PER d'entreprise 2026 : PEREC, PER obligatoire et migration du PERCO
Guide employeur 2026 : mettre en place un PER d'entreprise, choisir entre PEREC et PER-OB, abondement plafonné à 7 689,60 €, forfait social 0 % pour moins de 50 salariés, migration PERCO sans fiscalité.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Pour un dirigeant ou un DRH de PME (30 à 300 salariés), mettre en place un PER d'entreprise en 2026 répond à plusieurs enjeux convergents : respecter l'obligation de partage de la valeur introduite par la loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 pour les entreprises de 11 à 49 salariés ; construire un avantage RH différenciateur dans un marché du travail tendu ; bénéficier d'une fiscalité sociale très favorable (forfait social à 0 % pour les structures de moins de 50 salariés depuis la loi PACTE) ; et préparer sereinement le départ à la retraite des collaborateurs de longue date.
Le paysage réglementaire est complexe : PEREC (plan d'épargne retraite collectif facultatif, ex-PERCO depuis la loi PACTE de 2019), PER obligatoire (PER-OB) (ex-article 83 à cotisations définies), PEE (Plan d'Épargne Entreprise), articulation avec l'intéressement, la participation et la PPV, accord d'entreprise versus décision unilatérale de l'employeur (DUE). Ce guide détaille les choix structurants, les étapes opérationnelles et les arbitrages financiers réels.
Note : cet article cible exclusivement la perspective employeur. Pour l'angle patrimonial d'un dirigeant individuel, consultez notre guide PER dirigeant 2026 et notre article sur la réforme retraite des TNS 2026.
En pratique, la mise en place d'un PEREC avec abondement employeur est la solution la plus adaptée à une PME de 30 à 150 salariés sans délégué syndical. Elle permet de remplir l'obligation de partage de la valeur, d'offrir un avantage net significatif aux salariés, et de déduire l'intégralité de l'abondement du résultat fiscal de l'entreprise — le tout sans forfait social pour les structures de moins de 50 salariés.
PEREC, PER-OB, PEE — quel plan pour quelle situation ?#
Trois véhicules coexistent. Ils ne visent pas les mêmes objectifs ni les mêmes populations.
| Caractéristique | PEE | PEREC | PER-OB |
|---|---|---|---|
| Bénéficiaires | Tous les salariés | Tous les salariés | Catégorie objective de salariés |
| Adhésion | Volontaire | Volontaire | Obligatoire pour la catégorie |
| Disponibilité des fonds | 5 ans (sauf déblocages anticipés) | Retraite ou cas exceptionnels | Retraite uniquement |
| Sortie | Capital uniquement | Capital ou rente au choix | Rente principalement |
| Abondement max employeur | 8 % PASS = 3 844,80 € | 16 % PASS = 7 689,60 € | Pas de plafond unique |
| Forfait social < 50 sal. | 0 % | 0 % | 0 % |
| Forfait social ≥ 50 sal. | 20 % | 20 % (16 % si fonds PME-ETI) | 16 % |
Le PASS 2026 est de 48 060 € (arrêté du 22 décembre 2025). L'abondement PEREC est donc plafonné à 7 689,60 € par salarié et par an, sous réserve de ne pas dépasser trois fois le versement volontaire du salarié sur l'année.
Recommandation par taille d'entreprise#
TPE de 11 à 49 salariés : un PEREC seul suffit à remplir l'obligation de partage de la valeur, avec l'avantage d'un forfait social à 0 %. PME de 50 à 249 salariés : la combinaison PEE + PEREC est plus pertinente — le PEE sert l'épargne à moyen terme, le PEREC construit la retraite. PME de 250+ et ETI : le PER-OB pour la catégorie cadres s'ajoute au dispositif collectif pour répondre aux attentes des profils seniors.
Notre lecture#
Le piège fréquent est de comparer l'abondement à une augmentation de salaire en raisonnant brut pour brut, sans intégrer les charges sociales et l'impôt sur le revenu. Pour une PME de moins de 50 salariés, 1 000 € d'abondement coûtent exactement 1 000 € à l'employeur (0 % de forfait social) et procurent 850 à 900 € nets au salarié au déblocage. Une augmentation de 1 000 € brut coûte environ 1 410 € à l'entreprise (charges patronales) et ne laisse que 600 à 650 € nets après cotisations et impôt. L'écart est massif — à condition que le salarié accepte le blocage jusqu'à la retraite ou un cas de déblocage anticipé.
Comment fonctionne l'obligation de partage de la valeur pour les PME de 11 à 49 salariés ?#
Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés qui réalisent un bénéfice net fiscal supérieur ou égal à 1 % du chiffre d'affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place au moins un dispositif de partage de la valeur. Quatre options valides :
- Prime de partage de la valeur (PPV)
- Accord d'intéressement
- Accord de participation volontaire
- Abondement sur plan d'épargne salariale (PEE, PEREC, PER-OB)
La mise en place d'un PEREC avec abondement remplit cette obligation tout en construisant un avantage RH structurel, contrairement à la PPV qui est perçue comme ponctuelle. Pour en savoir plus sur ce mécanisme, consultez notre article sur le partage de valeur pour les entreprises de 11 à 49 salariés.
Quel est le plafond d'abondement employeur sur un PEREC en 2026 ?#
L'abondement employeur sur un PEREC est soumis à deux limites cumulatives. Première limite : 16 % du PASS annuel, soit 7 689,60 € par salarié et par an (PASS 2026 = 48 060 €). Deuxième limite : l'abondement ne peut pas excéder trois fois le versement volontaire du salarié sur l'année.
Sur un PEE, le plafond est de 8 % du PASS, soit 3 844,80 €. Les deux enveloppes se cumulent : un salarié peut bénéficier simultanément de l'abondement PEE et de l'abondement PEREC, dans la limite de leurs plafonds respectifs.
L'abondement employeur est totalement déductible du résultat fiscal de l'entreprise, exonéré de cotisations sociales patronales et salariales, et exclu de la base de calcul du forfait social pour les entreprises de moins de 50 salariés. C'est l'un des rares dispositifs RH où l'avantage fiscal est aussi concentré des deux côtés de la relation de travail.
Comment migrer un ancien PERCO vers un PEREC ?#
Aucun nouveau PERCO ne peut être ouvert depuis le 1er octobre 2020. Les contrats PERCO antérieurs à cette date continuent d'exister juridiquement et peuvent encore recevoir des versements. La migration n'est donc pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée.
Pourquoi migrer ?#
Le PEREC offre plusieurs avantages que le PERCO ne propose pas : sortie en capital fractionné plus flexible, possibilité de transférer l'ensemble des droits individuels (versements volontaires, abondement employeur, participation, intéressement) dans un seul plan, cadre juridique modernisé par l'ordonnance n° 2019-766, et souvent une gamme de fonds plus large.
En pratique : les étapes d'une migration PERCO → PEREC#
- Décision de l'employeur : accord d'entreprise ou avenant à l'accord existant, ou DUE si absence de représentation syndicale.
- Transfert des avoirs : les droits acquis dans le PERCO sont transférés dans le compartiment « versements volontaires » du PEREC, sans fiscalité immédiate.
- Sélection du gestionnaire : la migration est l'occasion de renégocier les frais et de moderniser la grille de fonds.
- Information des salariés : délai légal d'information de trois mois avant la migration effective.
- Dépôt administratif : transmission à la DREETS et enregistrement auprès de l'organisme gestionnaire.
Le coût d'une migration complète (accompagnement juridique, frais de gestion du transfert, communication interne) oscille entre 2 000 € et 8 000 € selon la taille de l'entreprise et la complexité de l'accord existant.
Processus de mise en place d'un PEREC — accord d'entreprise versus décision unilatérale#
La mise en place d'un PEREC peut emprunter deux voies juridiques selon la configuration sociale de l'entreprise.
| Mode | Condition | Procédure |
|---|---|---|
| Accord collectif | Délégués syndicaux présents | Négociation avec OS représentatives, dépôt à la DREETS |
| Décision unilatérale de l'employeur (DUE) | Absence de représentation syndicale ou échec de négociation | Décision écrite du dirigeant, information-consultation du CSE si ≥ 11 sal., dépôt à la DREETS |
| Ratification par les salariés | Alternative en l'absence d'OS | Projet soumis au vote, majorité des 2/3 requise |
Calendrier type : de la décision à l'ouverture des adhésions (3 mois)#
- Semaines 1-2 : sélection du gestionnaire (appel d'offres minimum 3 propositions — Amundi, Eres, Natixis, Crédit Mutuel AM).
- Semaines 3-4 : choix de la grille de fonds (sécurisé/équilibré/dynamique, options ISR) et rédaction du règlement du plan.
- Semaines 5-8 : élaboration et négociation de l'accord ou de la DUE.
- Semaines 9-10 : information-consultation du CSE le cas échéant.
- Semaine 11 : signature et dépôt à la DREETS.
- Semaine 12 : communication aux salariés, ouverture des adhésions.
Coûts indicatifs : frais de mise en place souvent offerts par le gestionnaire (0 à 5 000 €) ; frais de gestion annuels entre 0,5 % et 1 % de l'encours (à la charge du salarié) ; honoraires d'accompagnement juridique entre 1 500 € et 5 000 € selon la complexité.
Exemple chiffré — PME de 35 salariés, mise en place d'un PEREC#
Profil : entreprise de services, 35 salariés, masse salariale annuelle de 1,8 M€, bénéfice net fiscal moyen de 280 000 € (soit 15 % du chiffre d'affaires). L'entreprise dépasse le seuil de 1 % du CA pendant trois exercices consécutifs : elle est dans le champ de l'obligation de partage de la valeur depuis le 1er janvier 2025.
Paramètres retenus :
- Abondement employeur : 800 € par salarié et par an, conditionné à un versement minimal de 200 € du salarié (ratio 4:1).
- Taux d'adhésion estimé : 60 % en année 1, 80 % en année 3.
Calcul année 1 :
- Adhérents : 35 × 60 % = 21 salariés.
- Abondement total : 21 × 800 € = 16 800 €.
- Forfait social : 0 % (moins de 50 salariés) → coût brut = coût net = 16 800 €.
- Déduction IS à 25 % : 16 800 € × 25 % = 4 200 € d'économie fiscale.
- Coût net après IS : 12 600 € pour un avantage de 16 800 € distribués aux salariés.
En comparaison, une prime brute de 800 € versée à chaque salarié aurait coûté 800 € × 35 × 1,41 = 39 480 € en charges totales, avec seulement 500 à 550 € nets perçus par salarié après prélèvements sociaux et impôt sur le revenu. Le PEREC avec abondement est entre 2 et 3 fois plus efficace par euro investi par l'entreprise.
Cas terrain — cabinet d'ingénierie, 48 salariés, obligation de partage de la valeur 2025#
Un cabinet d'ingénierie parisien (48 salariés, CA de 6 M€, résultat net de 120 000 € pendant trois exercices) nous a contactés en janvier 2025, peu après la prise d'effet de l'obligation. La DRH souhaitait satisfaire la loi au moindre coût administratif, avec une PPV. L'analyse a montré qu'un PEREC avec un abondement de 500 € conditionné à un versement de 250 € était plus efficace : coût net après IS d'environ 14 000 €/an, avantage perçu par 40 salariés, image RH durable. La mise en place par DUE (absence de délégué syndical) a pris dix semaines. Aucune PPV ponctuelle n'a été nécessaire. L'entreprise a également profité de la démarche pour signer un accord d'intéressement via la procédure simplifiée disponible depuis 2023.
Comment articuler le PEREC avec l'intéressement, la participation et la PPV ?#
L'épargne salariale forme un écosystème. Chaque dispositif a sa logique propre, et leur articulation détermine l'efficacité globale.
- Intéressement : prime variable indexée sur des objectifs de performance (CA, marge, taux de satisfaction). Versée en numéraire ou orientée sur PEE/PEREC avec exonération de charges sociales patronales (hors forfait social).
- Participation : obligatoire au-delà de 50 salariés, calculée selon la formule légale (RSP = ½ × (B − 5 % CP) × S/VA). Peut être placée sur le PEREC avec les mêmes avantages fiscaux.
- PPV : exonérée de cotisations sociales et d'IR jusqu'à 3 000 € (6 000 € si accord d'intéressement). Avantage immédiat mais ponctuel. Voir notre guide PPV 2026.
- PEREC : abondement de l'employeur sur les versements volontaires des salariés. Avantage structurel, visible dans les négociations d'embauche.
Pour aller plus loin sur l'intéressement, consultez notre guide intéressement et participation PME 2026.
Le risque sous-estimé : la qualité du gestionnaire sur 20 à 30 ans#
Mettre en place un PEREC, c'est aussi sélectionner un partenaire financier pour deux ou trois décennies. Or la plupart des PME choisissent le gestionnaire sur la base du seul critère du coût de mise en place — souvent offert — sans analyser les frais courants ni la qualité du service.
0,3 point de frais annuels supplémentaires sur 30 ans représente environ 8 % de capital en moins pour le salarié. Sur un encours de 50 000 €, cela dépasse 4 000 € de manque à gagner. Il vaut mieux un gestionnaire avec 0,6 % de frais de gestion, une gamme ISR large et un reporting salarié clair qu'un bancassureur traditionnel à 1 % proposant un accès client daté.
Points à vérifier dans l'appel d'offres :
- Frais de gestion par fonds (TER — total expense ratio)
- Existence d'un fonds monétaire sécurisé accessible à tout moment
- Outil salarié en ligne (consultation, versements, simulations)
- Délai de traitement des demandes de déblocage anticipé
- Modalités de sortie en capital fractionné à la retraite
Ce que l'administration regarde#
L'URSSAF vérifie régulièrement la conformité des plans d'épargne salariale lors des contrôles. Les points de vigilance les plus fréquents portent sur :
- La régularité de l'accord : dépôt effectif à la DREETS, conformité au modèle type.
- Le respect du plafond d'abondement : tout dépassement du plafond de 16 % du PASS ou de la règle des 3× est réintégré dans l'assiette de cotisations sociales.
- La réalité du versement salarié conditionnel : un abondement versé sans versement préalable du salarié est requalifié en complément de salaire.
- La gestion pilotée par défaut : depuis la loi PACTE, le PEREC doit proposer une gestion pilotée horizon retraite à titre d'option par défaut. Son absence peut entraîner une remise en cause des avantages.
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, le taux de forfait social à 0 % s'applique automatiquement — mais un franchissement du seuil en cours d'année active le forfait social à 20 % dès l'exercice suivant. Un suivi des effectifs est donc nécessaire.
Checklist de décision pour le DRH ou le dirigeant#
- Diagnostic partage de la valeur : suis-je dans le champ (11-49 sal., bénéfice ≥ 1 % CA, 3 exercices consécutifs) ?
- Choix du plan : PEREC seul, PEE + PEREC, ou ajout PER-OB cadres ?
- Niveau d'abondement : montant fixe ou taux (ex : 100 % du versement salarié dans la limite de 1 000 €/an) ?
- Mode de mise en place : accord d'entreprise, DUE ou ratification ?
- Appel d'offres gestionnaires : minimum 3 propositions avec analyse des TER.
- Migration éventuelle d'un PERCO existant : audit des avoirs, accord de transfert.
- Communication interne : kit pédagogique, FAQ salarié, session d'information.
- Articulation pluriannuelle : intéressement / participation / PPV / abondement — quel séquençage ?
- Suivi des effectifs : franchissement du seuil de 50 salariés → impact forfait social.
À jour au 2026-06-14. Cet article informe et ne remplace pas un conseil personnalisé. Pour votre situation, contactez un expert-comptable inscrit à l'Ordre.
Questions fréquentes
Quelle différence entre PER d'entreprise collectif (PEREC) et PER obligatoire (PER-OB) ?
Le PEREC (anciennement PERCO depuis la loi PACTE) est un plan d'épargne retraite collectif facultatif : les salariés choisissent d'y verser ou non, l'employeur peut abonder jusqu'à 16 % du PASS (7 689,60 € en 2026). Le PER-OB (ex-article 83) est imposé à une catégorie objective de salariés qui doivent obligatoirement cotiser, l'employeur étant tenu de verser un complément. PEREC = adhésion volontaire, sortie en capital ou rente au choix. PER-OB = adhésion obligatoire, sortie principalement en rente. La plupart des PME de 30 à 300 salariés optent pour le PEREC pour sa souplesse et sa simplicité de mise en place.
Quel est le plafond d'abondement employeur sur un PEREC en 2026 ?
L'abondement employeur sur un PEREC est plafonné à 16 % du PASS annuel, soit 7 689,60 € par salarié et par an en 2026 (PASS 2026 = 48 060 €, arrêté du 22 décembre 2025). L'abondement ne peut pas dépasser trois fois le versement volontaire du salarié sur l'année. Sur un PEE, le plafond est de 8 % du PASS, soit 3 844,80 €. Les deux plans se cumulent. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l'abondement est exonéré de forfait social (taux 0 %), ce qui rend le dispositif particulièrement efficient.
Mon entreprise (35 salariés) est-elle concernée par l'obligation de partage de la valeur 2025-2026 ?
Oui, sous condition. Depuis le 1er janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés qui réalisent un bénéfice net fiscal supérieur ou égal à 1 % du chiffre d'affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur (loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023). L'obligation n'est donc pas universelle : elle s'applique uniquement si les trois exercices consécutifs sont bénéficiaires au-delà du seuil. Un PEREC avec abondement constitue l'une des quatre options valides pour y satisfaire, avec l'avantage d'un impact RH durable par rapport à une prime ponctuelle.
Comment fonctionne le forfait social pour les PME de moins de 50 salariés ?
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, les versements d'abondement employeur sur les plans d'épargne salariale (PEE, PEREC, PER-OB) sont totalement exonérés de forfait social (taux 0 % depuis la loi PACTE de 2019). Concrètement : 1 000 € versés en abondement coûtent exactement 1 000 € à l'employeur. Pour les entreprises de 50 salariés et plus, le taux standard est de 20 %, réduit à 16 % sur les versements PEREC affectés à la gestion pilotée comprenant au moins 10 % de titres PME-ETI. Attention : le franchissement du seuil de 50 salariés en cours d'exercice produit ses effets sur l'exercice suivant.
Mon ancien PERCO doit-il obligatoirement être migré vers un PEREC ?
Non. Les contrats PERCO conclus avant le 1er octobre 2020 continuent d'exister et peuvent encore recevoir des versements. Aucun nouveau PERCO ne peut en revanche être ouvert depuis cette date. Un transfert volontaire PERCO → PEREC est possible sans fiscalité immédiate. La migration est recommandée car le PEREC offre une sortie en capital fractionné plus souple, un cadre juridique modernisé et, souvent, une meilleure gamme de fonds. Son coût varie entre 2 000 € et 8 000 € selon la complexité de l'accord existant et la taille de l'entreprise.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance — Code monétaire et financier art. L. 224-1 à L. 224-40 (PER)
- URSSAF — Plans d'épargne salariale et forfait social
- economie.gouv.fr — Plan d'épargne retraite collectif (PERECO)
- Légifrance — Loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 (partage de la valeur 11-49 salariés)
- economie.gouv.fr — Forfait social employeur
- Arrêté du 22 décembre 2025 fixant le plafond annuel de la Sécurité sociale 2026 (PASS 48 060 €)
Ce sujet relève de notre mission DAF externalisé à Paris | CFO temps partagé
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