DPEF après la CSRD : qui reste soumis à la déclaration de performance extra-financière ?
La DPEF a été remplacée par le rapport de durabilité CSRD pour les grandes entreprises. Mais d'autres entités restent-elles soumises ? Calendrier et seuils expliqués.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide. La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) prévue par l'article L. 225-102-1 du Code de commerce a été remplacée par le rapport de durabilité CSRD pour les entreprises de la vague 1 CSRD (>500 salariés, exercices 2024+). Les entreprises sorties du périmètre initial par l'Omnibus (vagues 2 et 3 reportées) ne sont plus assujetties à la DPEF. Seules subsistent les obligations RSE parallèles (BEGES, Index Égalité).
Contexte 2026 : la fin de la DPEF dans le paysage réglementaire français#
Le paysage du reporting extra-financier français a connu une mutation majeure entre 2023 et 2026. La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF), instituée en 2016 par la transposition de la directive NFRD (2014/95/UE), a structuré pendant dix ans le reporting RSE des grandes entreprises françaises. Fondée sur l'article L. 225-102-1 du Code de commerce, elle imposait aux entreprises de plus de 500 salariés ou de plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires de publier une déclaration couvrant l'environnement, les questions sociales et la gouvernance.
Depuis le 6 décembre 2023, l'entrée en vigueur de l'ordonnance n° 2023-1142 a transposé en droit français la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive, UE 2022/2464). Cette nouvelle directive s'inscrit dans une approche radicalement différente : elle passe d'une obligation minimale d'information extra-financière à un cadre de reporting standardisé, vérifiable et granulaire, obligatoire dès l'exercice 2024 pour la vague 1.
Le paquet Omnibus, proposé par la Commission européenne en février 2025 pour simplifier la CSRD, s'est traduit par deux textes : la directive « stop-the-clock » (UE) 2025/794 (avril 2025), qui a repoussé de deux ans les vagues 2 et 3 (désormais exercices 2027 et 2028), et la directive de simplification dite « content », adoptée le 16 décembre 2025 et entrée en vigueur le 18 mars 2026, qui relève le seuil principal d'assujettissement à 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires net. La transposition de ce relèvement de seuil en droit français est attendue au plus tard le 19 mars 2027 ; d'ici là, la vague 1 (entités d'intérêt public de plus de 500 salariés) reste concernée. Des milliers d'ETI et de PME cotées qui se croyaient assujetties à la CSRD dès 2026 sont ainsi exemptées pour plusieurs années.
La DPEF : un cadre ancien en voie de disparition#
Qu'était la DPEF : l'article L. 225-102-1 du Code de commerce#
L'article L. 225-102-1 du Code de commerce, issu de la loi Sapin II (2016), définissait la Déclaration de Performance Extra-Financière. C'est un document publié soit dans le rapport de gestion, soit dans une déclaration consolidée de non-financier, couvrant :
- Environnement : émissions de gaz à effet de serre, consommation d'eau, gestion des déchets, biodiversité.
- Social et gouvernance : conditions de travail, égalité femmes-hommes, relations avec les fournisseurs et sous-traitants.
- Risques d'exploitation : droits humains, corruption, fiscalité, concurrence, transparence.
La DPEF était obligatoire pour les entreprises dépassant deux des trois seuils suivants : plus de 500 salariés, plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, plus de 25 millions d'euros de total de bilan. Elle ne s'accompagnait d'aucune vérification obligatoire par un tiers indépendant.
Qui était soumis à la DPEF en 2024 ?#
En 2024, environ 8 500 grandes entreprises françaises étaient assujetties à la DPEF, dont :
- Les sociétés cotées sur marché réglementé (CAC 40, SBF 120, Euronext Growth).
- Les établissements de crédit et entreprises d'assurance.
- Les grandes PME et ETI dépassant les seuils.
La DPEF restait optionnelle pour les entreprises non cotées inférieures aux seuils et pour toutes les microentreprises.
Fin de la DPEF : le remplacement par le rapport de durabilité CSRD#
Depuis l'exercice 2024, la DPEF a été supprimée et remplacée par le rapport de durabilité pour les entreprises entrant dans le champ de la CSRD vague 1 (l'article L. 225-102-1 ayant été modifié par l'ordonnance n° 2023-1142). Elles publient désormais un rapport de durabilité structuré selon les ESRS (European Sustainability Reporting Standards).
Cet article se demande : qui reste soumis à la DPEF après le départ en vigueur de la CSRD ? La réponse est simple et attendue : aucune entreprise n'est plus soumise à la DPEF au sens de l'article L. 225-102-1, car :
- Les entreprises CSRD vague 1 établissent un rapport de durabilité CSRD (pas une DPEF).
- Les entreprises hors du champ CSRD (vagues 2 et 3 reportées, PME non cotées) ne sont plus obligées à la DPEF — ni par la loi ancienne, ni par la CSRD.
Les trois vagues CSRD et le calendrier d'application#
Pour bien comprendre qui n'est plus soumis à la DPEF, il faut distinguer les trois vagues de la CSRD et leurs décalages liés à l'Omnibus.
Vague 1 CSRD — Maintenue et déjà en vigueur#
Périmètre : Entités d'intérêt public (EIP) : sociétés cotées, banques, assurances dépassant deux des trois seuils (>500 salariés, >50 M€ CA, >25 M€ bilan).
Calendrier : Exercices ouverts à partir du 1er janvier 2024 → rapports publiés en 2025 (par exemple, un exercice 2024 clôturé le 31 décembre publié avant le 30 avril 2025).
Statut en juin 2026 : Pleinement opérationnel. Ces entreprises ont déjà publié leur premier rapport de durabilité CSRD et ne sont plus soumises à la DPEF.
Vague 2 CSRD — Reportée de deux ans (Omnibus)#
Périmètre initial : Autres grandes entreprises (>250 salariés, >50 M€ CA ou >25 M€ bilan), cotées ou non, mais ne relevant pas de la vague 1.
Calendrier initial : Exercices ouverts à partir du 1er janvier 2025.
Calendrier post-Omnibus (février 2025) : Reporté à exercices ouverts à partir du 1er janvier 2027 (reporting publié en 2028).
Statut en juin 2026 : Ces entreprises restent exemptes de CSRD et de DPEF. Elles ne sont soumises à aucune obligation légale de reporting de durabilité standardisé. Elles peuvent cependant rester soumises à des obligations parallèles (BEGES, Index Égalité) et à des pressions contractuelles (questionnaires ESG de leurs donneurs d'ordre vague 1).
Vague 3 CSRD — Reportée à 2028#
Périmètre : PME cotées sur marché réglementé (hors microentreprises).
Calendrier initial : Exercices ouverts à partir du 1er janvier 2026.
Calendrier post-Omnibus : Reporté à exercices ouverts à partir du 1er janvier 2028 (reporting en 2029).
Statut en juin 2026 : Exemption jusqu'à fin 2027 inclus. Aucune obligation DPEF ou CSRD.
Les obligations résiduelles : BEGES, Index Égalité et autres#
Si la DPEF a disparu, d'autres obligations RSE subsistent pour les entreprises hors vague 1 CSRD :
BEGES (Bilan d'Émissions de Gaz à Effet de Serre)#
- Obligatoire dès 500 salariés en France métropolitaine (article L. 229-25 du Code de l'environnement).
- Dès 250 salariés en outre-mer et régions d'outre-mer.
- Publication tous les quatre ans sur la plateforme ADEME (bilans-ges.ademe.fr).
- Sanction : Amende administrative de 50 000 € (100 000 € en récidive).
- Indépendant de la CSRD : les PME de 250 à 500 salariés en métropole ne font pas de BEGES sauf si bénéficiaires d'une aide France Relance.
Index Égalité Professionnelle Femmes-Hommes#
- Obligatoire dès 50 salariés.
- Publication obligatoire avant le 1er mars chaque année.
- Note 0-100 points, avec 4 ou 5 indicateurs selon l'effectif.
- Sanction : Pénalité jusqu'à 1 % de la masse salariale brute annuelle en cas de non-correction sous 3 ans.
BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales)#
- Obligatoire dès 50 salariés.
- Mise à jour annuelle, portant sur l'emploi, la rémunération, l'égalité, la formation, la santé-sécurité, l'environnement et l'organisation du travail.
Plan de vigilance (loi 2017-399)#
- Obligatoire pour les entreprises d'au moins 5 000 salariés en France ou 10 000 dans le monde.
- Englobe la chaîne d'approvisionnement (respect des droits humains, environnement, anticorruption).
Pressions contractuelles (questionnaires ESG non obligatoires)#
Les entreprises de la vague 1 CSRD continuent à transmettre à leurs fournisseurs et sous-traitants des questionnaires structurés (normes ESRS), même si ces derniers ne sont pas directement soumis à la CSRD. C'est une obligation contractuelle de fait, sans base légale directe.
Tableau récapitulatif : qui est soumis à quoi en 2026#
| Catégorie d'entreprise | DPEF | CSRD | BEGES | Index Égalité |
|---|---|---|---|---|
| Vague 1 CSRD (>500 sal., cotée, EIP) | ❌ Abrogée | ✅ Oui (depuis 2024) | ✅ Si > 500 (métropole) | ✅ Dès 50 |
| Vague 2 (250-500 sal., >50 M€ CA) | ❌ Non applicable | ❌ Reportée 2027 | ⚠️ Seulement si outre-mer | ✅ Oui |
| Vague 3 (PME cotée) | ❌ Non applicable | ❌ Reportée 2028 | ❌ Non | ✅ Oui |
| PME non cotée (< 500 sal.) | ❌ Non applicable | ❌ Non | ❌ Non | ✅ Si > 50 |
| Petite entreprise (< 50 sal.) | ❌ Non applicable | ❌ Non | ❌ Non | ❌ Non |
Cas particuliers#
Filiales de grands groupes soumis à la CSRD#
Une filiale française d'une maison mère qui publie un rapport de durabilité CSRD consolidé peut être dispensée individuellement de publier son propre rapport de durabilité, à condition que :
- Elle soit incluse effectivement dans le périmètre consolidé.
- Le rapport du groupe soit public et accessible.
- Une référence soit publiée dans son rapport de gestion.
Cette exemption supprime le doublon CSRD-filiale mais n'exonère pas des obligations autonomes (BEGES, Index Égalité).
Entreprises 250-500 salariés en métropole#
Celles-ci se trouvent dans une zone grise favorable : ni CSRD, ni BEGES, ni obligations de reporter un bilan carbone à titre légal. Cependant, elles restent soumises à l'Index Égalité et à la BDESE, et reçoivent des questionnaires ESG de leurs donneurs d'ordre. Notre recommandation : engager une démarche RSE volontaire structurée dès 2026 pour anticiper la vague 2 (2027) et renforcer votre compétitivité commerciale.
Sociétés non européennes cotées sur marché réglementé européen#
Elles entrent dans le champ CSRD selon les mêmes critères de taille que les entités européennes (vague 1 si EIP et >500 salariés). DPEF : non applicable.
Associations, fondations et organismes de droit public#
Les associations dépassant les seuils du Code de commerce (250 salariés, 50 M€ produits, 25 M€ bilan) peuvent entrer dans le périmètre CSRD si cotées (rare). Autrement, elles restent soumises à leurs obligations propres (transparence publique, rapport de gestion simplifié) mais pas à la DPEF ni à la CSRD de droit privé.
Points de vigilance 2026#
- Ne pas chercher à remplir une DPEF "pour être en sécurité juridique". L'article L. 225-102-1 ne s'applique plus. Ceux qui voudraient publier un reporting extra-financier doivent le faire en tant que démarche volontaire, pas en tant que conformité à la DPEF.
- Vérifier la transposition définitive de l'Omnibus avant d'accélérer les dépenses CSRD. Les textes français applicables sont attendus au printemps 2026. Une PME de 300 salariés qui engage 40 000 € de prestations pour préparer une CSRD vague 2 prématurément court un risque financier.
- Anticiper la vague 2 dès 2026 si vous êtes une ETI de 250-500 salariés. Même si l'obligation CSRD est repoussée à 2027, vos donneurs d'ordre CSRD vague 1 commencent déjà à vous demander des données ESRS. Investir dans une démarche volontaire cohérente est rentable.
- Distinguer obligation légale et pression contractuelle. Une PME de 100 salariés recevant un questionnaire ESG d'un grand client n'est pas légalement tenue de répondre aux 150+ indicateurs ESRS, mais elle l'est contractuellement. Négocier un périmètre adapté avec votre client.
- BEGES reste obligatoire indépendamment de la CSRD. Les entreprises de 500+ salariés en métropole doivent déposer leur BEGES sur bilans-ges.ademe.fr avant la fin de la quatrième année. Tout retard est sanctionnable.
Notre analyse d'expert-comptable#
Chez Hayot Expertise, nous observons une confusion courante en 2026. Une ETI de 380 salariés nous a contactés en janvier pour « se conformer à la DPEF », ayant lu en ligne que le seuil était 500 salariés. Une fois clarifiée l'abrogation de la DPEF et le report de la vague 2 CSRD, la discussion a pivoté : s'engager dans un reporting CSRD volontaire et structuré, ou rester dans une démarche RSE légère orientée donneurs d'ordre et label?
Récemment, une startup SaaS côtée en croissance a dû affronter une obligation de reporting CSRD inattendue : cotée sur Euronext Growth, elle remplissait deux des trois seuils CSRD vague 1 et était assujettie dès 2024. Aucun article du Code de commerce ne l'obligeait à la DPEF (article L. 225-102-1), mais la CSRD s'imposait avec vérification obligatoire. Nous avons mobilisé un cabinet de conseil spécialisé pour ne pas dérapér sur les coûts. Le coût initial (40 000 € HT) s'est avéré amorti en attractivité investisseur.
L'exemple illustre la transition : la DPEF, option informelle et non vérifiée, a cédé le pas à la CSRD, obligation structurée. C'est plus contraignant, mais aussi plus standardisé.
Conseil Hayot Expertise. Si vous dirigez une PME de 50 à 500 salariés non cotée, clarifions votre situation : DPEF n'existe plus ; CSRD vous concerne uniquement si vous êtes cotée (vague 3, mais reportée à 2028) ou filiale d'un groupe CSRD (exemption possible). Vos vraies obligations sont l'Index Égalité (dès 50 sal.), la BDESE (dès 50 sal.), et possiblement le BEGES si vous êtes en outre-mer ou bénéficiaire France Relance. Au-delà, une démarche RSE volontaire cohérente vous renforce auprès de vos donneurs d'ordre et de vos financeurs. Nous vous accompagnons pour dresser un diagnostic légal gratuit et construire une stratégie adaptée à votre taille et votre secteur via notre offre reporting RSE et CSRD.
Questions fréquentes
La DPEF existe-t-elle encore légalement en 2026 ?+
Non. L'article L. 225-102-1 du Code de commerce a été modifié par l'ordonnance n° 2023-1142 transposant la CSRD : la DPEF y a été supprimée et remplacée par le rapport de durabilité. Aucune entreprise n'est donc plus tenue d'établir une DPEF. Les entreprises CSRD vague 1 publient un rapport de durabilité CSRD (structure ESRS). Les autres entreprises ne sont pas tenues de publier un rapport standardisé de durabilité, sauf obligations parallèles (BEGES, Index).
Si j'ai 450 salariés, dois-je faire une DPEF ?+
Non. D'abord, la DPEF n'existe plus. Ensuite, vous ne remplissiez même pas le seuil DPEF ancien (500 salariés), sauf à dépasser les deux autres critères (50 M€ CA et 25 M€ bilan). Pour 2026, vous êtes soumise à l'Index Égalité et à la BDESE (dès 50 sal.), mais ni BEGES (non exigible en métropole) ni CSRD (vague 2 reportée à 2027). Vous pouvez engager une démarche RSE volontaire si vos donneurs d'ordre le demandent.
Ai-je obligation de répondre aux questionnaires ESG que me pose mon client ?+
Non légalement, mais oui contractuellement. Un questionnaire ESRS n'est pas une obligation légale si vous n'êtes pas soumise à la CSRD. Mais si votre client l'exige pour renouveler un contrat, vous devez le négocier. Nous recommandons de discuter d'un périmètre adapté : toutes les entreprises vague 1 ne demandent pas les 150+ indicateurs ESRS à leurs petits fournisseurs.
Quelle est la différence entre DPEF et rapport de durabilité CSRD ?+
La DPEF était une déclaration informelle, non standardisée, sans vérification obligatoire par un tiers. Le rapport de durabilité CSRD suit les normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards), très détaillées et granulaires, et doit faire l'objet d'une assurance modérée (audit limité) par le commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant accrédité.
Dois-je faire un BEGES même si je ne suis pas soumis à la CSRD ?+
Si vous avez 500 salariés en France métropolitaine, oui, le BEGES est obligatoire et indépendant de la CSRD. Publication tous les quatre ans sur bilans-ges.ademe.fr. Si vous avez 250-500 salariés, le BEGES n'est obligatoire que si vous êtes en outre-mer ou bénéficiaire d'une aide du plan France Relance. Sinon, il est optionnel.
Ma filiale est incluse dans le rapport CSRD de ma maison mère. Dois-je publier mon propre rapport CSRD ?+
Non, vous pouvez être dispensée si les trois conditions sont remplies : inclusion effective dans le périmètre consolidé, publication d'une référence dans votre rapport de gestion, et accessibilité publique du rapport de groupe. Mais vous restez soumise aux obligations autonomes (Index Égalité, BDESE, BEGES si applicable).
Y a-t-il un calendrier pour la transposition définitive de l'Omnibus en droit français ?+
Les textes applicables en France sont attendus au printemps 2026, après le trilogue européen. En attendant, les calendriers initiaux de la CSRD restent juridiquement applicables. Nous recommandons de ne pas suspendre vos préparations en attendant, mais plutôt de sous-préparer pour éviter les coûts inutiles si les seuils remontent définitivement.
À retenir#
- La DPEF n'existe plus pour aucune entreprise depuis la transposition de la CSRD (ordonnance 2023-1142, décembre 2023).
- Vague 1 CSRD maintenue : EIP cotées >500 salariés, exercices 2024+, rapports déjà publiés en 2025.
- Vagues 2 et 3 reportées à 2027 et 2028 par le paquet Omnibus (février 2025).
- Obligations résiduelles : BEGES (500 sal. métropole), Index Égalité (50 sal.), BDESE (50 sal.), BEGES (250 sal. outre-mer).
- Zone grise favorable : entreprises 250-500 salariés en métropole non soumises à CSRD, BEGES ni DPEF, mais soumises à Index et BDESE.
- Pressions contractuelles : les PME hors CSRD reçoivent des questionnaires ESG de leurs clients vague 1, mais sans obligation légale.
- Stratégie recommandée : clarifier vos vraies obligations légales, investir dans une démarche RSE volontaire si vous visez une label ou un avantage commercial, et anticiper la vague 2 dès 2027.
Sources officielles#
- Légifrance — Article L225-102-1 du Code de commerce (DPEF)
- Légifrance — Ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023 (transposition CSRD)
- Économie.gouv.fr — Tout savoir sur la CSRD
- AMF — Reporting de durabilité CSRD
- EFRAG — European Sustainability Reporting Standards (ESRS)
- Légifrance — Article L. 229-25 du Code de l'environnement (BEGES)
- Service-Public.fr — Obligations de l'entreprise en durabilité
À jour au 5 juin 2026. Pour une recommandation spécifique à votre taille d'entreprise et votre secteur, consultez un expert-comptable spécialisé en RSE ou contactez Hayot Expertise à Paris.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance — Article L225-102-1 du Code de commerce (DPEF)
- Légifrance — Ordonnance n°2023-1142 du 6 décembre 2023 (transposition CSRD)
- Commission Européenne — Directive 2025/794 (Omnibus simplification CSRD)
- Économie.gouv.fr — Tout savoir sur la CSRD
- AMF — Reporting de durabilité CSRD et ses obligations
- Service-Public.fr — Obligations réglementaires de l'entreprise en matière de durabilité
- EFRAG — European Sustainability Reporting Standards (ESRS)
Ce sujet relève de notre mission RSE & CSRD | Reporting ESG pour PME et ETI
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