Expert-comptable création d'entreprise
Choix du statut, business plan, ACRE ou ARCE, prévisionnel, guichet unique, TVA et organisation des 12 premiers mois de l'entreprise.
Choix du statut, business plan, ACRE ou ARCE, prévisionnel, guichet unique, TVA et organisation des 12 premiers mois de l'entreprise.
Avant de créer, faites cadrer votre projet : revenu cible, prévisionnel, puis choix de la forme. C'est l'ordre qui sécurise la décision. Le cabinet compare micro et réel, TVA, option à l'IS et aides (ACRE, ARE ou ARCE), et sécurise les formalités INPI, pour éviter un statut qu'on regrette dès le premier exercice.
Créer son entreprise, c'est d'abord une série de décisions qui s'enchaînent : quelle forme juridique, quel régime fiscal, quel régime social, faut-il opter pour l'impôt sur les sociétés, comment articuler les aides de France Travail, et dans quel ordre passer les formalités. Chacune de ces décisions en contraint d'autres. Un choix de statut pris trop vite, sans regarder le projet de rémunération, le rythme de chiffre d'affaires attendu et la situation personnelle du créateur, se paie ensuite pendant des années. Cette page sert de point d'orientation : elle vous aide à arbitrer avant l'immatriculation, sans détailler une seule forme ni vous vendre une mission.
Un expert-comptable en création d'entreprise vous aide à arbitrer la forme juridique (micro, EURL, SASU, SAS, SARL, SCI), le régime fiscal et social, l'option à l'impôt sur les sociétés et les aides (ACRE, ARE ou ARCE), puis à sécuriser les formalités sur le guichet unique INPI. L'objectif : éviter un choix de statut que l'on regrette dès le premier exercice.
Il n'existe pas de meilleure forme dans l'absolu. Le bon réflexe est d'arbitrer selon quatre variables : le besoin de protection du patrimoine, le régime social souhaité (travailleur non salarié ou assimilé salarié), la fiscalité des bénéfices et de la rémunération, et la présence ou non d'associés.
Quelques repères que nous utilisons en rendez-vous de cadrage :
Pour une activité libérale (conseil, santé, droit, ingénierie), la logique de choix diffère : régime social, plafonds et déontologie pèsent davantage. Nous traitons ces cas sur la page professions libérales.
Dans les dossiers de création, l'erreur la plus fréquente est de choisir le statut avant d'avoir chiffré la rémunération cible et le résultat attendu. Or c'est l'inverse qui sécurise la décision. Tant qu'on ne sait pas combien le dirigeant doit se verser, à quel rythme, et combien l'entreprise dégagera de résultat, comparer SASU et EURL reste théorique. Le statut social du dirigeant (travailleur non salarié contre assimilé salarié) change le coût des cotisations, la protection en cas d'arrêt, et la mécanique des dividendes. Nous partons donc du projet de revenu, puis nous remontons vers la forme, et non l'inverse.
Le régime micro plafonne le chiffre d'affaires et applique un abattement forfaitaire pour charges. Depuis le 1er janvier 2026, les plafonds micro ont été relevés : 203 100 euros de chiffre d'affaires annuel pour la vente de marchandises et l'hébergement, 83 600 euros pour les prestations de services et les activités libérales (contre 188 700 et 77 700 euros sur 2023 à 2025). Tant que vos charges réelles restent inférieures à l'abattement forfaitaire, le micro reste avantageux. Dès que vous investissez, embauchez ou supportez des achats lourds, le régime réel devient souvent plus juste, car il permet de déduire les charges réelles.
C'est l'un des points de confusion les plus répandus, et l'un de ceux qui coûtent cher quand il est mal compris. Les plafonds du régime micro (203 100 et 83 600 euros) sont décorrélés des seuils de la franchise en base de TVA. On peut rester micro-entrepreneur tout en facturant la TVA si l'on dépasse le seuil de franchise.
En 2026, la franchise en base de TVA s'apprécie ainsi : pour les prestations de services, seuil de base 37 500 euros (chiffre d'affaires de l'année précédente) et seuil majoré de tolérance 41 250 euros (année en cours) ; pour les ventes de marchandises et l'hébergement, seuil de base 85 000 euros et seuil majoré 93 500 euros. Le projet de seuil unique à 25 000 euros évoqué en 2025 a été abandonné.
Le risque sous-estimé : facturer sans TVA en pensant en être dispensé, puis devoir la régulariser après dépassement, parfois rétroactivement, sur des factures déjà émises à des clients particuliers qui ne récupèrent rien.
Une EURL ou une entreprise individuelle peut opter pour l'impôt sur les sociétés. L'entreprise individuelle peut être assimilée à une EURL (article 1655 sexies du Code général des impôts), ce qui vaut option pour l'impôt sur les sociétés sans créer d'entité nouvelle. Deux points de vigilance que nous rappelons systématiquement :
Un créateur demandeur d'emploi indemnisé a deux options exclusives l'une de l'autre : conserver l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) pendant le démarrage, ou demander l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE).
L'ARCE correspond à 60 % du capital des droits ARE restants, versée en deux fois : 50 % à la date de création ou de reprise, 50 % six mois après si l'activité se poursuit (déduction de 3 % au titre du financement des retraites complémentaires). Depuis le 1er avril 2025, le second versement exige de ne pas être titulaire d'un contrat à durée indéterminée à temps plein. L'ARCE n'est pas cumulable avec le maintien de l'ARE.
L'ACRE, elle, est une exonération partielle de cotisations sociales. Attention au changement de procédure : depuis le 1er janvier 2026, l'ACRE n'est plus automatique. Il faut en faire la demande à l'Urssaf dans un délai maximum de 60 jours suivant le début d'activité (l'Urssaf statue sous 30 jours, l'absence de réponse valant accord), et ne pas en avoir déjà bénéficié dans les 3 années précédentes. L'exonération est de 50 % des cotisations jusqu'au 30 juin 2026 ; à partir du 1er juillet 2026, le taux minoré du micro-entrepreneur passe de 50 % à 75 % des taux habituels (exonération réduite de 25 %).
Le risque sous-estimé : oublier la demande d'ACRE dans la fenêtre de 60 jours. Depuis 2026, ce simple oubli fait perdre l'exonération, sans rattrapage.
Depuis le 1er janvier 2023, toute formalité d'entreprise (création, modification, cessation, dépôt des comptes) passe obligatoirement par le guichet unique électronique de l'INPI, à l'adresse procedures.inpi.fr. Les organismes valideurs restent les greffes pour le commercial et les sociétés, les chambres de métiers et de l'artisanat pour l'artisanat, et la MSA pour l'agricole.
Le déroulé type d'une création de société suit cet ordre : rédaction des statuts, dépôt du capital social sur un compte dédié, publication de l'annonce légale de constitution, puis dépôt du dossier d'immatriculation sur le guichet unique avec l'ensemble des pièces.
Les tarifs forfaitaires de l'annonce légale de constitution sont fixés par l'arrêté du 19 novembre 2025, en vigueur au 1er janvier 2026 (France métropolitaine, hors taxes).
| Forme juridique | Tarif forfaitaire 2026 (HT) |
|---|---|
| SAS | 199 euros |
| SARL | 148 euros |
| SASU | 142 euros |
| EURL | 124 euros |
| SNC | 220 euros |
| SA | 399 euros |
Ces forfaits sont des tarifs réglementés : ils ne dépendent pas du support choisi. Au-delà de l'annonce légale, le coût total de la création intègre les frais de greffe et de registre national des entreprises, qui varient selon la forme et l'activité (voir la page officielle service-public).
C'est l'arbitrage le plus fréquent pour un créateur solo. Aucune des deux n'est meilleure dans l'absolu ; tout dépend du profil.
Le bon réflexe : simuler les deux scénarios sur un revenu net cible identique avant de trancher, plutôt que de raisonner par habitude.
Notre rôle ici est d'éclairer la décision, pas de remplacer une mission d'immatriculation. Concrètement, sur cette phase, nous :
Lorsque vous souhaitez confier l'immatriculation elle-même, nous basculons sur la mission dédiée : création d'entreprise à Paris, avec un périmètre et un devis. Pour un accompagnement comptable et fiscal durable, voir notre expertise comptable à Paris 8.
Cette page informe et oriente. Une décision propre à votre situation suppose l'examen de vos documents, de votre projet et du droit en vigueur.
Contenu à jour au 23 juin 2026, relu par un expert-comptable. Rédigé par le cabinet Hayot Expertise (Samuel Hayot, expert-comptable et commissaire aux comptes, Ordre des experts-comptables d'Île-de-France).
CA annuel maximum pour rester au régime micro (services, BNC)
83 600 euros
CA annuel maximum pour rester au régime micro (marchandises)
203 100 euros
Seuil de base CA N-1 (majoré 41 250 euros en année en cours)
37 500 euros
Seuil de base CA N-1 (majoré 93 500 euros en année en cours)
85 000 euros
15 % sur le bénéfice jusqu'à ce plafond, sous conditions
42 500 euros
Demande à l'Urssaf après le début d'activité (depuis 2026)
60 jours
La création d'entreprise mélange décisions juridiques, fiscales, sociales et financières qui ont un effet direct sur la première année. Le bon accompagnement consiste à comparer les scénarios avant l'immatriculation puis à structurer les premiers mois.
Simuler la rémunération, la protection sociale, la fiscalité et la capacité d'investissement avant de choisir entre EI, EURL, SASU, SARL ou SAS.
Mesurer les charges de départ, les premiers encaissements, le besoin de fonds de roulement et la réserve de sécurité utile au lancement.
Regarder ACRE, ARCE, prêts d'honneur, garanties ou aides régionales suffisamment tôt pour ne pas perdre d'opportunités.
Prévoir facturation, classement des pièces, calendrier TVA, compte bancaire et premier tableau de bord avant même le premier mois plein.
Où que vous soyez en France, notre cabinet déploie des outils de pilotage 100% digitaux pour allier la réactivité et l'exigence technique d'un cabinet de premier plan.
Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.
Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.
Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.
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Comment rédiger une clause d'agrément en SAS pour contrôler l'entrée de nouveaux actionnaires : périmètre, organe compétent, droit de vote du cédant, délais, refus et sanction du défaut d'agrément.
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Greffe, bénéficiaires effectifs, annonce légale, accompagnement : le budget réel d'une création de société en 2026, ligne par ligne, au-delà des offres affichées à 0 €. Fourchettes claires par forme (SAS, SASU, SARL, EURL) et par scénario.
Procédure complète pour créer une SAS à plusieurs associés en 2026 : statuts, clauses entre actionnaires, dépôt du capital, annonce légale, Guichet unique, coûts et délais réels.
Le choix dépend du projet: micro-entreprise pour tester simplement, EURL/SASU pour un solo souhaitant protéger son patrimoine, SARL pour une activité familiale, SAS pour lever des fonds et accueillir des associés. L'expert-comptable compare les impacts fiscaux, sociaux et juridiques de chaque statut selon votre prévisionnel à 3 ans.
Les frais de création varient selon la structure: 0 € pour une micro-entreprise, 37 € pour une EI classique, environ 200 à 300 € pour une SAS/SASU/SARL (greffe + annonces légales). Les honoraires d'accompagnement (expert-comptable, avocat) ajoutent 500 à 2 500 € selon la complexité. Le capital social est libre depuis la loi Macron.
Les étapes clés sont: choix du nom et du statut, rédaction des statuts, dépôt du capital en banque, publication d'une annonce légale, dépôt du dossier au guichet unique INPI, obtention du SIRET et KBIS. Le processus prend généralement 2 à 4 semaines selon la complexité et la rapidité des administrations concernées.
L'ACRE (Aide à la Création ou Reprise d'Entreprise) est une exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année d'activité. Elle est attribuée automatiquement aux micro-entrepreneurs sous conditions de revenus et sur demande pour les autres créateurs. Elle réduit les charges de 50 à 75 % la première année, facilitant le démarrage.
Un business plan n'est pas obligatoire mais fortement recommandé, surtout pour obtenir un financement bancaire ou convaincre des investisseurs. Il formalise le modèle économique, le prévisionnel financier sur 3 ans, l'étude de marché et la stratégie commerciale. L'expert-comptable construit les tableaux financiers et valide la cohérence du projet global.
Les principales aides incluent l'ACRE, l'ARCE (versement anticipé des allocations chômage), les prêts d'honneur (Réseau Entreprendre, Initiative France), le prêt BPI création, les aides régionales, les garanties BPI et le NACRE. Un accompagnement expert-comptable identifie les dispositifs cumulables selon le profil et la localisation du créateur.
L'entreprise individuelle (EI) confond le patrimoine personnel et professionnel, avec imposition à l'IR. La société (EURL, SAS, SARL) crée une personne morale distincte, protégeant le patrimoine et permettant l'option IS. Depuis 2022, l'EI bénéficie d'une séparation automatique des patrimoines, rapprochant son régime de celui des sociétés.
Idéalement dès la réflexion initiale, avant le choix du statut. L'expert-comptable optimise la structure fiscale, élabore le prévisionnel, conseille sur les aides, rédige les statuts et coordonne les formalités. Son intervention amont sécurise le projet et évite des erreurs coûteuses à long terme (mauvais statut, oubli d'aides, fiscalité sous-optimale).

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources officielles et de reference citees pour cette page.