Comptabilité d'un EHPAD : EPRD, ERRD, CPOM et sections tarifaires expliqués au gestionnaire
Trois payeurs, trois sections tarifaires, un budget qui s'appelle EPRD : la comptabilité d'un EHPAD ne ressemble à aucune autre. Décryptage du cadre EPRD/ERRD/CPOM, des indicateurs GMP et PMP et des pièges à éviter pour le gestionnaire.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide : qu'est-ce que l'EPRD et l'ERRD d'un EHPAD ?#
L'EPRD est le budget prévisionnel de l'EHPAD, transmis à l'autorité de tarification avant le 30 avril de l'exercice qu'il couvre. L'ERRD en est la contrepartie réalisée, transmise au plus tard le 30 avril de l'année suivante. Les deux se lisent sur trois sections tarifaires : soins, dépendance et hébergement, chacune avec son financeur.
Reprendre la comptabilité d'un EHPAD, c'est découvrir un univers où trois payeurs se partagent la facture d'un même résident, où le budget ne s'appelle pas budget mais EPRD, et où le salaire d'un aide-soignant doit être ventilé entre plusieurs sections avant même d'arriver au compte de résultat. Pour un gestionnaire venu du monde de l'entreprise classique, le vocabulaire (CPOM, ERRD, GMP, PMP) paraît d'abord opaque. L'objectif de cet article est simple : remettre chaque pièce à sa place, pour que vous sachiez lire les comptes de votre établissement et dialoguer avec la tutelle.
Réponse directe. La comptabilité d'un EHPAD repose sur trois sections tarifaires (soins, dépendance, hébergement), chacune avec son payeur : le forfait global soins est arrêté par le directeur général de l'ARS puis versé à l'établissement par la caisse d'assurance maladie, le forfait dépendance est fixé par le président du conseil départemental et versé au titre de l'APA, l'hébergement est à la charge du résident. Dès qu'un CPOM est signé, l'établissement pilote son budget via l'EPRD (prévisionnel) et l'ERRD (réalisé), appuyés sur une comptabilité analytique par section.
Trois payeurs pour un seul résident#
Le prix de journée d'un résident ne forme pas un bloc unique : il se décompose en trois sections tarifaires, chacune avec sa logique et son financeur. C'est le coeur de la spécificité comptable d'un EHPAD.
| Section | Ce qu'elle couvre | Qui paie |
|---|---|---|
| Soins | Médecin coordonnateur, infirmiers, aides-soignants (part soins), dispositifs médicaux | Montant arrêté par le directeur général de l'ARS (art. L.314-2 CASF), financé par la branche autonomie et versé à l'établissement par la caisse d'assurance maladie (art. L.174-8 CSS) |
| Dépendance | Aide aux actes de la vie quotidienne liés à la perte d'autonomie | Forfait global dépendance fixé par arrêté du président du conseil départemental et versé au titre de l'APA (art. L.314-2 CASF) ; le tarif dépendance GIR 5-6 est dû par tous les résidents, l'APA couvrant la différence pour les GIR 1 à 4 selon les ressources du bénéficiaire (art. L.232-8 CASF) |
| Hébergement | Gîte, couvert, animation, administration, entretien | Le résident et sa famille. Tarifs fixés par le président du conseil départemental dans les établissements habilités à l'aide sociale (art. L.314-2, I, 3° CASF), librement fixés par le gestionnaire à défaut d'habilitation |
La difficulté n'est pas de connaître ces trois cases, mais de les alimenter correctement. Un même euro de charge, le salaire d'un aide-soignant par exemple, doit être ventilé entre plusieurs sections selon des clés d'affectation. Une clé fausse ou jamais réactualisée, et c'est la dotation soins ou la tarification hébergement qui se trouve faussée, avec un effet direct sur la trésorerie.
EPRD, ERRD, CPOM : le cadre budgétaire du médico-social#
Dès qu'un EHPAD signe un CPOM (Contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens), qui a remplacé l'ancienne convention tripartite, avec l'ARS et le Conseil départemental, il quitte la logique du budget classique pour un cadre prévu par le Code de l'action sociale et des familles (CASF). Ce contrat n'a rien de facultatif : l'article L.313-12, IV ter du CASF prévoit que la personne qui gère un EHPAD « conclut un contrat pluriannuel » avec le ou les présidents du conseil départemental et le directeur général de l'ARS, et que « le contrat est conclu pour une durée de cinq ans ». Pour un établissement habilité, il vaut convention d'aide sociale.
- EPRD (État prévisionnel des recettes et des dépenses). Établi en début d'exercice, il présente les recettes et dépenses prévisionnelles, le résultat anticipé et son affectation, et il est transmis à l'autorité de tarification avant le 30 avril de l'exercice auquel il se rapporte (art. R.314-210, III du CASF). C'est un outil de pilotage, pas une simple déclaration.
- ERRD (État réalisé des recettes et des dépenses). Sa contrepartie après clôture : il retrace ce qui a réellement été perçu et dépensé, sert de base au dialogue de gestion avec les financeurs, et se transmet à l'autorité de tarification au plus tard le 30 avril de l'année qui suit l'exercice (art. R.314-232, III du CASF).
Ces cadres ne remplacent pas les obligations comptables et fiscales habituelles, ils s'y ajoutent. Un EHPAD commercial reste soumis à l'IS et au plan comptable général ; un établissement public applique l'instruction budgétaire et comptable M.22, actualisée par l'arrêté du 22 décembre 2025 et applicable aux établissements et services publics sociaux et médico-sociaux depuis le 1er janvier 2026 ; un EHPAD associatif ou privé non lucratif relève du référentiel des entités à but non lucratif. Dans tous les cas, l'enjeu est de produire un EPRD et un ERRD cohérents avec la comptabilité générale et avec la réalité analytique de l'établissement. Bien utilisé, l'EPRD n'est pas une contrainte : c'est un argument de négociation face à la tutelle pour défendre une dotation soins à la hauteur de la charge réelle.
Le calendrier réglementaire de l'EPRD et de l'ERRD#
Deux dates structurent tout le dialogue de gestion, avec un seul report prévu par le texte. La procédure enchaîne ensuite des délais courts, et c'est le rejet, non le retard, qui ouvre la voie à une fixation d'office.
| Étape | À transmettre à | Délai | Texte |
|---|---|---|---|
| EPRD de l'exercice N | Autorité de tarification | Avant le 30 avril de l'exercice N ; si les produits de tarification n'ont pas été notifiés avant le 31 mars, dans les 30 jours suivant la notification et au plus tard le 30 juin | Art. R.314-210, III CASF |
| Réponse de l'autorité sur l'EPRD | Établissement | 30 jours à compter de la réception : sans opposition dans ce délai, l'EPRD est réputé approuvé | Art. R.314-225 CASF |
| Nouvel EPRD après un rejet | Autorité de tarification | 30 jours suivant la décision de rejet ; à défaut, l'EPRD est fixé d'office | Art. R.314-226 CASF |
| ERRD de l'exercice N | Autorité de tarification | Au plus tard le 30 avril de l'année N+1 | Art. R.314-232, III CASF |
| Rapport des commissaires aux comptes | Autorité de tarification | Sans délai après approbation des comptes sociaux, lorsque l'organisme gestionnaire en est doté | Art. R.314-232, IV CASF |
Une règle s'inverse et surprend souvent : pour un établissement placé sous plan de redressement ou sous contrat de retour à l'équilibre, le silence de l'autorité pendant trente jours vaut rejet, et non approbation.
GMP et PMP : à quoi servent ces deux indicateurs ?#
Deux indicateurs reviennent en permanence dans les échanges avec les financeurs, et il vaut mieux ne pas les confondre.
- Le GMP (GIR Moyen Pondéré) mesure le niveau moyen de dépendance des résidents. Il pèse sur la section dépendance : plus il est élevé, plus la charge d'aide à l'autonomie est lourde, ce qui influence la dotation et la tarification. L'évaluation de la perte d'autonomie est transmise pour contrôle et validation à un médecin ou un infirmier désignés par le président du conseil départemental et à un médecin ou un infirmier désignés par le directeur général de l'ARS (art. L.314-9 du CASF).
- Le PMP (Pathos Moyen Pondéré) mesure le niveau moyen de besoins en soins requis. Il pèse sur la section soins et influence le forfait global soins arrêté par le directeur général de l'ARS. L'évaluation est validée par un médecin désigné par le directeur général de l'ARS territorialement compétente (art. L.314-9 du CASF), et seuls les niveaux validés au plus tard le 30 juin de l'année précédente sont pris en compte pour le forfait de l'année suivante (art. L.314-2, I, 1° du CASF).
Retenez la logique : le GMP parle de dépendance, le PMP parle de soins. Ces deux mesures conditionnent une part des financements publics ; les suivre, c'est anticiper l'évolution des dotations. Le calendrier compte autant que le résultat : les praticiens chargés de la validation disposent d'un délai de quatre mois à compter de la réception des évaluations, passé lequel celles-ci sont réputées tacitement validées (art. R.314-171 du CASF), la saisine de la commission régionale de coordination médicale suspendant ce délai.
Le piège des dépôts de garantie (et deux réflexes à garder)#
Un dépôt de garantie n'est pas un produit#
Le point à contrôler en priorité lors d'une reprise de dossier : les dépôts de garantie des résidents comptabilisés en chiffre d'affaires hébergement. Ce sont des comptes de tiers, c'est-à-dire des dettes envers le résident. Ils doivent être enregistrés comme tels et suivis individuellement. Deux règles chiffrées encadrent ce dépôt (art. R.314-149 du CASF) : il ne peut excéder le montant du tarif mensuel d'hébergement qui reste effectivement à la charge de la personne hébergée, et il est restitué dans les trente jours qui suivent sa sortie de l'établissement, déduction faite de l'éventuelle créance de ce dernier. Les confondre avec un produit gonfle artificiellement le résultat hébergement.
Facturation mensuelle et prorata#
La facturation de l'hébergement suit un rythme mensuel. Les situations particulières (absences, hospitalisations, entrées et sorties en cours de mois) appellent des règles de prorata claires, sous peine d'écarts récurrents entre facturation et occupation réelle.
TVA : pas de taux par défaut#
Les prestations de soins et d'hébergement des personnes âgées dépendantes relèvent largement de régimes d'exonération ou de traitements particuliers. Le sujet se qualifie au cas par cas selon le statut et l'activité de l'établissement, plutôt que d'appliquer un taux par réflexe.
La masse salariale soignante, poste qui décide de l'équilibre#
Dans un EHPAD, les charges de personnel constituent le premier poste de charges, et le personnel soignant en représente une part déterminante. La tension de recrutement du secteur se traduit par un recours coûteux à l'intérim, un absentéisme et un turnover élevés, une pression permanente sur la masse salariale. Piloter ce poste, c'est suivre l'effectif réel rapporté aux résidents, distinguer le personnel de la section soins de celui de l'hébergement, et maîtriser le coût de l'intérim. Un travail conjoint entre la paie et le contrôle de gestion.
Un dernier point d'actualité mérite l'attention : du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026, au plus vingt-trois départements volontaires expérimentent la fusion des sections soins et dépendance en un forfait global unique relatif aux soins et à l'entretien de l'autonomie (art. 79 de la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023, dans sa rédaction issue de l'art. 82 de la loi n° 2025-199 du 28 février 2025). Il s'agit d'une expérimentation bornée dans le temps, pas d'une généralisation : le décret n° 2025-168 du 20 février 2025 en fixe les règles budgétaires, avec une participation journalière forfaitaire facturée au résident, dont le montant est fixé par arrêté ministériel. Si votre établissement se situe dans un département concerné, les clés d'affectation entre sections et la présentation de l'EPRD changent : mieux vaut l'anticiper. Pour aller plus loin sur l'ensemble de ces sujets, voir notre page expert-comptable EHPAD et maison de retraite.
Comment se construit un EPRD, étape par étape#
Le cadre budgétaire médico-social se manipule dans un ordre précis, et chaque étape conditionne la suivante. Voici la mécanique, du dépôt de l'EPRD à la clôture de l'ERRD.
Construire l'EPRD et le déposer dans les délais+
Reprendre les produits de tarification notifiés, projeter les charges par section, chiffrer le résultat prévisionnel et son affectation, produire les annexes du cadre normalisé, puis transmettre l'ensemble à l'autorité de tarification avant le 30 avril (art. R.314-210, III du CASF). Le suivi du délai d'opposition de trente jours fait partie du travail : sans opposition dans ce délai, l'EPRD est réputé approuvé (art. R.314-225 du CASF).
Fiabiliser la comptabilité analytique par section+
Reconstruire les clés d'affectation des charges de personnel, des amortissements et des charges communes entre soins, dépendance et hébergement, puis les documenter. Les principes généraux de la comptabilité analytique s'appliquent, à une différence près : les sections sont imposées par la réglementation, pas choisies par l'établissement. C'est ce qui permet de défendre une dotation soins chiffrée plutôt que de la subir.
Produire l'ERRD et préparer le dialogue de gestion+
Rapprocher l'ERRD de la comptabilité générale, expliquer les écarts entre prévu et réalisé section par section, proposer l'affectation des résultats, puis transmettre au plus tard le 30 avril de l'année qui suit l'exercice (art. R.314-232, III du CASF). Lorsque l'organisme gestionnaire a des commissaires aux comptes, copie de leur rapport est transmise sans délai après approbation des comptes sociaux (art. R.314-232, IV du CASF).
Tenir les obligations de droit commun en parallèle+
Le cadre du CASF s'ajoute aux obligations habituelles, il ne les remplace pas : impôt sur les sociétés et plan comptable général pour un établissement commercial, instruction M.22 pour un établissement public, référentiel des entités à but non lucratif pour une association gestionnaire, sans compter la TVA, la paie et le suivi du GMP et du PMP.
Cas type (illustration)#
Exemple type, à titre d'illustration et sans référence à un établissement réel : un EHPAD associatif d'environ 80 lits, après deux exercices déficitaires, produit bien son EPRD chaque année mais sans véritable comptabilité analytique derrière. La répartition des charges par section repose sur des clés anciennes, jamais réactualisées. En reconstruisant l'affectation des charges de personnel par section et en isolant le coût réel de l'intérim, on mettrait en évidence que la section soins est sous-dotée par rapport à la charge réelle, et que la section hébergement compense silencieusement. Un tel diagnostic sert alors de base au dialogue de gestion avec la tutelle. Le point de vigilance que cet exemple illustre est le décalage entre un EPRD formellement produit et une analytique réellement fiable. La construction d'un budget prévisionnel solide part toujours de là.
Questions fréquentes
En quoi l'EPRD diffère-t-il de l'ERRD ?+
L'EPRD est le document prévisionnel établi en début d'exercice (recettes, dépenses et résultat anticipés) ; l'ERRD est son pendant réalisé, qui retrace les montants réellement perçus et dépensés. L'un cadre, l'autre rend compte. Les dates de dépôt les distinguent tout autant : l'EPRD est transmis à l'autorité de tarification avant le 30 avril de l'exercice auquel il se rapporte, au plus tard le 30 juin si les produits de tarification ont été notifiés après le 31 mars (art. R.314-210, III du CASF) ; l'ERRD est transmis au plus tard le 30 avril de l'année qui suit l'exercice (art. R.314-232, III du CASF).
Comment enregistrer les dépôts de garantie des résidents ?+
Comme des comptes de tiers, jamais comme un produit. Ce sont des dettes envers le résident, à suivre individuellement. L'article R.314-149 du CASF plafonne le dépôt au montant du tarif mensuel d'hébergement qui reste effectivement à la charge de la personne hébergée et impose sa restitution dans les trente jours qui suivent sa sortie de l'établissement, déduction faite de l'éventuelle créance de ce dernier.
Mon EHPAD est-il concerné par la fusion des sections soins et dépendance ?+
Seulement s'il se situe dans l'un des vingt-trois départements volontaires au plus qui expérimentent le forfait global unique du 1er juillet 2025 au 31 décembre 2026 (art. 79 de la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023, modifié par l'art. 82 de la loi n° 2025-199 du 28 février 2025). Ailleurs, et au-delà de ce terme en l'état du texte, le modèle à trois sections reste la règle.
Un EHPAD commercial paie-t-il l'impôt sur les sociétés ?+
Oui, un EHPAD commercial reste soumis à l'IS et au plan comptable général, en parallèle du cadre EPRD/ERRD. Un établissement public applique l'instruction budgétaire et comptable M.22, dans sa version issue de l'arrêté du 22 décembre 2025 en vigueur depuis le 1er janvier 2026, et un établissement non lucratif le référentiel des entités à but non lucratif.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- Comprendre sa facture en EHPAD, pour-les-personnes-agees.gouv.fr
- Code de l'action sociale et des familles, art. L.314-2 (sections tarifaires et forfaits globaux)
- Code de l'action sociale et des familles, art. L.232-8 et L.232-9 (APA en établissement)
- Code de l'action sociale et des familles, art. L.313-12, IV ter (CPOM, durée de cinq ans)
- Code de l'action sociale et des familles, art. R.314-210 (transmission de l'EPRD)
- Code de l'action sociale et des familles, art. R.314-225 et R.314-226 (approbation de l'EPRD)
- Code de l'action sociale et des familles, art. R.314-232 (transmission de l'ERRD)
- Code de l'action sociale et des familles, art. R.314-149 (dépôt de garantie des résidents)
- Code de l'action sociale et des familles, art. L.314-9 (validation du GMP et du PMP)
- Code de l'action sociale et des familles, art. R.314-171 (délai de validation de quatre mois)
- Code de la sécurité sociale, art. L.174-8 (versement par la caisse d'assurance maladie)
- Loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023, art. 79 (expérimentation soins et dépendance, terme au 31 décembre 2026)
- Décret n° 2025-168 du 20 février 2025 (règles budgétaires de l'expérimentation)
- Arrêté du 22 décembre 2025 relatif à l'instruction budgétaire et comptable M.22
Ce sujet relève de notre mission Tenue comptable à Paris : Révision, clôture, liasse
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