Radiologue en SELARL : matériel d'imagerie et amortissements en 2026
Guide 2026 sur l'amortissement du matériel d'imagerie (scanner, IRM, échographe) en SELARL, financement par crédit-bail vs emprunt, GIE de moyens, et TVA récupérable sur les achats.
Ce sujet relève de notre mission
Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôleNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. Le matériel d'imagerie (scanner, IRM, échographe) acquis par une SELARL de radiologie est une immobilisation amortissable. L'amortissement dégressif (CGI art. 39 A) réduit les bénéfices imposables sur plusieurs années. Cependant, les honoraires médicaux du radiologue sont exonérés de TVA (art. 261 CGI), donc la TVA sur l'équipement n'est pas récupérable : les coûts d'investissement s'apprécient TTC. Le financement par crédit-bail (loyers déductibles) ou emprunt (amortissement du bien) crée des arbitrages fiscaux importants.
Contexte 2026 : SELARL et TVA des professions libérales#
La SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est la structure juridique standard pour les radiologues libéraux qui souhaitent regrouper des associés et limiter leur responsabilité. Elle est en principe soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) ; une SELARL unipersonnelle à associé unique personne physique peut toutefois relever de l'IR, de plein droit ou sur option. En 2026, l'IS applique un taux réduit de 15 % sur les bénéfices ≤ 42 500 € pour les petites structures (capital >= 75 % détenu par des personnes physiques, entièrement libéré).
Point critique — TVA sur les honoraires médicaux : l'article 261, 4-1° du CGI exonère les actes de soins des professionnels de santé (médecins, radiologues, etc.). Cette exonération a une conséquence majeure : la TVA payée en amont sur le matériel d'imagerie n'est pas récupérable. Comme les autres professions médicales exonérées, le radiologue libéral subit une TVA rémanente : l'investissement s'apprécie TTC, sans crédit de TVA à la sortie.
Récemment, un groupement de radiologues nous a consulté sur la structuration d'un achat de scanner IRM à 450 000 € HT. L'erreur classique : anticiper une TVA récupérable et dimensionner le financement sur la base HT (450 k€), alors qu'en réalité le coût d'investissement TTC (540 k€ avec TVA 20 %) ne génère aucun crédit TVA. Le cabinet s'expose à un trou de trésorerie et à une déduction de TVA à risque.
Matériel d'imagerie : classification et amortissement#
Définition et catégorisation comptable#
Le matériel de radiologie est une immobilisation corporelle : scanner, IRM, échographe, capteurs numériques, toute l'électronique de la salle de radiologie. Il figure au bilan en tant qu'immobilisations (rubrique 213 du Plan Comptable Général). À la différence des fournitures et consommables (films, produits de contraste), le matériel a une durée d'utilisation pluriannuelle et un coût significatif.
Durée d'amortissement (directives prudentes) :
- Scanner multidetecteur : généralement 5 à 7 ans (technologie qui vieillit, maintenance coûteuse) ;
- IRM : 7 à 10 ans (durée physique plus longue, mais sujette à l'obsolescence technologique) ;
- Échographe : 4 à 6 ans (matériel plus compact, mais mises à jour logicielles fréquentes) ;
- Salle de radiologie (gros équipement) : 8 à 12 ans.
Ces durées ne sont pas gravées. Un cabinet peut justifier une durée différente à condition de la documenter et de la cohérer avec la pratique professionnelle et l'entretien réel. Le fisc accepte une marge de variation, mais exigera une justification en cas de contrôle (contrats de maintenance, obsolescence documentée, etc.).
Amortissement linéaire vs dégressif#
Amortissement linéaire (par défaut) : étale le coût de manière régulière sur la durée d'utilisation.
Exemple : scanner de 100 000 € HT sur 6 ans = 16 667 € amortissement annuel.
Amortissement dégressif (CGI art. 39 A) : applicable aux biens neufs dont la durée d'utilisation est >= 3 ans, y compris le matériel de radiologie (catégorie art. 22 de l'annexe II au CGI). Il accélère la déduction fiscale les premières années.
Coefficient appliqué (taux linéaire × multiplicateur selon durée) :
| Durée amortissement | Coefficient | Taux dégressif (ex. 6 ans) |
|---|---|---|
| 3–4 ans | × 1,25 | 33,33 % × 1,25 = 41,67 % |
| 5–6 ans | × 1,75 | 16,67 % × 1,75 = 29,17 % |
| > 6 ans | × 2,25 | 12,5 % × 2,25 = 28,13 % |
Exemple concret : scanner neuf de 100 000 € HT, durée 6 ans, amortissement dégressif :
| Année | Taux dégressif | Dotation | Valeur nette |
|---|---|---|---|
| 1 | 29,17 % | 29 170 € | 70 830 € |
| 2 | 29,17 % | 20 681 € | 50 149 € |
| 3 | 29,17 % | 14 643 € | 35 506 € |
| 4 | 29,17 % | 10 366 € | 25 140 € |
| 5 | 50,00 % | 12 570 € | 12 570 € |
| 6 | 100,00 % | 12 570 € | 0 € |
La dernière ligne bascule au 100 % une fois que le taux dégressif devient inférieur au taux linéaire restant. Avantage fiscal : 29 170 € déductible la 1ère année (vs 16 667 € en linéaire), ce qui réduit l'IS immédiatement.
Financement : crédit-bail vs acquisition à crédit#
Le choix du financement crée un arbitrage fiscal décisif : louer (crédit-bail) ou acheter (emprunt).
Crédit-bail mobilier#
Définition : le preneur loue le matériel auprès d'une société de crédit-bail pendant la durée du contrat, puis peut lever l'option d'achat à la fin pour une valeur résiduelle (généralement 1 % de la valeur d'origine).
Traitement comptable et fiscal :
- Les loyers sont intégralement déductibles au titre de l'article 39 CGI (charges d'exploitation) ;
- Aucun amortissement n'est enregistré chez le preneur (le matériel ne figure pas au bilan) ;
- À la levée d'option, le matériel entre au bilan à sa valeur résiduelle et s'amortit sur le reste de sa durée d'utilité.
Avantages :
- Déductibilité immédiate des loyers (accélération de déduction) ;
- Flexibilité technologique : fin de contrat = possibilité de moderniser facilement ;
- Hors-bilan initialement : le matériel loué n'encombre pas le bilan (utile pour les ratios bancaires).
Inconvénients :
- Coût total généralement supérieur à un achat à crédit (marge du bailleur) ;
- Perte de la possibilité d'amortissement dégressif (meilleur levier fiscal à court terme).
Acquisition par emprunt#
Définition : le cabinet achète le matériel neuf ou d'occasion avec un emprunt bancaire ou auprès d'un organisme de financement.
Traitement comptable et fiscal :
- Le matériel entre au bilan (compte 213) à sa valeur d'acquisition TTC (puisque la TVA n'est pas récupérable) ;
- Dotations aux amortissements (ex. : dégressif, plus puissant les premières années) ;
- Les intérêts d'emprunt sont déductibles au titre de l'article 39 CGI ;
- Le principal de l'emprunt n'est pas déductible (c'est un remboursement de dette, non une charge).
Avantages :
- Amortissement dégressif possible = puissant levier fiscal années 1–2 ;
- Propriété du matériel = flexibilité future (revente, mutation, gage) ;
- Coût total généralement inférieur au crédit-bail sur la durée complète.
Inconvénients :
- Trésorerie immédiate : frais d'apport (assurance, notaire, impôts) ;
- Risque de dépérissement technologique : obligation de maintenir le bien amortissable même s'il n'est plus utilisé.
Arbitrage fiscal : exemple chiffré#
Scénario : acquisition d'un scanner 100 000 € HT (= 120 000 € TTC, TVA 20 % non récupérable).
Option 1 — Crédit-bail : loyer annuel 24 000 € pendant 5 ans (total = 120 000 €, représentant le coût d'investissement TTC).
| Année | Loyer déductible | Économie IS (15 %) | Cumul |
|---|---|---|---|
| 1 | 24 000 € | 3 600 € | 3 600 € |
| 2 | 24 000 € | 3 600 € | 7 200 € |
| 3 | 24 000 € | 3 600 € | 10 800 € |
| 4 | 24 000 € | 3 600 € | 14 400 € |
| 5 | 24 000 € | 3 600 € | 18 000 € |
Option 2 — Acquisition + amortissement dégressif (6 ans) :
| Année | Dotation amortissement | Intérêt emprunt (ex. 4 %) | Total déductible | Économie IS (15 %) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 29 170 € | 4 800 € | 33 970 € | 5 096 € |
| 2 | 20 681 € | 3 744 € | 24 425 € | 3 664 € |
| 3 | 14 643 € | 2 680 € | 17 323 € | 2 598 € |
| 4 | 10 366 € | 1 608 € | 11 974 € | 1 796 € |
| 5 | 12 570 € | 528 € | 13 098 € | 1 965 € |
| 6 | 12 570 € | — | 12 570 € | 1 886 € |
| Cumul 5 ans | 15 119 € |
Analyse : sur cinq ans, le crédit-bail procure une économie cumulée comparable, voire un peu supérieure (18 000 € contre 15 119 €), mais l'amortissement dégressif concentre l'avantage sur les années 1 à 3 — un dégagement de trésorerie plus précoce, souvent décisif au lancement d'un équipement.
Le crédit-bail étale l'avantage fiscal régulièrement. En cas de besoin de trésorerie court terme, l'amortissement dégressif est plus avantageux. En cas de prévision d'une perte les années suivantes (ex. : cabinet en phase de démarrage), le crédit-bail permet de lisser les déductions.
GIE de moyens et partage de matériel lourd#
Définition et structure fiscale#
Un Groupement d'Intérêt Économique (GIE) (code de commerce art. L251-1 et suiv.) est une structure ad hoc de mutualisation. Plusieurs radiologues (en SELARL ou SELAS individuelles) créent un GIE pour acquérir, entretenir et amortir le matériel lourd collectivement.
Structure comptable :
- Chaque radiologue est associé du GIE ;
- Le GIE reçoit un apport en numéraire de chaque associé ou un apport en nature (ex. : le scanner que le radiologue possédait avant).
- Le GIE enregistre le matériel à son actif et l'amortit ;
- Chaque mois, le GIE facture les radiologues une quote-part (ex. : au prorata des utilisation-heures ou de l'effectif).
Fiscalité transparente : le GIE est fiscalement transparent. Il ne paie pas d'impôt sur les sociétés. Chaque associé inclut sa quote-part de résultat (bénéfice ou perte) dans sa déclaration personnelle (ou celle de sa SELARL).
Exemple comptable — GIE « Scanner Imagerie »#
Trois radiologues (A, B, C) créent un GIE pour mutualiser un scanner de 120 000 € TTC.
Apport initial :
- Radiologue A apporte 40 000 € en numéraire ;
- Radiologue B apporte 40 000 € en numéraire ;
- Radiologue C apporte 40 000 € en numéraire.
Bilan du GIE (année 1) :
| Actif | Montant | Passif | Montant |
|---|---|---|---|
| Immobilisations (scanner) | 120 000 € | Capital / apports | 120 000 € |
Dotation amortissement (année 1, dégressif 6 ans) :
Dotation = 120 000 € × 29,17 % = 35 004 € (on arrondit à 35 000 €).
Résultat de l'année 1 du GIE :
- Charges : amortissement 35 000 € ;
- Loyers facturés aux radiologues : 45 000 € (ex. : 15 000 € chacun) ;
- Marge brute : 45 000 − 35 000 = 10 000 € de bénéfice (ou bien un recouvrement des frais d'entretien).
Chaque radiologue A, B, C inclut 1/3 du résultat du GIE (env. 3 333 €) dans sa base imposable personnelle.
Avantage du GIE :
- Répartition du coût d'investissement lourd ;
- Mutualisation des économies d'échelle (un contrat de maintenance pour trois radiologues) ;
- Fluidité : un radiologue peut sortir du GIE, un nouveau peut entrer.
TVA et investissement en matériel pour radiologie#
Exonération des honoraires médicaux et TVA rémanente#
L'article 261 du CGI exonère les honoraires des professions libérales de santé. Cette exonération est une bonne nouvelle pour le patient (pas de TVA sur la consultation), mais elle a un coût fiscal pour le cabinet : la TVA sur les charges n'est pas récupérable.
Conséquence directe : quand un radiologue achète un scanner à 100 000 € HT (TVA 20 % = 20 000 €), il ne peut pas récupérer ces 20 000 € de TVA. Le coût réel d'investissement est 120 000 € TTC.
| Flux | Montant | Déductibilité TVA |
|---|---|---|
| Achat scanner HT | 100 000 € | N/A |
| TVA (20 %) | 20 000 € | Non récupérable |
| Coût d'investissement réel | 120 000 € | — |
Cette TVA rémanente impacte le dimensionnement du financement. Un cabinet qui anticipe un emprunt de 100 000 € (en pensant HT) sera surpris de découvrir que le coût TTC à financer est 120 000 €.
Franchise de TVA : non applicable#
Une question que posent régulièrement les cabinets : « Pouvons-nous bénéficier de la franchise en base de TVA si nos revenus restent en dessous du seuil ? »
Réponse : non. La franchise en base de TVA s'applique aux activités commerciales ou de services exonérés de TVA (art. 261 et suiv.). Mais pour les professions libérales exonérées, le statut d'exonération prime : il n'y a pas de TVA à collecter, donc pas de franchise applicable, et surtout pas de TVA en amont récupérable. C'est le système français et il est peu favorable aux investisseurs en matériel lourd.
Cas particuliers 2026#
SELARL gérant majoritaire TNS vs SELAS gérant salarié#
SELARL avec gérant majoritaire TNS (travailleur non salarié) :
- Régime social : affiliation à la CARMF (caisse de retraite des médecins) — et non à la CARPIMKO, réservée aux auxiliaires médicaux ; cotisations TNS assises sur la rémunération de gérance.
- Impôt : IS de plein droit (l'IR ne reste possible que pour une SELARL unipersonnelle à associé unique personne physique).
- Amortissement : oui, sans restriction.
SELAS avec président salarié (assimilé salarié) :
- Régime social : assimilé salarié (cotisations salariales et patronales, total env. 42–45 % du salaire).
- Impôt : IS obligatoire.
- Dividendes : soumis à PFU 31,4 % (IR 12,8 % + prélèvements sociaux 18,6 %, après LFSS 2026).
- Amortissement : oui, sans restriction.
En 2026, les deux structures permettent l'amortissement du matériel. Le choix se fait sur des critères de structure (nombre de radiologues, apports collectifs, gouvernance), non sur l'amortissement.
Radiologie de groupe vs radiologues libéraux isolés#
Un cabinet isolé investit seul dans le matériel et l'amortit intégralement. Un groupement peut mutualiser (GIE) ou répartir (chaque radiologue possède une part équitable de chaque équipement en SELARL multi-associés).
La multi-association en SELARL est la structure standard : chaque radiologue est associé de la SELARL qui possède le matériel collectivement.
Notre analyse d'expert-comptable#
En dix ans d'accompagnement de cabinets de radiologie, nous avons observé que les radiologues sous-estiment systématiquement deux risques : la TVA rémanente et l'obsolescence technologique.
Sur la TVA rémanente : un radiologue pense souvent « je vais acheter un scanner 100 k€ ». C'est HT. Il oublie les 20 k€ de TVA non récupérable, ce qui crée un besoin de financement supplémentaire de 20 %. Les banques prêtent sur la base HT, pas TTC, ce qui laisse un trou de trésorerie. Nous insistons systématiquement : budgétez sur la base TTC (120 k€ dans cet exemple).
Sur l'obsolescence : un scanner acheté en 2026 avec une durée d'amortissement de 6 ans théorique sera techniquement obsolète en 4 ans. Le cabinet devra continuer à l'amortir même s'il ne l'utilise plus, ou l'encoder en moins-value. L'amortissement dégressif est un bon levier, mais à condition d'anticiper un renouvellement du parc tous les 4–5 ans, pas tous les 6 ans.
Sur le GIE : c'est un outil puissant quand les radiologues sont organisés et stables. Si les associés se brouillent ou quittent le groupement, le GIE crée des complications comptables et fiscales. Mieux vaut une SELARL multi-associée classique, plus légère à gérer.
Chez Hayot Expertise, nous avons accompagné un groupement de 4 radiologues à Neuilly qui a mutualisé un IRM via un GIE. L'amortissement dégressif a généré une économie IS de 28 k€ les 3 premières années combinées — un gain significatif qui a financé une partie du coût d'intégration logicielle et d'entraînement du personnel.
Conseil Hayot Expertise. Avant d'investir dans du matériel lourd (scanner, IRM, échographe), posez-vous trois questions : (1) faut-il acquérir ou louer (crédit-bail) ? Pour cela, simulez l'arbitrage fiscal avec votre expert-comptable et un bailleur. (2) À combien chiffrez-vous la durée de vie utile de ce matériel dans votre cabinet ? Ne suivez pas les normes comptables pures ; tenez compte de l'obsolescence technologique et de votre stratégie clinique. (3) Envisagez-vous un GIE ou une mutualisation avec d'autres radiologues ? Si oui, formalisez-le dès le départ avec des statuts clairs. Si non, une SELARL multi-associés simple est préférable. Enfin, n'oubliez pas : la TVA n'est pas récupérable. Financez sur la base TTC, pas HT.
Questions fréquentes
Comment définir la durée d'amortissement d'un scanner neuf ?+
La durée d'amortissement relève du jugement professionnel du cabinet, appuyé sur la durée réelle d'utilisation. Pour un scanner, 5 à 7 ans est courant ; pour une IRM, 7 à 10 ans. Documentez votre choix (contrats de maintenance, prévisions de remplacement) pour justifier auprès du fisc en cas de contrôle.
La TVA sur un scanner acheté 100 000 € HT est-elle récupérable pour un radiologue ?+
Non. Les honoraires du radiologue sont exonérés de TVA (art. 261 CGI). Cette exonération entraîne une TVA non récupérable sur les charges. Le scanner coûte réellement 120 000 € TTC, sans crédit TVA à la sortie.
Quel est l'avantage fiscal de l'amortissement dégressif pour un cabinet de radiologie ?+
L'amortissement dégressif accélère la déduction les premières années (29 % de la valeur année 1, vs 16,67 % en linéaire pour 6 ans), ce qui réduit l'IS immédiatement et génère une trésorerie positive à court terme. Cet avantage compense partiellement le coût de TVA rémanente.
Peut-on sortir d'un GIE d'imagerie si les radiologues décident de se séparer ?+
Oui, à condition que les statuts du GIE le prévoient. La sortie entraîne une reprise à la quote-part du résultat cumulé non distribué et une clarification des actifs (qui garde la propriété du scanner, comment se fait la cession ?). C'est pourquoi les statuts doivent être très précis dès la création.
Un crédit-bail sur matériel de radiologie permet-il d'éviter l'amortissement ?+
Oui. Les loyers du crédit-bail sont intégralement déductibles ; aucun amortissement n'est enregistré chez le preneur. À la levée d'option, le matériel entre au bilan et s'amortit sur le reste de sa durée d'utilité. C'est un avantage de flexibilité, mais le coût total est généralement supérieur à un achat.
Combien coûte l'amortissement d'une IRM de 500 000 € HT sur 8 ans en dégressif ?+
Avec une durée de 8 ans, le coefficient est 2,25 (taux linéaire 12,5 % × 2,25). La dotation année 1 est environ 500 000 € × 28 % = 140 000 € (coeff. dégressif simplifié). C'est une déduction puissante la première année, réduisant l'IS d'environ 21 000 € (15 % de 140 k€).
Un cabinet de radiologie peut-il déduire les frais de maintenance du matériel ?+
Oui. Les frais de maintenance, d'entretien et de contrats de service sont entièrement déductibles au titre de l'article 39 CGI comme charges d'exploitation, indépendamment de l'amortissement du matériel lui-même.
La TVA sur les contrats de maintenance du matériel est-elle récupérable ?+
Non, pour la même raison que la TVA sur l'achat du matériel : exonération des honoraires médicaux. Aucune TVA n'est récupérable pour un radiologue libéral, que ce soit sur le matériel ou sur ses charges connexes (maintenance, fournitures techniques liées au diagnostic).
À retenir#
-
Matériel d'imagerie = immobilisation amortissable. Durées courantes : scanner 5–7 ans, IRM 7–10 ans, échographe 4–6 ans.
-
Amortissement dégressif disponible. CGI art. 39 A : accélère la déduction années 1–3 (gain fiscal immédiat vs amortissement linéaire).
-
TVA non récupérable. Exonération des honoraires médicaux (art. 261 CGI) = TVA rémanente sur matériel. Coût TTC à budgéter, pas HT. Aucun crédit TVA ne compense.
-
Crédit-bail vs acquisition. Crédit-bail = loyers déductibles + flexibilité, coût total supérieur. Acquisition = amortissement dégressif puissant, propriété et coût total inférieur long terme.
-
GIE pour mutualisation. Transparence fiscale, flexibilité d'entrée/sortie. À structurer précisément dès le départ (statuts, clé de répartition).
-
IS 15 % jusqu'à 42 500 € en SELARL (2026). Capital >= 75 % personnes physiques, entièrement libéré. Taux 25 % au-delà.
Sources officielles#
- BOFiP — Amortissement dégressif (CGI art. 39 A)
- Légifrance — CGI art. 39 A et annexe II art. 22 (durées d'amortissement)
- BOFiP — TVA exonération professions libérales (art. 261 CGI)
- Légifrance — Code de commerce art. L251-1 (GIE)
- Impots.gouv.fr — IS taux réduit 2026
- Service-Public.fr — SELARL et SELAS

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- BOFiP — Amortissement dégressif (CGI art. 39 A)
- Légifrance — CGI art. 39 A et annexe II art. 22 (durées d'amortissement)
- BOFiP — TVA exonération professions libérales (art. 261 CGI)
- Légifrance — Contrat de crédit-bail mobilier (art. L313-1 Code monétaire)
- Code de commerce — GIE (art. L251-1 et suiv.)
- Impots.gouv.fr — IS taux réduit 15% (≤ 42 500 €)
- Service-Public.fr — SELARL et SELAS définitions et fiscalité
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