Succession immobilière : impôts et droits à payer en 2026
Abattement de 100 000 euros par enfant, barème de 5 à 45 %, conjoint exonéré, abattement de 20 % sur la résidence principale : comment se calculent les droits de succession sur l'immobilier et comment les réduire avant qu'il ne soit trop tard.
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Gestion de patrimoine du dirigeant | Holding & transmissionNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. Sur une succession immobilière en ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 euros sur la part reçue de chaque parent, puis le barème progressif de 5 % à 45 % s'applique. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. La résidence principale profite d'un abattement de 20 % si elle reste occupée par le conjoint ou un enfant. Anticiper par la donation et le démembrement reste le levier de réduction le plus puissant.
La transmission d'un patrimoine immobilier au décès pose une question très concrète : combien les héritiers devront-ils payer, et avec quel argent ? Sur l'immobilier, la facture est souvent élevée et tombe au plus mauvais moment, car les droits se règlent dans les six mois du décès alors que le bien, lui, ne se vend pas en quelques semaines. Ces droits obéissent pourtant à des règles précises, codifiées au Code général des impôts, et se réduisent fortement quand on s'y prend à l'avance. Voici comment l'imposition fonctionne en 2026 et quels leviers actionner sans attendre.
Comment se calcule un droit de succession, étape par étape#
Le calcul ne se fait jamais sur la masse globale du patrimoine, mais part par part. Chaque héritier reçoit une fraction de la succession, à laquelle on applique son propre abattement, puis le barème correspondant à son lien de parenté. Comprendre cet enchaînement évite les mauvaises surprises.
La mécanique est toujours la même : on détermine la valeur du bien (sa valeur vénale au jour du décès), on répartit la masse entre les héritiers selon les règles civiles (réserve, quotité disponible, droits du conjoint), on retranche l'abattement personnel de chacun, puis on applique le barème sur le solde. Sur l'immobilier, la valeur vénale est le point sensible : une sous-évaluation expose à un redressement, une surévaluation gonfle inutilement la base taxable. C'est l'un des premiers points que nous sécurisons dans une analyse de situation immobilière.
Les abattements selon le lien de parenté#
Le calcul commence par l'abattement applicable à chaque héritier, qui dépend de son lien avec le défunt. C'est lui qui détermine la part exonérée avant tout barème.
En ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 euros sur la part qu'il reçoit de chaque parent (CGI art. 779). Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits depuis la loi TEPA de 2007, quel que soit le montant. Les autres héritiers sont beaucoup moins bien traités : 15 932 euros pour un frère ou une soeur, 7 967 euros pour un neveu ou une nièce, et un abattement minimal de 1 594 euros à défaut d'un autre abattement applicable. Une personne en situation de handicap peut, sous conditions, cumuler un abattement supplémentaire de 159 325 euros avec son abattement personnel.
Point capital : ces abattements se reconstituent tous les 15 ans pour les donations. La succession subie ne donne droit qu'à un seul usage de l'abattement ; la transmission anticipée, elle, permet de le mobiliser plusieurs fois sur une vie. C'est toute la différence entre subir la fiscalité et la piloter.
Le barème des droits en ligne directe#
Après application de l'abattement, la part nette taxable est soumise à un barème progressif par tranches (CGI art. 777). En ligne directe, il s'échelonne de 5 % sur la première tranche à 45 % sur la fraction la plus élevée.
| Fraction de part nette taxable (ligne directe) | Taux |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 euros | 5 % |
| De 8 072 à 12 109 euros | 10 % |
| De 12 109 à 15 932 euros | 15 % |
| De 15 932 à 552 324 euros | 20 % |
| De 552 324 à 902 838 euros | 30 % |
| De 902 838 à 1 805 677 euros | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 euros | 45 % |
La tranche à 20 % couvre une fourchette très large : c'est elle que supporte la grande majorité des successions immobilières moyennes. Concrètement, au-delà de l'abattement de 100 000 euros et jusqu'à plus d'un demi-million d'euros par enfant, chaque euro supplémentaire est taxé à 20 %. Pour les héritiers éloignés, le contraste est brutal : frères et soeurs sont taxés à 35 % puis 45 %, les parents jusqu'au 4e degré à 55 %, et les personnes non parentes à 60 %, sur une part déjà à peine abattue.
L'abattement de 20 % sur la résidence principale#
La résidence principale bénéficie d'un traitement particulier qui allège la base taxable. Sa valeur vénale est réduite de 20 % pour le calcul des droits lorsque, au jour du décès, elle est occupée à titre de résidence principale par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant mineur ou majeur protégé du défunt (CGI art. 764 bis).
Cet abattement s'applique sur la valeur avant répartition entre les héritiers : il profite donc à l'ensemble de la succession, pas seulement à l'occupant. Sur une maison familiale valorisée 500 000 euros et occupée par le conjoint, ce sont 100 000 euros qui sortent de la base taxable avant même tout abattement personnel. La règle reste en vigueur en 2026 et reconnaît la difficulté de mobiliser rapidement un logement occupé.
Les leviers pour réduire les droits#
La meilleure façon de réduire les droits de succession est d'anticiper, car la succession subie offre très peu de marges. Plusieurs outils se combinent.
La donation de son vivant permet d'utiliser l'abattement de 100 000 euros tous les 15 ans, donc potentiellement deux ou trois fois sur une vie. Le démembrement renforce nettement l'effet : en donnant la nue-propriété et en conservant l'usufruit, on transmet une base réduite selon le barème fiscal de l'usufruit lié à l'âge du donateur, et la pleine propriété se reconstitue sans droits supplémentaires au décès. Nous détaillons ce mécanisme et son barème dans nos articles sur le démembrement de propriété et sur le barème du démembrement. La donation-partage, elle, fige les valeurs entre héritiers au jour de l'acte et prévient les conflits ultérieurs, sujet développé dans notre guide sur la donation-partage.
À ces dispositifs s'ajoute le don familial de somme d'argent de 31 865 euros, exonéré tous les 15 ans lorsque le donateur a moins de 80 ans et le bénéficiaire est majeur (CGI art. 790 G). Et surtout, une fenêtre temporaire à ne pas manquer en 2026 : un don familial exceptionnel de 100 000 euros par donateur est exonéré, du 15 février 2025 au 31 décembre 2026, lorsqu'il finance l'achat d'un logement neuf ou en VEFA affecté à la résidence principale, ou des travaux de rénovation énergétique éligibles (CGI art. 790 A bis). Le plafond est de 300 000 euros par bénéficiaire, le bien doit être conservé cinq ans, et les fonds employés dans les six mois.
L'assurance-vie complète utilement cette panoplie, car elle suit un régime fiscal distinct des droits de succession. Les capitaux versés aux bénéficiaires désignés échappent en grande partie au barème : pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 euros, puis d'une taxation forfaitaire allégée (art. 990 I du CGI), hors succession civile. C'est un outil particulièrement précieux dans deux cas. D'abord pour les héritiers éloignés ou non parents (neveux, beau-fils, concubin), qui subissent sinon un barème de 35 % à 60 % avec des abattements minimes : un contrat bien rédigé leur transmet un capital à un coût fiscal très inférieur. Ensuite pour donner aux héritiers de quoi régler les droits dus sur l'immobilier sans avoir à vendre le bien dans l'urgence : on transmet d'un côté la pierre, de l'autre la liquidité qui acquittera la note. L'assurance-vie ne remplace pas la donation immobilière, elle l'accompagne.
Enfin, la transmission ne se raisonne pas sur une seule génération. Donner directement à ses petits-enfants permet de "sauter" une génération de droits : le grand-parent dispose d'un abattement propre de 31 865 euros par petit-enfant pour les donations (CGI art. 790 B), cumulable avec le don familial de somme d'argent et, le cas échéant, avec le don exceptionnel de 100 000 euros. Une stratégie échelonnée (donner d'abord aux enfants, puis aux petits-enfants, en démembrant) répartit la charge sur deux niveaux d'abattements et évite que le même patrimoine soit taxé deux fois en l'espace d'une génération. Cette construction se cale au cas par cas, en tenant compte des besoins de chacun et de la réserve héréditaire.
Décision rapide : quel levier selon votre situation#
| Situation | Levier prioritaire | Pourquoi |
|---|---|---|
| Patrimoine immobilier supérieur aux abattements, enfants jeunes | Donation démembrée échelonnée sur 15 ans | Multiplie l'abattement et fige une base réduite |
| Résidence principale occupée par le conjoint | Aucun arbitrage urgent : exonération conjoint + abattement 20 % | La fiscalité est déjà très allégée |
| Immobilier locatif détenu en direct | Apport en SCI puis donation de parts | On transmet des parts divisibles, pas un immeuble indivis |
| Enfant ou petit-enfant achetant sa résidence principale | Don exceptionnel de 100 000 euros avant fin 2026 | Fenêtre temporaire, à employer dans les délais |
| Héritiers éloignés (neveux, tiers) | Anticipation indispensable (assurance-vie, donation) | Barème de 35 % à 60 %, abattements faibles |
Notre lecture#
Les droits de succession sur l'immobilier ne se découvrent pas le jour du décès : ils se préparent des années à l'avance. Dans les dossiers que nous accompagnons, l'écart entre une transmission anticipée et une succession subie se chiffre souvent en dizaines, voire centaines de milliers d'euros, pour un patrimoine identique. L'inaction laisse régulièrement les héritiers face à une facture brutale, parfois exigible alors que le bien n'est pas encore vendu, ce qui force une vente dans l'urgence et à mauvais prix.
Notre approche consiste à cartographier le patrimoine, à projeter les droits en l'absence de toute anticipation, puis à construire un calendrier de donations qui mobilise les abattements à intervalles de 15 ans et le démembrement. Pour l'immobilier locatif, loger les biens en société civile rend cette stratégie nettement plus souple : on transmet des parts par tranches plutôt qu'un immeuble indivisible. C'est un travail qui se mène à froid, en lien étroit avec le notaire pour les actes, et que nous intégrons à une démarche de gestion de patrimoine du dirigeant. Anticiper, c'est transformer une charge subie en transmission maîtrisée.
Cas fréquent : une mère, deux enfants, rien d'anticipé#
Une mère détenait un immeuble locatif valorisé 600 000 euros et sa résidence principale estimée 400 000 euros, sans avoir rien organisé de son vivant. À son décès, ses deux enfants se partagent un patrimoine taxable d'environ un million d'euros, soit 500 000 euros chacun. Après l'abattement de 100 000 euros par enfant, la part nette taxable de chacun, autour de 400 000 euros, tombe principalement dans la tranche à 20 %. La note de droits atteint plusieurs dizaines de milliers d'euros par enfant, à régler dans les six mois, sans que l'immeuble locatif soit vendu.
La simulation rétrospective a montré qu'une donation de la nue-propriété de l'immeuble locatif quinze ans plus tôt, combinée au renouvellement des abattements et au barème favorable de l'usufruit, aurait réduit les droits de plus de la moitié. La résidence principale, elle, aurait pu rester dans le périmètre de l'abattement de 20 % en restant occupée. L'épisode a servi de déclencheur pour la génération suivante, qui a engagé sans tarder une transmission progressive de son propre patrimoine immobilier, parts de SCI à l'appui.
En pratique : sécuriser et organiser sa transmission#
- Faites établir une évaluation fiable de chaque bien (valeur vénale), car c'est la base de tout calcul et le premier poste de risque de redressement.
- Listez le lien de parenté de chaque héritier pressenti et l'abattement qui lui revient : c'est ce qui détermine la pression fiscale réelle.
- Vérifiez l'antériorité des donations sur 15 ans : un abattement déjà entamé n'est pas reconstitué, le rappel fiscal s'applique.
- Pour l'immobilier locatif, étudiez l'apport en SCI avant toute donation, afin de transmettre des parts divisibles plutôt qu'une quote-part indivise.
- Si un enfant ou petit-enfant achète sa résidence principale, examinez le don exceptionnel de 100 000 euros avant le 31 décembre 2026, en respectant délai d'emploi et durée de conservation.
- Coordonnez chaque opération avec le notaire pour les actes et avec nous pour la projection chiffrée des droits.
Points de vigilance#
- La valeur vénale déclarée doit être défendable : une sous-évaluation de la résidence ou de l'immeuble locatif expose à un redressement assorti d'intérêts et de pénalités.
- L'abattement de 20 % sur la résidence principale suppose une occupation effective au jour du décès par une personne éligible : un logement vide ou loué n'y ouvre pas droit.
- Les donations antérieures de moins de 15 ans se rappellent : elles réduisent l'abattement disponible au décès et peuvent faire remonter la part taxable dans une tranche supérieure.
- Le don exceptionnel de 100 000 euros (art. 790 A bis) est strictement conditionné (logement neuf ou VEFA, ou rénovation énergétique éligible, emploi dans les six mois, conservation cinq ans) : un emploi non conforme fait perdre l'exonération.
- Le démembrement mal calibré (usufruit conservé trop longtemps, valeurs mal réparties) peut être requalifié ou créer des tensions entre nu-propriétaire et usufruitier : l'acte se rédige avec soin.
- Les droits de succession se paient en principe dans les six mois, même si le bien n'est pas liquide : le paiement fractionné ou différé doit être anticipé, pas découvert dans l'urgence.
Questions fréquentes
Combien d'abattement par enfant sur une succession immobilière ?+
Chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 euros sur la part reçue de chaque parent (CGI art. 779). Au-delà, la part nette taxable est soumise au barème progressif en ligne directe, de 5 % à 45 %, la tranche à 20 % couvrant la majorité des successions immobilières moyennes.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?+
Non. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007, quel que soit le montant transmis. Cette exonération ne profite pas aux concubins, qui sont eux taxés à 60 %.
Comment est imposée la résidence principale dans une succession ?+
Sa valeur vénale bénéficie d'un abattement de 20 % pour le calcul des droits lorsqu'elle est occupée, au jour du décès, à titre de résidence principale par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant mineur ou majeur protégé du défunt (CGI art. 764 bis). Un logement vide ou loué n'y donne pas droit.
Comment réduire les droits de succession sur l'immobilier ?+
En anticipant : la donation de son vivant mobilise l'abattement de 100 000 euros tous les 15 ans, et le démembrement transmet une base réduite selon le barème de l'usufruit. La donation-partage fige les valeurs entre héritiers et limite les conflits. Pour le locatif, la SCI facilite la transmission de parts par tranches.
Existe-t-il une exonération spéciale en 2026 ?+
Oui. Un don familial exceptionnel de 100 000 euros par donateur (plafond de 300 000 euros par bénéficiaire) est exonéré, jusqu'au 31 décembre 2026, lorsqu'il finance l'achat d'un logement neuf ou en VEFA affecté à la résidence principale, ou des travaux de rénovation énergétique éligibles (CGI art. 790 A bis), avec emploi des fonds sous six mois et conservation du bien cinq ans.
Faut-il loger l'immobilier en SCI pour le transmettre ?+
Ce n'est pas obligatoire, mais la SCI facilite nettement la transmission : on divise l'immeuble en parts, plus simples à donner par tranches et à démembrer qu'un bien détenu en direct, souvent transmis en indivision conflictuelle. C'est un arbitrage à étudier au cas par cas selon l'objectif et le profil des héritiers.
Puis-je donner directement à mes petits-enfants ?+
Oui. Un grand-parent peut donner directement à un petit-enfant et bénéficie pour cela d'un abattement propre de 31 865 euros par petit-enfant, renouvelable tous les 15 ans (CGI art. 790 B), cumulable avec le don familial de somme d'argent et le don exceptionnel de 100 000 euros. Donner sur deux niveaux, enfants puis petits-enfants, répartit la charge entre plusieurs abattements et évite que le patrimoine soit taxé deux fois en une génération, dans la limite de la réserve héréditaire.
L'assurance-vie réduit-elle les droits de succession sur l'immobilier ?+
Indirectement, oui. L'assurance-vie ne porte pas l'immeuble lui-même, mais elle transmet un capital hors barème successoral pour les primes versées avant 70 ans, avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire (CGI art. 990 I). Elle sert surtout à transmettre à moindre coût aux héritiers éloignés et à fournir aux héritiers la liquidité nécessaire pour régler les droits dus sur l'immobilier sans vendre le bien dans l'urgence. Article rédigé par le cabinet Hayot Expertise, inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France. Mis à jour pour 2026. Cet article a une portée informative et ne remplace pas une analyse de votre situation propre ni l'intervention du notaire pour les actes de transmission.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- Légifrance - CGI art. 779 (abattements sur successions et donations)
- Legifrance - CGI art. 777 (tarif des droits de mutation à titre gratuit)
- Legifrance - CGI art. 764 bis (abattement de 20 % sur la résidence principale)
- Legifrance - CGI art. 796-0 bis (exonération du conjoint survivant et du partenaire de PACS, loi TEPA)
- Legifrance - CGI art. 790 G (don familial de somme d'argent exonéré)
- Légifrance - CGI art. 790 B (abattement sur les donations aux petits-enfants)
- Legifrance - CGI art. 790 A bis (don familial exceptionnel 100 000 euros logement / rénovation énergétique)
- impots.gouv.fr - Dons exonérés (synthèse des dispositifs de donation exonérés)
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