Abandon de créance : déductibilité et conditions entre sociétés en 2026
Abandon commercial ou financier ? Article 39 CGI : déductible si gestion normale et intérêt propre. Depuis 2012, aides financières non déductibles sauf procédure collective ou situation nette négative. Clause retour à meilleure fortune et traitement chez le bénéficiaire.
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Juridique d'entreprise à Paris | AG, statuts, cessionsNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. Un abandon de créance à caractère commercial est déductible chez l'entreprise qui le consent s'il relève d'une gestion normale et de son intérêt propre (art. 39 CGI). Un abandon à caractère financier n'est pas déductible depuis 2012, sauf si la bénéficiaire est en difficulté (procédure collective ou situation nette négative), auquel cas la déductibilité s'opère à hauteur de la perte nette, puis au-delà au prorata des tiers associés. Chez le bénéficiaire, l'abandon constitue un produit imposable sauf s'il s'inscrit dans un régime mère-fille.
Contexte 2026 : distinction commercial / financier, la clé de voûte#
L'abandon de créance est un sujet fiscal aussi subtil que stratégique. Le régime de déductibilité dépend entièrement de sa qualification comptable et fiscale. Un même acte juridique — la remise gracieuse d'une créance — peut être totalement déductible ou strictement interdite selon sa nature.
Cette distinction provient de deux textes fondamentaux :
- Article 39 du Code général des impôts (CGI) : régit la déductibilité des charges d'exploitation en général, y compris les abandons à caractère commercial.
- Loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 (2e loi de finances rectificative 2012) : a durci le régime des aides à caractère financier, en abrogeant leur déductibilité automatique.
En 2026, cette dualité reste le fondement de tout calcul fiscal d'abandon de créance entre sociétés.
Qu'est-ce qu'un abandon de créance commercial ?#
Définition et critères de qualification#
Un abandon de créance est commercial lorsqu'il relève d'une gestion normale de l'entreprise et procède de son intérêt propre. Concrètement, il répond à des enjeux d'exploitation directe.
Exemples typiques :
- Rabais de fin d'année consenti à un client majeur pour fidéliser une relation ou atteindre un objectif commercial.
- Remise accordée à un revendeur en contrepartie d'un volume d'achat futur ou d'un engagement marketing.
- Abandon de TVA non facturée sur une prestation à cause d'une erreur de calcul imputable au fournisseur.
- Résiliation de contrat avec compensation : une entreprise renonce à des créances futurs pour ne pas poursuivre un client litigieux.
Conditions de déductibilité#
Pour qu'un abandon commercial soit fiscal déductible, il faut que trois conditions soient satisfaites :
| Condition | Exigence | Exemple |
|---|---|---|
| Gestion normale | L'acte s'inscrit dans l'exercice ordinaire du métier, pas hors de ses compétences | Rabais commercial ✓ ; donation sans contrepartie ✗ |
| Intérêt propre | L'entreprise y trouve un avantage direct (client futur, réduction de litige, fidélisation) | Rabais pour fidéliser client fidèle ✓ ; remise à un associé sans justif ✗ |
| Documentation | Preuve que la remise a été consentie (facture d'avoir, échange écrit, contrat) | Avoir daté et signé ✓ ; verbal sans trace ✗ |
Le piège courant : confusion entre gestion normale et générosité#
Beaucoup de dirigeants pensent qu'un abandon est « commercial » parce qu'il concerne un client ou fournisseur. C'est faux. Un abandon consenti sans justification commerciale (ex. : remise gratuite à un ami sans contexte de vente) ne sera jamais déductible, même s'il s'adresse à une entreprise professionnelle.
Chez Cabinet Hayot Expertise, nous avons vu des redressements DGFIP quand une PME avait annulé une créance « pour aider un ami dirigeant » sans réelle contrepartie commerciale documentée.
Abandons à caractère financier : la règle de non-déductibilité (2012-2026)#
Le tournant de 2012 : fin de la déductibilité automatique#
Avant 2012, les aides financières (apports en quasi-capital, aides sans contrepartie directe, escomptes financiers) étaient déductibles chez le bénéficiaire. La Loi n° 2012-1510 a fermé cette brèche.
Pour les exercices clos à compter du 4 juillet 2012, les aides à caractère financier consenties à une entreprise ne sont plus déductibles du résultat imposable de l'entreprise qui les consent, sauf exceptions légales strictes.
Qu'est-ce qu'une aide financière ?#
Une aide financière est une remise de créance sans contrepartie commerciale immédiate. Elle répond à des enjeux de trésorerie ou de structure financière.
Exemples typiques :
- Abandon de compte courant d'associé d'une filiale en difficulté.
- Donation de fonds par une société mère à une filiale sans engagement commercial futur.
- Abandon de créance intragroupe consenti pour faciliter la restructuration d'une filiale.
- Apport en quasi-capital formalisé par une promesse de remboursement éventuel (jamais exécutée).
La non-déductibilité : le principe de 2012#
L'article 39, 13° du CGI (issu de la loi 2012-1510) pose le principe : les aides à caractère financier — et plus largement toute aide autre que commerciale — ne sont pas déductibles, sauf lorsque l'entreprise bénéficiaire fait l'objet d'une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation) ou d'une conciliation homologuée.
Cet article impose que :
- L'aide soit qualifiée de financière (pas commerciale).
- L'entreprise bénéficiaire ne soit pas en procédure collective (ou elle devient déductible sous conditions).
Conséquence fiscale : chez l'entreprise qui consent l'aide, la charge n'est pas déductible. Le résultat imposable augmente du montant de l'abandon. La base IR/IS augmente, impôt à payer immédiatement.
Exceptions à la règle : les trois cas de déductibilité#
1. Procédure collective (sauvegarde, redressement, liquidation)#
Si l'entreprise bénéficiaire est en difficulté formelle (procédure collective ouverte au moment de l'abandon), l'aide devient déductible.
Conditions :
- Procédure formelle engagée auprès d'un tribunal de commerce (sauvegarde, redressement, liquidation, conciliation homologuée).
- Abandon intervenant pendant la procédure, documenté au dossier du mandataire judiciaire.
- L'aide doit être rapportée à la situation nette négative de la bénéficiaire.
Mécanisme de déductibilité :
- À hauteur de la perte nette (situation nette négative = actif net − dettes) : déductible intégralement.
- Au-delà de la perte nette : déductible au prorata des participations détenues par les autres associés (pas à 100 % ; exemple : si une aide finance 50 % de la perte nette, l'autre 50 % est imputée au prorata de l'actionnariat des tiers).
| Scénario | Perte nette | Aide consentie | Déductibilité | Raison |
|---|---|---|---|---|
| Filiale en redressement, perte 500 k€, mère détient 100 % | 500 k€ | 500 k€ | 500 k€ | Égale à la perte, cas simple |
| Filiale en redressement, perte 500 k€, mère détient 70 %, tiers 30 % | 500 k€ | 500 k€ | 350 k€ (500 × 70 %) | Limité au prorata mère |
| Filiale en redressement, perte 300 k€, aide 500 k€ (mère 100 %) | 300 k€ | 500 k€ | 300 k€ | Déductible à hauteur perte nette |
2. Situation nette négative (hors procédure formelle)#
Une entreprise peut être en situation nette négative sans procédure collective ouverte. Dans ce cas, l'abandon peut aussi être partiellement déductible sous conditions strictes :
- Situation nette négative à la clôture de l'exercice : fonds propres < 0 (état de fusion au bilan).
- Documentation : extraits comptables du bénéficiaire prouvant la perte nette.
- Même mécanisme de prorata participation que dans les procédures collectives.
Cette voie est moins sure que la procédure formelle, car la DGFIP peut contester qu'une situation nette négative transitoire justifie une déductibilité.
3. Conciliation homologuée (cas spécial)#
Une conciliation homologuée (accord d'apurement des dettes approuvé par un tribunal) confère le même régime déductif qu'une procédure collective. L'abandon est déductible à hauteur de la situation nette négative et au prorata pour l'excédent.
Traitement chez le bénéficiaire : l'abandon est un produit imposable#
Principe : l'abandon augmente le résultat imposable#
Du côté de l'entreprise qui reçoit l'abandon (bénéficiaire), le montant abandonné constitue un produit exceptionnel imposable, sauf application du régime mère-fille (en groupe).
Comptabilisation :
- Débit : Compte créditeur (dette annulée) ou créance-fournisseur.
- Crédit : Compte de produit extraordinaire (ex. 758 Autres produits).
Impact fiscal : Le montant vient augmenter le résultat imposable (bénéfice net), donc la base IR/IS.
Exception : régime mère-fille#
Si l'entreprise bénéficiaire et l'entreprise qui consent l'aide sont liées par un lien mère-fille (participation ≥ 5 %, inscription au bilan), et si les deux conditions suivantes sont réunies :
- Les deux sociétés sont assujetties à l'IS en France (pas micro-BIC ou eirl).
- Elles ont opté pour l'intégration fiscale (impôt sur les sociétés consolidated de groupe).
Alors, l'abandon n'est pas imposé chez le bénéficiaire au titre des produits ordinaires ; il s'inscrit dans la mécanique d'intégration fiscale sans générer d'imposition supplémentaire au niveau de la filiale.
Point de vigilance : cette exception ne s'applique que si les conditions de groupe sont remplies. Une simple participation majoritaire ( > 50 %) sans option d'intégration fiscale ne suffit pas.
La clause de retour à meilleure fortune : effet fiscal au remboursement#
Définition et intérêt contractuel#
Une clause de retour à meilleure fortune est une clause contractuelle stipulant que la bénéficiaire doit rembourser l'aide si sa situation financière s'améliore à court/moyen terme.
Exemple contractuel :
« Abandon de créance de 150 k€ consenti à [Société X] au 1er janvier 2026. Dès que [Société X] aura recouvré une situation nette positive pendant deux exercices consécutifs, elle s'engage à rembourser 50 % du montant abandonné, soit 75 k€. »
Traitement fiscal#
La présence d'une clause retour à meilleure fortune modifie le traitement fiscal :
Chez l'entreprise qui consent l'aide :
- Sans clause : Charge déduite ou non (selon les règles ci-dessus), définitivement.
- Avec clause : L'abandon est conditionnel. Si la clause ne se réalise pas (entreprise ne revient jamais à profitabilité), c'est un véritable abandon = charge déductible. Si la clause se réalise, le remboursement est reçu ultérieurement = produit financier.
Chez l'entreprise bénéficiaire :
- Remboursement ultérieur : constitue une charge financière (intérêts, frais financiers) ou une réduction de produit exceptionnel si la clause a joué à titre de « appel en cas de redressement ». Souvent, le remboursement est traité en charge exceptionnelle (compte 678 ou 688).
Pièges : la clause doit être certaine et documentée#
Pour qu'une clause retour à meilleure fortune soit opposable à la DGFIP, elle doit être :
- Écrite dans le contrat ou dans un acte d'abandon formalisé.
- Suffisamment précise quant aux conditions de réalisation (seuil de profitabilité, délai).
- Réaliste : une clause avec un seuil impossible à atteindre sera ignorée par la DGFIP.
Chez Cabinet Hayot Expertise, nous avons vu une DGFIP refuser une clause « si l'entreprise devient profitable à nouveau » sans délai ni seuil : trop vague, donc non prise en considération.
Cas particuliers : PME, start-ups, groupes#
Abandon entre sociétés sœurs du même groupe#
Deux filiales d'une holding consentent un abandon réciproque. Chacune est à la fois prêteur et emprunteur.
Traitement :
- Si intégration fiscale de groupe : pas d'impact au niveau des filiales ; réglé au niveau du groupe.
- Sinon : chaque filiale applique les règles ci-dessus (commercial vs financier, procédure collective, etc.).
Micro-entreprise bénéficiaire#
Une micro-entreprise (régime micro-BIC/micro-BNC) qui reçoit un abandon de créance reste soumise à l'impôt sur le revenu via l'IR. Le montant abandonne augmente les BIC/BNC imposables de l'année de l'abandon.
Pas de déduction "procédure collective" possible pour une micro : le régime micro ignore les procédures ; l'imposition est à la clôture du chiffre d'affaires.
Start-up en difficulté (levée de fonds suspecte)#
Une start-up reçoit un abandon de créance de son investisseur principal peu de temps après une levée de fonds. Risque : la DGFIP requalifie l'abandon en apport en capital non déclaré ou en sous-capitalisation déguisée. Pour éviter ce piège, documentez la substance commerciale et l'indépendance de l'opération.
Points de vigilance 2026 : erreurs courantes et changements réglementaires#
Piège 1 : confondre abandon commercial et donation#
Un entrepreneur déclare : « J'ai annulé 50 k€ de créance à un ami dirigeant pour l'aider dans ses difficultés. » C'est une donation, pas un abandonne commercial. Conséquence : charge non déductible. À l'inverse, un rabais de 5 % accordé à un client pour une commande importante = abandon commercial déductible.
Piège 2 : oublier le prorata de participations en situation nette négative#
Une holding détient 75 % d'une filiale en situation nette négative (perte 400 k€). La holding abandonne 400 k€. Beaucoup pensent que les 400 k€ sont intégralement déductibles. Faux : déductible = 400 × 75 % = 300 k€. Les 100 k€ de perte imputable aux 25 % restants (tiers associé) ne sont pas déductibles par la holding.
Piège 3 : ignorer la double imposition du bénéficiaire#
L'abandon est un produit imposable chez le bénéficiaire. Beaucoup d'entreprises oublient de l'intégrer en compte 758 (Autres produits) ou 777 (Produits exceptionnels). Résultat : la déclaration de résultat est incohérente avec la comptabilité, ce qui provoque une rectification DGFIP.
Piège 4 : clause retour à meilleure fortune mal rédigée#
Une clause dit : « Si l'entreprise devient bénéficiaire, elle remboursera 50 % de l'aide. » Pas de délai, pas de seuil de profitabilité précis. La DGFIP refusera de la considérer comme un abandon conditionnel et traitera l'opération comme un abandon définitif, même si les intentions des parties l'étaient.
Vigilance 2026 : taux de TVA et récupération#
Si l'abandon porte sur une créance assujettie à TVA (ex. : facture de prestation), le vendeur doit annuler la TVA facturée si la créance est abandonnée. Cela signifie émettre un avoir en TVA déductible, ce qui réduit la TVA à décaisser pour le fournisseur. En 2026, ce mécanisme reste inchangé, mais le traitement en DSI (déclaration simplifiée) peut présenter des pièges si l'avoir n'est pas aligné avec le calcul de TVA de la période.
Notre analyse d'expert-comptable : trois situations rencontrées#
Situation 1 : La filiale industrielle restructurée.
Un groupe étranger a racheté une PME industrielle française endettée (filiale 100 %). Le groupe décide d'annuler 2 M€ de créance intragroupe pour restructurer le bilan. La filiale était en situation nette négative (-1,5 M€). Traitement fiscal : l'abandon est déductible à hauteur de 1,5 M€ (perte nette) ; les 500 k€ restants ne sont pas déductibles car aucun tiers actionnaire (filiale 100 %). Chez la filiale, les 2 M€ constituent un produit imposable à l'IS (sans intégration fiscale possible car groupe étranger non intégré fiscalement en France).
Situation 2 : Le rabais commercial contesté.
Un distributeur a accordé un rabais de fin d'année (200 k€) à un client en difficulté temporaire, sans procédure collective. Le distributeur l'a qualifié de « charge commerciale » et l'a déduite. La DGFIP a refusé : pas de documentation commerciale (contrat futur, engagement client). Redressement : réintégration complète des 200 k€ + pénalités.
Situation 3 : L'aide mère-fille correctement documentée.
Une holding a consenti un abandon de 500 k€ de compte courant à sa filiale en procédure de conciliation (homologuée). La perte nette de la filiale était 600 k€. Documentation parfaite : arrêt du jugement, attestation du mandataire. Traitement : déductibilité de 500 k€ chez la holding (intégralement car ≤ 600 k€ perte nette, et 100 % participations holding). Chez la filiale, les 500 k€ ne sont pas imposés du fait du régime d'intégration fiscale du groupe.
Questions fréquentes
Q : Un abandon est-il obligatoirement communiqué aux impôts ?+
A : Non, il n'existe pas de déclaration obligatoire spécifique pour un abandon. Cependant, l'abandon doit être comptabilisé en produits (chez le bénéficiaire) ou en charges (chez le donateur). Le contrôle DGFIP l'identifie lors d'une vérification comptable. Si vous avez un doute sur la déductibilité, consultez un expert-comptable avant comptabilisation.
Q : Peut-on constater une créance irrécouvrable au lieu de l'abandonner formellement ?+
A : Partiellement. Une créance irrécouvrable est une provision comptable (compte 491) qui n'est pas immédiatement déduite fiscalement. L'abandon est un acte volontaire et irrévocable : perte d'exploitation à la date de l'accord. Pas de flexibilité ensuite. Une créance irrécouvrable laisse une porte ouverte (rappel ultérieur possible). Choisissez bien l'un ou l'autre.
Q : Si l'entreprise bénéficiaire redevient profitable, doit-elle rembourser automatiquement l'abandon ?+
A : Non, sauf clause contractuelle stipulée. Un abandon sans clause est définitif, même si le bénéficiaire redevient riche. C'est pourquoi la clause retour à meilleure fortune est recommandée si vous souhaitez une conditionnalité.
Q : Peut-on abandonner une créance intracommunautaire à une SARL belge ou suisse ?+
A : Oui, les règles sont les mêmes. L'abandon est qualifié commercial ou financier selon les critères français (art. 39 CGI). Vigilance : TVA sur créances intracommunautaires ; l'abandon peut affecter les régimes intracommo de TVA. Conseil juridique requis.
Q : Un abandon pendant une conciliation homologuée est-il mieux qu'en procédure de redressement ?+
A : Fiscalement, identique. Les deux régimes appliquent la même déductibilité (à hauteur situation nette négative + prorata). La conciliation est souvent plus rapide (quelques mois) qu'un redressement (2-5 ans). Pour l'opération fiscale elle-même, pas de différence.
Q : Peut-on abandonner une créance de dividende non payé ?+
A : C'est un sujet délicat. Un dividende non versé que la mère décide d'annuler relève plus d'une renonciation à un droit qu'un abandon de créance réelle. Consultation spécialisée recommandée, car les règles anti-abus de groupe (article 238A) pourraient s'appliquer.
À retenir#
- Abandon commercial : déductible chez l'entreprise qui le consent si gestion normale + intérêt propre + documentation. Pas de contrepartie financière exclusive requise.
- Abandon financier : non déductible depuis 2012, sauf procédure collective ou situation nette négative auquel cas déductibilité à hauteur perte nette + prorata participations tiers.
- Chez le bénéficiaire : l'abandon est un produit imposable sauf régime mère-fille avec intégration fiscale.
- Clause retour à meilleure fortune : rend l'abandon conditionnel fiscalement ; à rédiger précisément (seuil, délai).
- Vigilance TVA : l'abandon d'une créance TTC requiert annulation de la TVA facturée via avoir.
- Procédure collective : ouvre la déductibilité même aux aides financières ; documentation mandataire indispensable.
Sources officielles#
- Légifrance - Code général des impôts, article 39
- BOFiP - Abandon de créance : déductibilité
- Loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 - Aides financières
- Code du commerce - Procédures collectives
- Service-Public.gouv - Difficultés entreprise
- Cour de cassation - Jurisprudence fiscale
- BOFiP - Situation nette négative prorata

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance - Code général des impôts, article 39
- BOFiP - Abandon de créance : déductibilité selon le caractère commercial ou financier
- Loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 (2e LFR 2012) - Déductibilité aides financières
- Code du commerce - Titre VI Procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation)
- Service-Public.gouv - Difficultés de l'entreprise : procédures et droits
- Cour de cassation - Jurisprudence fiscale (abandons de créance)
- BOFiP - Situation nette négative et participation des autres associés
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