Contribution patronale assurance chômage 2026 : taux, AGS et bonus-malus
Taux de la contribution patronale assurance chômage en 2026 : 4,00 % depuis mai 2025, plafond 4 PMSS (16 020 €/mois), AGS à 0,25 %, bonus-malus 6 secteurs (2,95 %-5,00 % depuis mars 2026). Guide pratique avec exemple chiffré.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
En 2026, la contribution patronale d'assurance chômage s'élève à 4,00 % du salaire brut, dans la limite de 4 PMSS. Ce taux a baissé d'un point de base au 1er mai 2025 (contre 4,05 % auparavant). La part salariale, elle, a été supprimée en 2018 : seul l'employeur cotise au titre du chômage.
Pour beaucoup de dirigeants, la ligne "assurance chômage" sur le bulletin de paie reste floue. Faut-il encore déclarer une cotisation salarié ? Qui est exposé au bonus-malus depuis le 1er mars 2026 ? Sur quelle assiette calcule-t-on l'AGS ? Ce guide réunit les réponses vérifiées, les taux en vigueur et un exemple concret de calcul.
En bref : le taux employeur est de 4,00 % (depuis le 1er mai 2025), sur une assiette plafonnée à 4 PMSS = 16 020 €/mois. La cotisation AGS est de 0,25 %. Les salariés ne cotisent plus au chômage depuis 2018. Le bonus-malus concerne 6 secteurs depuis le 1er mars 2026 (plancher 2,95 %, plafond 5,00 %).
Quel est le taux de la contribution chômage employeur en 2026 ?#
Depuis le 1er mai 2025, le taux de la contribution patronale générale d'assurance chômage est de 4,00 %. Il était de 4,05 % depuis 2019 ; la réduction d'un point de base est entrée en vigueur par arrêté en application de la convention du 15 novembre 2024 relative à l'assurance chômage.
Pour les salariés du régime général privé, ce taux s'applique sur le salaire brut plafonné à 4 fois le plafond mensuel de la sécurité sociale (PMSS). En 2026, le PMSS est fixé à 4 005 € par arrêté du 22 décembre 2025, ce qui donne un plafond mensuel de 4 x 4 005 € = 16 020 €/mois (soit 192 240 €/an). Au-delà, aucune contribution n'est due sur la fraction excédentaire.
| Contribution | Redevable | Taux 2026 | Assiette |
|---|---|---|---|
| Assurance chômage (régime général) | Employeur uniquement | 4,00 % | Salaire brut plafonné à 4 PMSS = 16 020 €/mois |
| AGS (Garantie des Salaires) | Employeur uniquement | 0,25 % | Salaire brut plafonné à 4 PMSS = 16 020 €/mois |
| Part salariale chômage | Salarié | 0 % | Supprimée au 1er octobre 2018 |
Source : URSSAF, Unedic — taux en vigueur au 1er mai 2025 et vérifiés au 26 mai 2026.
Le point de vigilance sur la fiche de paie#
Dans les logiciels de paie, une ligne "assurance chômage salarié" à 0 % peut encore apparaître techniquement. Cela ne génère pas de cotisation. En revanche, si un logiciel ou un prestataire externe calcule encore une retenue salariale chômage sur un bulletin de droit commun, c'est une erreur à corriger immédiatement : elle réduit le net à payer du salarié à tort et peut entraîner des régularisations.
Qui paie l'assurance chômage ?#
Depuis le 1er octobre 2018, la contribution salariale d'assurance chômage est intégralement supprimée pour les salariés du secteur privé relevant du régime général. Seul l'employeur cotise.
Cette suppression n'est pas passée inaperçue : elle a été compensée par une hausse de 1,70 point de la CSG (Contribution Sociale Généralisée), à la charge du salarié. Le gain net de pouvoir d'achat n'a donc pas été intégral, mais la ligne chômage a disparu du bulletin.
Qui cotise encore en 2026 au titre de la part salariale ?
- Les intermittents du spectacle (régime annexe spécifique) : taux salarié de 2,40 % ;
- Les salariés en situation de mobilité internationale avec adhésion individuelle au régime ;
- Les salariés employés à Monaco : taux salarié de 2,40 %.
Pour tous les autres salariés du privé, la cotisation salariale est à zéro. Vérifier ce point est un réflexe utile lors de la reprise d'un fichier de paie : une retenue résiduelle sur un bulletin standard est une erreur de paramétrage à corriger.
Comment est calculée la contribution AGS ?#
L'AGS (Association pour la Gestion du régime de Garantie des créances des Salariés) garantit le paiement des salaires, préavis, congés payés et indemnités de rupture si l'employeur est placé en redressement ou liquidation judiciaire.
Sa cotisation est uniquement à la charge de l'employeur, au taux de 0,25 % depuis le 1er juillet 2024, sur la même assiette plafonnée que la contribution chômage :
- Plafond : 4 PMSS = 16 020 €/mois en 2026 ;
- Code type de personnel (CTP) URSSAF : 937 "Cotisations AGS cas général" ;
- Pour les entreprises de travail temporaire : taux réduit à 0,03 % pour les salariés intérimaires.
L'AGS est recouvrée par l'URSSAF pour le compte du régime, et déclarée via la DSN comme toutes les autres cotisations.
Exemple chiffré : chômage + AGS sur un salaire de 3 500 € brut#
Prenons un salarié en CDI avec un salaire brut mensuel de 3 500 €.
Assiette : 3 500 € est inférieur au plafond de 16 020 €, donc l'assiette retenue est 3 500 €.
| Cotisation | Taux | Calcul | Montant employeur |
|---|---|---|---|
| Assurance chômage | 4,00 % | 3 500 € x 4,00 % | 140,00 € |
| AGS | 0,25 % | 3 500 € x 0,25 % | 8,75 € |
| Total chômage + AGS | 148,75 €/mois |
Part salariale chômage : 0 € (supprimée depuis 2018).
Sur douze mois, cela représente 1 785 € de charges patronales strictement liées au chômage et à la garantie des salaires pour ce seul salarié. Ce montant s'intègre dans le calcul du coût employeur global, aux côtés des cotisations maladie, retraite, prévoyance et complémentaire santé.
Qu'est-ce que le bonus-malus assurance chômage ?#
Le bonus-malus module le taux patronal de contribution chômage selon le taux de séparation de l'entreprise, instauré par la réforme de 2021 et reconduit par la convention du 15 novembre 2024. Son objectif : réduire le recours aux fins de contrats courtes qui alimentent les inscriptions à France Travail.
Le taux de séparation mesure le rapport entre le nombre de fins de contrats ou de missions aboutissant à une inscription à France Travail et l'effectif moyen de l'entreprise sur la même période. Plus ce taux est élevé relativement aux autres entreprises du même secteur, plus la contribution patronale est relevée.
Qui est concerné depuis le 1er mars 2026 ?#
La nouvelle période de modulation a démarré le 1er mars 2026 avec deux changements importants :
- Le secteur "travail du bois, industries du papier et imprimerie" est sorti du dispositif. Il ne reste désormais que 6 secteurs dans le périmètre.
- La comparaison s'effectue au niveau du sous-secteur (groupe NAF 272) et non plus au niveau du secteur (NAF 38). Un hôtel sera désormais comparé aux autres hôtels, pas à l'ensemble hébergement-restauration.
Les 6 secteurs concernés depuis le 1er mars 2026 :
- Fabrication de denrées alimentaires, boissons, produits à base de tabac
- Production et distribution d'eau, assainissement, gestion des déchets
- Activités spécialisées, scientifiques et techniques
- Transports et entreposage
- Hébergement et restauration
- Fabrication de produits en caoutchouc, plastique et minéraux non métalliques
Condition d'effectif : 11 salariés et plus.
Taux bonus-malus applicables depuis le 1er mars 2026#
| Position de l'entreprise dans le secteur | Taux patronal chômage |
|---|---|
| Meilleur taux de séparation (bonus maximal) | 2,95 % |
| Taux de séparation médian (taux neutre) | 4,00 % |
| Plus fort taux de séparation (malus maximal) | 5,00 % |
Source : Unedic, URSSAF — en vigueur au 1er mars 2026.
Les anciens plancher/plafond de la période 2021-2025 (2,50 % / 8,00 %) ne s'appliquent plus depuis cette date. La fourchette se resserre, mais le signal-prix reste réel.
Notre lecture#
Dans les dossiers de paie hébergement, restauration et transport, la notification URSSAF du bonus-malus arrive souvent sans anticipation de la direction RH. Pour une entreprise de restauration avec 50 salariés et une masse salariale de 1 500 000 €, l'écart entre le bonus maximal (2,95 %) et le malus maximal (5,00 %) représente (5,00 % - 2,95 %) x 1 500 000 € = 30 750 € de cotisations annuelles supplémentaires. C'est une charge qui mérite d'être anticipée et discutée avec le cabinet en charge de la paie, avant que l'URSSAF ne notifie un taux défavorable.
Comment est notifié le taux modulé ?#
L'URSSAF notifie chaque entreprise concernée de son taux à partir de fin février. La modulation est calculée sur les fins de contrats des 3 années précédentes. Pour la période ouverte au 1er mars 2026, la période de référence porte sur 2022, 2023 et 2024.
Le risque sous-estimé : la mise à jour tardive du taux#
Entre le 1er mai 2025 et la fin de l'année, plusieurs logiciels de paie ont conservé le taux de 4,05 % faute de mise à jour du paramétrage. L'écart est minuscule par bulletin, mais il génère une surcharge sur chaque salarié chaque mois. La régularisation passe par un avenant DSN et une correction sur les périodes affectées.
De même, si votre entreprise relève du bonus-malus et que vous n'avez pas actualisé le taux modulé après réception de la notification URSSAF, c'est soit un surpayement (taux non bonifié), soit un risque de rappel (taux non majoré). Dans les deux cas, le coût de la correction dépasse largement le coût d'une vérification annuelle.
Contrats courts : taxe forfaitaire et surcharge CDDU#
Le régime de contributions chômage pour les contrats courts ne repose pas, pour les employeurs standard, sur un barème progressif par durée. Deux mécanismes existent, mais ils sont ciblés :
Pour les CDD d'usage (CDDU), depuis le 1er janvier 2020, une taxe forfaitaire de 10 € par contrat est due par l'employeur, quel que soit le salaire. Elle s'ajoute à la contribution patronale de 4,00 %.
Pour les dockers occasionnels et les intermittents du spectacle en CDDU d'une durée inférieure ou égale à 3 mois, le taux de contribution patronale est majoré de 0,5 point (depuis le 1er janvier 2020).
Pour tous les autres employeurs, il n'existe pas de majoration tarifaire sur les CDD courts au titre de la contribution chômage. Le bonus-malus remplit en partie ce rôle pour les entreprises des 6 secteurs concernés.
Exonérations de contributions chômage en 2026#
Quelques exonérations méritent d'être identifiées sans être surestimées :
- Zones franches urbaines (ZFU) et zones de revitalisation rurale (ZRR) : des exonérations de charges patronales s'appliquent sous conditions. Leur périmètre évolue régulièrement ; une vérification avec le cabinet s'impose avant toute décision d'implantation fondée sur ce seul avantage.
- Apprentissage : pour les entreprises de moins de 11 salariés, l'exonération de la contribution patronale chômage pour les apprentis est maintenue. Au-delà, des cotisations s'appliquent à taux réduit.
- Salariés de 70 ans et plus : exonération partielle possible selon conditions.
Ces exonérations ne s'auto-appliquent pas dans le logiciel de paie. Elles supposent un code de gestion approprié et un suivi des conditions d'éligibilité tout au long du contrat.
Déclaration et versement : la DSN au coeur du dispositif#
Les contributions chômage (4,00 %) et AGS (0,25 %) sont déclarées et versées chaque mois à l'URSSAF via la DSN (Déclaration Sociale Nominative), en même temps que l'ensemble des cotisations sociales.
Le logiciel de paie calcule automatiquement les montants à partir des éléments de rémunération saisis. La responsabilité du prestataire paie ou du responsable paie inclut de s'assurer que :
- Les taux paramétrés correspondent aux taux en vigueur (notamment 4,00 % depuis le 1er mai 2025, pas 4,05 %) ;
- Le taux bonus-malus est mis à jour après notification URSSAF, chaque fin février ;
- La taxe forfaitaire CDDU de 10 € est bien déclarée le cas échéant.
Un retard de DSN entraîne une pénalité d'environ 60 € par salarié par mois de retard en 2026 (1,5 % du plafond mensuel de cotisations).
En pratique : checklist pour l'employeur#
Pour aller plus loin sur la paie et les charges sociales, consultez notre guide sur la compréhension de la fiche de paie et notre article sur le montant net social 2026. Notre article sur les cotisations mobilités 2026 couvre le versement mobilité. Pour confier la paie à un cabinet spécialisé, voir notre offre paie et gestion sociale à Paris.
À jour au 2026-05-26. Cet article informe et ne se substitue pas à un conseil personnalisé. Les taux et conditions d'exonération évoluent régulièrement. Pour votre situation, contactez un expert-comptable inscrit à l'Ordre.
Questions fréquentes
Quel est le taux de la contribution patronale d'assurance chomage en 2026 ?
Depuis le 1er mai 2025, le taux de la contribution patronale d'assurance chomage est de 4,00 % (contre 4,05 % auparavant). Ce taux s'applique sur la remuneration brute dans la limite de 4 PMSS, soit 16 020 euros par mois en 2026 (PMSS 2026 = 4 005 euros). En cas de modulation bonus-malus, le taux peut varier entre 2,95 % (bonus) et 5,00 % (malus) pour les entreprises concernees. Source : URSSAF, en vigueur au 1er mai 2025.
Le salarie paie-t-il encore une cotisation chomage en 2026 ?
Non. La part salariale de la contribution d'assurance chomage a ete totalement supprimee au 1er octobre 2018 pour les salaries du regime general. En 2026, seul l'employeur cotise au titre de l'assurance chomage. Les salaries ont vu leur CSG augmenter de 1,70 point en contrepartie, mais aucune ligne 'assurance chomage salarie' ne doit apparaitre sur une fiche de paie standard. Font exception les intermittents du spectacle et certains salaries expatries.
Qu'est-ce que le bonus-malus assurance chomage et qui est concerne en 2026 ?
Le bonus-malus module le taux patronal chomage selon le taux de separation de l'entreprise : le rapport entre les fins de contrats inscrivant un salarie a France Travail et l'effectif moyen. Il concerne les entreprises d'au moins 11 salaries dans 6 secteurs a fort turnover depuis le 1er mars 2026 (le secteur bois-papier-imprimerie en est sorti). Le taux plancher est de 2,95 % (bonus) et le plafond de 5,00 % (malus). L'URSSAF notifie le taux module chaque annee a partir de fin fevrier.
Quel est le taux AGS en 2026 et sur quelle assiette ?
La cotisation AGS (Assurance de Garantie des Salaires) s'eleve a 0,25 % en 2026. Elle est due uniquement par l'employeur, sur la meme assiette plafonnee que la contribution chomage : 4 PMSS, soit 16 020 euros par mois. Elle est recouvree par l'URSSAF et sert a garantir le paiement des salaires en cas de redressement ou liquidation judiciaire. Pour les entreprises de travail temporaire, le taux applicable aux interimaires est de 0,03 %.
Comment calculer la contribution chomage et l'AGS sur un bulletin de paie concret ?
Pour un salaire brut mensuel de 3 500 euros, en dessous du plafond de 4 PMSS (16 020 euros) : contribution patronale chomage = 3 500 euros x 4,00 % = 140 euros, cotisation AGS = 3 500 euros x 0,25 % = 8,75 euros. Total employeur sur ce seul perimetre : 148,75 euros par mois. Le salarie ne cotise pas au chomage. Ces montants sont calcules automatiquement par le logiciel de paie et declares via la DSN mensuelle.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- URSSAF - Contributions d'assurance chomage et AGS
- URSSAF - Baisse du taux patronal chomage au 1er mai 2025
- URSSAF - Bonus-malus assurance chomage : evolutions au 1er mars 2026
- Unedic.org - Taux de contribution assurance chomage
- Unedic.org - Bonus-malus : ce qui change au 1er mars 2026
- Legifrance - Arrete plafond securite sociale 2026 (PMSS 4 005 euros)
Ce sujet relève de notre mission Expert-comptable paie à Paris | Paie, DSN, social
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