LMNP 2026 : nouvelles règles LFI 2025, seuils micro-BIC et stratégies après la réforme
La loi de finances 2025 a modifié en profondeur le régime LMNP : réintégration des amortissements dans la plus-value de cession, abaissement des seuils micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés. Cabinet Hayot Expertise analyse les impacts et les arbitrages à poser en 2026.
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Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôleNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
LMNP 2026 : ce que la loi de finances 2025 change vraiment pour les propriétaires bailleurs#
La location meublée non professionnelle a longtemps constitué l'un des montages les plus attractifs du patrimoine immobilier français : des amortissements déductibles en cours d'exploitation, une plus-value de cession calculée selon les règles des particuliers sans réintégration de ces amortissements, et des seuils micro-BIC généreux. Ce double avantage fiscal est désormais en partie révolu. La loi de finances pour 2025 (loi n° 2024-1322 du 14 décembre 2024) a introduit deux modifications majeures qui changent la donne pour tout investisseur en LMNP, qu'il soit propriétaire d'un studio parisien loué à l'année ou d'un appartement sur la Côte d'Azur en location saisonnière.
Cabinet Hayot Expertise accompagne des investisseurs immobiliers à Paris et en Île-de-France. Voici notre lecture de la situation et les questions à se poser en 2026.
Qu'est-ce que le statut LMNP ? Rappel des conditions#
Le Loueur en Meublé Non Professionnel désigne toute personne physique qui met en location un ou plusieurs logements meublés répondant aux critères légaux, sans relever du statut de Loueur en Meublé Professionnel (LMP).
Pour rester LMNP, deux conditions fixées par l'article 155 IV du CGI doivent être remplies :
- Les recettes annuelles tirées de la location meublée sont inférieures à 23 000 € (tous biens confondus) OU inférieures aux revenus professionnels imposables du foyer fiscal (traitements, salaires, BIC, BNC, BA) ;
- Le bailleur n'est pas inscrit au RCS en qualité de loueur professionnel.
Dès qu'une de ces conditions est franchie, le bailleur bascule de plein droit dans le régime LMP. Ce glissement est souvent involontaire et peut engendrer des régularisations importantes sur les cotisations sociales — point de vigilance que nous rencontrons régulièrement dans des dossiers d'investisseurs qui ont développé leur parc sans anticiper ce seuil. Pour un comparatif des deux statuts, consultez notre article sur le passage au statut LMP : conditions et conséquences fiscales.
Réforme LFI 2025 : la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value#
L'ancien mécanisme : un double avantage fiscal historique#
Jusqu'au 14 février 2025, le régime LMNP au réel offrait une combinaison d'avantages fiscaux rarement réunie :
- En exploitation : les amortissements du bien (bâti sur environ 40 ans, mobilier sur 7 à 15 ans) étaient déductibles du résultat BIC, réduisant significativement — voire annulant — le revenu imposable ;
- A la cession : la plus-value était calculée selon le régime des plus-values des particuliers (CGI art. 150 U), sans réintégration des amortissements déduits. Le prix de revient fiscal n'était pas minoré des amortissements pratiqués.
En clair : le bailleur déduisait les amortissements pendant la détention, puis cédait son bien en partant d'un prix de revient fiscal intact. Ce double avantage constituait la principale attractivité fiscale du LMNP réel.
Ce que la LFI 2025 modifie à compter du 15 février 2025#
A compter du 15 février 2025, date d'entrée en vigueur de la disposition, les amortissements effectivement déduits pendant la période de location meublée doivent être réintégrés dans le calcul de la plus-value de cession. Le prix d'acquisition retenu pour le calcul de la PV est diminué des amortissements pratiqués. Le gain imposable à la cession est donc mécaniquement augmenté.
La plus-value résultante est soumise au régime des plus-values professionnelles (CGI art. 39 duodecies), avec une distinction entre plus-value à court terme (bien détenu moins de 2 ans) et plus-value à long terme. Des abattements pour durée de détention s'appliquent toujours, mais l'assiette de calcul est désormais alourdie par l'historique des amortissements.
En pratique : un appartement acheté 300 000 €, sur lequel 60 000 € d'amortissements ont été déduits sur 10 ans, est vendu 380 000 €. Avant la réforme, la PV des particuliers portait sur 80 000 € (380 000 - 300 000). Après la réforme, la PV professionnelle porte sur 140 000 € (380 000 - (300 000 - 60 000)). L'impact peut être très significatif sur des biens parisiens détenus longtemps avec un fort niveau d'amortissement.
Notre lecture : La déductibilité des amortissements en cours d'exploitation n'est pas supprimée. L'avantage est différé plutôt qu'annulé — mais le coût fiscal global sur la durée de vie de l'investissement est désormais à recalculer intégralement, en intégrant la fiscalité à la sortie. Tout investisseur qui envisage une cession à court ou moyen terme doit impérativement modéliser sa situation avant de décider.
Réforme LFI 2025 : la dégradation du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés#
La LFI 2025 a également modifié l'article 50-0 du CGI pour les meublés de tourisme non classés — logements loués sur des plateformes type Airbnb sans classement officiel par un organisme agréé Atout France :
- L'abattement micro-BIC est abaissé de 50 % à 30 % ;
- Le plafond de chiffre d'affaires pour le micro-BIC est réduit de 77 700 € à 15 000 €.
Un propriétaire dont les recettes Airbnb (non classé) dépassent 15 000 € par an est désormais obligatoirement au régime réel. En dessous de 15 000 €, l'abattement de 30 % est nettement moins attractif que les 50 % antérieurs. Cette mesure vise à réorienter le parc meublé vers la location longue durée dans les zones tendues. Pour l'analyse complète des impacts Airbnb, voir notre article location saisonnière et Airbnb : fiscalité 2026.
Les régimes fiscaux LMNP en 2026 : micro-BIC vs réel simplifié#
| Critère | Micro-BIC classique | Micro-BIC meublé tourisme classé | Micro-BIC meublé tourisme non classé | Réel simplifié |
|---|---|---|---|---|
| Plafond CA | 83 600 € | 83 600 € | 15 000 € (LFI 2025) | Sans plafond |
| Abattement / déduction | 50 % forfaitaire | 50 % forfaitaire | 30 % forfaitaire (LFI 2025) | Charges réelles + amortissements |
| Amortissements | Non déductibles | Non déductibles | Non déductibles | Déductibles (bâti ~40 ans, mobilier 7-15 ans) |
| Comptabilité | Simplifiée | Simplifiée | Simplifiée | Tenue de livres, liasse fiscale 2031 |
| Déficit | Non générateur | Non générateur | Non générateur | Reportable 10 ans sur BIC NP |
| Cession post-15/02/2025 | PV particuliers (prix de revient non minoré) | PV particuliers (prix de revient non minoré) | PV particuliers (prix de revient non minoré) | PV pro avec réintégration des amortissements |
| Recommandation | Biens anciens remboursés, peu de charges | Hébergements officiellement classés, forte saison | Rarement optimal post-LFI 2025 | Biens récents, à crédit, charges élevées |
Quand le régime réel s'impose#
Le régime réel simplifié est presque systématiquement plus avantageux lorsque :
- Le bien est financé par emprunt (intérêts déductibles) ;
- Des travaux de rénovation ou de mobilier ont été réalisés (déductibles ou amortissables) ;
- La taxe foncière, les charges de copropriété, les frais de gestion et l'assurance représentent un montant significatif ;
- Les amortissements du bâti et du mobilier dépassent la moitié des recettes brutes.
Le micro-BIC peut rester pertinent pour un investisseur dont le prêt est intégralement remboursé, qui dispose de peu de charges, et dont la fiscalité personnelle est suffisamment élevée pour que l'abattement forfaitaire soit compétitif.
Régime social du LMNP : pas de cotisations sociales#
Contrairement au LMP, le LMNP n'est pas soumis aux cotisations sociales TNS. Les revenus LMNP supportent uniquement :
- La CSG/CRDS au taux de 17,2 % sur le revenu net imposable (ou sur la base forfaitaire en micro-BIC après abattement) ;
- L'impôt sur le revenu au barème progressif.
Ce point reste un avantage structurel du LMNP par rapport au LMP, dont les revenus sont soumis aux cotisations sociales TNS (environ 35 à 45 % selon la tranche). Un passage involontaire de statut, constaté après contrôle fiscal sur plusieurs exercices passés, peut engendrer des régularisations de cotisations très lourdes.
Cas pratique 1 : appartement Paris 11e, location meublée longue durée#
Situation : appartement 45 m² acheté 350 000 € (dont 50 000 € de mobilier et agencements), loué meublé 1 500 €/mois (18 000 € de recettes annuelles), financement à crédit (intérêts : 6 000 €/an), taxe foncière 1 200 €, charges de copropriété 1 800 €, assurance 300 €.
Micro-BIC : abattement 50 %, base imposable 9 000 €. Simple, mais peu optimisé.
Régime réel :
- Amortissement bâti : 300 000 € / 40 ans = 7 500 €/an
- Amortissement mobilier : 50 000 € / 10 ans = 5 000 €/an
- Intérêts d'emprunt : 6 000 €
- Taxe foncière : 1 200 €
- Charges de copropriété : 1 800 €
- Assurance : 300 €
- Total déductions : 21 800 €
- Résultat BIC : 18 000 - 21 800 = -3 800 € (déficit reportable 10 ans sur BIC NP)
Le régime réel neutralise intégralement l'imposition et génère un déficit reportable. Le gain fiscal annuel par rapport au micro-BIC est significatif, notamment pour un bailleur dans une tranche IR élevée. Cabinet Hayot Expertise recommande systématiquement le réel pour ce type de profil.
Cas pratique 2 : meublé de tourisme Cannes, 30 000 € de CA#
Situation : appartement 200 000 € à Cannes, classé meublé de tourisme 2 étoiles, 30 000 € de recettes annuelles, charges réelles 12 000 € (entretien, frais de plateforme, mobilier, assurance), crédit entièrement remboursé.
Micro-BIC meublé tourisme classé : abattement 50 % (depuis la loi Le Meur), base imposable 15 000 €.
Régime réel :
- Amortissement bâti : 180 000 € / 40 ans = 4 500 €/an
- Amortissement mobilier : 20 000 € / 7 ans ≈ 2 857 €/an
- Charges réelles : 12 000 €
- Total : 19 357 €
- Résultat BIC : 30 000 - 19 357 = 10 643 € imposable
Ici, depuis la loi Le Meur (abattement classé ramené à 50 %), le micro-BIC classé (15 000 € de base imposable) est désormais moins avantageux que le réel (10 643 €) : l'arbitrage a basculé en faveur du réel, surtout grâce aux amortissements. A noter : si ce bien n'était pas classé, le plafond de 15 000 € imposerait le régime réel de toute façon.
Stratégies post-LFI 2025 : comment conserver de la valeur dans le LMNP#
Détenir longtemps et transmettre#
La réintégration des amortissements ne s'applique qu'au moment de la cession entre vifs. En cas de transmission par donation ou succession, les héritiers reçoivent le bien à sa valeur vénale au jour du décès ou de la donation. Les amortissements antérieurement déduits s'éteignent — ils ne sont pas réintégrés. Pour les investisseurs sans projet de revente, l'horizon "transmission patrimoniale" reste une stratégie cohérente.
Passer au LMP si les recettes progressent#
Lorsque les recettes dépassent le seuil de 23 000 € et les revenus professionnels du foyer, le passage au LMP devient inévitable. Dans ce cadre, le déficit LMP est imputable sur le revenu global, et la plus-value professionnelle bénéficie d'une exonération totale après 5 ans d'activité (CGI art. 151 septies) sous conditions. Pour certains profils à recettes élevées, anticiper ce passage peut s'avérer plus favorable qu'y être contraint après contrôle.
Restructurer en SCI à l'IS#
La détention via une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés offre d'autres paramètres : amortissements déductibles, taux IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 %, mais pas d'abattements pour durée de détention à la revente. La SCI à l'IS est souvent pertinente pour des investisseurs qui capitalisent leurs revenus dans la structure sans projet de cession immédiat. Notre analyse complète SCI à l'IS ou à l'IR : arbitrage patrimonial détaille les critères de choix. Une autre option consiste à détenir de l'immobilier en SAS pour des profils très spécifiques.
Le risque sous-estimé : de nombreux propriétaires en LMNP réel n'ont pas maintenu un tableau d'amortissement rigoureux et n'ont pas constaté les amortissements chaque année dans leur déclaration 2031. Or, selon la doctrine fiscale, les amortissements non comptabilisés sont réputés déduits pour le calcul de la PV de cession, même s'ils ne l'ont pas été effectivement. Ce point peut engendrer une imposition à la sortie bien supérieure aux estimations, sans possibilité de correction a posteriori.
Déficit LMNP au régime réel : règles de report#
Le déficit généré en LMNP au régime réel est reportable pendant 10 ans uniquement sur les bénéfices tirés d'autres activités de location meublée non professionnelle. Il n'est pas imputable :
- Sur le revenu global du foyer fiscal ;
- Sur les revenus fonciers (location nue, SCPI en nu-propriété).
Un investisseur qui possède à la fois un appartement nu (revenus fonciers) et un appartement meublé (BIC LMNP) ne peut pas compenser les déficits d'un compartiment avec les bénéfices de l'autre. Les deux régimes sont structurellement étanches.
Ce que l'administration regarde lors d'une cession LMNP#
L'administration fiscale est attentive, dans les dossiers LMNP au régime réel, à plusieurs points :
- La cohérence entre le tableau d'amortissement annexé à la déclaration 2031 et les montants comptabilisés chaque année ;
- La preuve de l'état "meublé" du logement (liste d'équipements conforme au décret du 31 juillet 2015) ;
- Le respect des seuils LMP/LMNP lorsque le bailleur dispose de plusieurs biens ;
- La qualification correcte des charges déduites (distinction entre charges d'exploitation déductibles immédiatement et travaux à capitaliser).
Pièges fréquents à éviter en LMNP#
Oublier de pratiquer les amortissements : l'amortissement en LMNP réel n'est pas automatique. Il doit être calculé par composants (gros oeuvre, façade, étanchéité, équipements, mobilier) et constaté chaque année dans la liasse fiscale 2031. Des amortissements non pratiqués représentent une économie fiscale perdue et, post-LFI 2025, une base de calcul incorrecte lors de la cession.
Mal classifier le meublé de tourisme : un logement sur Airbnb n'est pas automatiquement un meublé de tourisme classé. Le classement nécessite une démarche auprès d'un organisme agréé Atout France. La confusion entre classé et non classé entraîne une application incorrecte du micro-BIC et peut conduire à des redressements.
Ignorer le seuil LMP : la progression des recettes locatives (revalorisation des loyers, acquisition de nouveaux biens) peut faire basculer un LMNP en LMP sans que le propriétaire en soit conscient. Les conséquences — cotisations sociales TNS sur les revenus passés — peuvent être très lourdes en cas de contrôle rétroactif.
Ne pas anticiper la cession : avec la réforme LFI 2025, une cession non préparée peut générer une fiscalité bien supérieure aux estimations initiales. Un audit fiscal préalable à toute décision de vente est désormais indispensable.
Notre accompagnement — Cabinet Hayot Expertise#
Cabinet Hayot Expertise accompagne les investisseurs LMNP à Paris et en Île-de-France dans :
- L'audit de situation avant et après la réforme LFI 2025, notamment en vue d'une cession ou d'une restructuration ;
- La mise en place ou la reprise de la comptabilité au régime réel (tableaux d'amortissement par composants, liasse fiscale 2031) ;
- L'arbitrage entre LMNP, LMP, et détention via SCI à l'IS ou à l'IR ;
- L'optimisation de la déclaration annuelle et la gestion des déficits reportables sur BIC non professionnels.
Chaque situation est différente. Le régime le plus avantageux dépend du profil fiscal du foyer, de l'horizon d'investissement, des projets de cession ou de transmission, et de la structuration globale du parc immobilier. Nos simulations intègrent l'impact de la réintégration des amortissements sur la plus-value afin de vous donner une lecture complète de votre investissement meublé.
Article rédigé par Samuel Hayot, expert-comptable associé, Cabinet Hayot Expertise, Paris. À jour au 15 mai 2026. Les règles fiscales et sociales mentionnées sont susceptibles d'évoluer ; une analyse personnalisée de votre situation requiert l'examen de vos documents et de la législation en vigueur à la date concernée.
Sources : Légifrance (CGI art. 155 IV, 50-0, 39 duodecies), Loi n° 2024-1322 du 14 décembre 2024 (JO), BOFiP BOI-BIC-CHAMP-40 et BOI-BIC-BASE-60-20, URSSAF, impots.gouv.fr.
Questions fréquentes
La réforme LFI 2025 s'applique-t-elle aux cessions réalisées avant le 15 février 2025 ?
Non. La réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value de cession s'applique aux cessions intervenant à compter du 15 février 2025, date d'entrée en vigueur de la disposition inscrite dans la loi de finances 2025 (loi n° 2024-1322). Les cessions antérieures à cette date ne sont pas concernées.
Puis-je encore déduire les amortissements de mon bien en LMNP régime réel ?
Oui. La déductibilité des amortissements du résultat BIC en cours d'exploitation est maintenue. La réforme LFI 2025 ne supprime pas cette déduction : elle impose seulement de réintégrer les amortissements effectivement déduits dans le calcul de la plus-value lors de la cession du bien. L'avantage fiscal est différé plutôt que supprimé.
Quel régime choisir entre micro-BIC et réel simplifié pour une location meublée ordinaire ?
Le régime réel est généralement plus avantageux dès lors que vos charges réelles (intérêts d'emprunt, taxe foncière, travaux, assurance, frais de gestion, amortissements) dépassent 50 % de vos recettes brutes. Pour un appartement acheté à crédit, le réel s'impose presque systématiquement. Le micro-BIC convient davantage aux investissements anciens, intégralement remboursés, avec peu de charges.
Les meublés de tourisme non classés sont-ils encore fiscalement intéressants en 2026 ?
Beaucoup moins qu'avant. La LFI 2025 a abaissé l'abattement micro-BIC à 30 % (au lieu de 50 %) et le plafond de chiffre d'affaires à 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés. Au-delà, le régime réel s'applique obligatoirement. Cette réforme vise à décourager les locations de courte durée non classées au profit du parc locatif résidentiel de longue durée.
Le déficit LMNP régime réel est-il imputable sur mon revenu global ?
Non. Le déficit généré en LMNP régime réel est imputable uniquement sur les bénéfices tirés d'autres activités de location meublée non professionnelle, pendant 10 ans. Il n'est pas déductible du revenu global ni des revenus fonciers classiques. C'est l'une des différences clés avec le statut LMP, dont le déficit est déductible du revenu global.
Quelle est la différence entre LMNP et SCI à l'IS pour détenir un bien meublé ?
Le LMNP est exercé en nom propre : revenus déclarés en BIC, imposition à l'IR selon le barème progressif, et plus-value de cession calculée désormais avec réintégration des amortissements. La SCI à l'IS permet une capitalisation des bénéfices au taux IS (15 % puis 25 %), des amortissements déductibles, mais la plus-value à la revente est calculée sans abattement pour durée de détention. Le choix dépend de l'horizon, de l'objectif patrimonial et de la capacité fiscale du foyer.

Article rédigé par Samuel Hayot
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance — CGI art. 155 IV (conditions LMP/LMNP)
- Légifrance — CGI art. 50-0 (micro-BIC meublés de tourisme — LFI 2025)
- Légifrance — CGI art. 39 duodecies (plus-values professionnelles)
- Loi de finances 2025 — Loi n° 2024-1322 du 14 décembre 2024
- BOFiP — BOI-BIC-CHAMP-40 (location meublée, champ BIC)
- BOFiP — BOI-BIC-BASE-60-20 (amortissements immeuble location meublée)
- URSSAF — Loueur en meublé non professionnel : régime social
- impots.gouv.fr — Location meublée : régime fiscal
Ce sujet relève de notre mission Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôle
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