Cotisations patronales 2026 : le tableau complet des taux pour l'employeur
Les taux 2026 des cotisations patronales : assurance maladie 13 %, allocations familiales 5,25 %, vieillesse plafonnée 8,55 %, déplafonnée 2,11 %, AT/MP 2,08 % en moyenne, Agirc-Arrco de 4,72 % à 12,95 %. Tableau de référence, seuils et points de vigilance pour éviter les erreurs de paie.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. Les taux de cotisations patronales 2026 (secteur privé) s'établissent à 13 % pour l'assurance maladie, 5,25 % pour les allocations familiales (bandeaux supprimés depuis janvier 2026), 8,55 % pour la vieillesse plafonnée, 2,11 % pour la vieillesse déplafonnée (en hausse), et environ 2,08 % en moyenne pour l'AT/MP (taux propre à chaque entreprise). Le plafond mensuel (PMSS) est de 4 005 EUR en 2026. L'allègement des cotisations passe désormais par la RGDU (réduction générale dégressive unique) jusqu'à 3 SMIC, et non plus par des bandeaux à taux réduit.
Contexte 2026 : la fin des bandeaux à taux réduit#
Depuis le 1er janvier 2026, la structure des cotisations patronales a profondément changé. Les deux bandeaux qui appliquaient un taux réduit jusqu'à un certain niveau de salaire ont été supprimés : le bandeau maladie (taux réduit 7 % jusqu'à 2,5 SMIC) et le bandeau famille (taux réduit 3,45 % jusqu'à 3,5 SMIC). À la place, un mécanisme unifié, la RGDU, fusionne l'ancienne réduction Fillon et les anciens bandeaux en un allègement dégressif unique.
Cette mutation oblige à reprendre le paramétrage des bulletins : appliquer les taux pleins, puis laisser le logiciel de paie ou votre cabinet calculer la RGDU. Tout employeur doit donc connaître les taux en vigueur pour éviter des erreurs répétées mois après mois.
Le tableau complet des taux patronaux 2026#
| Cotisation | Assiette | Taux employeur 2026 | Plafonnement |
|---|---|---|---|
| Assurance maladie | Salaire brut | 13,00 % | Aucun |
| Allocations familiales | Salaire brut | 5,25 % | Aucun |
| Assurance vieillesse (plafonnée) | Salaire brut dans la limite du PMSS | 8,55 % | PMSS = 4 005 EUR/mois |
| Assurance vieillesse (déplafonnée) | Totalité du salaire | 2,11 % | Aucun |
| CSA (contribution solidarité autonomie) | Salaire brut | 0,30 % | Aucun |
| FNAL (moins de 50 salariés) | Salaire brut | 0,10 % | Aucun |
| FNAL (50 salariés et plus) | Salaire brut | 0,50 % | Aucun |
| Assurance chômage | Salaire brut | 4,00 % | Aucun |
| AGS (garantie des salaires) | Salaire brut | 0,25 % | Aucun |
| Agirc-Arrco Tranche 1 | Jusqu'à 1 PMSS (4 005 EUR) | 4,72 % | PMSS |
| Agirc-Arrco Tranche 2 | De 1 à 8 PMSS | 12,95 % | 8 PMSS = 32 040 EUR |
| CEG Tranche 1 | Jusqu'à 1 PMSS | 1,29 % | PMSS |
| CEG Tranche 2 | De 1 à 8 PMSS | 1,62 % | 8 PMSS |
| CET | Tranche 1 + Tranche 2 | 0,21 % | Si rémunération > 1 PMSS |
| AT/MP (variable) | Salaire brut | 2,08 % (moyenne nationale) | Aucun |
Remarque importante : le taux AT/MP est propre à chaque établissement. Chaque année, la Carsat notifie à l'employeur son taux net en fonction de son historique de sinistralité. Ne retenez donc jamais un taux unique : appliquez l'avis de taux que vous recevez.
Les trois seuils critiques à mémoriser#
PMSS mensuel (plafond mensuel de la Sécurité sociale) = 4 005 EUR. Il fixe l'assiette des cotisations plafonnées : vieillesse plafonnée (8,55 %) et retraite complémentaire Agirc-Arrco tranche 1 (4,72 %). L'assurance maladie, elle, est calculée sur la totalité du salaire brut.
PASS annuel (plafond annuel) = 48 060 EUR. Il sert de référence pour de nombreux calculs annuels, certains plafonds d'exonération et l'épargne salariale.
Effectif de l'entreprise. Le FNAL change à 50 salariés (0,10 % en dessous, 0,50 % à partir de 50). Le seuil de 11 salariés déclenche, lui, le versement mobilité dans les territoires concernés.
Exemple : du salaire brut au coût total employeur#
Prenons un salarié rémunéré 2 500 EUR brut par mois, dans une entreprise de moins de 50 salariés. Les principales cotisations patronales s'appliquent : maladie 13 % (325 EUR), allocations familiales 5,25 % (131,25 EUR), vieillesse plafonnée 8,55 % et déplafonnée 2,11 %, retraite complémentaire et CEG sur la tranche 1, chômage 4 % (100 EUR), AGS 0,25 %, FNAL 0,10 %, CSA 0,30 %, plus l'AT/MP propre à l'entreprise. Avant allègement, le total des cotisations patronales se situe autour de 40 à 45 % du brut, soit environ 1 000 à 1 125 EUR. La RGDU vient ensuite réduire cette charge : à 2 500 EUR, soit environ 1,3 SMIC, l'allègement reste significatif. Le coût total employeur -- le brut augmenté des cotisations patronales nettes de la RGDU -- doit toujours être estimé salarié par salarié, car l'AT/MP et le versement mobilité varient. Cet ordre de grandeur sert à bâtir un budget de masse salariale fiable.
Cas particuliers et secteurs spécifiques#
Secteur public. Les agents publics relèvent de régimes distincts (CNRACL, Ircantec, etc.), et non du barème du secteur privé.
Agriculture. Les employeurs agricoles relèvent de la MSA, avec des taux et des assiettes qui peuvent différer : vérifiez auprès de votre caisse.
Entreprises de moins de 11 salariés. Elles sont exonérées du versement mobilité, contrairement aux structures plus importantes situées dans un périmètre de transport.
Mobilité internationale. En cas de détachement ou de mobilité européenne, le régime applicable peut diverger ; vérifiez la situation avant le recrutement.
Points de vigilance 2026 : les pièges à éviter#
1. Ne plus appliquer les anciens taux de bandeaux. Vous avez lu 7 % pour la maladie ou 3,45 % pour la famille dans un document de 2025 : ces taux ne s'appliquent plus. Utilisez désormais 13 % et 5,25 % (taux pleins) et laissez la RGDU réduire la charge pour les bas salaires.
2. Vieillesse déplafonnée portée à 2,11 %. Cette cotisation, due sur la totalité du salaire, a augmenté au 1er janvier 2026 (elle était de 2,02 % en 2025). Mettez à jour votre logiciel ou demandez-le à votre cabinet.
3. Confusion PMSS / SMIC. Le PMSS (4 005 EUR/mois) n'est pas le SMIC (12,31 EUR/h au 1er juin 2026, soit 1 867,02 EUR brut mensuel sur 35 heures). Ces deux seuils ne coïncident jamais et jouent des rôles différents.
4. La RGDU est le seul allègement des bas salaires. Ne cherchez pas à cumuler la RGDU avec une ancienne réduction : laissez le logiciel ou votre cabinet la calculer.
5. AT/MP : ne pas figer un taux. Vous recevez chaque année un avis de taux. Un taux figé toute l'année provoque une régularisation parfois coûteuse en fin d'exercice.
6. Vérifier l'applicabilité sectorielle. Certains secteurs (hôtellerie-restauration, audiovisuel, BTP) ont des caisses de retraite ou de prévoyance spécifiques : ne présumez pas que le barème générique s'applique.
Notre analyse d'expert-comptable#
Nous constatons régulièrement deux erreurs de départ : d'abord, des paies paramétrées avec les anciens taux maladie ou famille au-delà de janvier 2026, ce qui crée des écarts à régulariser ; ensuite, des confusions entre PMSS et SMIC lorsqu'il faut calculer une cotisation plafonnée.
Récemment, une PME avait conservé le taux maladie réduit de 7 % sur plusieurs bulletins en début d'année. Une fois le paramétrage corrigé au taux plein de 13 % et la RGDU appliquée, le coût employeur réel a été rétabli ; sans cette correction, l'entreprise aurait sous-estimé ses charges et faussé son budget de trésorerie.
En tant qu'expert-comptable inscrit à l'Ordre et commissaire aux comptes, je rappelle qu'une cotisation mal calculée alimente un risque de redressement : l'Urssaf peut contrôler et rectifier sur les trois années précédentes, au-delà de l'année en cours. Dès l'embauche, paramétrez les taux pleins et fiez-vous à la RGDU pour les bas salaires. Révisez le dossier à chaque revalorisation légale (SMIC, PMSS, AT/MP).
Conseil Hayot Expertise. Trois gestes pour maîtriser vos cotisations : (1) mettre à jour vos taux à chaque réforme (il y en a plusieurs par an, notamment en juin pour le SMIC) ; (2) valider votre paramétrage sur un cas-test avant de l'appliquer à toute la paie ; (3) conserver l'avis de taux AT/MP reçu chaque année et l'ajuster dans votre logiciel.
Questions fréquentes
Pourquoi la vieillesse déplafonnée est-elle passée à 2,11 % ?+
C'est une hausse entrée en vigueur au 1er janvier 2026 (elle était de 2,02 % en 2025). Cette cotisation participe au financement des retraites et s'applique à la totalité du salaire, sans limite de PMSS.
Quelle différence entre PMSS et SMIC en 2026 ?+
Le PMSS (4 005 EUR/mois) est le plafond qui limite l'assiette de certaines cotisations ; le SMIC (12,31 EUR/h, soit 1 867,02 EUR brut mensuel) est le minimum de rémunération obligatoire. Ils ne jouent pas le même rôle et ne coïncident pas.
La RGDU s'applique-t-elle à tous les bas salaires ?+
Oui, jusqu'à 3 SMIC. Au-delà, l'allègement s'annule. Pour une embauche au SMIC, la RGDU réduit fortement les cotisations. Vers 2,5 SMIC, l'allègement est partiel. À 3 SMIC et plus, il n'y a plus d'allègement automatique.
Dois-je mettre à jour l'AT/MP chaque année ?+
Oui. Vous recevez l'avis de taux net (en général en fin d'année, valable pour l'année suivante). Appliquez ce taux dès janvier : un taux obsolète fausse vos charges et expose à une régularisation.
Le versement mobilité s'ajoute-t-il à ces cotisations ?+
Oui, pour les entreprises d'au moins 11 salariés situées dans un périmètre de transport. Son taux est fixé localement : il ne figure pas dans le tableau général car il dépend de votre commune.
Comment estimer le coût réel d'un salarié ?+
Additionnez les cotisations patronales du tableau (y compris AT/MP, retraite complémentaire et CEG), puis retranchez la RGDU applicable. Vous obtenez un taux global qui se situe souvent autour de 40 à 45 % du salaire brut, variable selon le secteur et le niveau de rémunération.
À retenir#
- Taux pleins 2026 : maladie 13 %, famille 5,25 %, vieillesse plafonnée 8,55 %, vieillesse déplafonnée 2,11 %.
- Les bandeaux (maladie 7 %, famille 3,45 %) ont disparu depuis le 1er janvier 2026 : appliquez les taux pleins et laissez la RGDU réduire la charge des bas salaires.
- PMSS 2026 = 4 005 EUR/mois ; PASS annuel = 48 060 EUR ; SMIC = 12,31 EUR/h depuis le 1er juin 2026.
- L'AT/MP est variable par établissement : appliquez l'avis de taux reçu de la Carsat chaque année.
- La retraite complémentaire Agirc-Arrco se calcule en deux tranches : 4,72 % jusqu'à 1 PMSS, 12,95 % de 1 à 8 PMSS.
- Testez votre paramétrage sur un cas avant de l'appliquer en masse, surtout lors d'un changement de taux ou d'une première paie.
Sources officielles#
- Urssaf — Taux de cotisations du secteur privé
- Urssaf — Plafonds de la Sécurité sociale
- Urssaf — La cotisation d'allocations familiales
- Agirc-Arrco — Le calcul des cotisations de retraite complémentaire
- Urssaf — Réduction générale des cotisations patronales
- Service-public.fr — Le Smic augmente au 1er juin 2026

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Urssaf — Taux de cotisations du secteur prive
- Urssaf — Plafonds de la Securite sociale
- Urssaf — La cotisation d'allocations familiales
- Agirc-Arrco — Le calcul des cotisations de retraite complementaire
- Urssaf — Reduction generale des cotisations patronales
- Service-public.fr — Le Smic augmente au 1er juin 2026
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