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Notre expertise sectorielle

Expert-comptable librairie et édition

Expert-comptable pour librairies indépendantes, maisons d'édition et auteurs : prix unique du livre, TVA 5,5 %, offices, retours, droits d'auteur, label LIR et financement CNL.

Notre expertise en un coup d'œil

Le commerce du livre obéit à des règles qu'aucun cabinet généraliste ne maîtrise vraiment : la TVA à 5,5 % sur le livre (2,1 % en Corse et outre-mer), le prix unique de la loi Lang plafonnant la remise publique à 5 %, les droits d'auteur imposés en salaires ou en BNC, et les cotisations artiste-auteur reversées à l'Urssaf Limousin. Nous sécurisons votre TVA, votre paie et vos droits d'auteur.

Notre valeur ajoutée
  • Le livre est soumis à une TVA de 5,5 % en France métropolitaine et de 2,1 % en Corse et dans les départements d'outre-mer (CGI art. 278-0 bis) ; une librairie mixte doit la distinguer du taux de 20 % applicable à la papeterie et aux produits dérivés
  • La loi Lang fixe un prix unique par livre et plafonne la remise au public à 5 % (loi n° 81-766 du 10 août 1981)
  • La paie relève de la convention collective de l'édition (IDCC 2121) ; les auteurs sont gérés par l'Urssaf Limousin (environ 16,20 % de cotisations auteur, 1,1 % de contribution diffuseur)

Pour qui ?

  • Librairies indépendantes et spécialisées, y compris librairies d'occasion et vente en ligne
  • Éditeurs indépendants, auto-éditeurs et éditeurs de livres numériques ou audio
  • Auteurs, illustrateurs et traducteurs percevant des droits d'auteur

Quand faire appel à nous ?

  • Avant d'ouvrir ou de reprendre une librairie, de lancer une maison d'édition ou de signer vos premiers contrats d'auteur ou de distribution
  • Lorsque la ventilation de la TVA, les flux d'offices et de retours, les relevés de droits d'auteur ou les cotisations artiste-auteur doivent être sécurisés face à un contrôle fiscal ou Urssaf

Ce que vous obtenez

  • Une tenue comptable et une TVA qui séparent la base livre à 5,5 % (ou 2,1 %) du taux de 20 %, avec un suivi correct des stocks d'offices et de retours
  • Des relevés de droits par auteur et par canal, avec un précompte artiste-auteur juste et la contribution diffuseur de 1,1 % déclarée à l'Urssaf Limousin
  • Une paie sous la convention collective adaptée (IDCC 2121) et un accompagnement sur les aides et labels du secteur du livre

Gérer une librairie indépendante ou une maison d'édition, c'est évoluer dans un univers économique où les règles du jeu sont radicalement différentes de celles du commerce classique. La loi Lang sur le prix unique du livre supprime toute concurrence par les prix. La TVA à 5,5 % distingue le livre de la quasi-totalité des biens de consommation. Et le système des offices et retours impose une gestion du stock d'une complexité que peu d'experts-comptables généralistes maîtrisent.

Hayot Expertise accompagne les librairies indépendantes, les maisons d'édition et les auteurs professionnels depuis Paris. Notre rôle ne se limite pas aux déclarations obligatoires : nous transformons votre comptabilité en outil de pilotage stratégique — quels titres rentabilisent votre linéaire, quel distributeur vous offre les meilleures conditions, comment lisser votre trésorerie entre une rentrée littéraire chargée et un mois de janvier creux, et quelles aides publiques (CNL, label LIR, IFCIC) vous pouvez mobiliser.

Pourquoi un expert-comptable spécialisé est indispensable en librairie et édition#

Le prix unique du livre : une marge encadrée qui exige une maîtrise totale des charges#

La loi du 10 août 1981 (dite loi Lang) impose à tout revendeur de livres de respecter le prix fixé par l'éditeur, avec une remise maximale de 5 % pour le grand public. Cette règle s'applique à toutes les enseignes, y compris Amazon. Depuis la loi Darcos de 2021, confirmée par le Conseil d'État en 2025, Amazon est désormais contraint de facturer ses frais de livraison à un minimum de 3 centimes par commande contenant un livre, réduisant son principal avantage concurrentiel sur les librairies physiques.

Conséquence directe pour la comptabilité : la marge commerciale n'est pas une variable d'ajustement. Elle est fixée par les conditions négociées avec les distributeurs (Hachette Livre Distribution, Interforum, Sodis, École des Loisirs, Dilisco…). La rentabilité ne se construit pas sur les prix de vente mais sur la maîtrise rigoureuse des charges, la rotation du stock, le mix produit (livres à 5,5 % de TVA vs papeterie et cadeaux à 20 %) et la valorisation des services annexes (animations, lectures, dédicaces, club de lecteurs).

Un expert-comptable qui ne connaît pas le secteur aura tendance à produire un bilan annuel sans vous alerter sur ces ratios critiques. Chez Hayot Expertise, nous suivons mensuellement les indicateurs clés : taux de marge par rayon, rotation du stock, ratio loyer/CA et trésorerie prévisionnelle.

La TVA à 5,5 % : un avantage fiscal qui crée aussi une obligation de rigueur#

Les livres papier et les livres numériques (ebooks) bénéficient d'un taux de TVA réduit de 5,5 % en France depuis la loi de finances 2012 pour le numérique. C'est l'un des taux les plus bas d'Europe pour ce type de produit.

Mais une librairie vend souvent bien plus que des livres : papeterie, jeux de société, produits dérivés, fournitures scolaires, cartes postales. Ces produits sont taxés à 20 %. Une librairie sans ventilation rigoureuse de ses bases de TVA s'expose directement à un redressement fiscal. L'enjeu est double :

  • ne pas appliquer à tort le taux réduit à des produits non éligibles ;
  • ne pas payer trop de TVA en classifiant incorrectement des produits à 5,5 % dans la base à 20 %.

Notre valeur ajoutée : nous paramétrons la caisse et le logiciel de gestion pour distinguer automatiquement les bases imposables. Chaque déclaration de TVA est contrôlée avant envoi pour éviter les anomalies qui déclenchent des requêtes de l'administration fiscale.

Les offices et retours : la spécificité comptable qui fait toute la différence#

Le système des offices est au cœur du fonctionnement d'une librairie indépendante. Les éditeurs et distributeurs envoient régulièrement des sélections de nouveautés que le libraire n'a pas explicitement commandées. Ces livres arrivent en stock mais peuvent être renvoyés dans un délai négocié (3 à 12 mois selon les distributeurs), avec émission d'un avoir.

Cette mécanique crée quatre défis comptables que seul un expert spécialisé traite correctement :

1. Valorisation du stock en temps réel : comment évaluer précisément les livres en stock lorsque des retours sont en cours de traitement et que des avoirs ne sont pas encore émis par le distributeur ?

2. Provisions pour dépréciation des fonds dormants : un livre qui ne se vend pas depuis 6 mois se déprécie. Les fonds dormants représentent souvent 15 à 20 % de la valeur du stock d'une librairie générale. Sans provision comptable, le bilan surestime l'actif et donne une image trompeuse de la santé financière.

3. Rapprochement fournisseur rigoureux : chaque avoir de retour doit être rapproché avec la facture initiale. Un avoir non comptabilisé ou un retour physique sans crédit de l'éditeur génère des pertes invisibles.

4. Gestion du BFR (Besoin en Fonds de Roulement) : un libraire qui reçoit massivement des offices en septembre immobilise du cash pendant des semaines avant que les retours ne soient crédités. Ce décalage peut créer des tensions de trésorerie que notre plan de trésorerie mensuel anticipe.

Les droits d'auteur dans les maisons d'édition : une comptabilité à part entière#

Pour une maison d'édition, la comptabilité des droits d'auteur requiert une compétence spécifique. Le contrat d'édition prévoit généralement :

  • Une avance sur droits versée à la signature ou à la remise du manuscrit. Cette avance est une dette envers l'auteur jusqu'à ce qu'elle soit couverte par les ventes réelles. Comptablement, elle doit être traitée comme une charge d'acquisition d'un droit à amortir sur la durée de vie commerciale de l'œuvre — et non comme une simple charge de l'exercice.
  • Des droits calculés sur le prix de vente (généralement entre 8 % et 12 % du prix public HT), versés lors des arrêtés de comptes semestriels ou annuels.
  • Des droits cédés à des éditeurs étrangers (droits de traduction), à des adaptateurs (droits dérivés : film, théâtre, podcast, formats audio).

Chaque auteur doit recevoir un relevé de compte précis avec le détail des ventes par format et territoire. La maison d'édition doit également déclarer et reverser les contributions sociales dues à l'Urssaf Limousin pour les auteurs affiliés. Le non-respect de ces obligations entraîne des pénalités et un risque de redressement.

Le secteur en 2026 : chiffres clés et enjeux actuels#

Le marché français du livre représente environ 2,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires aux prix publics. Le livre papier conserve plus de 90 % des ventes, l'ebook plafonnant autour de 7-8 % du marché. Les librairies indépendantes ont maintenu leur position grâce à la loi Lang et à une offre de services que le e-commerce ne peut pas répliquer.

Les défis structurels en 2026 :

  • Concentration de l'édition : les grands groupes (Hachette, Editis, Gallimard, Média Participations) imposent leurs conditions aux distributeurs, pesant sur les remises accordées aux petites librairies.
  • Hausse des coûts fixes : loyer commercial, masse salariale, frais d'énergie.
  • Défi numérique : la baisse du lectorat régulier chez les jeunes adultes nécessite d'adapter l'offre (livres audio, numérique, événements culturels).
  • La rentrée littéraire de septembre et les fêtes de fin d'année (novembre-décembre) concentrent 40 à 50 % du CA annuel. Les mois de janvier à mars sont structurellement creux.

Ce que cela signifie comptablement : la librairie a un besoin critique de trésorerie prévisionnelle mensuelle, de pilotage fin du stock et d'une stratégie de diversification du CA que seul un expert sectoriel peut accompagner.

Les aides spécifiques au secteur : pourquoi votre comptable doit les connaître#

Le secteur du livre bénéficie d'un écosystème de soutien public unique en France que beaucoup d'experts-comptables généralistes ignorent :

Le label LIR (Librairie Indépendante de Référence)#

Attribué par le ministère de la Culture, il ouvre droit à :

  • Une exonération de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) sur décision de la commune ou de l'EPCI — une économie pouvant représenter plusieurs milliers d'euros par an en zone urbaine dense.
  • Des subventions directes du Centre National du Livre (CNL) pour les investissements (rénovation, informatisation) et les actions culturelles.
  • Un accès prioritaire aux prêts IFCIC à des conditions préférentielles.

Obtenir le label LIR nécessite de constituer un dossier argumenté répondant à des critères précis. Nous vous aidons à le préparer et à documenter votre activité éditoriale.

Le Centre National du Livre (CNL)#

Le CNL accorde des aides à la librairie pour :

  • Les investissements (logiciel de caisse, système de gestion de stock, travaux d'accessibilité).
  • La trésorerie en cas de difficultés conjoncturelles.
  • Les projets culturels (animations, rencontres avec les auteurs, ateliers).

Ces aides sont soumises à conditions et demandes documentées. Nous accompagnons le montage des dossiers.

L'IFCIC (Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles)#

L'IFCIC accorde des garanties bancaires et des prêts directs aux entreprises culturelles, dont les librairies et éditeurs. Ces financements permettent d'accéder à des conditions de crédit préférentielles pour financer un fonds de roulement, un investissement informatique ou une opération de croissance externe (rachat d'un fonds de commerce).

Notre accompagnement concret pour les libraires et éditeurs#

Comptabilité et fiscalité adaptées au secteur du livre#

PrestationCe que nous faisons
Tenue comptable mensuelleVentilation TVA 5,5 %/20 %, enregistrement des offices et retours
Suivi du stockInventaire rotatif, identification fonds dormants, provisions de dépréciation
Rapprochement fournisseursContrôle des avoirs distributeurs vs retours physiques
Liasse fiscale BIC/ISProduction annuelle avec bilan reflétant la réalité du stock
Déclarations TVAMensuelles ou trimestrielles, contrôlées avant envoi
Comptabilité droits d'auteurAvances, droits périodiques, relevés de compte auteurs, Urssaf Limousin

Paie sous la convention collective de l'édition (IDCC 2121)#

Les salariés d'une librairie ou d'une maison d'édition relèvent généralement de la Convention Collective Nationale de l'Édition (IDCC 2121). Cette convention prévoit des classifications de postes spécifiques (libraire, assistant éditorial, chargé de droits, commercial), des grilles de salaires minima et des obligations de formation professionnelle.

Pour les auteurs et pigistes travaillant sous contrat, la question du statut (salarié ponctuel, auteur en BNC ou prestataire indépendant) doit être tranchée avec soin pour éviter les risques de requalification. Nous gérons la paie sous la convention applicable et vous conseillons sur le statut optimal des collaborateurs extérieurs.

Pilotage de gestion : les indicateurs qui font la différence#

La rentabilité d'une librairie ne se lit pas dans un bilan annuel. Elle se pilote chaque mois :

IndicateurObjectif
Taux de rotation du stockNombre de fois où le stock se renouvelle par an (cible : 4-6x)
Taux de retourPart des invendus renvoyés aux distributeurs (cible : < 20 %)
Marge brute par rayonComparer livres adultes, jeunesse, BD, papeterie, cadeaux
Ratio loyer / CASoutenabilité de l'emplacement (cible : < 10 %)
Masse salariale / CAPremier poste de charge (cible : 25-35 %)
Trésorerie hebdomadaireAnticiper les tensions entre pics de stock et creux de CA
CA par mètre carréEfficacité de la surface de vente

Création, reprise et transmission d'une librairie#

Création : business plan, estimation réaliste du CA selon la zone de chalandise, calcul du stock de lancement, plan de financement (apport, prêt bancaire, CNL, IFCIC), seuil de rentabilité en nombre de titres vendus par jour.

Reprise de fonds : analyse des 3 derniers exercices comptables, état du stock (fonds dormants, valeur réelle), qualité du bail commercial (loyer, durée, clauses de résiliation), portefeuille clientèle fidèle vs passage, équipement informatique (logiciel de gestion, caisse), évaluation du fonds.

Transmission : optimisation fiscale de la cession (exonérations PME, abattements, apport-cession via holding si applicable).

Les 5 erreurs que seul un expert sectoriel détecte#

1. Confondre trésorerie de décembre et rentabilité réelle#

Décembre est le mois où la trésorerie est au plus haut grâce aux ventes de Noël. Mais les factures des distributeurs (livraisons d'octobre-novembre) arrivent en masse en janvier. Un libraire qui raisonne sur son solde bancaire en décembre peut se croire prospère alors qu'une dette fournisseur importante arrive. Solution : plan de trésorerie prévisionnel mensuel intégrant les échéances distributeurs.

2. Négliger les provisions sur fonds dormants#

Un titre qui ne tourne pas depuis 6 mois immobilise du cash, occupe du linéaire et se déprécie. Sans provision comptable, le bilan surestime l'actif réel. Solution : revue mensuelle des titres dormants, négociation de retours systématiques, provision pour dépréciation.

3. Mal traiter les avances sur droits dans l'édition#

Passer l'avance sur droits en charge de l'exercice fausse le résultat si l'ouvrage a une longue vie commerciale. Activer des avances sur des projets qui n'aboutiront pas gonfle l'actif sans raison. Solution : analyse cas par cas avec amortissement sur la durée de vie commerciale estimée.

4. Oublier les déclarations Urssaf Limousin pour les auteurs#

Les maisons d'édition doivent déclarer et cotiser pour les auteurs affiliés. Le non-respect entraîne des pénalités. Solution : intégration dans le processus de paiement des droits d'une vérification systématique du statut de chaque auteur.

5. Passer à côté des aides CNL et IFCIC#

Ces aides peuvent financer plusieurs dizaines de milliers d'euros d'investissements. Elles restent méconnues des cabinets généralistes. Solution : audit des aides disponibles dès le premier rendez-vous.

Pourquoi Hayot Expertise pour votre librairie ou maison d'édition#

Notre cabinet accompagne les professionnels du livre avec une approche sectorielle construite sur la connaissance concrète du cadre légal : loi Lang, offices et retours, TVA 5,5 %, convention IDCC 2121, droits d'auteur, label LIR, CNL et IFCIC.

Nous ne produisons pas seulement vos obligations légales. Nous mettons en place un pilotage mensuel adapté à votre réalité : la saisonnalité, la rotation du stock, la trésorerie et la marge commerciale réelle après retours. Chaque décision — embaucher, investir, reprendre un fonds, diversifier l'activité — repose sur des chiffres fiables produits par un cabinet qui connaît votre secteur.

Ressources utiles#

Seuils, taux et conventions à connaître pour une librairie, une maison d'édition ou un auteur

Repères chiffrés du secteur livre 2026

TVA livres (métropole)

Formule

Vente, importation, livraison ou location d'un livre papier, numérique ou audio (CGI art. 278-0 bis)

Cible

5,5 %

TVA livres (Corse et DOM)

Formule

Corse, Guadeloupe, Martinique, La Réunion (au lieu de 5,5 % en métropole)

Cible

2,1 %

Rabais maximal au public (loi Lang)

Formule

Rabais accordé sur le prix unique fixé par l'éditeur (loi n° 81-766 du 10 août 1981)

Cible

5 % maximum

Cotisations sociales de l'auteur

Formule

Taux global vieillesse plafonnée au PASS + CSG-CRDS + formation (Urssaf Limousin)

Cible

environ 16,20 % du revenu artistique

Contribution diffuseur (éditeur)

Formule

Sur le montant brut HT des droits d'auteur versés : 1 % sécurité sociale + 0,1 % formation

Cible

1,1 % à la charge du diffuseur

Convention collective applicable

Formule

Maison d'édition de livres = IDCC 2121 ; librairie (NAF 47.61Z / 47.79Z) = IDCC 3013

Cible

IDCC 2121 / IDCC 3013

Écosystème du secteur

Le secteur du livre réunit les librairies indépendantes, les grandes surfaces spécialisées, les maisons d'édition et les auteurs. La loi Lang sur le prix unique du livre créé un cadre concurrentiel spécifique, la TVA à 5,5 % distingue cette activité de la plupart des commerces, et la gestion des offices, retours et droits d'auteur créé des exigences comptables propres au secteur.

5,5 % livres
TVA
5 % (Loi Lang)
Remise max
LIR / CNL
Label
Rentrée + Noël
Saisonnalité
IDCC 2121
Convention
IFCIC / CNL
Financement
Librairies indépendantes généralistesLibrairies spécialisées (jeunesse, BD, sciences)Grandes surfaces spécialisées (Fnac, Cultura)Maisons d'édition indépendantesAuto-éditeurs et éditeurs numériquesBouquinistes et livres d'occasionAuteurs et illustrateurs en BNCAgents littéraires
Cadre d'intervention

Guide pratique : piloter une librairie ou une maison d'édition

01

1. Maîtriser le stock et les retours d'office

Chaque envoi d'office doit être enregistré à la réception et rapproché avec la facture distributeur. Les retours doivent être comptabilisés à leur sortie pour éviter un stock gonflé artificiellement. Un inventaire trimestriel minimum est recommandé.

02

2. Séparer les bases de TVA avec rigueur

Les livres à 5,5 %, les produits dérivés à 20 % et les éventuels droits d'entrée à 20 % doivent être déclarés sur des lignes distinctes. Un point de vente mixte sans ventilation propre s'expose à un redressement fiscal.

03

3. Piloter la marge commerciale réelle

La marge brute d'une librairie est encadrée par les conditions négociées avec les distributeurs. Il faut suivre le taux de marge par éditeur ou distributeur, les escomptes de règlement, les coopérations commerciales et l'impact des retours sur la marge nette.

04

4. Anticiper la trésorerie saisonnière

Constituer une réserve de trésorerie en octobre-décembre pour absorber la baisse de janvier-mars. Négocier des délais de paiement différenciés avec les distributeurs selon le mois.

05

5. Mobiliser les aides sectorielles

Déposer le dossier CNL, vérifier l'éligibilité au label LIR, et explorer les prêts IFCIC pour les investissements ou la trésorerie. Ces aides sont méconnues mais peuvent changer l'équation financière d'une librairie indépendante.

Vos garanties

Un cabinet parisien qui travaille à distance dans toute la France

Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France, et commissaire aux comptes inscrit sur la liste établie par la H2A, membre de la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Ressources utiles

Un point sur votre situation ?

Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.

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FAQ

Questions fréquentes

Pourquoi faire appel à un expert-comptable spécialisé pour une librairie ?

Parce que la librairie obéit à un cadre légal unique : prix unique du livre (loi Lang), TVA à 5,5 % sur les livres mais 20 % sur les produits dérivés, système des offices et retours qui complique la gestion du stock, et aides sectorielles (CNL, label LIR, IFCIC) que seul un cabinet connaissant le secteur sait mobiliser. Un expert-comptable généraliste risque de mal ventiler les bases de TVA, de négliger les provisions sur fonds dormants et de passer à côté des subventions disponibles.

Quelle est la TVA applicable aux livres en librairie ?

Les livres papier et les livres numériques (ebooks) bénéficient d'un taux de TVA réduit de 5,5 % en France. Ce taux ne s'applique pas aux fournitures de papeterie, jeux ou produits dérivés, qui restent taxés au taux normal de 20 %. Une librairie qui vend des produits mixtes doit distinguer clairement ses bases de TVA sous peine de redressement.

Comment fonctionne le système d'office pour une librairie ?

L'office est le système par lequel les éditeurs ou distributeurs envoient automatiquement à la librairie une sélection de nouveautés. Ces livres sont enregistrés en stock dès leur réception mais peuvent être retournés dans un délai négocié (souvent 3 à 12 mois). Comptablement, cela créé un flux permanent d'entrées et de sorties de stock qu'il faut suivre avec précision pour éviter de gonfler artificiellement les stocks et le bilan.

Qu'est-ce que le label LIR et quels avantages fiscaux offre-t-il ?

Le label Librairie Indépendante de Référence (LIR) est attribué par le ministère de la Culture aux librairies répondant à des critères de qualité éditoriale. Il ouvre droit à une exonération de CFE sur décision des collectivités, à des subventions CNL et à un accès prioritaire aux prêts IFCIC. Un expert-comptable aide à constituer le dossier et à valoriser ces avantages dans le plan financier.

Comment comptabiliser les droits d'auteur dans une maison d'édition ?

Les avances sur droits d'auteur sont comptabilisées en charges à répartir ou en actifs selon le plan de comptes adopté, et amorties sur la durée de vie commerciale estimée de l'œuvre. Les droits calculés sur les ventes sont des charges courantes. Une maison d'édition doit produire des relevés de compte précis à chaque auteur, distinguer les droits dus sur les ventes papier, numériques, étrangers et dérivés, et anticiper les reversements sociaux auprès de l'Urssaf Limousin.

Quel statut pour un auteur ou un écrivain indépendant ?

Un auteur percevant des droits d'auteur relève des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). Il peut opter pour le régime micro-BNC (abattement forfaitaire 34 %) ou le régime de la déclaration contrôlée (déduction des charges réelles). L'affiliation sociale se fait auprès de l'Urssaf Limousin. Si l'auteur est aussi éditeur (auto-édition, formation), les revenus peuvent relever des BIC, ce qui nécessite une analyse fiscale spécifique.

Comment piloter la trésorerie d'une librairie face à la saisonnalité ?

La librairie concentre 40 à 50 % de son CA annuel sur la rentrée littéraire (septembre-octobre) et les fêtes de fin d'année (novembre-décembre). Les mois de janvier à mars sont souvent creux. Il faut planifier une réserve de trésorerie pour les mois faibles, piloter les règlements distributeurs, et ne pas confondre le stock reçu en office avec du cash disponible.

Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Rédigé par Samuel Hayot

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.

Cabinet réglementéMis à jour 02 juillet 20266 sources citées

Cabinet d'expertise comptable basé à Paris 8, dont le fondateur est aussi commissaire aux comptes, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.