Barème CAC : honoraires du commissaire aux comptes en 2026
Barème CAC en 2026 : l'ancien article R823-12 est abrogé. Comment se calculent réellement les honoraires du commissaire aux comptes, seuils obligatoires et coûts PME.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Barème CAC : honoraires du commissaire aux comptes en 2026
Mise à jour avril 2026 — Lorsque l'on recherche barème CAC, on pense généralement à une grille tarifaire officielle fixant les honoraires du commissaire aux comptes. La réalité juridique est plus complexe : l'ancien article R823-12 du Code de commerce, qui fixait un nombre minimal d'heures selon la taille de l'entité contrôlée, a été abrogé le 1er février 2024. Cela ne signifie pas que les honoraires sont désormais libres sans encadrement, mais que le référentiel a profondément évolué. Cet article fait le point complet sur le barème CAC en 2026 : ce qui a changé, comment se calculent les honoraires aujourd'hui, les seuils de désignation obligatoire et les ordres de grandeur pour les PME.
Pour approfondir, consultez aussi Commissaire à la transformation, Commissaire à la fusion et Audit des entreprises.
L'ancien barème légal en heures : ce qui a été abrogé
Jusqu'au 31 janvier 2024, l'article R823-12 du Code de commerce fixait un tableau précis du nombre minimal de vacations (heures) que le commissaire aux comptes devait consacrer à sa mission selon les caractéristiques de la société contrôlée (total du bilan, chiffre d'affaires, effectif). Ce tableau servait de base de calcul pour les honoraires, sachant que le taux horaire était lui-même encadré par l'article R823-14 (honoraires librement négociés mais devant couvrir les diligences nécessaires).
Ce dispositif a été remplacé dans le cadre de la réforme issue de la loi Sapin 2 (loi n° 2016-1691) et de son décret d'application, qui ont revu en profondeur les conditions de désignation et les modalités d'exercice des commissaires aux comptes, notamment pour réduire les obligations pesant sur les petites entités. L'abrogation de l'ancien article R823-12 au 1er février 2024 est la traduction réglementaire de cette réorientation.
Comment se calculent les honoraires CAC en 2026
Le principe : des honoraires fondés sur les diligences nécessaires
En l'absence d'un barème légal en heures fixe, les honoraires du commissaire aux comptes sont aujourd'hui fondés sur la notion de diligences nécessaires, issue des normes d'exercice professionnel (NEP) homologuées par arrêté du garde des Sceaux. Le commissaire aux comptes doit planifier et conduire sa mission de manière à obtenir l'assurance raisonnable que les comptes ne comportent pas d'anomalies significatives — et ses honoraires doivent couvrir le temps effectivement nécessaire pour atteindre ce niveau d'assurance.
En pratique, les honoraires sont toujours calculés sur la base d'un taux horaire × nombre d'heures estimées. Les taux horaires pratiqués en 2026 varient selon la taille et la notoriété du cabinet :
- Grands cabinets du Big Four : 250 à 450 € / heure
- Cabinets régionaux de taille intermédiaire : 150 à 250 € / heure
- Cabinets indépendants spécialisés PME : 100 à 180 € / heure
Les facteurs influençant le volume d'heures
Le nombre d'heures nécessaires dépend de plusieurs variables :
- La taille de l'entité : total du bilan, chiffre d'affaires net, effectif moyen
- La complexité des opérations : transactions avec parties liées, instruments financiers, stocks complexes, consolidation
- La qualité du contrôle interne : une entreprise avec des procédures solides nécessite moins de tests substantifs
- Les risques identifiés : secteur d'activité, historique d'erreurs, changements significatifs
- L'étendue des co-commissariats : en cas de double CAC, les missions sont coordonnées
Pour une TPE/PME simple (bilan < 3 M€, activité mono-site, comptabilité externalisée et à jour), le nombre d'heures typiquement constaté se situe entre 30 et 80 heures, soit un coût annuel de l'ordre de 3 000 à 12 000 € HT.
Pour une PME plus complexe (bilan entre 3 et 20 M€, plusieurs entités ou sites, opérations de restructuration), les missions tournent généralement entre 80 et 200 heures, soit 12 000 à 35 000 € HT selon le cabinet.
Les seuils de désignation obligatoire du commissaire aux comptes en 2026
La réforme issue de la loi Sapin 2 a relevé significativement les seuils au-delà desquels la désignation d'un commissaire aux comptes est obligatoire. Ces seuils sont définis à l'article L823-1 du Code de commerce et ses décrets d'application.
Seuils pour les sociétés commerciales (SA, SAS, SARL, SNC)
Depuis la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 (loi PACTE), les SA qui ne contrôlent pas d'autres sociétés et les SAS et SARL sont soumises à l'obligation de désigner un CAC uniquement si elles dépassent deux des trois seuils suivants :
- Total du bilan : 4 000 000 €
- Chiffre d'affaires HT : 8 000 000 €
- Nombre moyen de salariés : 50
Seuils pour les sociétés contrôlantes (groupes)
Les sociétés qui contrôlent d'autres sociétés au sens de l'article L233-3 du Code de commerce sont soumises à des seuils abaissés :
- Total du bilan : 2 000 000 €
- Chiffre d'affaires HT : 4 000 000 €
- Nombre moyen de salariés : 25
Cas spécifiques
Les sociétés cotées, les établissements de crédit, les compagnies d'assurance et les mutuelles ont leurs propres régimes de désignation obligatoire, indépendamment des seuils ci-dessus.
Les associations ayant des subventions publiques supérieures à 153 000 € ou répondant à certains critères sont également soumises à une obligation de désignation (article L612-4 du Code monétaire et financier pour celles qui font appel à la générosité publique).
Audit légal vs audit contractuel : la distinction fondamentale
Il est essentiel de distinguer le commissariat aux comptes (audit légal) de l'audit contractuel.
L'audit légal (commissariat aux comptes) est une mission réglementée, réservée aux commissaires aux comptes inscrits à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC). Il est soumis aux NEP, au code de déontologie, aux règles d'indépendance et au contrôle du Haut Conseil du commissariat aux comptes (H3C). Son rapport conduit à une opinion sur les comptes (certification avec ou sans réserve, refus de certification, impossibilité de certifier).
L'audit contractuel peut être réalisé par un expert-comptable ou un cabinet de conseil. Il est fondé sur un mandat contractuel entre les parties et ne conduit pas à une opinion légalement opposable. Son périmètre et ses conclusions sont librement définis dans la lettre de mission.
Pour les PME qui ne sont pas soumises à l'obligation légale, un audit contractuel ou une révision comptable peut répondre à des besoins spécifiques (cession, refinancement, due diligence investisseur) à un coût significativement inférieur.
Conseil Hayot Expertise : sur un sujet CAC, la question du coût ne doit pas être abordée avant celle de l'obligation. La première étape est de vérifier si votre société est réellement dans le champ de l'obligation légale. Si oui, le choix du commissaire doit être guidé par la qualité des diligences et l'adéquation du profil à votre secteur, pas uniquement par le tarif horaire.
Renouvellement et durée du mandat
Le mandat du commissaire aux comptes est de 6 exercices pour les entités non EIP (entités d'intérêt public). Pour les EIP (entités cotées, établissements de crédit, compagnies d'assurance), la durée maximale est de 6 exercices pour un même cabinet, avec des règles spécifiques de rotation des associés signataires.
Le renouvellement ou le changement de CAC doit faire l'objet d'une décision de l'assemblée générale des actionnaires, sur proposition du conseil d'administration ou de surveillance.
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Questions fréquentes
Existe-t-il encore un barème légal d'honoraires pour le commissaire aux comptes en 2026 ?+
Non. L'ancien article R823-12 du Code de commerce, qui fixait un nombre minimal d'heures selon la taille de l'entité, a été abrogé le 1er février 2024. Les honoraires sont aujourd'hui fondés sur les diligences nécessaires selon les normes d'exercice professionnel (NEP), avec un taux horaire librement négocié entre les parties.
Quels sont les seuils obligeant à désigner un commissaire aux comptes en 2026 ?+
Pour les SAS, SARL et SA non contrôlantes, la désignation d'un CAC est obligatoire si deux des trois seuils suivants sont dépassés : total du bilan > 4 M€, chiffre d'affaires HT > 8 M€, effectif moyen > 50 salariés. Les sociétés contrôlant d'autres entités ont des seuils abaissés de moitié.
Quel est le coût d'un commissariat aux comptes pour une PME en 2026 ?+
Pour une PME simple (bilan inférieur à 3 M€, comptabilité externalisée), le coût annuel d'un CAC se situe généralement entre 3 000 et 12 000 € HT selon le cabinet. Pour des entités plus complexes (3 à 20 M€ de bilan), le coût varie de 12 000 à 35 000 € HT. Ces montants dépendent du volume d'heures nécessaires et du taux horaire du cabinet.
Quelle est la différence entre audit légal et audit contractuel ?+
L'audit légal (commissariat aux comptes) est une mission réglementée réservée aux CAC inscrits à la CNCC, soumise aux NEP et contrôlée par le H3C. Elle conduit à une opinion officielle sur les comptes. L'audit contractuel est réalisé par un expert-comptable sur mandat privé, sans opinion légalement opposable. Son coût est généralement inférieur.
Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
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