Expert-Comptable Syndic de Copropriété
Expert-comptable pour syndic de copropriété : tenue de la comptabilité du syndicat, 5 annexes du décret de 2005, compte séparé, fonds de travaux et appui au syndic bénévole.
Expert-comptable pour syndic de copropriété : tenue de la comptabilité du syndicat, 5 annexes du décret de 2005, compte séparé, fonds de travaux et appui au syndic bénévole.
La comptabilité d'une copropriété n'a presque rien à voir avec celle d'une entreprise. Elle ne mesure pas un résultat, elle répartit des charges entre des copropriétaires, exercice par exercice, sur la base de tantièmes. Le syndicat des copropriétaires n'a pas de but lucratif, mais il a des obligations comptables réglementées, propres, et contrôlées. C'est exactement ce qui fait que beaucoup de syndics, notamment bénévoles ou coopératifs, butent sur la tenue des comptes et sur la production des fameuses cinq annexes.
Cabinet Hayot Expertise (Paris 8e, inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France) accompagne les syndics et les conseils syndicaux sur ce terrain précis : tenue ou contrôle de la comptabilité du syndicat, présentation des comptes en assemblée générale, sécurisation du compte séparé et du fonds de travaux, recouvrement des impayés de charges et immatriculation au registre national. Notre lecture : la copropriété est un univers où la rigueur formelle prime, parce que chaque copropriétaire a un droit de regard et que le contentieux est facile à déclencher.
Non, la loi n'oblige pas un syndic à recourir à un expert-comptable, mais la comptabilité de copropriété est un régime à part. Le décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 impose une comptabilité en partie double, par exercice, un suivi par copropriétaire et la production de cinq annexes réglementaires approuvées en assemblée générale. Pour un syndic bénévole ou coopératif, déléguer cette partie au cabinet sécurise les comptes votés.
Le cadre est posé par la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 sur la copropriété des immeubles bâtis et son décret d'application n° 67-223 du 17 mars 1967. Les règles comptables, elles, viennent du décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 et de l'arrêté du même jour. Ce texte impose une comptabilité en partie double, tenue par exercice, avec un suivi compte par copropriétaire.
Concrètement, trois différences changent tout par rapport à la comptabilité d'entreprise :
Cette logique de répartition par tantièmes, sans but lucratif, rapproche le syndicat des copropriétaires d'autres entités comme les ASL et AFUL (associations syndicales libres, à comptabilité distincte). Si vous gérez aussi une structure non lucrative, notre page expert-comptable pour association précise cette approche en comptabilité d'engagement.
Dans les dossiers que nous reprenons, l'erreur la plus fréquente n'est pas une faute de saisie. C'est de raisonner en trésorerie ("il reste de l'argent sur le compte, donc tout va bien") alors que la comptabilité de copropriété raisonne en charges réparties et en provisions appelées. Un solde bancaire positif peut masquer des impayés importants ou un fonds de travaux insuffisamment provisionné. C'est précisément ce que la présentation des comptes en AG doit rendre lisible.
Le syndicat doit disposer d'un compte bancaire séparé ouvert à son nom. L'obligation figure à l'article 18 de la loi de 1965 et a été renforcée par la loi ALUR du 27 mars 2014. La dérogation qui subsistait pour certaines petites copropriétés a été définitivement supprimée par l'ordonnance copropriété de 2019, applicable au 31 décembre 2020.
Les conséquences sont lourdes et trop souvent ignorées :
Notre conseil : vérifiez ce point dès la prise de mandat, avant même la première convocation d'AG. Un compte séparé mal ouvert, ou ouvert dans un établissement non éligible, fragilise tout le mandat. C'est le premier point que nous vérifions à la reprise d'une copropriété : un compte ouvert au mauvais nom ou dans un établissement non éligible se rencontre plus souvent qu'on ne le croit.
Le fonds de travaux relève de l'article 14-2 de la loi de 1965. Il s'agit d'une cotisation obligatoire, versée sur un compte séparé rémunéré, destinée à financer les travaux futurs de l'immeuble. Comptablement, ce fonds doit être isolé et suivi distinctement des opérations courantes : il ne se confond ni avec le budget prévisionnel, ni avec les avances de trésorerie.
Le maniement de fonds de tiers impose une discipline que nous contrôlons systématiquement : rapprochement bancaire régulier, traçabilité des appels et des règlements, refacturation des débours à l'euro près. Tout mélange entre la trésorerie du syndic et celle du syndicat est une faute lourde.
L'arrêté du 14 mars 2005 fixe les cinq documents comptables que tout syndicat doit produire pour l'assemblée générale d'approbation des comptes. Les voici, dans l'ordre :
| Annexe | Contenu | Ce que le copropriétaire doit y lire |
|---|---|---|
| 1 | État financier après répartition | La situation de trésorerie et de patrimoine du syndicat à la clôture |
| 2 | Compte de gestion général de l'exercice clos et budget prévisionnel | Le réalisé face au voté, et le budget de l'année suivante |
| 3 | Compte de gestion pour opérations courantes et budgets | Le détail des charges courantes par poste |
| 4 | État des travaux de l'article 14-2 et opérations exceptionnelles | Les travaux et opérations hors budget courant |
| 5 | État des dettes et créances | Les impayés des copropriétaires et les dettes fournisseurs |
Dans la pratique, l'annexe 5 est celle qui révèle la santé réelle de la copropriété. C'est là que se lisent les impayés, le sujet le plus sensible en AG et la principale cause de tension de trésorerie.
Il faut distinguer deux rôles. Le syndic administre la copropriété, convoque l'AG, exécute les décisions et tient le mandat. L'expert-comptable, lui, sécurise la dimension comptable et financière : tenue ou contrôle des comptes, production et vérification des cinq annexes, présentation pédagogique des comptes en AG, audit de gestion.
C'est pour le syndic bénévole ou coopératif que cet appui prend tout son sens. Un copropriétaire qui assure bénévolement le mandat connaît son immeuble mais rarement le décret de 2005, les majorités de l'AG (articles 24, 25, 25-1 et 26) ou l'immatriculation au registre national des copropriétés (RNC) tenu par l'ANAH. Notre arbitrage type : confier au syndic bénévole ce qu'il fait bien (proximité, décisions, relation avec les copropriétaires) et externaliser vers le cabinet la tenue comptable, les annexes et la fiabilisation des comptes présentés au vote.
Un syndic coopératif d'une copropriété d'environ 22 lots souhaitait quitter son syndic professionnel pour un syndic coopératif, afin de réduire les honoraires. Le frein était comptable : personne au conseil ne se sentait capable de produire les cinq annexes ni de tenir le compte séparé dans les règles. Nous avons mis en place une tenue déléguée : ouverture conforme du compte séparé et du compte de fonds de travaux, plan comptable adapté, appels de fonds trimestriels, et production des annexes prêtes pour l'AG. Le conseil a gardé la main sur les décisions et la relation avec les copropriétaires, le cabinet a sécurisé la partie comptable et l'immatriculation RNC. Résultat opérationnel : des comptes votés sans contestation et une trésorerie enfin lisible poste par poste.
La copropriété touche par ailleurs à l'écosystème immobilier au sens large. Si vous gérez aussi des biens en direct ou via une structure dédiée, nos pages agence immobilière et secteur immobilier précisent nos autres champs d'intervention.
Une copropriété, une question de mandat ou un changement de syndic à sécuriser ? Parlons de votre situation : nous calibrons la mission selon la taille de la copropriété, le type de syndic et l'état des comptes repris.
À jour au 19 juin 2026. Contenu informatif relu par un expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France. Une décision propre à votre situation nécessite l'examen de vos documents et de la réglementation en vigueur.
La copropriété forme un écosystème comptable à part : un syndicat sans but lucratif, des charges réparties par tantièmes, un budget prévisionnel voté en assemblée générale et une obligation de transparence vis-à-vis de chaque copropriétaire. Le cadre légal combine la loi de 1965 et son décret de 1967 pour le statut, et le décret de 2005 pour les règles comptables. Les acteurs vont du syndic professionnel au syndic bénévole, en passant par les structures voisines comme les ASL et AFUL. Notre rôle est de fiabiliser la dimension comptable et financière, quel que soit le type de syndic.
Vérifiez que le compte séparé est ouvert au nom du syndicat dans un établissement de crédit éligible (néobanques exclues). Cette étape conditionne la validité même du mandat du syndic : à défaut, il devient nul de plein droit après trois mois. Ouvrez en parallèle le compte rémunéré du fonds de travaux de l'article 14-2.
La comptabilité doit être tenue en partie double, par exercice, avec un compte par copropriétaire. Un plan comptable de copropriété correctement paramétré permet de distinguer opérations courantes, travaux de l'article 14-2 et opérations exceptionnelles, et de préparer naturellement les cinq annexes.
Sur la base du budget prévisionnel voté en assemblée générale, émettez les appels de fonds trimestriels, puis régularisez les charges réelles en fin d'exercice. La rigueur sur ce cycle évite les écarts inexpliqués et facilite l'approbation des comptes à la majorité de l'article 24.
L'état des dettes et créances (annexe 5) reflète la santé réelle de la copropriété. Traitez les impayés en continu, pas seulement à l'approche de l'AG : relances, échéanciers et, si nécessaire, recouvrement. Un solde bancaire positif ne garantit pas l'absence d'arriérés.
Préparez les cinq annexes réglementaires et présentez-les de façon pédagogique aux copropriétaires. Vérifiez aussi l'immatriculation et la mise à jour des données au registre national des copropriétés. Des comptes lisibles et conformes réduisent fortement le risque de contestation lors du vote.
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Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
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Non, la loi n'impose pas le recours à un expert-comptable pour tenir la comptabilité d'une copropriété. En revanche, le décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 impose une comptabilité en partie double, par exercice, et la production de cinq annexes réglementaires. Pour un syndic bénévole ou coopératif, déléguer cette partie au cabinet sécurise les comptes votés en assemblée générale.
L'arrêté du 14 mars 2005 fixe : (1) l'état financier après répartition, (2) le compte de gestion général de l'exercice clos et le budget prévisionnel, (3) le compte de gestion pour opérations courantes et budgets, (4) l'état des travaux de l'article 14-2 et opérations exceptionnelles, (5) l'état des dettes et créances. Ces cinq documents accompagnent l'approbation des comptes en assemblée générale.
Oui. L'article 18 de la loi de 1965, renforcé par la loi ALUR du 27 mars 2014, impose un compte séparé au nom du syndicat. Toute dérogation a été définitivement supprimée par l'ordonnance copropriété de 2019, applicable au 31 décembre 2020. À défaut d'ouverture, le mandat du syndic est nul de plein droit à l'expiration d'un délai de trois mois suivant sa désignation. Seuls les établissements de crédit traditionnels sont éligibles.
Oui, c'est l'un de nos axes. Nous prenons en charge la tenue ou le contrôle de la comptabilité du syndicat, la production des cinq annexes, la sécurisation du compte séparé et du fonds de travaux, l'immatriculation au registre national des copropriétés et la présentation pédagogique des comptes en assemblée générale. Le syndic bénévole garde la main sur les décisions et la relation avec les copropriétaires.
Les sommes encaissées appartiennent au syndicat : ce sont des fonds de tiers, jamais le produit du syndic. Les débours, comme les honoraires de tiers ou les primes d'assurance, sont refacturés aux copropriétaires sans aucune marge. Tout mélange entre la trésorerie du syndic et celle du syndicat est une faute lourde, que nous contrôlons via des rapprochements bancaires réguliers.
Le fonds de travaux relève de l'article 14-2 de la loi de 1965. C'est une cotisation obligatoire, versée sur un compte séparé rémunéré, destinée à financer les travaux futurs de l'immeuble. Comptablement, il doit rester isolé des opérations courantes et des avances de trésorerie, et faire l'objet d'un suivi distinct dans les annexes.
À défaut d'ouverture d'un compte bancaire séparé au nom du syndicat, le mandat du syndic est nul de plein droit à l'expiration d'un délai de trois mois suivant sa désignation (article 18 de la loi de 1965, renforcé par la loi ALUR). Seuls les établissements de crédit traditionnels sont éligibles : les néobanques sont exclues.
Non. Seuls les établissements de crédit traditionnels peuvent détenir le compte bancaire séparé du syndicat ; les néobanques sont exclues. Un compte ouvert dans un établissement non éligible fragilise tout le mandat du syndic.

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources officielles et de reference citees pour cette page.