 € nets, il faut voter un dividende brut de 10 000 € au procès-verbal d'assemblée générale. Le simulateur fait ce calcul automatiquement dans le mode « depuis le net voulu », et remonte d'un cran de plus : ces 10 000 € bruts supposent que la société ait dégagé environ 11 765 € de résultat avant impôt sur les sociétés, au taux réduit de 15 %.

Quel est le taux global d'un dividende, impôt sur les sociétés compris ?

La flat tax de 31,4 % ne mesure qu'une partie du prélèvement : elle porte sur un bénéfice qui a déjà supporté l'impôt sur les sociétés. En cumulant les deux étages, le taux global ressort à 41,7 % tant que le bénéfice reste dans la bande taxée à 15 % (jusqu'à 42 500 €), et à 48,6 % lorsqu'il est taxé à 25 %. Autrement dit, sur 100 € de résultat avant IS, l'associé perçoit environ 58 € au taux réduit et 51 € au taux normal. C'est ce taux global, et non le seul PFU, qu'il faut comparer au coût d'un salaire.

Combien de bénéfice avant IS faut-il pour toucher un net donné ?

Il faut remonter deux étages. Le net se convertit d'abord en dividende brut (net divisé par 0,686), puis ce brut se convertit en résultat avant impôt sur les sociétés. Au taux réduit de 15 %, on divise par 0,85 tant que le bénéfice reste sous 42 500 € ; au-delà, la fraction supérieure est taxée à 25 %, donc on divise par 0,75. Pour 6 860 € nets en poche, il faut ainsi 10 000 € de dividende brut et environ 11 765 € de résultat avant IS : le coût complet de l'opération est de 4 905 €, soit un taux global de 41,7 %. Le simulateur affiche cette remontée dans les trois modes de calcul.

Qu'est-ce que le montant brut sur le PV d'assemblée générale ?

Le montant brut est le dividende voté par l'assemblée, avant tout prélèvement. C'est ce chiffre qui figure au procès-verbal. La flat tax de 31,4 % est ensuite prélevée dessus au moment du versement : le brut n'est donc pas ce que l'associé reçoit sur son compte, mais la base de calcul.

La réserve légale est-elle toujours obligatoire ?

Oui, tant qu'elle n'a pas atteint 10 % du capital social. Chaque année, la société doit affecter 5 % du bénéfice (diminué des pertes antérieures) à la réserve légale, jusqu'à ce plafond de 10 %. Une fois le plafond atteint, la dotation n'est plus obligatoire et le bénéfice distribuable augmente d'autant.

Le simulateur convient-il à un gérant majoritaire de SARL ?

Oui, avec une réserve : pour un gérant majoritaire de SARL, EURL ou SEL, la part de dividendes supérieure à 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant d'associé supporte des cotisations sociales TNS (art. L131-6 du Code de la sécurité sociale) à la place des 18,6 % de prélèvements sociaux ; l'acompte d'impôt de 12,8 % reste dû sur la totalité. Le simulateur chiffre ces cotisations au taux que vous saisissez (40 % par défaut) : le taux réel dépend de vos revenus et de votre régime, c'est un point à affiner au cas par cas.

Faut-il choisir la flat tax ou le barème progressif pour ses dividendes ?

Le barème est en principe plus favorable si votre tranche marginale est de 0 % ou 11 %, la flat tax à partir de 30 %. Au barème, 60 % du dividende est imposé (abattement de 40 %) et 6,8 % de CSG est déductible l’année suivante. Sur 78 250 € bruts, l’impôt marginal, CSG déductible comprise, ressort à environ 4 579 € à 11 % et 12 489 € à 30 %, contre 10 016 € de PFU. L’option est globale pour tout le foyer.

Peut-on être dispensé de l’acompte de 12,8 % sur les dividendes ?

Oui, si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 50 000 € pour une personne seule ou 75 000 € pour un couple soumis à imposition commune. La demande, sous forme d’attestation sur l’honneur, doit être remise à la société au plus tard le 30 novembre de l’année précédant le versement. Les 18,6 % de prélèvements sociaux restent prélevés dans tous les cas.

La flat tax de 31,4 % s’applique-t-elle aux dividendes versés en 2026 sur le bénéfice 2025 ?

Oui. Le taux de 31,4 % s’applique aux dividendes versés depuis le 1er janvier 2026, quel que soit l’exercice qui a généré le bénéfice. Un dividende voté en juin 2026 sur les comptes 2025 supporte donc 12,8 % d’acompte d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 6 860 € nets pour 10 000 € bruts.

Dividendes en SAS ou en SARL : quelle différence de prélèvements ?

En SAS ou SASU, le dividende versé à une personne physique supporte uniquement la flat tax de 31,4 %, sans cotisations sociales. En SARL, c’est aussi le cas pour un associé non gérant ou un gérant minoritaire. Pour un gérant majoritaire, la part supérieure à 10 % du capital, des primes et du compte courant supporte des cotisations TNS au lieu des 18,6 % de prélèvements sociaux.

Combien de dividendes puis-je me verser au maximum ?

Au maximum le bénéfice distribuable : résultat net de l’exercice, diminué des pertes antérieures et de la réserve légale, augmenté du report à nouveau créditeur et des réserves disponibles que l’assemblée décide de distribuer. Dans notre exemple à 100 000 € avant IS, le plafond est de 78 250 €. Distribuer au-delà constitue un dividende fictif, et la trésorerie disponible doit suivre.

Optimisez votre distribution de dividendes

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