Aller au contenu principal
Notre expertise sectorielle

Expert-comptable cardiologue

Cabinet spécialisé pour cardiologues libéraux : déclaration 2035, BNC ou SELARL, cotation CCAM, secteur 2 et OPTAM, cotisations CARMF, SPFPL et optimisation patrimoniale.

Régime
BNC / 2035
Actes techniques
CCAM
Secteur
1, 2 ou OPTAM
Retraite
CARMF
Notre expertise en un coup d'œil

Expert-comptable de cardiologues libéraux à Paris, nous pilotons votre cabinet sur ses trois leviers de revenu : la ventilation de vos recettes par acte CCAM (échocardiographie, épreuve d'effort, Holter), l'arbitrage de conventionnement (secteur 1, secteur 2, OPTAM) et la structuration en SELARL ou SPFPL. Avec un revenu net moyen de 170 766 € en 2024, l'enjeu se joue sur le revenu réellement disponible, pas sur le seul résultat fiscal.

Notre valeur ajoutée
  • Reconstitution du chiffre d'affaires par acte (consultation, ETT à 94,28 €, épreuve d'effort, Holter, télésurveillance) pour mesurer la rentabilité réelle du plateau technique.
  • Provisionnement des cotisations CARMF (régime de base, RCV à 11,80 %, ASV, invalidité-décès), appelées avec deux ans de décalage.
  • Structuration SELARL puis SPFPL avec remontée de dividendes sous le régime mère-fille (article 145 du CGI, quote-part de 5 %).

Pour qui ?

  • Cardiologues libéraux de secteur 1, secteur 2 ou adhérents OPTAM, en cabinet individuel ou de groupe.
  • Cardiologues installés en clinique ou en SELARL, préparant une acquisition de murs ou une transmission.

Quand faire appel à nous ?

  • Impôt sur le revenu qui grimpe et trésorerie qui se tend sous le poids des cotisations sociales appelées avec décalage.
  • Réflexion sur un passage en SELARL, un arbitrage secteur 2 / OPTAM ou la création d'une holding SPFPL.

Ce que vous obtenez

  • Une déclaration 2035 fiabilisée et une lecture de gestion trimestrielle de votre revenu net disponible.
  • Une simulation chiffrée du passage en SEL et de l'arbitrage rémunération / dividendes, cotisations provisionnées.

La comptabilité d'un cardiologue libéral ne se résume pas à une déclaration 2035 déposée une fois par an. Avec un revenu net moyen de 170 766 € en 2024 (statistiques CARMF, l'un des plus élevés de la médecine libérale) et des honoraires bruts qui atteignent 394 403 € en moyenne (jusqu'à 488 270 € à Paris), l'enjeu se joue sur trois leviers : le choix du conventionnement (secteur 1, secteur 2, OPTAM), la structuration juridique (exercice individuel, SELARL, SELAS, SPFPL) et l'anticipation de cotisations sociales et retraite lourdes. Le cabinet Hayot Expertise accompagne les cardiologues de Paris et d'Île-de-France sur l'ensemble de cette chaîne.

Pourquoi un expert-comptable spécialisé cardiologue ?#

Un expert-comptable généraliste traite votre cabinet comme un cabinet de médecine générale. Il passe à côté de quatre spécificités qui pèsent directement sur votre revenu disponible :

  • La ventilation de vos recettes par acte technique. Un cardiologue combine des consultations et une part importante d'actes techniques cotés à la CCAM (échographie, épreuve d'effort, Holter). Cette part change complètement l'analyse de votre rentabilité et de votre trésorerie.
  • L'effet du conventionnement. Selon que vous êtes en secteur 1, en secteur 2 ou adhérent à l'OPTAM, votre base de charges sociales, votre prise en charge CARMF et votre marge nette diffèrent fortement.
  • Le bon moment pour passer en société d'exercice libéral. Au niveau de revenu d'un cardiologue, le choix entre exercice individuel et SELARL ou SELAS fait gagner ou perdre plusieurs milliers d'euros par an.
  • Le poids de la CARMF. Les cotisations retraite d'un médecin peuvent dépasser 30 000 € par an à pleine charge : elles doivent être provisionnées, pas subies.

Notre cabinet maîtrise ces quatre dimensions et raisonne sur votre revenu net réellement disponible, pas seulement sur le résultat fiscal.

Cardiologie : une spécialité à haut revenu et forte intensité technique#

La France comptait 6 412 cardiologues en activité au 1er janvier 2026 (source CNOM), dont environ 4 390 en exercice libéral ou mixte, soit plus de deux sur trois. C'est le cœur de cible d'un expert-comptable de professions de santé.

Le modèle économique du cardiologue se distingue de celui du médecin généraliste sur un point clé : la part des actes techniques. À la consultation s'ajoutent l'électrocardiogramme, l'échocardiographie, l'épreuve d'effort ou le Holter, qui mobilisent un plateau technique (échographe, tapis d'effort, systèmes d'enregistrement) et génèrent des recettes et des amortissements spécifiques. Un suivi comptable orienté uniquement "recettes moins dépenses" passe à côté de la vraie question : quelle est la rentabilité de chaque ligne d'activité, une fois le matériel, les logiciels et le temps machine pris en compte ?

Coter et ventiler vos actes CCAM#

Le chiffre d'affaires d'un cardiologue mérite une segmentation fine. Les actes techniques les plus fréquents, cotés à la CCAM version 83 applicable depuis le 1er juillet 2026, ont des tarifs opposables (base de remboursement en secteur 1 ou OPTAM) très différents :

  • ECG de repos (électrocardiographie sur au moins 12 dérivations, code DEQP003) : 14,77 € ;
  • Échocardiographie transthoracique (ETT, code DZQM006) : 94,28 € ;
  • Épreuve d'effort (code DKRP004) : 76,80 € ;
  • Holter ECG (enregistrement ambulatoire d'au moins 24 heures, code DEQP005) : 77,01 €.

À cela s'ajoute la télésurveillance médicale, désormais remboursée : le forfait opérateur versé au médecin est par exemple de 11 € par mois et par patient pour le suivi d'une arythmie cardiaque et de 28 € par mois pour l'insuffisance cardiaque. Ces flux, récents et croissants, doivent être suivis distinctement.

Reconstituer votre CA par acte et par famille (consultation, imagerie, actes d'effort, télésuivi) met en lumière la rentabilité réelle de votre activité, identifie un défaut de cotation et éclaire vos décisions d'investissement dans le plateau technique.

Secteur 1, secteur 2 et OPTAM : l'impact comptable de votre conventionnement#

Le conventionnement est une décision structurante, aux effets comptables directs. La consultation spécifique du cardiologue au cabinet (CSC) est fixée à 47,73 € au 1er janvier 2026 ; en secteur 1, la majoration de coordination des cardiologues (MCC) de 4,77 € la porte à 52,50 €, tarif opposable. En secteur 2, vos honoraires sont libres : en 2024, 30,6 % des cardiologues exerçaient en secteur 2, avec un taux de dépassement moyen de 21,6 % au niveau national (et jusqu'à 143 393 € de dépassements moyens par praticien à Paris).

L'adhésion à l'OPTAM (option de pratique tarifaire maîtrisée) vous engage sur un taux de dépassement plafonné et un taux minimal d'activité à tarif opposable, en échange d'une meilleure base de remboursement pour vos patients et d'une prise en charge d'une partie de vos cotisations par l'Assurance Maladie. L'arbitrage entre secteur 2 pur et OPTAM ne se décide pas au ressenti : il se chiffre, en intégrant l'effet sur votre patientèle, sur vos cotisations et sur votre revenu net. Nous construisons cette simulation avec vous.

BNC et déclaration 2035 : le socle de votre comptabilité#

En exercice libéral, vos honoraires relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC) et de la déclaration 2035, sous le régime de la déclaration contrôlée. Au niveau de recettes d'un cardiologue, le régime micro-BNC est presque toujours écarté : la 2035 permet de déduire vos charges réelles (loyer, matériel, personnel, cotisations, frais de véhicule, redevances) et de piloter votre résultat.

Notre travail va au-delà de la simple production de la liasse : rapprochement bancaire, suivi des honoraires rétrocédés (déductibles sous condition de déclaration au titre de l'article 240 du CGI), traitement correct des amortissements du plateau technique, et surtout lecture de gestion trimestrielle pour éviter le double écueil du cardiologue à haut revenu : l'impôt sur le revenu qui grimpe et la trésorerie qui se tend sous le poids des cotisations sociales appelées avec décalage.

SELARL, SELAS ou exercice individuel : structurer au bon moment#

À partir d'un certain niveau de bénéfice, l'exercice en société d'exercice libéral (SELARL ou SELAS) devient un vrai levier. Le principe : la société est soumise à l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), vous vous versez une rémunération et vous pilotez la distribution de dividendes, au lieu d'être imposé personnellement sur la totalité du résultat.

Deux points de vigilance, souvent mal traités :

  • Depuis l'imposition des revenus 2024, les rémunérations techniques perçues par les associés de SEL au titre de leur activité libérale sont imposées en BNC (et non plus en traitements et salaires), avec dépôt d'une déclaration 2035 propre à l'associé. C'est un changement récent qui impose une organisation déclarative rigoureuse.
  • Le gérant majoritaire de SELARL relève du statut de travailleur non salarié (TNS). La part des dividendes dépassant 10 % du capital social (primes et compte courant inclus) est soumise à cotisations sociales TNS, ce qui change l'arbitrage rémunération / dividendes.

Le choix entre SELARL et SELAS, et le calibrage rémunération / dividendes, se décident sur simulation chiffrée, en tenant compte de votre situation patrimoniale et de vos projets.

CARMF : anticiper des cotisations retraite lourdes#

Le cardiologue cotise à la CARMF, la caisse de retraite des médecins libéraux. Les cotisations 2026 illustrent la charge à provisionner :

  • Régime de base (CNAVPL) : 8,73 % du revenu jusqu'à 48 060 €, puis 1,87 % jusqu'à 240 300 € ;
  • Régime complémentaire vieillesse (RCV) : 11,80 % du revenu, dans la limite de 168 210 €, soit jusqu'à 19 849 € de cotisation ;
  • Allocations supplémentaires de vieillesse (ASV) : un forfait de 5 751 € (ramené à 1 917 € pour le médecin de secteur 1, dont les deux tiers sont pris en charge par l'Assurance Maladie), plus une part d'ajustement proportionnelle ;
  • Régime invalidité-décès : de 626 € à 1 010 € selon le revenu.

À pleine charge, l'ensemble représente une somme importante, appelée avec un décalage de deux ans par rapport aux revenus. Nous la provisionnons dans votre plan de trésorerie pour éviter les mauvaises surprises, en particulier l'année de forte progression de vos revenus.

TVA du cardiologue : soins exonérés, mais des exceptions#

Vos actes de soins à la personne sont exonérés de TVA en application de l'article 261, 4, 1° du CGI. Cette exonération n'est toutefois pas absolue : elle est réservée aux actes à finalité thérapeutique. Trois situations peuvent vous rendre partiellement redevable de la TVA :

  • les expertises médicales (judiciaires ou d'assurance), soumises à la TVA car dépourvues de finalité thérapeutique (doctrine BOFiP appuyée sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne) ;
  • les redevances de collaboration perçues d'un confrère à qui vous mettez à disposition locaux, matériel et clientèle : elles sont taxables ;
  • certains actes de confort ou hors nomenclature sans visée de soin.

Un cardiologue devenu redevable peut souvent rester en franchise en base de TVA tant que ces recettes restent sous 37 500 € (seuil 2026 des prestations de services). Nous sécurisons cette frontière pour éviter tout redressement.

Redevances de clinique, collaboration et remplacements#

Beaucoup de cardiologues exercent en clinique ou partagent des locaux. Ces flux ont un traitement précis :

  • La redevance versée à la clinique (mise à disposition de locaux, personnel, plateau technique) est en principe soumise à la TVA côté clinique ; côté cardiologue, elle constitue une charge déductible de la 2035, à condition d'être justifiée et proportionnée au service rendu.
  • La redevance de collaboration que vous percevez d'un collaborateur libéral est taxable à la TVA.
  • Les honoraires rétrocédés à un remplaçant sont, eux, exonérés de TVA (prestation de soins), et la redevance liée à un remplacement occasionnel bénéficie d'une tolérance de non-assujettissement.

Ces distinctions, souvent sources d'erreurs, sont traitées en amont pour sécuriser à la fois votre 2035 et votre situation TVA. La société civile de moyens (SCM) que vous partagez avec des confrères bénéficie par ailleurs de l'exonération de TVA de l'article 261 B du CGI sur les remboursements de frais communs.

SPFPL et holding : capitaliser et préparer la transmission#

Le cardiologue installé en SELARL ou SELAS peut loger ses titres dans une SPFPL (société de participations financières de profession libérale), la holding des professions de santé, encadrée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023. L'intérêt : faire remonter les dividendes de votre SEL vers la holding sous le régime des sociétés mères (article 145 du CGI), qui n'impose qu'une quote-part de frais et charges de 5 %, soit une exonération à 95 % des dividendes remontés.

Cette structuration permet d'accumuler de la trésorerie faiblement fiscalisée pour financer l'achat des murs de votre cabinet (via une SCI), un rachat de parts entre associés, ou préparer votre transmission en optimisant la fiscalité de la plus-value. Elle se met en place au bon moment, avec une vision patrimoniale d'ensemble : c'est précisément l'articulation comptable, fiscale et patrimoniale que nous portons.

Cas type (exemple représentatif)#

Un cardiologue de secteur 2 adhérent à l'OPTAM, installé à Paris, réalise environ 420 000 € d'honoraires, dont une part significative d'échocardiographies et d'épreuves d'effort. En exercice individuel, l'intégralité de son bénéfice était imposée à son taux marginal, et ses cotisations CARMF appelées avec deux ans de décalage tendaient sa trésorerie chaque année de progression.

Après diagnostic, nous chiffrons un passage en SELARL : rémunération calibrée, dividendes maîtrisés sous le seuil des 10 % du capital, et création d'une SPFPL pour accumuler la trésorerie destinée à l'achat des murs du cabinet. Résultat visé : une fiscalité globale lissée, des cotisations provisionnées et un patrimoine professionnel qui se constitue au lieu d'être absorbé par l'impôt. Chaque situation est particulière : ce schéma illustre la démarche, il ne vaut pas conseil sans étude préalable.

Écosystème du secteur

La France comptait 6 412 cardiologues en activité au 1er janvier 2026 (source CNOM), dont environ 4 390 en exercice libéral ou mixte. La cardiologie est l'une des spécialités médicales les mieux rémunérées : revenu net moyen de 170 766 € en 2024 (CARMF) et honoraires bruts moyens de 394 403 € (jusqu'à 488 270 € à Paris). Son modèle se distingue par une forte part d'actes techniques cotés à la CCAM (échocardiographie, épreuve d'effort, Holter) et par un enjeu de structuration juridique (SELARL, SELAS, SPFPL) marqué par le niveau de revenu.

6 412 (2026)
Cardiologues en activité
environ 4 390
Dont libéraux ou mixtes
170 766 € (CARMF)
Revenu net moyen 2024
52,50 €
Consultation secteur 1 (CSC + MCC)
94,28 €
Échocardiographie (DZQM006)
30,6 % (2024)
Cardiologues en secteur 2
Cardiologues de secteur 1 (tarifs opposables)Cardiologues de secteur 2 et adhérents OPTAMCardiologues installés en clinique privéeCardiologues en SELARL ou SELASCabinets de groupe et SCM de cardiologieRythmologues et cardiologues interventionnelsCardiologues pratiquant la télésurveillanceCardiologues préparant une transmission
Cadre d'intervention

Guide pratique : structurer la comptabilité d'un cardiologue libéral

01

1. Ventiler les recettes par acte et par famille

Reconstituer le chiffre d'affaires par consultation, échocardiographie, épreuve d'effort, Holter et télésurveillance, avec les cotations CCAM à jour (version 83). Cette segmentation révèle la rentabilité réelle du plateau technique et éclaire les décisions d'investissement et de cotation.

02

2. Arbitrer le conventionnement (secteur 2 vs OPTAM)

Chiffrer l'effet du secteur 1, du secteur 2 et de l'OPTAM sur la base de remboursement des patients, la prise en charge des cotisations par l'Assurance Maladie et le revenu net. Décider sur simulation, pas au ressenti.

03

3. Choisir le bon moment pour passer en SEL

Comparer l'exercice individuel (BNC, 2035) et la SELARL ou SELAS (impôt sur les sociétés, arbitrage rémunération / dividendes) en intégrant l'imposition en BNC des rémunérations d'associé de SEL depuis 2024 et le seuil de 10 % du capital sur les dividendes.

04

4. Provisionner la CARMF et structurer le patrimoine

Intégrer les cotisations CARMF (appelées avec deux ans de décalage) au plan de trésorerie, puis étudier une SPFPL pour accumuler une trésorerie faiblement fiscalisée, financer les murs du cabinet et préparer la transmission.

Vos garanties

Un cabinet parisien qui travaille à distance dans toute la France

Où que vous soyez en France, nous travaillons à distance avec des outils de pilotage en ligne, qui réunissent vos pièces et vos chiffres au même endroit.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Ressources utiles

Un point sur votre situation ?

Décrivez votre activité et vos priorités en quelques lignes : Samuel Hayot vous répond par écrit avec une proposition adaptée.

Expertise & Veille

Articles liés

FAQ

Questions fréquentes

Un cardiologue doit-il tenir une comptabilité BNC ou passer en société ?

En exercice libéral, le cardiologue relève des bénéfices non commerciaux (BNC) et de la déclaration 2035, sous le régime de la déclaration contrôlée. Le micro-BNC est presque toujours écarté à ce niveau de recettes. Le passage en société d'exercice libéral (SELARL ou SELAS) devient pertinent à partir d'un certain bénéfice, car il permet de soumettre la société à l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), de calibrer sa rémunération et de piloter la distribution de dividendes. Le choix se décide sur simulation chiffrée, en fonction du niveau de revenu, des besoins de trésorerie personnelle et des projets patrimoniaux.

Combien gagne un cardiologue libéral et quelle est sa charge sociale ?

Selon les statistiques CARMF, le revenu net moyen d'activité indépendante des cardiologues s'élève à 170 766 € en 2024, l'un des plus élevés de la médecine libérale (contre 127 859 € pour l'ensemble des médecins). Les honoraires bruts moyens atteignent 394 403 € au niveau national et jusqu'à 488 270 € à Paris. En contrepartie, les cotisations sociales et retraite sont lourdes : cotisations URSSAF, CSG-CRDS et surtout CARMF (régime de base, complémentaire vieillesse à 11,80 %, ASV, invalidité-décès), appelées avec un décalage de deux ans. Elles doivent être provisionnées dans le plan de trésorerie.

Quels actes CCAM un cardiologue facture-t-il et comment sont-ils cotés ?

Au-delà de la consultation, le cardiologue réalise des actes techniques cotés à la CCAM (version 83 applicable au 1er juillet 2026) : électrocardiogramme de repos (DEQP003, 14,77 €), échocardiographie transthoracique (DZQM006, 94,28 €), épreuve d'effort (DKRP004, 76,80 €) et Holter ECG (DEQP005, 77,01 €). S'y ajoutent des forfaits de télésurveillance médicale, par exemple 11 € par mois et par patient pour le suivi d'une arythmie et 28 € pour l'insuffisance cardiaque. Reconstituer le chiffre d'affaires par acte permet d'analyser la rentabilité réelle du plateau technique et d'éclairer les décisions d'investissement.

Quelle différence entre secteur 1, secteur 2 et OPTAM pour un cardiologue ?

En secteur 1, le cardiologue applique les tarifs conventionnels opposables : la consultation spécifique (CSC) à 47,73 € plus la majoration de coordination (MCC) de 4,77 €, soit 52,50 € au 1er janvier 2026. En secteur 2, les honoraires sont libres : en 2024, 30,6 % des cardiologues étaient en secteur 2, avec un dépassement moyen de 21,6 %. L'OPTAM (option de pratique tarifaire maîtrisée) engage le praticien sur un plafond de dépassement et un socle d'activité à tarif opposable, en échange d'une meilleure base de remboursement pour les patients et d'une prise en charge d'une partie des cotisations. L'arbitrage se chiffre au cas par cas.

Comment sont imposées les rémunérations d'un cardiologue associé de SELARL ?

Depuis l'imposition des revenus 2024, les rémunérations techniques perçues par les associés de SEL au titre de leur exercice libéral sont imposées en BNC (et non plus en traitements et salaires), avec dépôt d'une déclaration 2035 propre à l'associé. Le gérant majoritaire de SELARL relève par ailleurs du statut de travailleur non salarié (TNS). La part des dividendes dépassant 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant est soumise aux cotisations sociales TNS. Ce cadre, récent et technique, impose une organisation déclarative rigoureuse que notre cabinet met en place.

Un cardiologue est-il soumis à la TVA ?

Les actes de soins à la personne du cardiologue sont exonérés de TVA en application de l'article 261, 4, 1° du CGI, car ils ont une finalité thérapeutique. Certaines recettes restent toutefois taxables : les expertises médicales (judiciaires ou d'assurance), les redevances de collaboration perçues d'un confrère, et certains actes de confort sans visée de soin. Le cardiologue concerné peut le plus souvent rester en franchise en base de TVA tant que ces recettes restent sous 37 500 € par an (seuil 2026 des prestations de services). La frontière doit être surveillée pour éviter tout redressement.

Quelles cotisations CARMF un cardiologue paie-t-il en 2026 ?

En 2026, la CARMF appelle plusieurs cotisations : le régime de base (8,73 % du revenu jusqu'à 48 060 €, puis 1,87 % jusqu'à 240 300 €), le régime complémentaire vieillesse (11,80 % du revenu dans la limite de 168 210 €, soit jusqu'à 19 849 €), les allocations supplémentaires de vieillesse (forfait de 5 751 €, ramené à 1 917 € pour un médecin de secteur 1 dont les deux tiers sont pris en charge par l'Assurance Maladie, plus une part d'ajustement), et le régime invalidité-décès (de 626 € à 1 010 €). Ces cotisations sont appelées avec deux ans de décalage et doivent être anticipées.

Pourquoi créer une SPFPL quand on est cardiologue en SELARL ?

La SPFPL (société de participations financières de profession libérale), encadrée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, est la holding des professions de santé. Elle permet de loger les titres de votre SELARL et de faire remonter les dividendes sous le régime des sociétés mères (article 145 du CGI) : seule une quote-part de frais et charges de 5 % est imposée, soit une exonération de 95 % des dividendes remontés. La trésorerie ainsi accumulée, faiblement fiscalisée, peut financer l'achat des murs du cabinet via une SCI, un rachat de parts entre associés ou préparer votre transmission. La mise en place se calibre au bon moment, avec une vision patrimoniale d'ensemble.

Le cabinet Hayot Expertise accompagne-t-il les cardiologues à Paris ?

Oui. Le cabinet Hayot Expertise, situé 58 rue de Monceau dans le 8e arrondissement de Paris, accompagne les cardiologues libéraux de Paris et d'Île-de-France : tenue et révision de la comptabilité, déclaration 2035, choix et passage en SELARL ou SELAS, arbitrage secteur 2 / OPTAM, structuration en SPFPL, provisionnement des cotisations CARMF et optimisation patrimoniale. Dirigé par Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre des experts-comptables d'Île-de-France et commissaire aux comptes inscrit sur la liste établie par la Haute autorité de l'audit (H2A), le cabinet propose un premier rendez-vous de découverte et un devis sous 24 heures.

Samuel Hayot, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Rédigé par Samuel Hayot

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.

Cabinet réglementéMis à jour 04 juillet 20263 sources citées

Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.