Aller au contenu principal
Retour aux Guides
Secteur d'activité 14 min

Comptabilité kinésithérapeute / ostéopathe : BNC, TVA et installation

Expert-comptable certifié Revu par Samuel HAYOT Mis à jour :

Le kinésithérapeute et l'ostéopathe ont une même préoccupation de dirigeant : soigner, remplir l'agenda, investir dans le cabinet et se rémunérer sans subir une comptabilité qui arrive trop tard. Pourtant, les règles ne se copient pas d'une profession à l'autre. Les actes, la TVA, les contrats de collaboration, les cotisations et les obligations ordinales ou réglementaires doivent être analysés dossier par dossier.

Ce guide complète nos pages dédiées à l'expert-comptable kinésithérapeute, à l'expert-comptable ostéopathe, à la comptabilité des professions libérales et à l'expertise comptable à Paris.

Résumé exécutif#

Le cabinet doit distinguer cinq sujets : le régime BNC, la TVA applicable aux actes, le contrat de collaboration, la trésorerie sociale et le pilotage mensuel. La bonne structure n'est pas celle qui promet un avantage fiscal immédiat, mais celle qui permet au praticien de décider : s'installer seul, partager un local, recruter, investir, passer en société ou préparer une cession.

SujetDécision dirigeantVigilance 2026
Régime fiscalBNC, déclaration contrôlée, société éventuelleRapprocher recettes, charges et cotisations
TVAExonération ou taxation selon acte et qualificationNe pas extrapoler entre kiné et ostéo
CollaborationRétrocession, autonomie, patientèleÉviter une subordination de fait
InvestissementsMatériel, local, logiciel, financementArbitrer charge, immobilisation et amortissement
PilotageAgenda, actes, cash, congésSuivre la trésorerie avant l'impôt

Note de fraîcheur : à jour au 3 mai 2026.

BNC, société ou exercice partagé#

L'exercice libéral est souvent suivi en BNC. Cette approche reste efficace si le praticien dispose d'un outil de collecte fiable, d'une catégorie de dépenses claire et d'un calendrier social anticipé. La déclaration 2035 BNC ne doit pas être préparée en fin d'année dans l'urgence : les frais de local, matériel, déplacements, assurances, logiciels et rétrocessions doivent être documentés au fil de l'eau.

La société peut devenir pertinente lorsque plusieurs praticiens partagent des moyens, investissent ensemble ou veulent transmettre progressivement. Elle ne règle pas seule les questions de rentabilité. Il faut simuler le revenu disponible, le coût administratif, les cotisations, la protection sociale et la capacité de remboursement.

TVA : ne pas confondre acte de soin et prestation commerciale#

Les actes de soins médicaux ou paramédicaux peuvent relever d'exonérations de TVA sous conditions. L'ostéopathie appelle une analyse plus fine, notamment selon la qualification du praticien et la nature de l'acte. Les ventes annexes, formations, locations, redevances ou prestations non thérapeutiques ne doivent pas être traitées automatiquement comme les soins.

Pour un cabinet mixte, Hayot Expertise recommande une matrice simple : type d'acte, bénéficiaire, qualification, justificatif, TVA et compte comptable. Cette matrice évite de découvrir trop tard qu'une partie du chiffre d'affaires aurait dû être isolée.

Collaboration, remplacement et rétrocessions#

Le contrat de collaboration doit décrire une réalité : autonomie du praticien, conditions d'accès au cabinet, patientèle, facturation, rétrocession, assurances et modalités de départ. La comptabilité doit ensuite suivre les rétrocessions et ne pas les noyer dans les honoraires globaux.

Checklist d'installation#

  • Valider le régime fiscal et social avant la première facture.
  • Ouvrir un compte bancaire dédié à l'activité.
  • Séparer actes, rétrocessions, achats de matériel et frais de local.
  • Préparer le calendrier fiscal indépendant.
  • Suivre les cotisations sociales TNS avec une trésorerie dédiée.
  • Paramétrer Pennylane avec des catégories métier.

Notre analyse d'expert-comptable#

Le point décisif n'est pas le résultat comptable, mais le revenu réellement disponible après cotisations, congés, remplacements, impôt, matériel et financement. Un bon dossier de cabinet de soins doit permettre de décider en amont : faut-il accepter une collaboration, changer de local, acheter un équipement ou passer en société ?

Le risque sous-estimé#

Le risque fréquent consiste à confondre un agenda rempli avec une activité rentable. Des rétrocessions élevées, des charges fixes mal réparties ou une TVA mal analysée peuvent absorber la marge sans alerte visible sur le relevé bancaire.

Ce que le dirigeant doit décider#

Le praticien doit décider s'il veut un cabinet individuel, une logique de groupe, une collaboration courte ou un projet patrimonial. Cette décision conditionne le contrat, le régime fiscal, la protection sociale et l'outil de suivi.

Points de vigilance 2026#

  • Vérifier le traitement TVA des actes et prestations annexes.
  • Documenter les contrats de collaboration et de remplacement.
  • Anticiper les échéances fiscales et sociales.
  • Préparer les flux de facturation électronique pour les opérations concernées.
  • Sécuriser les justificatifs de matériel et frais professionnels.

Questions frequentes

Un kinésithérapeute relève-t-il toujours du BNC ?+

L'exercice libéral relève en pratique des BNC, mais le choix du régime, de la société et des options dépend du mode d'installation, des recettes, de l'association et des investissements.

Un ostéopathe facture-t-il toujours sans TVA ?+

Non. La TVA dépend de la qualification du praticien, de la nature des actes et du cadre légal applicable. Il ne faut pas transposer automatiquement les règles d'une profession de santé réglementée.

La collaboration libérale protège-t-elle de tout risque social ?+

Non. Le contrat doit correspondre aux faits : autonomie, patientèle, organisation, rétrocession et absence de subordination. Un contrat mal appliqué crée un risque de requalification.

Quels indicateurs suivre dans un cabinet de soins ?+

Le nombre d'actes, le taux d'occupation, les rétrocessions, les charges fixes, les investissements, les cotisations sociales et la trésorerie disponible doivent être suivis chaque mois.

La facturation électronique concerne-t-elle les praticiens ?+

Les flux B2B et les achats professionnels doivent être anticipés selon le calendrier légal. Les actes de soins et les flux patients ne se traitent pas comme une facture commerciale classique.

Sources officielles utilisées#

  • BOFiP : exonérations de TVA des soins médicaux.
  • Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
  • URSSAF : travailleurs indépendants.
  • impots.gouv.fr : revenus non commerciaux.
  • economie.gouv.fr : facturation électronique.
Samuel HAYOT, expert-comptable inscrit à l'Ordre (OEC Paris-IDF)

Article rédigé par Samuel HAYOT

Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.

Cabinet reglementeMis a jour 03 mai 20265 sources citees

Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.

Vos garanties

Un guide publié par un cabinet français réglementé

Le contenu éducatif sert à qualifier le besoin, répondre à la première besoin concret puis orienter vers la bonne mission comptable, fiscale ou de structuration.

Cabinet réglementé

Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.

Couverture nationale

Cabinet basé à Paris 8, avec un mode de travail pensé pour accompagner des entreprises implantées partout en France.

Stack moderne

Pennylane, Dext, Silae et un fonctionnement orienté automatisation, visibilité et rapidité d’exécution.

Contact direct

Téléphone visible, prise de contact simple, lettre de mission rapide et cadrage plus direct du besoin.

Besoin d'un conseil personnalisé ?

Notre cabinet d'expertise comptable vous accompagne dans toutes vos démarches. Prenez rendez-vous pour un premier rendez-vous de découverte pour analyser votre situation et vous proposer une offre tarifaire sur-mesure.

06 51 47 43 92