CFE 2026 : Cotisation Foncière des Entreprises, exonérations et calendrier de paiement
Base imposable, cotisation minimale par tranche de CA, exonérations de plein droit et sur délibération, déclaration 1447-M, plafonnement CET/VA : tout ce qu'une PME, un freelance ou un auto-entrepreneur doit savoir sur la CFE en 2026, avec l'analyse du cabinet Hayot Expertise à Paris.
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Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôleNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
CFE 2026 : ce que chaque dirigeant doit anticiper avant le 15 décembre#
La Cotisation Foncière des Entreprises est l'une des charges fiscales locales les plus sous-estimées par les créateurs et dirigeants de PME. Elle arrive sans prévenir en fin d'année, parfois sous forme de prélèvement automatique, souvent sans que la base de calcul ait été vérifiée. Résultat : des entreprises paient plus que nécessaire, certaines passent à côté d'exonérations légitimes, et d'autres se retrouvent en difficulté de trésorerie en décembre faute d'avoir anticipé l'acompte de juin.
Cet article présente le cadre complet de la CFE 2026 : base imposable, cotisation minimale, exonérations disponibles, calendrier déclaratif et pistes d'arbitrage pour PME, freelances et auto-entrepreneurs.
À jour au 15 mai 2026. Relu par Samuel Hayot, expert-comptable à Paris. Les barèmes de cotisation minimale sont fixés annuellement par chaque commune dans les limites légales — les montants indiqués sont les fourchettes nationales à vérifier localement.
Cadre légal : la CFE dans la fiscalité locale française#
La CFE est régie par les articles 1447 et suivants du Code Général des Impôts (CGI). Elle constitue, avec la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), l'une des deux composantes de la Contribution Economique Territoriale (CET).
Point clé de 2024-2026 : la CVAE est en cours de suppression progressive. Après une réduction de moitié de son taux en 2023, sa suppression définitive est programmée par la loi de finances pour 2024. La CET devient donc progressivement synonyme de CFE seule pour la quasi-totalité des entreprises. Cette évolution renforce le poids relatif de la CFE dans la fiscalité locale des entreprises.
La CFE est perçue au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Le produit est affecté au budget local, d'où des variations de taux significatives selon la localisation de l'établissement.
Qui est assujetti à la CFE ?#
L'assujettissement est large. Selon l'article 1447 du CGI, la CFE est due par toute personne physique ou morale qui exerce à titre habituel une activité professionnelle non salariée en France, quelle que soit la forme juridique.
Sont donc concernés : SARL, SAS, SASU, SCI, EURL, entreprises individuelles, auto-entrepreneurs, professions libérales, consultants, artisans, commerçants.
Sont exclus : les salariés (par définition), les agriculteurs pour leurs activités agricoles proprement dites (sous réserve d'exceptions), les associations à activité non lucrative, les artistes auteurs pour leurs oeuvres de l'esprit dans les conditions de l'article 1460 CGI.
Base imposable : valeur locative cadastrale ou cotisation minimale#
Régime de droit commun : la valeur locative#
La base de la CFE est constituée de la valeur locative cadastrale des biens immobiliers passibles de taxe foncière utilisés par le contribuable pour les besoins de son activité professionnelle au 1er janvier de l'année d'imposition.
Les biens concernés sont principalement :
- les locaux professionnels et commerciaux (bureaux, ateliers, entrepôts, boutiques) ;
- les équipements et biens mobiliers assimilés à des immeubles dans certains secteurs industriels ;
- les terrains utilisés pour l'exercice de l'activité.
La valeur locative est calculée par l'administration fiscale sur la base des caractéristiques physiques du bien (surface, nature, état) et d'un loyer de référence par mètre carré. Elle peut être révisée à la hausse ou à la baisse via une déclaration 1447-M déposée avant le 3 mai.
Cotisation minimale forfaitaire : le cas des entreprises sans local propre#
Nombreuses sont les entreprises qui n'utilisent aucun local imposable : travailleurs à domicile, freelances en coworking, sociétés domiciliées chez un prestataire. Dans ce cas, la CFE est calculée sur une cotisation minimale forfaitaire fixée par la commune et l'EPCI, dans les limites prévues par l'article 1647 D du CGI.
Tableau : cotisation minimale CFE par tranche de CA 2026#
| Chiffre d'affaires ou recettes N-2 | Fourchette nationale (min-max) |
|---|---|
| Inférieur à 10 000 euros | 243 euros — 579 euros |
| De 10 000 euros à 32 600 euros | 243 euros — 1 158 euros |
| De 32 600 euros à 100 000 euros | 243 euros — 1 737 euros |
| De 100 000 euros à 250 000 euros | 243 euros — 2 411 euros |
| De 250 000 euros à 500 000 euros | 243 euros — 3 612 euros |
| 500 000 euros et plus | 243 euros — 7 562 euros |
Source : CGI art. 1647 D — montants à vérifier auprès du service des impôts des entreprises compétent, car chaque commune vote son propre barème dans ces fourchettes. Les montants indiqués correspondent aux plafonds nationaux applicables en 2025 ; les barèmes 2026 sont fixés par les délibérations communales de fin 2025.
Taux d'imposition : une compétence communale et intercommunale#
Le taux de CFE est voté chaque année par la commune et, le cas échéant, par l'EPCI (communauté de communes, communauté d'agglomération, métropole). Il n'existe pas de taux national uniforme.
Les écarts entre collectivités sont significatifs. A Paris, la cotisation minimale applicable aux entreprises sans locaux propres est fixée par le Conseil de Paris. En Ile-de-France, la MGP (Métropole du Grand Paris) perçoit également une part de CFE. Ces superpositions peuvent surprendre les dirigeants qui s'attendaient à une ligne unique sur l'avis.
En pratique : la lecture de l'avis de CFE doit distinguer la part communale, la part intercommunale et les éventuelles taxes annexes (taxe pour frais de chambre de commerce, par exemple).
Exonérations de plein droit (CGI art. 1449 à 1463 et 1478)#
Ces exonérations s'appliquent automatiquement, sans délibération communale, dès lors que les conditions légales sont remplies.
Exonération la première année d'activité (art. 1478 II)#
Toute entreprise nouvellement créée est exonérée de CFE pour l'année de création. Il n'y a aucune démarche à effectuer : l'exonération est automatique. Elle ne couvre que l'année civile de début d'activité, pas les douze premiers mois calendaires.
Ce que cela signifie en pratique : une société créée en novembre 2026 est exonérée de CFE pour 2026. Elle sera redevable de la CFE à partir de 2027, calculée sur 50 % de la base de l'année de création (prorata temporis légal).
Exonération l'année de cessation#
L'entreprise qui cesse définitivement son activité est exonérée de CFE pour l'année de cessation et pour l'année suivante, à condition que la cessation soit définitive et non saisonnière.
Auto-entrepreneurs : exonération sous seuil de CA (LFI 2018)#
La loi de finances initiale pour 2018 a introduit une exonération spécifique pour les micro-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 000 euros. Cette exonération ne s'applique pas si l'auto-entrepreneur exerce par ailleurs une autre activité professionnelle imposable à la CFE.
Au-dessus de 5 000 euros de CA, la cotisation minimale s'applique selon le barème de la commune.
Activités agricoles#
Les activités agricoles au sens strict sont exclues du champ de la CFE. Des exceptions existent pour certaines activités para-agricoles (chambres d'hôtes, agrotourisme, certaines coopératives).
Professions de santé et activités libérales dans des zones spécifiques#
Certaines professions libérales de santé bénéficient d'exonérations totales ou partielles dans les zones sous-dotées. Les conditions sont définies aux articles 1460 et suivants du CGI.
Exonérations sur délibération communale (CGI art. 1464 à 1466)#
Ces exonérations facultatives nécessitent une délibération expresse de la commune ou de l'EPCI. Elles ne s'appliquent donc pas automatiquement et varient d'une collectivité à l'autre.
Zones Franches Urbaines — Territoires Entrepreneurs (ZFU-TE)#
Les entreprises implantées dans une ZFU-TE peuvent bénéficier d'une exonération totale de CFE pendant cinq ans, suivie d'une sortie progressive. La condition principale est que l'établissement soit situé dans le périmètre de la ZFU-TE et que l'entreprise satisfasse les critères d'emploi local prévus par la loi.
Cas fréquent : une startup créée à Saint-Denis, en ZFU-TE, peut être exonérée de CFE pendant cinq ans, ce qui représente une économie annuelle de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros selon la surface des locaux. La vérification de l'éligibilité exacte de l'adresse (numéro et rue) est indispensable, car le périmètre ZFU est défini à la parcelle.
Zones de Revitalisation Rurale (ZRR) et Zones France Ruralités Revitalisation (ZFRR)#
Des exonérations analogues existent pour les établissements situés en ZRR. La réforme de ce dispositif (loi de 2023 créant les ZFRR) a modifié le périmètre des zones éligibles à compter du 1er juillet 2024. Les délibérations communales antérieures doivent être vérifiées.
Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) — art. 44 sexies-0 A#
Les JEI peuvent bénéficier d'une exonération de CFE sur délibération communale. Cette exonération est distincte de l'exonération d'impôt sur les bénéfices et des avantages sociaux liés au statut JEI. Elle nécessite une délibération expresse et une demande auprès du service des impôts.
Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville (QPV) et BER#
Des exonérations de CFE sont également prévues pour les entreprises s'implantant dans les QPV ou dans les Bassins d'Emploi à Redynamiser (BER), sous réserve de délibérations locales favorables.
Plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée#
L'article 1647 B sexies du CGI prévoit que la CET totale (CFE + CVAE) ne peut excéder 1,53 % de la valeur ajoutée produite par l'entreprise (taux applicable en 2024 — à confirmer pour 2026 compte tenu de la suppression progressive de la CVAE).
Ce plafonnement, appelé PVA (Plafonnement en fonction de la Valeur Ajoutée), peut donner lieu à un dégrèvement. La demande s'effectue via la déclaration n° 1327-CET déposée auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE). Elle doit être déposée au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est établie.
Notre lecture : avec la suppression de la CVAE, le PVA perd de son intérêt pour la plupart des TPE et PME dont la CFE seule reste inférieure au plafond. Il conserve de la pertinence pour les entreprises industrielles dont la valeur locative cadastrale est élevée — entrepôts, sites de production.
Calendrier déclaratif et de paiement 2026#
| Echéance | Obligation | Document |
|---|---|---|
| 31 décembre N (année de création) | Déclaration initiale pour les entreprises créées en N | Formulaire 1447-C |
| 3 mai N | Déclaration des modifications de locaux intervenues en N-1 | Formulaire 1447-M |
| Septembre-novembre N | Réception de l'avis de CFE pour l'année N | Espace professionnel impots.gouv.fr |
| 15 juin N | Paiement de l'acompte (50 % de la CFE N-1) si CFE N-1 > 3 000 euros | Paiement dématérialisé obligatoire |
| 15 décembre N | Paiement du solde (ou de la totalité si pas d'acompte) | Paiement dématérialisé obligatoire |
Remarque : le paiement de la CFE est obligatoirement dématérialisé pour toutes les entreprises, via l'espace professionnel sur impots.gouv.fr.
Cas pratiques#
Cas 1 — Freelance consultant à Paris, 50 000 euros de CA#
Un consultant indépendant (EI ou SASU) travaillant depuis son domicile ou en espace de coworking à Paris ne dispose d'aucun local imposable à la CFE. Il est assujetti à la cotisation minimale. Pour un CA de 50 000 euros, il se situe dans la tranche 32 600 à 100 000 euros.
En pratique, pour Paris, la cotisation minimale se situe autour de 600 à 700 euros annuels (à vérifier sur l'avis reçu, car le montant est fixé par délibération et peut évoluer). Il n'y a ici aucune réduction possible sur la base, sauf à déménager dans une commune à taux plus faible ou à bénéficier d'une exonération zonée.
Cas 2 — Entreprise BTP à Paris, CA 1 million d'euros, 200 m2 de bureaux Paris 19e#
Cette entreprise dispose de locaux propres. Sa CFE est calculée sur la valeur locative cadastrale de ses 200 m2 de bureaux. La valeur locative au m2 dans Paris 19e est déterminée par l'administration fiscale selon les grilles cadastrales. Pour des bureaux de cette taille dans cet arrondissement, la base imposable peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros de valeur locative, aboutissant à une CFE de plusieurs milliers d'euros.
En cas d'erreur sur la surface déclarée (oubli d'une réduction pour vétusté, surface surestimée), la déclaration 1447-M permet une correction avant le 3 mai. C'est l'une des erreurs les plus fréquentes dans les dossiers BTP que nous traitons.
Cas 3 — Startup technologique en ZFU-TE Saint-Denis#
Une startup créée en 2024, implantée dans le périmètre ZFU-TE de Saint-Denis, peut bénéficier d'une exonération totale de CFE pendant cinq ans, sous réserve que la commune ait délibéré en faveur de cette exonération et que l'entreprise respecte les critères d'emploi local. Sur une base de 10 000 euros de valeur locative, l'économie représente environ 1 000 à 2 000 euros par an selon le taux communal, soit 5 000 à 10 000 euros sur la durée d'exonération.
Notre analyse : ce qu'il faut surveiller en 2026#
Le risque sous-estimé : la déclaration 1447-M est oubliée chaque année par un nombre important d'entreprises. Si des locaux ont été abandonnés, réduits, ou si des travaux ont été réalisés en N-1, la déclaration doit être déposée avant le 3 mai N pour que la base imposable soit corrigée. Passé ce délai, il n'est plus possible de modifier la base de manière rétroactive pour l'année en cours — seul un recours contentieux reste possible.
Arbitrage domiciliation : choisir la domiciliation d'une société dans une commune à faible taux de CFE peut réduire la cotisation minimale. Cela nécessite cependant que l'établissement soit réellement situé dans cette commune. Une domiciliation de pure convenance fiscale, sans substance, peut être remise en cause lors d'un contrôle.
Points de vigilance 2026 :
- Vérifier la délibération communale sur la cotisation minimale applicable : certaines communes ont relevé leurs barèmes en 2025 pour l'année 2026.
- Contrôler l'éligibilité ZFU-TE, ZRR/ZFRR, QPV avant toute décision d'implantation ou de renouvellement de bail.
- Pour les entreprises industrielles : revoir la valeur locative cadastrale — les révisions triennales peuvent avoir modifié la base sans que l'entreprise en ait été informée directement.
- Anticipation de trésorerie : si la CFE N-1 dépasse 3 000 euros, un acompte de 50 % est exigible le 15 juin. Cela représente souvent une surprise pour les entreprises en croissance dont la CFE a augmenté par rapport à l'année précédente.
Recours et dégrèvement#
En cas de désaccord avec la base imposable ou le montant de la CFE, deux voies existent :
Réclamation préalable : à adresser au Service des Impôts des Entreprises (SIE) dont dépend l'établissement, dans les délais prévus à l'article R*196-1 du Livre des Procédures Fiscales (LPF). La réclamation doit être déposée au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement de l'avis.
Recours contentieux : en cas de rejet de la réclamation, l'entreprise peut saisir le tribunal administratif. Ce recours est rarement justifié pour des litiges de faible montant, mais peut l'être en cas d'erreur sur la valeur locative d'un établissement important.
Dégrèvement PVA : voir la section sur le plafonnement de la CET ci-dessus.
Ce que fait le cabinet Hayot Expertise#
Chez Hayot Expertise, nous intégrons la revue de la CFE dans notre accompagnement fiscal annuel pour chaque client. Concrètement, cela couvre :
- La vérification de la cohérence entre la base imposable retenue par l'administration et la situation réelle des locaux ;
- Le contrôle de l'éligibilité aux exonérations de plein droit et sur délibération, notamment en cas de déménagement ou d'implantation dans une zone aidée ;
- Le rappel des échéances déclaratives (1447-M avant le 3 mai, acompte du 15 juin) ;
- L'assistance à la rédaction des réclamations en cas de base erronée.
La CFE est rarement spectaculaire en termes de montant, mais elle est régulièrement mal gérée — et les erreurs s'accumulent d'une année sur l'autre si la base n'est pas corrigée.
Cet article est fourni à titre informatif. Il ne remplace pas une analyse personnalisée de votre situation par un expert-comptable, qui seule permet de prendre en compte l'ensemble des éléments propres à votre entreprise, votre localisation et votre activité.
Sources : CGI art. 1447 et s., 1449-1463, 1464-1466, 1478, 1647 D, 1647 B sexies, 44 sexies-0 A — impots.gouv.fr — LFI 2018 — Légifrance.
Questions fréquentes
Qui est assujetti à la CFE en 2026 ?
Toute personne physique ou morale qui exerce à titre habituel une activité professionnelle non salariée en France est redevable de la CFE (CGI art. 1447). Cela couvre les SARL, SAS, SASU, EURL, EI, auto-entrepreneurs, professions libérales et SCI. Les salariés, associations à but non lucratif sans activité commerciale et agriculteurs sous certaines conditions en sont exclus.
Comment est calculée la base de la CFE ?
La base est constituée de la valeur locative cadastrale des biens immobiliers passibles de taxe foncière utilisés pour l'exercice de l'activité au 1er janvier de l'année d'imposition. Si l'entreprise n'utilise aucun local propre (télétravail, domiciliation), elle est soumise à la cotisation minimale forfaitaire fixée par chaque commune dans les limites prévues par le CGI art. 1647 D.
Un auto-entrepreneur est-il toujours exonéré de CFE ?
Non. L'exonération prévue par la loi de finances 2018 ne s'applique qu'aux auto-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires annuel est inférieur à 5 000 euros et à condition que ce soit leur unique activité professionnelle. Au-dessus de ce seuil, la cotisation minimale s'applique. La première année d'activité reste exonérée pour tous, quel que soit le statut.
Quand doit-on déclarer et payer la CFE ?
La déclaration initiale (formulaire 1447-C) doit être déposée avant le 31 décembre de l'année de création. Les modifications ultérieures (formulaire 1447-M) sont à transmettre avant le 3 mai de l'année concernée. L'avis de CFE est reçu entre septembre et novembre. Le paiement est dû au 15 décembre. Un acompte de 50 % est exigible au 15 juin si la CFE de l'année précédente dépasse 3 000 euros.
Comment fonctionne le plafonnement de la CET en fonction de la valeur ajoutée ?
La CET (CFE + CVAE, même si la CVAE est en extinction progressive) ne peut pas dépasser 1,53 % de la valeur ajoutée produite par l'entreprise (CGI art. 1647 B sexies — taux à confirmer pour 2026). Si la somme dépasse ce plafond, l'entreprise peut demander un dégrèvement via la déclaration 1327-CET déposée auprès du service des impôts des entreprises.
Quelles zones géographiques permettent une exonération de CFE ?
Plusieurs dispositifs zonés existent : ZFU-TE (Zone Franche Urbaine — Territoire Entrepreneur), ZRR/ZFRR (Zone de Revitalisation Rurale), QPV (Quartier Prioritaire de la politique de la Ville) et BER (Bassin d'Emploi à Redynamiser). Ces exonérations sont facultatives et conditionnées à une délibération de la commune ou de l'EPCI concerné. Leur durée varie de 2 à 5 ans selon la zone et le dispositif. Une vérification de l'éligibilité de l'adresse est indispensable avant toute demande.

Article rédigé par Samuel Hayot
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance — CGI art. 1447 (champ d'application de la CFE)
- Légifrance — CGI art. 1647 D (cotisation minimale CFE)
- Légifrance — CGI art. 1647 B sexies (plafonnement CET / VA)
- Légifrance — CGI art. 1449 à 1463 (exonérations de plein droit)
- Légifrance — CGI art. 1464 à 1466 (exonérations sur délibération)
- Légifrance — CGI art. 1478 II (exonération première année)
- Légifrance — CGI art. 44 sexies-0 A (JEI)
- impots.gouv.fr — CFE : présentation et modalités de paiement
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