Expert-comptable dropshipping : compta et TVA
Comptabilité dropshipping : TVA IOSS et OSS 2026, seuil de 150 €, marketplace redevable, flux Stripe et Shopify, seuils micro et franchise de TVA. Paris 8.
Comptabilité dropshipping : TVA IOSS et OSS 2026, seuil de 150 €, marketplace redevable, flux Stripe et Shopify, seuils micro et franchise de TVA. Paris 8.
Un expert-comptable dropshipping sécurise un modèle sans stock physique mais à fortes obligations : la TVA IOSS sur les importations de moins de 150 €, l'OSS sur les ventes B2C dans l'Union européenne, le statut juridique (micro-BIC, EI, EURL, SASU) et les volumes massifs de micro-transactions Shopify et Stripe. Nous les comptabilisons sans erreur dans Pennylane.
Réponse rapide. Un expert-comptable pour dropshipper cadre quatre chantiers : la TVA (guichet IOSS pour les envois importés de 150 € au plus, guichet OSS pour un stock situé dans l'Union européenne, TVA à l'importation sur la CA3 quand la boutique importe en son nom), les ventes enregistrées au brut face aux versements nets de Stripe ou Shopify Payments, les achats auprès de fournisseurs hors Union européenne, et le choix de structure d'après les seuils 2026. Il pose ce cadre avant la première commande, puis le tient chaque mois.
À jour au 2 septembre 2026. Contenu informatif relu par un expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France.
La mission s'adresse aux boutiques en dropshipping (Shopify avec AliExpress, Spocket ou CJ Dropshipping) et aux boutiques en print-on-demand (Printful, Printify, Gelato). La particularité du modèle : pas de stock à valoriser, mais une TVA qui dépend du lieu d'expédition et de la valeur de chaque envoi, un statut juridique qui bascule sur des seuils précis, et un grand nombre de petites transactions à rapprocher sans erreur.
Oui, sous conditions. Le dropshipping est un modèle commercial parfaitement licite en France. La légalité repose sur plusieurs obligations à respecter scrupuleusement :
Aux points ci-dessus s'ajoute la règle du prix de référence : tout prix barré doit renvoyer au prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédant la réduction (art. L112-1-1 du code de la consommation). La mission comptable ne remplace pas un conseil juridique, mais elle vérifie que les remboursements liés aux rétractations, les avoirs et les litiges de paiement sont enregistrés : c'est là que le chiffre d'affaires déclaré et le chiffre réel peuvent diverger. Pour la méthode de mise en conformité, voir les contrôles DGCCRF du dropshipping en 2026.
| Aspect | E-commerce avec stock | Dropshipping |
|---|---|---|
| Stock | À inventorier et valoriser à la clôture | Aucun : pas d'inventaire, pas de dépréciation |
| Achat | Avant la vente, financé par la trésorerie | Après la vente, commande par commande |
| Marge | Lisible sur le prix d'achat moyen | À reconstituer par commande : prix fournisseur, transport, frais de paiement, remboursements |
| Trésorerie | Pesée par le stock | Décalée par les délais de versement des prestataires de paiement |
| TVA sur les achats | Déductible sur les factures de fournisseurs français, autoliquidée sur les achats intracommunautaires | Fournisseur hors Union européenne : pas de TVA sur la facture, la question se joue à l'importation |
Le flux à comptabiliser : achat auprès d'un fournisseur souvent situé en Chine ou à Hong Kong (AliExpress, Spocket, CJ Dropshipping), importation directement chez le client, vente à un particulier de l'Union européenne. La comptabilité sépare trois choses que les exports de boutique mélangent : le chiffre d'affaires hors taxe, la TVA collectée pays par pays quand l'IOSS s'applique, et le coût d'achat rattaché à chaque commande. Sans cette séparation, la marge affichée par la boutique est fausse, parce qu'elle ignore les remboursements, les frais de paiement et la TVA reversée.
La TVA est le premier poste de risque du modèle, parce que la règle applicable dépend de deux données que la boutique ne montre pas : d'où part le colis et combien vaut l'envoi. Depuis le 1er juillet 2021, la TVA est due dès le premier euro sur les biens importés d'un pays tiers ; l'ancienne exonération des envois de moins de 22 € n'existe plus. Les trois situations ci-dessous couvrent l'essentiel des boutiques.
Le régime IOSS (Import One-Stop Shop) s'applique aux ventes à distance de biens importés d'un pays tiers, à des particuliers de l'Union européenne, contenus dans des envois d'une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 € (prix hors TVA, hors frais de transport et d'assurance facturés à part). Le vendeur inscrit à l'IOSS collecte la TVA du pays du client au moment de la vente, donc affiche un prix TTC, et l'importation est exonérée de TVA : le colis n'est pas retenu en douane pour le paiement de la TVA. Depuis le 1er juillet 2026, ces envois supportent en revanche un droit de douane forfaitaire de 3 € par ligne d'article (voir le point 3).
L'IOSS ne dispense d'aucune obligation en France : le chiffre d'affaires reste à déclarer, la comptabilité reste à tenir, et la TVA collectée via l'IOSS doit se retrouver dans les comptes, isolée du chiffre d'affaires hors taxe.
Quand la vente est facilitée par une interface électronique (place de marché, plateforme, portail), la règle du fournisseur présumé (ancien article 256, V, 2° du CGI, transféré sans changement de fond au livre II du code des impositions sur les biens et services depuis le 1er septembre 2026) répute la plateforme avoir acquis puis livré les biens dans deux cas : les ventes à distance de biens importés en envois de 150 € au plus, et les livraisons dans l'Union européenne faites par un vendeur non établi dans l'Union. La plateforme collecte et reverse alors la TVA. Le vendeur, lui, reste responsable de l'information du consommateur, des CGV, de la rétractation et de la déclaration de son propre chiffre d'affaires : la conformité DGCCRF ne se délègue pas.
Au-delà de 150 € de valeur intrinsèque, l'IOSS ne s'applique plus. Le colis franchit la douane avec sa TVA à l'importation et les droits de douane calculés au taux du tarif douanier. Pour les envois de 150 € au plus, la franchise de droits de douane a été supprimée le 1er juillet 2026 : un droit forfaitaire de 3 € par ligne d'article s'applique aux ventes à distance de biens importés jusqu'au 1er juillet 2028, acquitté par le déclarant en douane (le titulaire du numéro IOSS ou son représentant en premier lieu) ; le seuil de 150 € de l'IOSS, lui, est inchangé pour la TVA. Si la boutique importe en son nom (livraison droits acquittés), la TVA à l'importation se déclare et se déduit sur la CA3 auprès de la DGFiP depuis le 1er janvier 2022 : la déclaration en ligne est préremplie le 14 du mois d'après les données douanières, et la TVA est collectée et déduite dans le même mouvement, sans avance de trésorerie. C'est une obligation pour tout redevable identifié à la TVA en France, pas une option.
Si le fournisseur expédie depuis un stock situé dans l'Union européenne (print-on-demand européen, entrepôt d'un agent), il ne s'agit plus d'une importation mais d'une vente à distance intracommunautaire. Stock en France : en deçà de 10 000 € de ventes annuelles vers les autres États membres, la TVA française s'applique ; au-delà, c'est la TVA du pays du client, déclarable par le guichet OSS plutôt que par une immatriculation dans chaque pays. Stock dans un autre État membre : la TVA française ne s'applique pas ; la solution sûre est de déclarer la TVA du pays de livraison par l'OSS dès la première vente, et une immatriculation dans le pays du stock peut être nécessaire pour les commandes livrées dans ce pays. Dans les deux cas, ce seuil de 10 000 € ne concerne pas l'envoi direct depuis la Chine, qui relève du point 1.
Le piège classique consiste à enregistrer en chiffre d'affaires le montant que le prestataire de paiement vire sur le compte bancaire. Ce montant est net des commissions, des remboursements et des litiges : le comptabiliser tel quel minore le chiffre d'affaires, fait disparaître les frais de paiement des charges et fausse la TVA. La méthode retenue dans la mission :
Selon le volume, ces traitements passent par les connecteurs bancaires et de paiement de l'outil comptable, complétés par un export périodique des commandes. Voir notre fiche outil Pennylane pour le détail des connecteurs.
Le choix ne se fait pas sur une intuition de chiffre d'affaires mais sur trois seuils qui ne coïncident pas :
| Seuil 2026 | Montant | Ce qu'il déclenche |
|---|---|---|
| Franchise en base de TVA (ventes) | 85 000 € de chiffre d'affaires, tolérance à 93 500 € l'année du dépassement | Au-delà, la boutique facture la TVA, même en micro-entreprise ; si le seuil majoré est franchi, la franchise cesse dès le jour du dépassement |
| Régime micro-BIC (ventes) | 203 100 € de chiffre d'affaires | Au-delà, sortie du micro : comptabilité réelle, imposition du bénéfice réel |
| IS au taux réduit de 15 % | 42 500 € de bénéfice (capital libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, chiffre d'affaires sous 10 M€) | Le résultat d'une société est taxé à 15 % jusqu'à ce montant |
Ce que ces seuils impliquent pour un dropshipper :
Le bon moment pour créer une société dépend donc de la marge réelle, pas d'un chiffre d'affaires de principe, et se tranche sur les chiffres de la boutique. Pour la création, voir notre service Création d'entreprise à Paris.
Hypothèses posées pour l'exemple, chiffres arrondis : une boutique Shopify en micro-entreprise réalise 120 000 € de ventes hors taxe sur l'année, expédiées directement depuis la Chine en envois de 150 € au plus. Achats fournisseurs, transport, publicité et commissions de paiement représentent 95 000 €. La marge réelle est donc de 25 000 €, soit un peu moins de 21 % des ventes.
L'exemple ne dit pas qu'il faut créer une société ; il montre que la décision se prend sur la marge réelle et sur les seuils, et que ce calcul doit être fait avant l'exercice où la bascule se produit. Chaque situation demande une analyse personnalisée.
| Pack | Périmètre | Honoraires HT/mois |
|---|---|---|
| Démarrage micro-BIC | Ventes sous la franchise en base de TVA (85 000 €), 1 boutique Shopify | À partir de 350 € |
| SASU dropshipping classique | 100-500 K€ CA, IOSS, automatisation | À partir de 750 € |
| Scale dropshipping international | > 500 K€ CA, multi-pays UE, > 20 000 cmd/mois | À partir de 1 250 € |
Devis personnalisé après un premier échange de cadrage, établi d'après le volume de commandes, le nombre de pays de vente et le régime de TVA retenu.
Pages voisines : e-commerce multi-canaux, vendeurs sur marketplaces (Amazon FBA, TikTok Shop) et DNVB et startups e-commerce. Pour la création d'une SASU dropshipping à Paris, pour notre fiche Pennylane, et pour la conformité consommateur, les contrôles DGCCRF du dropshipping.
Vous lancez ou développez une boutique en dropshipping ? La mission couvre le cadrage de la TVA (IOSS, OSS ou CA3), la comptabilité des flux de paiement et des achats hors Union européenne, et le choix de structure au regard des seuils 2026. Le premier échange sert à poser ces trois points sur vos chiffres.
Le dropshipping représente un segment dynamique de l'e-commerce français : plus de 50 000 boutiques Shopify FR actives en 2025, dont 35 % en modèle dropshipping ou print-on-demand. Le marché est porté par TikTok Ads, Meta Ads et l'arrivée de fournisseurs européens (Printful EU, Spocket EU) qui réduisent les frais IOSS. Cabinet Hayot Expertise à Paris accompagne les dropshippers depuis 5 ans, du lancement à la scale internationale.
CGV conformes au Code de la consommation, mentions légales complètes (identité, RCS, capital, TVA), KBIS valide, droit de rétractation 14 jours, IOSS si imports < 150 €. Pas de fausse rareté ni promotion trompeuse (DGCCRF).
Micro-BIC tant que CA < 78 K€ services / 203 100 € revente. SASU dès 100 K€ CA pour récupérer la TVA et optimiser la rémunération. SAS holding au-delà de 500 K€ pour préparer scale et cession.
Pennylane comme cœur comptable, n8n custom pour pont AliExpress/Spocket/Printful → Pennylane, Wise/Revolut Business pour paiements fournisseurs CN économies 60-80 % vs SWIFT.
Reporting mensuel Cabinet Hayot Expertise : CA brut, refunds + chargebacks, frais Stripe (1,4 % + 0,25 €), IOSS payée, achats fournisseurs Wise, marge nette par produit / par campagne ads.
Où que vous soyez en France, notre cabinet déploie des outils de pilotage 100% digitaux pour allier la réactivité et l'exigence technique d'un cabinet de premier plan.
Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.
Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.
Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.
30 minutes offertes avec Samuel Hayot pour challenger votre pilotage et identifier vos leviers prioritaires.
Ce que 2026 change pour les vendeurs en ligne : le cadre TVA (plateformes redevables, OSS, IOSS, seuil de 10 000 euros), un forfait sur les petits colis importés, l'entrée dans la facturation électronique et l'horizon ViDA. Le point pour ne rien laisser passer.
Frais de port, retours, commissions plateforme, coût d'acquisition : votre marge brute confortable peut cacher une contribution par commande négative. Méthode de pilotage par commande.
Cabinet Hayot Expertise à Paris compare Stripe, PayPal, Mollie, Klarna en 2026 : tarifs officiels, coût réel par profil, méthode 512x, leviers de négociation et impact DSP2.
Cabinet Hayot Expertise à Paris décrypte les contrôles DGCCRF 2026 sur dropshipping et e-commerce : transparence prix, mentions, délais réels, fausse rareté. Amendes administratives jusqu'à 75 000 €, 750 000 € pour une pratique trompeuse en ligne.
Oui, sous conditions : immatriculation et statut juridique adaptés (micro-entreprise, EI, EURL, SASU), CGV conformes au code de la consommation, mentions légales complètes, droit de rétractation de quatorze jours (art. L221-18 du code de la consommation), délai de livraison réel affiché avant la commande, TVA traitée selon le lieu d'expédition et la valeur de l'envoi (IOSS pour les envois importés de 150 € au plus), et vigilance sur les pratiques commerciales (pas de fausse rareté, pas de faux prix barrés). La mission comptable pose ce cadre dès la création et vérifie chaque année que les flux déclarés correspondent aux ventes réelles.
L'IOSS (Import One-Stop Shop) couvre les ventes à distance de biens importés d'un pays tiers, à des particuliers de l'Union européenne, en envois d'une valeur intrinsèque de 150 € au plus. Une société établie en France s'inscrit elle-même au guichet unique depuis son espace professionnel sur impots.gouv.fr ; l'intermédiaire établi en France n'est exigé que d'un vendeur non établi dans l'Union européenne. La TVA du pays du client est collectée à la vente, déclarée et reversée chaque mois, pays par pays, et l'importation est exonérée de TVA. Sans IOSS, le client paie la TVA et les frais de présentation en douane à la livraison, et peut refuser le colis. La mission inclut l'inscription, la déclaration mensuelle et l'intégration de la TVA IOSS dans la comptabilité.
Le régime micro-BIC s'applique jusqu'à 203 100 € de ventes (plafond 2026-2028), avec un abattement forfaitaire de 71 % et des cotisations à 12,3 % du chiffre d'affaires. Il reste adapté tant que la marge réelle de la boutique dépasse les 29 % que l'abattement suppose. Au-dessous, chaque euro de chiffre d'affaires est imposé et cotisé sur un revenu qui n'existe pas, et la société (SASU, ou EURL ayant opté pour l'IS), imposée sur son résultat réel avec un IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, devient plus cohérente. Deux précisions : la franchise en base de TVA tombe dès 85 000 € de ventes, donc un micro-entrepreneur facture la TVA bien avant de quitter le micro ; et la comparaison se fait après rémunération du dirigeant et, en SASU, après le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % sur les dividendes (en EURL, la part des dividendes au-delà de 10 % du capital et du compte courant supporte les cotisations sociales du gérant). Le seuil de bascule se calcule sur vos chiffres, pas sur un chiffre d'affaires de principe.
Pas par un connecteur natif. Les achats AliExpress, Spocket ou CJ Dropshipping entrent dans la comptabilité à partir des exports de commandes du fournisseur, importés périodiquement dans Pennylane et rattachés aux commandes clients correspondantes. La facture d'un fournisseur hors Union européenne ne porte pas de TVA déductible ; la TVA se traite à l'importation. L'objectif de cette ventilation est une marge réelle par produit, calculée après transport, commissions de paiement et remboursements. La fréquence d'import se cale sur le volume de commandes.
Un chargeback n'est pas une simple annulation de vente : le montant repris par le prestataire de paiement et les frais de litige facturés sont enregistrés en charges, sur des comptes dédiés, pour que la comptabilité montre ce que les litiges coûtent réellement. Côté méthode, le rapprochement mensuel entre les commandes, les rapports de versement et la banque fait ressortir chaque litige ; les preuves de livraison (suivi transporteur) et les échanges avec le client sont conservés pour la contestation. Un taux de litiges élevé peut conduire le prestataire à restreindre le compte : les seuils sont fixés par ses conditions contractuelles, à relire. L'arbitrage entre remboursement préventif et contestation reste une décision commerciale du dirigeant, éclairée par le coût comptabilisé.
Quand une place de marché ou une plateforme facilite la vente, la règle du fournisseur présumé (ancien article 256, V, 2° du CGI, transféré au livre II du code des impositions sur les biens et services depuis le 1er septembre 2026, sans changement de fond) la répute avoir acquis puis livré les biens dans deux cas : les ventes à distance de biens importés en envois de 150 € au plus, et les livraisons dans l'Union européenne réalisées par un vendeur non établi dans l'Union. La plateforme collecte et reverse alors la TVA sur ces ventes. Le vendeur reste tenu de déclarer son chiffre d'affaires, de tenir sa comptabilité et de respecter les obligations d'information du consommateur. Pour une boutique française qui vend sur son propre site, cette règle ne joue pas : c'est elle qui est redevable, via l'IOSS ou la CA3 selon le cas.
Au-delà de 150 € de valeur intrinsèque, l'IOSS ne s'applique pas. Le colis passe en douane avec sa TVA à l'importation et des droits de douane au taux du tarif douanier (depuis le 1er juillet 2026, les envois de 150 € au plus ne bénéficient plus d'une franchise de droits mais supportent un droit forfaitaire de 3 € par ligne d'article). Si le client est l'importateur, il règle ces sommes au transporteur avant la livraison, ce qui doit lui être annoncé avant la commande. Si la boutique importe en son nom, la TVA à l'importation est déclarée et déduite sur sa CA3 auprès de la DGFiP, la déclaration étant préremplie le 14 du mois d'après les données douanières, sans avance de trésorerie. Le seuil s'apprécie envoi par envoi, sur le prix hors TVA sans les frais de transport facturés à part.
À partir du 1er janvier qui suit l'année où ses ventes ont dépassé 85 000 €, seuil de la franchise en base de TVA pour les activités de vente ; et dès le jour du dépassement si les ventes franchissent le seuil majoré de 93 500 € en cours d'année. Ce seuil est distinct du plafond du régime micro, fixé à 203 100 € : entre les deux, la boutique facture et déclare la TVA tout en restant micro-entrepreneur. En dropshipping, la question se pose de toute façon plus tôt, parce que la TVA à l'importation est due dès le premier euro sur les biens importés d'un pays tiers, que le vendeur soit ou non en franchise : c'est un point à cadrer avant la première commande.
Jamais comme du chiffre d'affaires. Le versement reçu sur le compte bancaire est net des commissions, des remboursements et des litiges de la période. La méthode : enregistrer chaque vente au brut à partir de l'export de la boutique (chiffre d'affaires hors taxe et TVA collectée), passer les encaissements par un compte d'attente ouvert au nom du prestataire, comptabiliser les commissions en charges et les remboursements en diminution des ventes, puis solder le compte d'attente par le versement bancaire. Un solde qui ne revient pas à zéro chaque mois signale un écart à expliquer. Les rapports de versement du prestataire sont la pièce justificative à conserver.

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.