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Notre expertise sectorielle

Expert-comptable pour courtier en assurances (ORIAS)

Expert-comptable pour courtiers en assurances : comptabilité des commissions, TVA exonérée et coefficient de déduction, taxe sur les salaires, ORIAS, RC pro et structure.

Notre expertise en un coup d'œil

Un expert-comptable courtier en assurances maîtrise l'intermédiation réglementée : comptabilisation des commissions d'apport et de gestion, régime de TVA de l'assurance (exonérée, d'où un coefficient de déduction réduit et souvent la taxe sur les salaires) et obligations ORIAS, RC professionnelle, garantie financière et formation DDA. Mandataire de son client, le courtier est commerçant imposé aux BIC.

Notre valeur ajoutée
  • Comptabilisation des commissions d'apport et de gestion, cœur de la rémunération d'un cabinet de courtage.
  • TVA de l'intermédiation d'assurance exonérée : coefficient de déduction réduit et courtier souvent redevable de la taxe sur les salaires.
  • Mandataire de son client, le courtier réalise un acte de commerce (article L.110-1 du Code de commerce) : commerçant inscrit au RCS, imposé aux BIC ou à l'IS en société.

Pour qui ?

  • Courtiers en assurances immatriculés à l'ORIAS, en nom propre ou en société.
  • Cabinets de courtage qui distinguent commissions d'apport, commissions de gestion et honoraires de conseil.

Quand faire appel à nous ?

  • Avant de créer ou structurer votre cabinet de courtage (choix BIC ou IS, obligations ORIAS).
  • Quand la TVA exonérée, le coefficient de déduction ou la taxe sur les salaires posent question.

Ce que vous obtenez

  • Une comptabilité des commissions fiable et un régime de TVA sécurisé (déduction, taxe sur les salaires).
  • Des obligations réglementaires cadrées : ORIAS, RC professionnelle, garantie financière, DDA.

La comptabilité d'un cabinet de courtage ne ressemble pas à celle d'un consultant ou d'une profession libérale. Commissions étalées dans le temps, TVA exonérée qui bloque la déduction, taxe sur les salaires dès le premier salarié, échéances ORIAS annuelles : chaque erreur se paie en trésorerie ou en risque de radiation. Voici ce qu'un expert-comptable spécialisé sécurise, et les décisions qui comptent vraiment.

Réponse rapide : que gère un expert-comptable pour un courtier en assurances ?#

Un expert-comptable pour courtier en assurances tient la comptabilité des commissions (apport et gestion), pilote la TVA exonérée d'intermédiation (article 261 C du CGI) et son coefficient de déduction, anticipe la taxe sur les salaires, sécurise les échéances ORIAS (RC pro, garantie financière, 15 heures DDA) et prépare la valorisation du portefeuille.

En quoi le métier de courtier change-t-il la gestion comptable ?#

Le courtier en assurances est le mandataire de son client, pas d'une compagnie : il place les risques et se rémunère en commissions. Cette position a trois conséquences directes.

D'abord, le courtage est un acte de commerce (article L.110-1 du Code de commerce). Le courtier est donc commerçant, imposé en bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en entreprise individuelle, ou à l'impôt sur les sociétés en société. Cela l'éloigne du régime des professions libérales, où le professionnel relève des BNC : un agent général d'assurance, mandataire d'une compagnie, suit d'ailleurs le plus souvent cette voie libérale.

Ensuite, le revenu n'est pas un honoraire ponctuel mais un flux de commissions, dont une partie est récurrente. Le portefeuille devient un actif à construire, à mesurer et à transmettre.

Enfin, l'activité est encadrée : immatriculation ORIAS, responsabilité civile professionnelle, garantie financière, formation continue. La comptabilité doit dialoguer avec ces obligations réglementaires, pas les ignorer.

Notre lecture. La vraie valeur d'un cabinet de courtage se trouve dans ses commissions de gestion récurrentes, pas dans ses commissions d'apport. Une comptabilité qui ne distingue pas les deux flux ne dit rien de la solidité réelle de l'entreprise, ni de ce qu'elle vaudra le jour d'une cession.

Comment comptabiliser les commissions d'apport et de gestion ?#

Les commissions constituent le chiffre d'affaires du courtier et se comptabilisent en produits d'exploitation (compte 706). Deux natures cohabitent, et leur traitement diffère.

  • Les commissions d'apport rémunèrent la souscription d'un nouveau contrat. Elles sont en principe acquises à la prise d'effet du contrat et rattachées à l'exercice correspondant.
  • Les commissions de gestion, récurrentes, rémunèrent le suivi du portefeuille dans la durée. La fraction non encore courue à la clôture doit être neutralisée en produits constatés d'avance, au titre du principe de rattachement des produits à l'exercice.

Cette distinction évite de gonfler artificiellement le résultat d'un exercice, fiabilise l'impôt et, surtout, prépare la valorisation du portefeuille.

En pratique. Lorsque le courtier encaisse des primes pour le compte des assureurs (maniement de fonds), ces sommes ne sont jamais un produit : elles transitent par un compte de tiers dédié et sont couvertes par une garantie financière. Confondre cette trésorerie de passage avec celle du cabinet fausse le résultat et expose à un risque réglementaire.

Le courtier facture-t-il la TVA ?#

Non, sur son cœur de métier. Les opérations d'intermédiation en assurance sont exonérées de TVA au titre du 2° de l'article 261 C du Code général des impôts (transposition de la directive 2006/112/CE ; disposition reprise dans le code des impositions sur les biens et services à compter du 1er janvier 2027), et cette exonération ne peut pas faire l'objet d'une option : le courtier ne peut pas choisir de soumettre ses commissions à la TVA. L'administration apprécie l'exonération d'après le contenu réel de l'opération, non d'après la seule qualité de courtier (BOFiP BOI-TVA-CHAMP-30-10-70, jurisprudence CJUE Aspiro). Les prestations de pur back-office ou de gestion administrative déléguée, détachées de l'intermédiation, restent taxables à 20 %.

La contrepartie est lourde : le courtier ne récupère pas la TVA sur les achats affectés à son activité exonérée. Sa TVA d'amont (logiciels, loyers, honoraires, matériel) devient un coût définitif. Lorsqu'il exerce aussi une activité taxable, il applique un coefficient de déduction qui limite la TVA récupérable sur les dépenses mixtes. Isoler et documenter la part taxable est donc le seul levier légal pour préserver un peu de déduction.

Taxe sur les salaires : pourquoi le courtier employeur est-il concerné ?#

Parce que ses commissions échappent à la TVA, un courtier qui emploie des salariés est en principe redevable de la taxe sur les salaires. La règle : la taxe vise les employeurs qui n'ont pas été soumis à la TVA sur au moins 90 % de leur chiffre d'affaires de l'année précédente. Un cabinet dont l'activité est exonérée coche cette case dès la première embauche.

Le barème 2026 s'applique par tranches de rémunération brute annuelle, salarié par salarié :

Tranche de rémunération brute annuelleTaux
Jusqu'à 9 229 €4,25 %
De 9 229 € à 18 422 €8,50 %
Au-delà de 18 422 €13,60 %

En activité mixte (exonérée et taxable), la taxe se calcule en appliquant le rapport d'assujettissement : recettes non soumises à la TVA rapportées aux recettes totales de l'année précédente.

Le risque sous-estimé. La taxe sur les salaires n'apparaît nulle part tant que le cabinet n'a pas de salarié. Elle surgit d'un coup avec la première embauche, se cumule aux cotisations sociales et pèse directement sur la trésorerie. Beaucoup de courtiers la découvrent au moment de la déclaration annuelle, une fois le budget salaire déjà engagé. Nous l'intégrons dans le coût réel d'un recrutement, avec la paie et la gestion sociale des salariés, avant la décision.

Statut ORIAS, RC pro et garantie financière : quelles obligations ?#

Pour exercer, le courtier doit être immatriculé à l'ORIAS en catégorie courtier en assurance (COA), au titre de l'article L.512-1 du Code des assurances. L'immatriculation coûte 25 € par catégorie et se renouvelle chaque année (échéance fixée fin janvier), sous conditions :

  • une responsabilité civile professionnelle à jour : l'article L.512-6 fixe des plafonds minimaux de 1 500 000 € par sinistre et 2 000 000 € par an ;
  • une garantie financière si le courtier encaisse des fonds pour le compte de tiers (article L.512-7), d'un montant minimal de 2 000 000 €. L'obligation tombe si l'encaissement est couvert par un mandat signé avec la compagnie ;
  • l'adhésion à une association professionnelle agréée par l'ACPR, obligatoire depuis la réforme du courtage (loi n° 2021-402 du 8 avril 2021, en vigueur le 1er avril 2022) ;
  • la formation continue DDA : au moins 15 heures par an, à documenter, sous peine de blocage du renouvellement.

Ces échéances ne pardonnent pas : une RC pro non renouvelée ou 15 heures de formation non justifiées bloquent le renouvellement ORIAS, et l'activité devient irrégulière. Nous les inscrivons dans le calendrier de gestion.

Quelles décisions selon le stade de développement du cabinet ?#

Les arbitrages ne sont pas les mêmes à la création, en croissance, lors d'un rachat de portefeuille ou à la transmission.

À la création. Le premier choix est la structure. Le courtage étant commercial, les options usuelles sont l'entreprise individuelle (BIC réel), l'EURL à l'IS (gérant TNS, cotisations d'env. 45 % de la rémunération) ou la SASU/SAS à l'IS (président assimilé salarié, protection sociale étendue mais charges plus élevées). L'IS s'établit à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % ; les dividendes supportent le PFU de 31,4 %, la part dépassant 10 % du capital étant soumise aux cotisations TNS en EURL. Il faut aussi cadrer d'emblée ORIAS, RC pro et garantie financière au moment de créer votre société de courtage.

En croissance du portefeuille. L'enjeu se déplace vers le pilotage : suivi des commissions récurrentes, effet de la taxe sur les salaires à chaque embauche, coefficient de déduction si une activité de conseil taxable se développe, et calibrage de la rémunération du dirigeant.

Au rachat d'un portefeuille. L'acquisition se prépare : audit des commissions récurrentes réellement transférables, vérification des mandats et de la garantie financière, structuration du financement, et traitement comptable et fiscal du fonds acquis (amortissement, TVA sur la cession de portefeuille à analyser au cas par cas).

À la transmission. Le portefeuille se valorise usuellement en multiple des commissions récurrentes. Faire réaliser une évaluation du portefeuille et préparer la transmission de votre cabinet plusieurs exercices à l'avance, en fiabilisant la qualité du récurrent, la documentation des contrats et la structure de détention, change nettement le prix et la fiscalité de sortie.

SituationQuestion cléRéflexe à privilégier
CréationEI, EURL ou SASU ?Arbitrer selon les commissions attendues, les salariés prévus et le projet de portefeuille
Première embaucheQuel coût réel ?Chiffrer la taxe sur les salaires avant de recruter
Activité de conseil taxableSuis-je bien à jour de TVA ?Isoler le flux taxable et documenter le coefficient de déduction
Rachat de portefeuilleLes commissions sont-elles transférables ?Auditer les mandats et le récurrent avant de signer
TransmissionCombien vaut mon portefeuille ?Fiabiliser le récurrent et la structure plusieurs exercices avant

Quels indicateurs suivre dans un cabinet de courtage ?#

Au-delà du chiffre d'affaires, quelques indicateurs disent la santé réelle et la valeur d'un cabinet de courtage :

  • Part des commissions récurrentes dans le chiffre d'affaires total : c'est le socle de la valorisation et de la prévisibilité.
  • Taux de rétention du portefeuille (et son inverse, le taux de résiliation) : un portefeuille qui fuit perd de la valeur, même si l'apport progresse.
  • Rapport d'assujettissement à la TVA : la part de recettes exonérées pilote à la fois le coefficient de déduction et la taxe sur les salaires.
  • Coût de la taxe sur les salaires par salarié : à suivre à chaque embauche pour connaître le coût réel du recrutement.
  • Produits constatés d'avance sur commissions de gestion : ils mesurent la part de revenu déjà encaissée mais non encore courue, gage d'un résultat sincère.

Cas type (exemple représentatif)#

L'exemple ci-dessous est une illustration non nominative, destinée à montrer la mécanique, pas un dossier réel.

Un courtier exerce en SASU à l'IS, avec une activité entièrement exonérée de TVA. Son portefeuille génère surtout des commissions de gestion récurrentes, complétées par des commissions d'apport sur les nouveaux contrats. Il recrute son premier gestionnaire à 30 000 € brut annuels.

Trois effets se combinent la même année :

  1. Comptabilisation. Les commissions de gestion encaissées d'avance pour la période postérieure à la clôture sont neutralisées en produits constatés d'avance : le résultat ne reflète que le revenu réellement couru.
  2. TVA. Aucune TVA n'est facturée ni récupérée sur les dépenses affectées à l'activité exonérée ; la TVA sur le logiciel et le loyer devient un coût définitif.
  3. Taxe sur les salaires. Sur ce salaire de 30 000 €, la taxe se calcule par tranches : 4,25 % jusqu'à 9 229 €, 8,50 % de 9 229 € à 18 422 €, puis 13,60 % au-delà, soit env. 2 748 € pour l'année. Ce montant, invisible avant l'embauche, entre dans le coût réel du poste.

La leçon : c'est en amont, avant de recruter et avant de clôturer, que se jouent le résultat, l'impôt et la trésorerie du courtier.

Erreurs fréquentes que nous corrigeons#

  1. Comptabiliser toutes les commissions à l'encaissement, sans neutraliser la part de gestion non courue : le résultat et l'impôt sont faussés.
  2. Oublier la taxe sur les salaires dès le premier salarié, faute d'avoir intégré l'effet de l'exonération de TVA.
  3. Mélanger les fonds des clients et la trésorerie du cabinet : l'encaissement de primes impose un compte dédié et une garantie financière.
  4. Récupérer la TVA sur l'ensemble des achats alors que l'activité est majoritairement exonérée : le redressement est quasi certain.
  5. Laisser expirer une échéance ORIAS (RC pro, garantie financière, adhésion à une association, 15 heures DDA) : le renouvellement est bloqué.
  6. Ne pas préparer la valorisation du portefeuille : sans historique fiable du récurrent, la cession se négocie en position de faiblesse.

Points de vigilance 2026#

  • Réception obligatoire des factures électroniques au 1er septembre 2026. Tous les assujettis, y compris ceux dont les opérations sont exonérées au titre de l'article 261 C, doivent être en mesure de recevoir leurs factures au format électronique. Un courtier exonéré n'échappe pas à cette obligation de réception : il faut choisir et raccorder une plateforme.
  • Renouvellement ORIAS de fin janvier. RC pro, garantie financière, adhésion à l'association agréée et 15 heures de formation DDA doivent être à jour à la date d'échéance, sous peine de blocage.
  • Taxe sur les salaires. À revérifier à chaque embauche et à chaque évolution du rapport d'assujettissement lorsqu'une activité taxable se développe.
  • Coefficient de déduction de TVA. À recalculer dès qu'apparaît ou disparaît une activité taxable détachable de l'intermédiation.

Ces points évoluent : chaque situation mérite une revue au regard des textes en vigueur et des pièces du dossier.

Comment Hayot Expertise accompagne les courtiers en assurances#

Nous suivons les intermédiaires en assurance sur tout leur cycle : structuration et création de la société de courtage, comptabilité des commissions, pilotage du coefficient de déduction de TVA et de la taxe sur les salaires, paie des salariés, puis évaluation du portefeuille et préparation de la transmission le moment venu.

Installés dans le 8ème arrondissement de Paris (58 rue de Monceau), nous combinons la rigueur réglementaire du métier (ORIAS, ACPR, DDA) et une approche de dirigeant orientée décision, avec un reporting clair et une réponse sous 24 heures. Un premier rendez-vous de diagnostic permet de faire le point sur votre structure, votre schéma de commissions, votre position TVA et taxe sur les salaires, et les scénarios chiffrés utiles à vos prochaines décisions.

Ce contenu est informatif : une décision précise (structure, TVA, rémunération, cession) suppose l'examen de votre situation, de vos documents et des textes en vigueur.

À jour au 10 juillet 2026. Contenu informatif relu par un expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France.

Indicateurs clés

Part des commissions récurrentes dans le CA

Formule

Socle de la valorisation et de la prévisibilité du chiffre d'affaires.

Taux de rétention du portefeuille

Formule

Fidélité des contrats ; un portefeuille qui fuit perd de la valeur malgré l'apport.

Rapport d'assujettissement à la TVA

Formule

Part de recettes exonérées : pilote le coefficient de déduction et la taxe sur les salaires.

Coût de la taxe sur les salaires par salarié

Formule

À chiffrer à chaque embauche pour connaître le coût réel du recrutement.

Produits constatés d'avance sur commissions de gestion

Formule

Mesurent le revenu encaissé mais non encore couru ; gage d'un résultat sincère.

Écosystème du secteur

Le courtage d'assurance est une activité d'intermédiation réglementée, supervisée par l'ACPR et tracée par le registre ORIAS. Fin 2025, l'ORIAS recensait environ 72 680 entreprises immatriculées tous registres confondus, dont près de 26 950 courtiers en assurance. Le secteur se consolide (réseaux et grossistes), avec des enjeux comptables propres : comptabilisation des commissions, exonération de TVA et coefficient de déduction, taxe sur les salaires, et valorisation du portefeuille en vue d'une cession.

~72 680 (fin 2025)
Entreprises ORIAS
~26 950
Courtiers en assurance
Exonérée (261 C)
TVA intermédiation
1,5 M€ / sinistre
RC pro minimale
2 M€ si encaissement
Garantie financière
15 h / an
Formation DDA
Courtiers IARD et dommagesCourtiers en assurance vie et épargneCourtiers santé et prévoyanceCourtiers en assurance emprunteurCourtiers d'assurance d'entrepriseCourtiers grossistesCabinets multi-spécialistesMandataires de courtiers
Cadre d'intervention

Guide pratique : créer et structurer un cabinet de courtage en assurances

01

S'immatriculer à l'ORIAS et adhérer à une association agréée

Constituer le dossier ORIAS en catégorie courtier (COA), justifier de la capacité professionnelle, et adhérer à une association professionnelle agréée par l'ACPR, obligation issue de la réforme du courtage en vigueur depuis le 1er avril 2022.

02

Souscrire la RC pro et, si besoin, la garantie financière

Mettre en place la responsabilité civile professionnelle (1,5 M€ par sinistre, 2 M€ par an au minimum) et, en cas d'encaissement de fonds pour le compte de tiers, la garantie financière (2 M€ minimum), sauf mandat d'encaissement signé avec la compagnie.

03

Choisir la structure et isoler l'activité taxable

Arbitrer entre EI, EURL et SASU selon les commissions, les salariés et la transmission ; identifier dès le départ l'éventuelle activité taxable (conseil détachable, gestion administrative déléguée) pour préserver le coefficient de déduction de TVA.

04

Tenir une comptabilité adaptée au courtage

Séparer commissions exonérées et honoraires taxables, neutraliser les commissions de gestion non courues en produits constatés d'avance, suivre le maniement de fonds sur un compte dédié, et provisionner la taxe sur les salaires.

Vos garanties

Un cabinet parisien qui travaille à distance dans toute la France

Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France, et commissaire aux comptes inscrit sur la liste établie par la H2A, membre de la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Ressources utiles

Un point sur votre situation ?

Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.

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FAQ

Questions fréquentes

Un courtier en assurances doit-il facturer la TVA ?

Non, sur son cœur de métier. Les opérations d'intermédiation en assurance sont exonérées de TVA au titre du 2° de l'article 261 C du Code général des impôts, sans possibilité d'option. Le courtier ne facture donc pas de TVA sur ses commissions et ne dépose pas de déclaration de TVA si toute son activité est exonérée. En contrepartie, il ne récupère pas la TVA sur les achats affectés à cette activité.

Quelle différence de TVA entre commissions et honoraires de conseil ?

L'administration apprécie l'exonération d'après le contenu réel de l'opération (BOFiP BOI-TVA-CHAMP-30-10-70, jurisprudence CJUE Aspiro), et non d'après la seule qualité de courtier. Les commissions liées au placement et au suivi des contrats sont exonérées ; en revanche, des honoraires de pur conseil détachables de l'intermédiation, ou des prestations de back-office déléguées, sont taxables à 20 %. Il faut donc distinguer clairement les deux flux en comptabilité.

Pourquoi un courtier subit-il un coefficient de déduction de TVA ?

Parce que son activité est majoritairement exonérée, le courtier est un redevable partiel. Sa TVA d'amont sur les dépenses affectées à l'activité exonérée n'est pas déductible. Lorsqu'il exerce aussi une activité taxable (honoraires de conseil détachables, gestion administrative déléguée), il doit calculer un coefficient de déduction qui limite la TVA récupérable sur ses achats mixtes. Isoler et documenter la part taxable permet de préserver légalement cette déduction.

Un courtier est-il redevable de la taxe sur les salaires ?

Le plus souvent oui, dès qu'il emploie des salariés. La taxe est due par les employeurs qui n'ont pas été soumis à la TVA sur au moins 90 % de leur chiffre d'affaires de l'année précédente, ce qui est le cas d'un courtier dont les commissions sont exonérées. Le barème 2026 s'applique par tranches de rémunération brute annuelle : 4,25 % jusqu'à 9 229 €, 8,50 % de 9 229 € à 18 422 €, puis 13,60 % au-delà. En activité mixte, on applique un rapport d'assujettissement.

Comment comptabiliser les commissions d'apport et de gestion ?

Les commissions sont le chiffre d'affaires du courtier (compte 706). Les commissions d'apport, qui rémunèrent la souscription, sont acquises à la prise d'effet du contrat. Les commissions de gestion récurrentes rémunèrent le suivi dans la durée : la fraction non encore courue à la clôture doit être neutralisée en produits constatés d'avance, pour rattacher correctement le produit à l'exercice et fiabiliser la valeur du portefeuille.

Quelles obligations pour s'immatriculer et rester inscrit à l'ORIAS ?

Le courtier doit être immatriculé à l'ORIAS en catégorie courtier en assurance (COA), au titre de l'article L.512-1 du Code des assurances. L'immatriculation coûte 25 € par catégorie et se renouvelle chaque année (échéance fin janvier). Le renouvellement suppose une RC professionnelle à jour, une garantie financière si le courtier encaisse des fonds, l'adhésion à une association professionnelle agréée par l'ACPR et la validation d'au moins 15 heures de formation DDA par an.

RC professionnelle et garantie financière : que dit la loi ?

L'article L.512-6 du Code des assurances impose une responsabilité civile professionnelle, avec des plafonds minimaux de 1 500 000 € par sinistre et 2 000 000 € par an. L'article L.512-7 impose une garantie financière (minimum 2 000 000 €) dès que le courtier encaisse des fonds pour le compte de tiers ; cette obligation tombe si l'encaissement est couvert par un mandat signé avec la compagnie d'assurance.

Quelle structure juridique choisir pour un cabinet de courtage ?

Le courtage est un acte de commerce : le courtier est commerçant, inscrit au RCS et imposé en BIC (ou à l'IS en société). Les options usuelles sont l'entreprise individuelle, l'EURL à l'IS (gérant TNS) ou la SASU/SAS à l'IS (président assimilé salarié). Le choix dépend du niveau de commissions, de la présence de salariés (taxe sur les salaires), de la volonté de capitaliser le portefeuille et de la stratégie de transmission.

Un courtier en assurances relève-t-il des BNC ou des BIC ?

Des BIC. Le courtage est un acte de commerce (article L.110-1 du Code de commerce) : le courtier est commerçant et relève des bénéfices industriels et commerciaux en entreprise individuelle, ou de l'impôt sur les sociétés en société. Il ne relève pas des BNC. C'est une différence de fond avec l'agent général d'assurance, mandataire d'une compagnie, le plus souvent imposé en BNC.

Comment se valorise un portefeuille de courtage ?

Un portefeuille de courtage se valorise usuellement en multiple des commissions récurrentes (commissions de gestion). Plus le récurrent est élevé, stable et documenté, plus la valeur est solide. D'où l'intérêt d'une comptabilité qui distingue nettement l'apport de la gestion, et de préparer la valorisation plusieurs exercices avant une cession ou une transmission.

Un courtier exonéré de TVA est-il concerné par la facturation électronique 2026 ?

Oui, pour la réception. À compter du 1er septembre 2026, tous les assujettis, y compris ceux dont les opérations sont exonérées au titre de l'article 261 C, doivent pouvoir recevoir leurs factures au format électronique. L'exonération de TVA ne dispense pas de cette obligation de réception : il faut choisir et raccorder une plateforme.

Comment est imposé le dirigeant d'une société de courtage ?

En société à l'IS, le bénéfice est imposé à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %. Les dividendes du dirigeant supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (PFU). En EURL, la part de dividendes dépassant 10 % du capital est soumise aux cotisations sociales TNS. Le bon équilibre entre rémunération et dividendes dépend de chaque situation et mérite une simulation.

Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Rédigé par Samuel Hayot

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.

Cabinet réglementéMis à jour 10 juillet 20262 sources citées

Cabinet d'expertise comptable basé à Paris 8, dont le fondateur est aussi commissaire aux comptes, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.