Augmentation de capital en SAS : procédure, prime, dilution 2026
Apport numéraire, apport en nature, prime d'émission, dilution et pacte d'associés : la procédure complète d'augmentation de capital en SAS à jour au 12 mai 2026.
Ce sujet relève de notre mission
Juridique d'entreprise à Paris | AG, statuts, cessionsNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
À jour au 12 mai 2026. L'augmentation de capital en SAS n'est pas un acte juridique isolé : c'est une opération économique, fiscale et de gouvernance qui engage durablement la cap table. Levée de fonds en série A, conversion de comptes courants, entrée d'un fonds d'amorçage, transmission familiale, recapitalisation après pertes — toutes ces situations passent par les mêmes briques techniques. Pour un dirigeant à Paris, l'enjeu est d'arbitrer la modalité (numéraire, nature, incorporation, conversion de créance), de calibrer la prime d'émission, de maîtriser la dilution et d'enchaîner les formalités sans rupture de chaîne juridique. Cet article rassemble les règles de fond et la procédure que nous appliquons en cabinet, pas à pas.
Les motifs économiques d'une augmentation de capital en SAS#
Financer la croissance vs renforcer les fonds propres#
Le réflexe consiste à confondre besoin de cash et besoin de capital. Une augmentation de capital n'est pertinente que lorsque la société a besoin de fonds propres opposables aux tiers — banques, clients grands comptes, marchés publics — et non lorsqu'un simple compte courant d'associé suffit. Dès lors qu'une banque exige un ratio fonds propres/total bilan supérieur à 25 % pour débloquer une ligne, ou qu'un client public impose une preuve de solvabilité capitalistique, l'augmentation devient l'outil pertinent. À l'inverse, pour un besoin de trésorerie ponctuel de moins de 12 mois, l'avance en compte courant rémunérée au taux maximal déductible (article 39-1-3° du CGI, taux moyen des prêts à taux variable supérieur à deux ans) reste plus souple.
Entrée d'un investisseur, sortie d'un associé, conversion de dette#
L'augmentation de capital est le véhicule naturel d'entrée d'un investisseur : business angel à 50 000 €, fonds de seed à 1,5 M€, série A à 4-10 M€. Elle permet aussi de convertir une dette d'associé en capital (compte courant ou obligation convertible) pour assainir le bilan avant une opération de M&A. Lors d'une sortie d'associé, en revanche, il faut souvent combiner une réduction de capital non motivée par des pertes (rachat de titres en vue d'annulation) avec une augmentation parallèle au profit d'un repreneur : la mécanique est détaillée dans notre analyse comparée SARL ou SAS.
Préparer une cession ou une opération de M&A#
À 12-18 mois d'une cession, l'augmentation de capital peut servir à apurer le bilan, à intégrer un actif clé (brevet, fonds de commerce) ou à diluer un actionnaire minoritaire bloquant. La valorisation pré-money fixée à cette occasion devient une borne pour les négociations futures : un investisseur sortant à 8 M€ post-money en N-1 réclamera difficilement une valorisation inférieure à 10 M€ en N. Cette anticipation se prépare en amont avec un DAF externalisé à Paris capable d'orchestrer cap table, due diligence et reporting.
Les trois modalités principales d'augmentation#
Augmentation par apport en numéraire#
L'apport en numéraire reste la voie la plus simple. Les souscripteurs versent les fonds sur un compte bloqué (banque ou notaire) avant la décision collective. Pour la SAS, la libération immédiate doit couvrir au minimum la moitié de la valeur nominale des actions souscrites (article L225-144 du Code de commerce applicable par renvoi), le solde devant être appelé dans les cinq ans à compter de l'immatriculation de l'augmentation. La libération différée doit être gérée techniquement : le capital appelé non versé apparaît au passif (compte 109) et le capital non appelé en moins-values des immobilisations financières des souscripteurs. Tant que la totalité du capital n'est pas libérée, la société ne peut pas procéder à une nouvelle augmentation en numéraire.
Augmentation par apport en nature et commissaire aux apports#
L'apport en nature consiste à transférer à la société un bien (fonds de commerce, brevet, parts sociales, matériel, immeuble) en échange d'actions nouvelles. La SAS doit désigner un commissaire aux apports sauf dérogation prévue à l'article L227-1 alinéa 5 du Code de commerce : la dispense est possible lorsque aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € ET que la valeur totale des apports en nature ne représente pas plus de 50 % du capital social après opération. Hors de ces deux conditions cumulatives, la désignation est obligatoire et le commissaire engage sa responsabilité sur cinq ans (article L225-249). Le rapport du commissaire est annexé aux statuts et déposé au greffe. Notre dossier sur le commissaire aux apports en SAS ou SARL détaille les seuils et le déroulement de mission.
Augmentation par incorporation de réserves ou conversion de créances#
L'incorporation de réserves transforme un poste de capitaux propres (réserves légales au-delà de 10 % du capital, réserves statutaires, report à nouveau créditeur, primes d'émission antérieures) en capital social. Aucun cash n'entre dans la société : c'est une opération d'écriture qui consolide la lecture du bilan par les tiers. La décision se prend à la majorité prévue par les statuts SAS. La conversion de créance (compte courant d'associé, dette fournisseur, dette obligataire) suppose que la créance soit liquide, certaine et exigible ; elle est constatée par un certificat du commissaire aux comptes ou, à défaut, par une attestation de l'expert-comptable. La conversion d'un compte courant en capital fait perdre la possibilité de remboursement à première demande — un point souvent sous-estimé par les dirigeants.
Prime d'émission et valorisation pré-money#
Calcul de la prime d'émission#
La prime d'émission est la différence entre le prix de souscription d'une action nouvelle et sa valeur nominale. Sur une SAS au capital de 10 000 € divisé en 10 000 actions de 1 € de nominal, une levée de 2 M€ à une valorisation pré-money de 8 M€ implique une valorisation post-money de 10 M€. Le nouvel investisseur souscrit 2 500 actions nouvelles (20 % du capital post-money de 12 500 actions) à un prix unitaire de 800 €, soit 1 € de nominal + 799 € de prime d'émission par action. La prime totale s'élève à 1 997 500 €, comptabilisée au compte 1041 (prime d'émission). Elle reste mobilisable pour absorber des pertes futures, distribuer un dividende exceptionnel (avec un coût fiscal différent du dividende sur résultat) ou incorporer ultérieurement au capital.
Méthodes de valorisation pré-money (DCF, multiples, comparables)#
La valorisation pré-money se construit par triangulation. Le DCF (discounted cash flow) projette les flux de trésorerie disponibles sur 5 à 7 ans actualisés au coût moyen pondéré du capital (WACC), généralement 12 à 18 % pour une PME et 20 à 30 % pour une startup pré-rentable. Les multiples de transactions comparables s'appliquent à l'EBITDA (multiples de 5 à 10x pour les services B2B, 8 à 15x pour le SaaS récurrent) ou au chiffre d'affaires (1 à 3x pour les SaaS early-stage). Les comparables boursiers servent de borne haute. Pour une startup deeptech sans revenus, la méthode dominante reste le Berkus method ou le scorecard valuation, capés à 2,5 M€ pré-money pour le pré-seed et 8-12 M€ pour le seed à Paris en 2026.
Traitement comptable et fiscal de la prime#
La prime d'émission est inscrite en capitaux propres au compte 1041. Elle n'est pas soumise à l'impôt sur les sociétés à l'entrée — c'est un apport, pas un produit. Côté droits d'enregistrement, l'augmentation de capital par apport en numéraire bénéficie d'une exonération depuis le 1er janvier 2019 (article 810 bis du CGI). Pour les apports en nature, le régime varie : exonération si l'apport est pur et simple à une société à l'IS ; droit fixe de 375 € (510 € si capital après opération > 225 000 €) sur les apports d'immeuble, de fonds de commerce ou de clientèle réalisés à une société à l'IS par une personne physique non associée, avec engagement de conservation des titres pendant 3 ans. À défaut d'engagement, le droit de mutation à titre onéreux de 5 % s'applique sur la fraction excédant les abattements.
Dilution, pacte d'associés et clauses standards#
Calcul de la dilution et impact sur le contrôle#
La dilution se calcule en pourcentage de détention avant et après opération. Sur la SAS précédente (10 000 actions, fondateurs à 100 %), l'entrée d'un investisseur souscrivant 2 500 actions ramène les fondateurs à 80 % du capital. Si l'investisseur exige en sus une réserve d'actions pour un plan BSPCE de 10 % de la cap table totalement diluée, les fondateurs descendent à environ 72 %. Le seuil psychologique des 50 % +1 (majorité simple en AGE selon statuts) doit être protégé tant que le projet n'est pas mature. Les seuils statutaires de minorité de blocage en SAS sont librement fixés par les statuts — c'est la différence majeure avec la SAS standard, où l'article L227-9 laisse aux fondateurs la liberté de fixer le quorum et la majorité.
Liquidation préférentielle, anti-dilution, ratchet#
Le standard de marché 2026 en France pour une série A est la liquidation préférentielle 1x non-participative : l'investisseur récupère son ticket en premier puis bascule en distribution pro-rata avec les fondateurs si cela lui est plus favorable. Les clauses 1x participating cap 3x sont devenues rares hors situations de retournement. La clause anti-dilution standard est le weighted-average broad-based (formule pondérée tenant compte du nombre d'actions et du prix d'émission), bien plus mesurée que le full ratchet qui aligne mécaniquement le prix de l'investisseur précédent sur celui d'un down-round. Notre analyse des 15 clauses vitales du pacte d'associés cartographie le menu complet.
Drag-along, tag-along, vesting fondateurs#
Le drag-along (clause d'entraînement) permet à une majorité qualifiée — typiquement 66 % ou 75 % du capital post-money — de forcer la cession totale en cas d'offre d'acquisition. Le tag-along (clause de sortie conjointe) protège les minoritaires en leur ouvrant le droit de céder leurs titres aux mêmes conditions que le majoritaire cédant. Le vesting fondateurs sur 4 ans avec cliff d'un an reste le standard : si un fondateur quitte avant 12 mois, il restitue 100 % de ses actions ; au-delà, il acquiert mensuellement 1/48ème de son allocation. Le reverse vesting (titres déjà détenus mais soumis à rachat en cas de départ) est juridiquement plus solide en France que le pur vesting prospectif.
Procédure juridique étape par étape#
Décision collective (AGE ou consultation écrite) et modification statutaire#
En SAS, les conditions de décision sont fixées librement par les statuts, sous réserve de l'unanimité requise par l'article L227-19 pour certaines clauses (agrément, inaliénabilité, exclusion). La décision d'augmentation peut donc être prise en assemblée générale, par consultation écrite ou par acte unanime des associés selon ce que prévoient les statuts. Les statuts doivent ensuite être modifiés pour refléter le nouveau capital social, la nouvelle répartition et, le cas échéant, les nouvelles catégories d'actions (actions de préférence relevant des articles L228-11 et suivants). Un procès-verbal et une version refondue des statuts sont signés.
Libération des apports : règles 2026 et calendrier#
Pour le numéraire, la moitié au minimum est libérée à la souscription et déposée sur un compte bloqué, le solde étant appelable dans les 5 ans par décision du président. Pour les apports en nature, la libération est intégrale et immédiate dès la décision : le bien est transféré, le rapport du commissaire aux apports daté et annexé. Pour l'incorporation de réserves, aucune libération externe n'est requise — c'est une opération comptable interne validée par le bilan du dernier exercice clos certifié sans réserve par le commissaire aux comptes si la société en a un.
Formalités au greffe, INPI et publication JAL#
Dans le mois suivant la décision : publication d'un avis dans un journal d'annonces légales (coût indicatif 150 à 220 € à Paris en 2026, tarif réglementé par arrêté annuel) ; dépôt au guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr) du dossier comprenant procès-verbal, statuts mis à jour, attestation du dépositaire des fonds pour le numéraire, rapport du commissaire aux apports pour la nature, formulaire M2. Le greffe enregistre la modification et délivre un Kbis actualisé sous 5 à 10 jours ouvrés. L'inscription modificative au RCS coûte 192,01 € en 2026 (tarif réglementé). Pour cadrer ces formalités sans rupture, voyez notre accompagnement en création et modification d'entreprise à Paris.
Instruments dilutifs alternatifs (BSPCE, AGA, BSA)#
BSPCE : éligibilité, fiscalité du gain d'exercice 2026#
Les BSPCE (bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise, article 163 bis G du CGI) sont réservés aux sociétés de moins de 15 ans non cotées (ou cotées sur un marché de croissance avec capitalisation < 150 M€), soumises à l'IS, dont 25 % au moins du capital est détenu par des personnes physiques. Le gain d'exercice (différence entre valeur de cession et prix d'exercice) est taxé à 12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux (PFU à 30 %) si le bénéficiaire a au moins 3 ans d'ancienneté dans la société ; à 30 % d'IR si moins de 3 ans. Le BSPCE reste l'instrument fiscalement le plus efficace pour aligner salariés et fondateurs, comme détaillé dans notre comparatif BSPCE / AGA / stock-options 2026.
AGA : conditions d'attribution et de cession#
Les attributions gratuites d'actions (article L225-197-1 du Code de commerce) supposent une décision d'AGE autorisant l'enveloppe (plafond global 10 % du capital, 30 % si attribution à l'ensemble des salariés). La période d'acquisition est d'au moins 1 an, suivie d'une période de conservation dont la durée minimale cumulée acquisition + conservation est de 2 ans. Le gain d'acquisition est taxé en plus-value mobilière à 30 % (PFU), avec un abattement de 50 % en dessous de 300 000 €. Les AGA s'adaptent mieux que les BSPCE aux structures matures ou aux sociétés à capitaux significatifs où la dilution doit être maîtrisée.
BSA et obligations convertibles#
Les BSA (bons de souscription d'actions) sont des bons cessibles, librement négociables, sans contrainte d'ancienneté ni de plafond légal. Ils servent à rémunérer un consultant externe, un advisor ou un partenaire stratégique. La fiscalité du gain d'exercice est moins favorable que les BSPCE (régime des plus-values mobilières classique). Les obligations convertibles (OC) permettent à un investisseur d'avancer des fonds remboursables convertis en actions au tour suivant, avec décote (20 % typique) ou cap de valorisation. Elles sont fréquentes pour les bridge entre seed et série A.
Notre lecture chez Cabinet Hayot Expertise#
La décision à arbitrer en pratique — augmentation vs dette vs quasi-equity#
Chez Cabinet Hayot Expertise à Paris, le premier arbitrage proposé au dirigeant est rarement "augmentation oui ou non", mais augmentation contre dette bancaire / prêt BPI / compte courant / obligation convertible. Pour un besoin de 500 000 € sur 24 mois avec une croissance à deux chiffres, un prêt BPI Création + apport personnel peut être moins dilutif et plus rapide qu'une levée en seed. Pour un besoin de 2 M€ destiné à conquérir un nouveau marché géographique, l'augmentation devient incontournable. La décision se prend sur trois axes : coût du capital (TRI investisseur attendu vs taux d'intérêt), vitesse de mise en place (3 semaines pour un prêt BPI vs 4-6 mois pour une série A), et conséquences sur la gouvernance.
Le risque sous-estimé — clauses de pacte mal calibrées et dilution silencieuse#
Questions fréquentes
Faut-il systématiquement un commissaire aux apports en SAS ?+
Non. L'article L227-1 alinéa 5 du Code de commerce permet aux associés de SAS de décider à l'unanimité de ne pas désigner de commissaire aux apports lorsque aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € et que la valeur totale des apports en nature ne représente pas plus de 50 % du capital après opération. Hors de ces deux conditions cumulatives, la désignation est obligatoire et le commissaire engage sa responsabilité sur 5 ans. La dispense doit être expressément mentionnée dans le procès-verbal.
Quelle est la durée d'une procédure d'augmentation de capital en SAS ?+
Pour une augmentation en numéraire pure avec souscripteurs identifiés, comptez 3 à 5 semaines : décision collective, libération des fonds sur compte bloqué, dépôt de garantie, publication JAL, dépôt INPI, délivrance du nouveau Kbis. Pour une augmentation incluant un apport en nature avec désignation d'un commissaire aux apports, ajoutez 6 à 10 semaines pour la mission du commissaire. Pour une levée de fonds en série A avec négociation de term sheet, due diligence et pacte d'associés, le calendrier réaliste va de 4 à 6 mois entre signature de la term sheet et closing.
Comment fixer la prime d'émission lors d'une levée de fonds ?+
La prime d'émission n'est pas fixée seule : elle découle mécaniquement de la valorisation pré-money négociée et de la valeur nominale des actions. La valorisation pré-money se construit par triangulation entre DCF (sur projections à 5-7 ans), multiples de transactions comparables (EBITDA ou CA selon le modèle), et benchmarks de marché par stade (pré-seed, seed, série A). À Paris en 2026, les fourchettes de valorisation pré-money seed pour un SaaS B2B sont 4 à 8 M€, 8 à 15 M€ en série A. La prime se déduit ensuite par calcul arithmétique simple.
Quels sont les droits d'enregistrement applicables en 2026 ?+
Les apports en numéraire sont exonérés de droit d'enregistrement depuis 2019 (article 810 bis du CGI). Les apports en nature à une société à l'IS bénéficient également de l'exonération à titre principal, sauf cas particuliers : apport d'immeuble, de fonds de commerce ou de clientèle par une personne physique non associée — soumis à un droit fixe de 375 € (510 € si capital post-opération > 225 000 €) avec engagement de conservation des titres reçus pendant 3 ans. À défaut d'engagement, droit de mutation à titre onéreux de 5 % sur la fraction excédant les abattements. L'incorporation de réserves donne lieu à un droit fixe de 125 €.
Peut-on supprimer le droit préférentiel de souscription en SAS ?+
Oui, et c'est la règle pratique lors d'une levée externe. Le droit préférentiel de souscription (DPS) peut être supprimé par décision collective des associés selon les modalités prévues par les statuts. Cette suppression peut être globale (au profit d'un investisseur identifié) ou catégorielle. Lorsque la suppression est faite au profit d'une personne dénommée, un rapport spécial doit être établi par le président et, si la société dispose d'un commissaire aux comptes, par celui-ci également, conformément à l'article L225-138 du Code de commerce applicable par renvoi.
BSPCE ou AGA : que choisir en 2026 pour fidéliser ses talents ?+
Le BSPCE est l'instrument le plus efficace pour une startup de moins de 15 ans soumise à l'IS, détenue à 25 % au moins par des personnes physiques et non cotée (ou cotée sur un marché de croissance < 150 M€) : fiscalité du gain d'exercice à 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux (PFU 30 %) dès 3 ans d'ancienneté. L'AGA convient aux structures plus matures, hors champ BSPCE, ou lorsqu'on souhaite attribuer immédiatement des actions plutôt que des bons à exercer : abattement de 50 % en plus-value mobilière jusqu'à 300 000 €. Le choix s'effectue sur trois critères : éligibilité juridique, profil fiscal du bénéficiaire, et stade de maturité de la société.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance - Article L227-9 du Code de commerce (décisions collectives en SAS)
- Légifrance - Article L225-127 à L225-149 du Code de commerce (augmentation de capital)
- Légifrance - Article L227-1 du Code de commerce (commissaire aux apports SAS)
- Légifrance - Article 163 bis G du CGI (BSPCE)
- Légifrance - Article L225-197-1 du Code de commerce (AGA)
- Entreprendre.Service-Public - Augmenter le capital social de la société
- BOFiP - BIC-PVMV - Droits d'enregistrement sur augmentation de capital
- INPI - Modification de société : augmentation de capital
Ce sujet relève de notre mission Juridique d'entreprise à Paris | AG, statuts, cessions
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