Clauses tag along et drag along : sortie et entraînement
Le tag along laisse un associé se joindre à une vente aux mêmes conditions ; le drag along force les autres à céder. Voici leur rôle, leur rédaction et leurs enjeux à la cession et à la levée de fonds.
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Juridique d'entreprise à Paris | AG, statuts, cessionsNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. La clause tag along (sortie conjointe) permet à un associé de se joindre à la vente réalisée par un autre, aux mêmes conditions et au même prix. La clause drag along (sortie forcée ou clause d'entraînement) permet à un associé qui cède de contraindre les autres à vendre aussi, aux mêmes conditions, pour offrir à l'acquéreur la totalité du capital.
Vous montez votre société à plusieurs, ou vous vous apprêtez à faire entrer un investisseur. Vient le moment du pacte d'associés, et deux clauses au nom anglais reviennent systématiquement : tag along et drag along. Elles paraissent techniques, presque accessoires. Elles décident pourtant de ce qui se passera le jour où l'un de vous voudra vendre, ou le jour où un acquéreur voudra racheter l'ensemble. Mal calibrées, elles bloquent une cession ou enferment un minoritaire. Bien rédigées, elles organisent la liquidité de tout le monde.
Cet article explique ce que recouvrent réellement ces deux clauses de sortie, où les placer (statuts ou pacte), comment les rédiger, et pourquoi un investisseur les exige presque toujours lors d'une levée de fonds. Avec, à la clé, les points que nous vérifions dans nos dossiers de structuration et de levée.
Le pacte d'associés, terrain naturel de ces clauses#
Avant de parler des deux clauses, il faut situer leur support. Le pacte d'associés (ou pacte d'actionnaires) est un contrat extra-statutaire. Il organise les relations entre associés en dehors des statuts : gouvernance, information, et surtout liquidité des titres, c'est-à-dire les conditions dans lesquelles chacun peut entrer et sortir du capital.
Le pacte présente trois caractéristiques qui commandent tout le reste.
- Il est confidentiel : contrairement aux statuts, il n'est pas publié et reste connu des seuls signataires.
- Il a une durée déterminée : il est conclu pour une période définie, souvent calée sur l'horizon de l'investisseur ou la vie de la société.
- Il a une force obligatoire entre les parties : en application de l'article 1103 du Code civil, le contrat légalement formé tient lieu de loi à ceux qui l'ont conclu. Le pacte engage donc ses signataires, mais eux seuls.
C'est ce dernier point qui pèse le plus. Le pacte n'engage que ceux qui l'ont signé. Un associé entré après la signature, et qui n'a pas adhéré au pacte, n'est en principe pas tenu par ses clauses. D'où l'importance, dans la pratique, des clauses d'adhésion qui imposent à tout nouvel associé de rejoindre le pacte.
Tag along : la sortie conjointe du minoritaire#
La clause tag along, ou clause de sortie conjointe, permet à un associé de se joindre à une cession initiée par un autre. Concrètement, lorsqu'un associé (souvent majoritaire) vend ses titres à un tiers, l'associé bénéficiaire du tag along (souvent minoritaire) peut exiger que l'acquéreur rachète aussi ses propres titres, aux mêmes conditions et au même prix par titre.
L'objectif est de protéger le minoritaire. Sans cette clause, il risque de rester captif aux côtés d'un nouvel actionnaire qu'il n'a pas choisi, avec une stratégie et une gouvernance qui ne sont plus celles d'origine. Le tag along lui offre une porte de sortie : si le majoritaire vend, il peut vendre avec lui, dans les mêmes termes.
Deux précisions de rédaction font toute la différence. D'abord, le tag along peut être total (le minoritaire vend l'intégralité de ses titres) ou proportionnel (il vend à hauteur de la quote-part cédée par le majoritaire). Ensuite, il suppose une procédure de notification : le cédant doit informer le bénéficiaire du projet de cession, de son prix et de ses conditions, dans un délai permettant d'exercer le droit.
Notre lecture. Le tag along est la contrepartie naturelle que réclame un minoritaire lorsqu'on lui demande d'accepter un drag along. Dans nos dossiers, ces deux clauses se négocient ensemble : le minoritaire accepte d'être entraîné dans une vente globale, à condition de pouvoir lui-même se joindre à toute vente du majoritaire. C'est un équilibre, pas une faveur unilatérale.
Drag along : la sortie forcée pour vendre 100 %#
La clause drag along, ou obligation de sortie forcée (on parle aussi de clause d'entraînement), produit l'effet inverse. Elle permet à un associé, ou à un groupe d'associés atteignant un seuil défini, qui cède ses titres, de contraindre les autres associés à céder également les leurs, aux mêmes conditions. Le but est d'offrir à un acquéreur la totalité du capital, ou un pourcentage élevé, sans qu'un associé minoritaire puisse bloquer l'opération.
Elle facilite donc la cession globale et la sortie des investisseurs. Un acquéreur sérieux veut rarement 80 % d'une société avec un minoritaire résiduel non coopératif ; il veut 100 %, ou un contrôle quasi total. Le drag along sécurise cette possibilité : si les cédants atteignent le seuil prévu, les autres sont entraînés dans la vente.
C'est une clause puissante, et donc encadrée par les négociateurs avertis. Le minoritaire entraîné accepte rarement de signer un drag along sans garde-fous : prix plancher, conditions identiques pour tous, et le plus souvent un tag along en miroir. Le drag along n'est pas un blanc-seing donné au majoritaire ; il est conditionné par une équivalence stricte de traitement.
Tag along et drag along : la comparaison#
| Critère | Tag along (sortie conjointe) | Drag along (sortie forcée) |
|---|---|---|
| Qui en bénéficie | L'associé, souvent minoritaire | L'associé cédant, souvent majoritaire ou investisseur |
| Effet | Droit de se joindre à la vente | Obligation faite aux autres de vendre |
| Logique | Protéger celui qui reste | Permettre une cession à 100 % |
| Sur qui pèse l'obligation | Sur l'acquéreur (racheter aussi le bénéficiaire) | Sur les associés entraînés (céder leurs titres) |
| Prix et conditions | Identiques à la vente initiale | Identiques pour tous les cédants |
| Déclencheur | Une cession initiée par un autre associé | L'atteinte d'un seuil de cession défini au pacte |
La différence tient en une phrase : le tag along est un droit de suivre la vente ; le drag along est une obligation de la subir. L'un protège, l'autre entraîne. Dans un même pacte, ils se complètent.
Statuts ou pacte : où placer ces clauses#
C'est une question récurrente, et la réponse dépend de l'arbitrage entre souplesse, confidentialité et opposabilité aux tiers.
Le plus souvent, ces clauses figurent dans le pacte. Il est souple à modifier, confidentiel, et adapté à des engagements qui peuvent évoluer dans le temps. Son revers : il n'engage que ses signataires et reste, en principe, inopposable aux tiers. Une cession conclue en violation du pacte est en général valable à l'égard du tiers acquéreur de bonne foi ; le bénéficiaire lésé agit alors contre le signataire fautif, le plus souvent en dommages-intérêts.
Insérées dans les statuts, ces clauses deviennent opposables aux tiers, mais elles sont publiques et plus rigides à modifier. En SAS, la liberté statutaire ouverte par l'article L227-1 et les articles suivants du Code de commerce permet de prévoir dans les statuts certaines clauses encadrant la cession des actions. C'est un terrain plus favorable que la SARL ou la SA, dont les statuts sont plus contraints.
| Critère | Dans le pacte | Dans les statuts |
|---|---|---|
| Confidentialité | Élevée (non publié) | Aucune (statuts publics) |
| Souplesse de modification | Forte | Plus rigide (formalités) |
| Opposabilité aux tiers | Faible (engage les signataires) | Renforcée |
| Sanction d'une violation | Dommages-intérêts le plus souvent | Possibilité d'inopposabilité de la cession |
| Forme la plus adaptée | Toutes, par contrat | SAS surtout (article L227-1 et s.) |
Le risque sous-estimé. Beaucoup d'associés croient qu'une clause de drag along inscrite au pacte suffit à forcer une vente. Or, si le pacte est seul et qu'un associé refuse de signer l'acte de cession, l'exécution n'est pas automatique : il faut souvent passer par le juge, et le résultat dépend de la rédaction. L'articulation pacte et statuts, et les sanctions prévues, déterminent la force réelle de la clause. Une clause de drag along mal sécurisée donne une fausse impression de protection.
En pratique : les points à négocier dans la rédaction#
Une clause de sortie ne vaut que par sa rédaction. Voici les points que nous passons systématiquement en revue lorsqu'un client nous soumet un projet de pacte ou de term sheet.
- Le seuil de déclenchement. À partir de quel pourcentage de cession le drag along s'active ? Le seuil se négocie au cas par cas, en fonction de la répartition du capital et de l'horizon des investisseurs. Il n'existe pas de seuil standard universel.
- L'égalité de prix et de conditions. La clause doit garantir que tous les associés cèdent au même prix par titre et aux mêmes conditions. C'est la contrepartie centrale de la sortie forcée.
- La procédure et les délais de notification. Qui notifie quoi, à qui, dans quel délai ? Une procédure floue rend la clause difficile à mettre en oeuvre le jour venu.
- L'articulation avec la préemption et l'agrément. Une clause de préemption permet aux associés de racheter en priorité ; une clause d'agrément soumet l'entrée d'un tiers à autorisation. Tag along, drag along, préemption et agrément doivent s'enchaîner sans se contredire.
- Les sanctions en cas de non-respect. Exécution forcée, clause pénale, dommages-intérêts : la clause doit prévoir ce qui se passe si un associé refuse de jouer le jeu. Sans sanction crédible, la clause perd sa force.
- Le périmètre des titres visés. Actions ordinaires, actions de préférence, titres donnant accès au capital : la clause doit dire précisément quels titres sont concernés par la sortie.
Conseil Hayot Expertise. Ne signez jamais un pacte sur la seule lecture des deux clauses isolées. Le tag along et le drag along ne prennent leur sens qu'articulés avec la préemption, l'agrément, la liquidation préférentielle et l'anti-dilution. C'est l'ensemble qui fait système. Nous lisons toujours ces clauses ensemble, pas une par une.
L'enjeu investisseur : pourquoi un fonds les exige#
Lors d'une levée de fonds, ces clauses ne sont pas négociables sur le principe. Les investisseurs exigent quasi systématiquement le drag along : il leur garantit de pouvoir sortir en vendant 100 % du capital le jour où une opportunité de cession se présente, sans dépendre du bon vouloir des fondateurs ou des minoritaires. C'est une condition structurante de leur modèle, qui repose sur la liquidité à terme de leur participation.
En contrepartie, le fonds accorde souvent le tag along aux fondateurs et aux minoritaires : si l'investisseur ou un majoritaire vend, eux aussi peuvent se joindre à la vente. Ces clauses se négocient au moment de la levée, en même temps que la liquidation préférentielle (qui organise l'ordre de récupération du prix de cession) et l'anti-dilution (qui protège l'investisseur d'une baisse de valorisation). Elles forment un bloc cohérent qu'il faut lire ensemble.
En pratique. Nous avons accompagné une société dont la cession à un industriel avait failli capoter. Un associé minoritaire historique, non couvert par un drag along, refusait de céder ses quelques pour cent. L'acquéreur, qui voulait 100 %, menaçait de se retirer. Le déblocage a supposé une renégociation longue et un prix relevé pour le minoritaire. Une clause de drag along bien rédigée dès l'origine aurait évité ce point de friction. À l'inverse, un minoritaire sans tag along peut se retrouver coincé aux côtés d'un repreneur qu'il n'a pas choisi. Les deux clauses traitent les deux faces du même risque.
Cas particuliers#
Société sans investisseur, entre fondateurs. Même sans fonds au capital, ces clauses ont un sens. Entre associés fondateurs, le tag along protège chacun en cas de vente d'un autre, et le drag along facilite une revente globale future. Beaucoup de pactes de création les prévoient par anticipation.
SCI et sociétés patrimoniales. Dans une SCI familiale ou patrimoniale, la logique de cession à un tiers est différente, et l'agrément y joue un rôle central. Le tag along et le drag along y sont moins fréquents, mais la question de la liquidité des parts mérite d'être posée dès la rédaction des statuts et du pacte.
Articulation avec la valorisation. Le prix de la sortie conjointe ou forcée renvoie à la valeur des titres. Lorsqu'un seuil ou un prix plancher est prévu, sa définition suppose une méthode d'évaluation claire. C'est un point où notre mission d'évaluation d'entreprise sécurise la rédaction, en posant une base de prix défendable.
Faut-il se faire accompagner pour rédiger ces clauses#
Un modèle de pacte trouvé en ligne donnera une trame, mais pas l'articulation propre à votre situation. Le seuil de déclenchement, l'équilibre tag along et drag along, le choix entre statuts et pacte, l'enchaînement avec la préemption et l'agrément : tout cela se calibre au regard de votre projet, de votre table de capitalisation et de l'horizon de vos investisseurs.
C'est la logique de notre conseil juridique, qui intervient en lien avec la mission comptable pour sécuriser la structuration du capital. Pour les sociétés qui lèvent, notre accompagnement de DAF externalisé pour startups et PME prépare la table de capitalisation et le term sheet en amont de la négociation. Et pour situer ces clauses dans l'ensemble du pacte, nos guides sur le choix entre pacte et statuts et sur les raisons de rédiger un pacte d'associés complètent cette lecture. Si vous préparez une levée, voyez aussi nos repères pour préparer une première levée de fonds et notre panorama des levées pre-seed et série A. Ces clauses sont particulièrement structurantes pour les startups technologiques en phase de financement.
En tant que cabinet inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France, nous accompagnons régulièrement des opérations de structuration du capital et de levée de fonds, en lien avec les conseils juridiques. Cet article informe sur des principes généraux ; la rédaction d'un pacte adapté suppose l'examen de votre situation, de vos documents et du droit applicable, et fait intervenir, le cas échéant, un avocat pour la rédaction de l'acte.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une clause tag along ?+
La clause tag along, ou clause de sortie conjointe, permet à un associé de se joindre à la vente réalisée par un autre. Lorsqu'un associé vend ses titres à un tiers, le bénéficiaire du tag along peut exiger que l'acquéreur rachète aussi les siens, aux mêmes conditions et au même prix par titre.
Qu'est-ce qu'une clause drag along ?+
La clause drag along, ou obligation de sortie forcée, permet à un associé qui cède ses titres de contraindre les autres associés à céder aussi les leurs, aux mêmes conditions. Son but est d'offrir à un acquéreur la totalité du capital, ou un pourcentage élevé, sans qu'un minoritaire puisse bloquer l'opération.
Quelle différence entre tag along et drag along ?+
Le tag along est un droit : le bénéficiaire peut se joindre à une vente initiée par un autre. Le drag along est une obligation : le cédant peut entraîner les autres dans la vente. L'un protège celui qui reste, l'autre permet une cession à 100 %. Dans un pacte, ils se complètent souvent.
Faut-il mettre ces clauses dans les statuts ou le pacte ?+
Le plus souvent dans le pacte, qui est souple et confidentiel mais n'engage que ses signataires. Insérées dans les statuts, elles deviennent opposables aux tiers mais publiques et plus rigides. En SAS, la liberté statutaire de l'article L227-1 du Code de commerce permet de prévoir certaines clauses de cession dans les statuts.
Pourquoi un investisseur exige-t-il ces clauses ?+
Un investisseur exige presque toujours le drag along pour pouvoir sortir en vendant 100 % du capital lorsqu'une cession se présente, sans dépendre des minoritaires. Il accorde souvent en contrepartie le tag along aux fondateurs. Ces clauses se négocient lors de la levée, avec la liquidation préférentielle et l'anti-dilution.
Un associé minoritaire peut-il être forcé de vendre ses titres ?+
Oui, s'il a signé un pacte comportant une clause de drag along et que le seuil de déclenchement prévu est atteint. Il cède alors aux mêmes conditions que les autres. C'est pourquoi le minoritaire négocie en général des garde-fous : prix plancher, égalité de traitement et un tag along en miroir.
Une clause de sortie figurant au pacte est-elle facile à faire appliquer ?+
Pas toujours. Le pacte engage ses signataires (article 1103 du Code civil) mais reste, en principe, inopposable aux tiers. Si un associé refuse d'exécuter, l'application peut supposer un recours au juge et dépend de la rédaction, des sanctions prévues et de l'articulation avec les statuts.
À retenir#
- Le tag along est un droit de sortie conjointe : se joindre à une vente, aux mêmes conditions ; il protège l'associé minoritaire.
- Le drag along est une obligation de sortie forcée : entraîner les autres dans la vente pour céder 100 % du capital ; il sert les acquéreurs et les investisseurs.
- Ces clauses figurent le plus souvent dans le pacte, souple et confidentiel mais qui n'engage que ses signataires (article 1103 du Code civil) ; insérées dans les statuts, elles gagnent en opposabilité, notamment en SAS (article L227-1 du Code de commerce).
- À négocier au cas par cas : seuil de déclenchement, égalité de prix, procédure, articulation avec préemption et agrément, sanctions.
- Lors d'une levée, le drag along est quasi systématique et se traite avec le tag along, la liquidation préférentielle et l'anti-dilution.
Cet article informe sur des principes généraux. La rédaction de clauses adaptées à votre situation suppose un examen de votre projet, de votre capital et du droit applicable. Article rédigé par Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France. À jour au 12 juin 2026.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance - Article 1103 du Code civil (force obligatoire du contrat entre les parties)
- Légifrance - Article L227-1 du Code de commerce (liberté statutaire de la SAS)
- Légifrance - Code de commerce, dispositions propres à la SAS (articles L227-1 et suivants)
- Bpifrance Création - Le pacte d'associés ou d'actionnaires
- economie.gouv.fr - La société par actions simplifiée (SAS)
- Ordre des experts-comptables - Conseil aux entreprises et accompagnement juridique
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