DAC 7 plateformes 2026 : obligations concrètes pour e-commerce, marketplaces et SaaS
DAC 7 oblige les opérateurs de plateforme à déclarer à la DGFiP les revenus de leurs vendeurs tiers. Seuils, contenu, sanctions et articulation avec TVA OSS et facturation électronique 2026.
Ce sujet relève de notre mission
Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôleNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide : qui doit déclarer sous DAC 7 et quand ?#
DAC 7 oblige chaque opérateur de plateforme (place de marché, SaaS de mise en relation) à déclarer à la DGFiP les revenus de ses vendeurs tiers, au plus tard le 31 janvier de l'année suivante. Les vendeurs de biens sont exonérés en dessous de 30 opérations et 2 000 euros. Services et locations restent déclarables dès la première transaction.
À jour au 14 mai 2026.
Depuis le 1er janvier 2023, une directive européenne discrète mais redoutable s'impose à toutes les plateformes numériques qui mettent en relation vendeurs et acheteurs sur le sol européen : la directive DAC 7 (directive 2021/514/UE), transposée en droit français par l'article 134 de la loi de finances pour 2022. En 2026, son application opérationnelle entre dans sa quatrième année, et l'administration commence à frapper fort sur les plateformes qui croyaient pouvoir s'en exonérer.
DAC 7 ne concerne pas que les géants Amazon, Vinted ou Airbnb. Toute place de marché B2C ou C2C, toute plateforme SaaS qui facilite la mise en relation avec des prestataires de services indépendants, tout site qui prélève une commission sur des transactions entre tiers doit déclarer chaque année à la DGFiP les revenus de ses vendeurs déclarables. À défaut : jusqu'à 50 000 € d'amende par déclaration manquante.
Ce guide opérationnel décortique le périmètre exact, les seuils, le contenu de la déclaration et l'articulation avec les autres obligations 2026 (TVA OSS/IOSS, facturation électronique).
Résumé exécutif#
- Qui doit déclarer : opérateur de plateforme (résident ou non) qui met en relation vendeurs tiers et utilisateurs résidents UE ou opérations réalisées dans l'UE.
- Quoi déclarer : identité, NIF, TVA, montants trimestriels par vendeur, comptes bancaires de versement.
- Seuils d'exclusion vendeurs biens : < 30 transactions ET < 2 000 € sur l'année civile.
- Seuils vendeurs services / immobilier : déclarables dès la 1ère transaction.
- Échéance : 31 janvier de l'année N+1 pour les opérations de l'année N.
- Sanctions : amende forfaitaire globale qui ne peut excéder 50 000 € par déclaration (art. 1736, XI du CGI).
1. Quelles plateformes sont concernées par DAC 7 ?#
Définition d'un « opérateur de plateforme »#
Au sens du décret n° 2022-1661 du 26 décembre 2022 et de l'article 1649 ter A du CGI, est qualifié d'opérateur de plateforme toute entité, résidente ou non, qui conclut un contrat avec des vendeurs pour mettre à leur disposition tout ou partie d'une plateforme (site, application, logiciel) permettant la mise en relation avec d'autres utilisateurs en vue de la réalisation, directement ou indirectement, d'une « activité concernée ».
Les 4 activités concernées#
| Activité | Exemples | Seuils d'exclusion |
|---|---|---|
| Vente de biens | Vinted, eBay, Leboncoin Pro, Amazon Marketplace, Etsy | < 30 transactions ET < 2 000 € par vendeur |
| Prestation de services personnels | TaskRabbit, Malt, Upwork, Fiverr, plateformes de coaching | Aucun seuil, déclaration dès la 1ère opération |
| Location de moyens de transport | Getaround, Drivy, location de bateaux | Aucun seuil |
| Location de biens immobiliers | Airbnb, Abritel, Booking, Le Bon Coin Immobilier | Aucun seuil bas ; allègement pour gros bailleurs réguliers |
Ce qui est exclu du périmètre#
Sont explicitement hors champ :
- les e-commerces qui vendent uniquement leurs propres produits (Shopify monomarque, Prestashop d'éditeur, etc.) ;
- les plateformes purement publicitaires (Pages Jaunes, comparateurs de prix sans gestion de paiement) ;
- les processeurs de paiement (Stripe, Mollie, PayPal) qui n'organisent pas la mise en relation ;
- les places de marché B2B fermées à un cercle restreint, sur conditions.
Notre analyse d'expert-comptable#
Le piège classique des SaaS « marketplace embedded ». Un éditeur SaaS qui ajoute une fonctionnalité de mise en relation entre ses clients (ex. : une plateforme RH qui met en relation entreprises et freelances, ou un logiciel de gestion de salle qui permet à des prestataires extérieurs de proposer leurs services) bascule dans le champ de DAC 7 sans s'en rendre compte. Le test décisif : la plateforme met-elle directement en contact des tiers ET conserve-t-elle de l'information sur le paiement (commission, hold du paiement, escrow) ? Si oui, DAC 7 s'applique. Nous identifions chaque année plusieurs SaaS B2B français qui découvrent leur obligation au 3e ou 4e exercice, avec des arriérés de déclaration coûteux.
Êtes-vous déclarable ? Le test par profil#
Selon votre activité sur la plateforme, la règle change du tout au tout. Repérez votre profil.
Vendeur occasionnel de biens (Vinted, eBay, Leboncoin)+
Non déclarable tant que vous restez sous les deux seuils cumulés réservés à la vente de biens : moins de 30 ventes ET 2 000 euros au plus de contrepartie encaissée via la plateforme sur la période. Dès que l'un des deux plafonds est franchi, la plateforme vous déclare à la DGFiP.
E-commerçant qui vend ses propres produits+
Hors champ DAC 7 en tant qu'opérateur si vous vendez uniquement vos produits en direct (boutique Shopify, WooCommerce de marque). Vous redevenez concerné dès que votre site héberge une place de marché ouverte à des vendeurs tiers, même en prélevant une simple commission.
Loueur (immobilier ou moyen de transport)+
Déclarable dès la première location, sans seuil de minimis. Cas particulier : au-delà de 2 000 services de location pour un même bien, le loueur est présumé professionnel et sort du champ déclaratif de la plateforme.
Prestataire de services (freelance, coach, chauffeur)+
Déclarable dès la première prestation encaissée via la plateforme, sans aucun seuil. La plateforme transmet à la DGFiP votre identité, votre NIF et vos montants trimestriels.
2. Contenu exact de la déclaration DPI-DAC7#
Pour chaque vendeur déclarable, la plateforme doit transmettre à la DGFiP via le service en ligne dédié :
Informations sur le vendeur (personne morale)#
- Dénomination sociale, adresse du siège, État de résidence fiscale.
- Numéro d'identification fiscale (NIF/SIREN) et numéro TVA intracommunautaire le cas échéant.
- Lieu d'établissement et numéro RCS pour les entités UE.
Informations sur le vendeur (personne physique)#
- Nom, prénom, date de naissance.
- Adresse principale, État de résidence fiscale.
- NIF (numéro fiscal de référence).
- Numéro TVA si applicable (auto-entrepreneurs avec activité soumise).
Informations sur les opérations#
- Montant total brut perçu trimestre par trimestre (T1, T2, T3, T4).
- Nombre de transactions trimestre par trimestre.
- Frais retenus par la plateforme (commissions, frais de service).
- Identifiant du compte bancaire de versement (IBAN ou wallet), un point souvent oublié et lourdement sanctionné.
Informations spécifiques location immobilière#
- Adresse exacte du bien.
- Numéro d'enregistrement local (numéro de meublé de tourisme, déclaration mairie pour Paris/Lyon/Bordeaux).
- Type de bien (résidence principale, secondaire, parking, bureau).
- Nombre de jours de location dans l'année.
3. Calendrier 2026 et échéances clés#
| Échéance | Action | Année concernée |
|---|---|---|
| 31 janvier 2026 | Déclaration DPI-DAC7 (déjà passée) | Opérations 2025 |
| 31 janvier 2027 | Information de chaque vendeur déclarable (mêmes données que celles transmises à la DGFiP) | Opérations 2026 |
| 31 janvier 2027 | Déclaration DPI-DAC7 attendue | Opérations 2026 |
| 31 janvier 2028 | Déclaration suivante | Opérations 2027 |
Format technique : XML conforme au schéma DPI 1.6 publié par la DGFiP, transmis par espace professionnel impots.gouv.fr ou via API EDI.
Comprendre le cycle déclaratif annuel#
DAC 7 fonctionne sur un rythme annuel décalé : l'opérateur collecte les données tout au long de l'année N, puis dépose une déclaration unique au plus tard le 31 janvier de l'année N+1. Les opérations 2026 se déclarent donc le 31 janvier 2027, celles de 2027 le 31 janvier 2028. À la même échéance du 31 janvier, l'opérateur doit aussi communiquer à chaque vendeur déclarable les informations le concernant qui ont été transmises à l'administration : le vendeur dispose ainsi de ses propres montants trimestriels pour établir ses déclarations fiscales.
Ce calendrier se double, à partir de 2026, d'un dispositif jumeau pour les crypto-actifs. La directive DAC 8 (directive (UE) 2023/2226) impose aux prestataires de services sur crypto-actifs une collecte des données dès le 1er janvier 2026, pour un premier reporting au 31 janvier 2027 sur les opérations 2026, soit exactement le même tempo que DAC 7. Une plateforme qui combine place de marché et crypto-actifs prépare donc deux déclarations en parallèle.
4. Sanctions : ce que la DGFiP applique réellement en 2026#
Sanctions financières (article 1736 du CGI)#
| Manquement | Sanction |
|---|---|
| Défaut de déclaration (art. 1649 ter A CGI) | Amende forfaitaire ne pouvant excéder 50 000 € par déclaration |
| Omissions ou inexactitudes sur un vendeur | Comprises dans cette même amende plafonnée à 50 000 € (aucun tarif par information) |
| Manquement aux obligations de diligence (art. 1649 ter D CGI) | Amende forfaitaire ne pouvant excéder 50 000 € |
Sanctions opérationnelles#
Au titre de ses obligations de diligence (article 1649 ter D du CGI), c'est l'opérateur lui-même, et non l'administration, qui doit agir : après deux relances restées sans réponse, il ferme le compte du vendeur qui ne fournit pas ses informations et l'empêche de se réinscrire, ou retient le versement de sa contrepartie.
Le risque sous-estimé#
Beaucoup de plateformes croient être protégées par leur statut de simple intermédiaire technique. Faux. La DGFiP a expressément confirmé dans le BOFiP que la responsabilité fiscale de la plateforme est autonome de celle des vendeurs : un vendeur peut être en règle, la plateforme peut quand même être sanctionnée pour défaut de déclaration. Et inversement, une plateforme conforme n'absout pas les vendeurs de leurs propres obligations TVA et IR.
Ce que risque l'opérateur, ce que subit le vendeur#
Côté plateforme, le régime de sanctions tient en un plafond unique : l'amende forfaitaire prévue à l'article 1736, XI du CGI ne peut excéder 50 000 euros, que le manquement porte sur le défaut de déclaration (article 1649 ter A) ou sur les obligations de diligence (article 1649 ter D). Il n'existe pas de tarif « par vendeur » ni « par information manquante » : c'est une amende globale.
Côté vendeur, la conséquence est double. D'abord, ses revenus sont désormais connus de la DGFiP, qui les rapproche automatiquement de ses déclarations : un vendeur qui n'a pas déclaré son chiffre d'affaires s'expose à un redressement, sans que la conformité de la plateforme ne l'exonère de ses propres obligations de TVA (OSS/IOSS) et d'impôt. Ensuite, s'il refuse de transmettre son NIF, l'opérateur doit, après deux relances, fermer son compte ou retenir le versement de sa contrepartie (article 1649 ter D).
5. Articulation avec TVA OSS/IOSS et facturation électronique 2026#
DAC 7 n'est qu'une couche d'un empilement réglementaire qui se densifie. Les 3 obligations à mutualiser :
Couche 1 : TVA OSS / IOSS#
- OSS (One-Stop Shop) : déclaration trimestrielle unique pour les ventes B2C intra-UE > 10 000 € annuels.
- IOSS (Import One-Stop Shop) : pour les ventes B2C de biens importés ≤ 150 €.
- Voir notre guide TVA e-commerce et Obligations TVA et IOSS.
Couche 2 : DAC 7#
- Déclaration annuelle DPI-DAC7 sur vendeurs tiers.
Couche 3 : Facturation électronique 2026#
- À compter du 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises (réception obligatoire) et du 1er septembre 2027 pour les PME, la transmission des factures via Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) ou Portail Public de Facturation (PPF) devient obligatoire.
- Pour une marketplace, cela concerne ses propres factures de commission émises aux vendeurs tiers, pas les ventes des tiers entre eux.
- Voir notre guide Facturation électronique 2026 : obligations et délais.
Ce que le dirigeant doit décider#
- Audit de qualification DAC 7 : suis-je opérateur ou non ? (test décisif : mise en relation + paiement)
- Choix d'outil : ERP marketplace natif ou module de reporting capable de générer le fichier XML DPI-DAC7 attendu par la DGFiP ?
- Procédure KYC vendeur : collecte NIF, TVA, IBAN dès l'onboarding, pas après.
- Réconciliation trimestrielle : agrégation des commissions, ventes brutes, frais retenus.
- Pré-déclaration interne : générer un fichier test en septembre N pour les opérations de l'année en cours.
- Enregistrement unique de l'opérateur non établi dans l'UE auprès d'un seul État membre (DAC 7 ne prévoit pas de représentant fiscal à désigner dans chaque pays).
6. Points de vigilance 2026#
- DAC 8 (crypto-actifs) monte en puissance : la directive (UE) 2023/2226 impose aux prestataires de services sur crypto-actifs une collecte des données à compter du 1er janvier 2026, pour un premier reporting au 31 janvier 2027 sur les opérations 2026. Une plateforme qui combine place de marché et crypto-actifs doit anticiper une double obligation : voir notre guide DAC 8 et crypto-actifs.
- Diligence à documenter : au-delà de la déclaration, l'opérateur doit vérifier la fiabilité des données collectées (NIF, numéro de TVA) et tenir un manuel de conformité (procédures d'entrée en relation, contrôle du NIF, réconciliation trimestrielle). C'est la première pièce demandée lors d'un contrôle.
- Capturer la donnée à la source : les informations déclarables (identité, NIF, IBAN, montants trimestriels) se collectent dès l'inscription du vendeur et se rafraîchissent chaque trimestre, jamais reconstituées dans l'urgence de janvier.
Conclusion#
DAC 7 n'est pas une obligation comptable de plus : c'est un changement de paradigme qui transfère sur les plateformes la charge de la traçabilité fiscale des vendeurs tiers. Les amendes lourdes (jusqu'à 50 000 € par déclaration manquante) et la responsabilité solidaire qui se profile rendent la mise en conformité non négociable.
Notre cabinet accompagne des marketplaces françaises et européennes, du SaaS B2B à la place de marché grand public, sur l'audit de qualification, la mise en place des procédures de diligence raisonnable et la déclaration annuelle DPI-DAC7. Cette obligation concerne en premier lieu les agences e-commerce et opérateurs de marketplaces. Contactez-nous pour un audit de votre exposition DAC 7.
Questions fréquentes
Mon e-commerce vend uniquement ses propres produits — suis-je concerné par DAC 7 ?
Non. DAC 7 ne vise que les opérateurs de plateforme qui mettent en relation des vendeurs tiers avec des acheteurs. Si vous êtes un e-commerce qui vend uniquement vos propres produits en direct (boutique Shopify, Prestashop, WooCommerce de marque), vous n'avez aucune obligation DAC 7 en qualité d'opérateur. En revanche, si votre site comporte une marketplace permettant à d'autres vendeurs de proposer leurs produits via votre infrastructure, alors oui — y compris si vous prélevez une simple commission.
Quels sont les seuils précis qui exonèrent un vendeur de la déclaration ?
Un vendeur de biens est exclu de la déclaration si, sur une année civile, il a réalisé moins de 30 transactions ET reçu au maximum 2 000 € de contrepartie via la plateforme. Les deux conditions sont cumulatives : il suffit d'en dépasser une pour entrer dans le périmètre. Ce seuil de minimis ne vise que la vente de biens : les prestations de services, la location de biens immobiliers et la location de moyens de transport sont déclarables dès la première opération, sans seuil. Seul le très gros loueur immobilier échappe au champ : le propriétaire pour lequel la plateforme a facilité plus de 2 000 services de location pour un même bien sur la période n'est pas déclarable.
Que doit déclarer un opérateur de plateforme et à quelle date ?
Pour chaque vendeur déclarable, la plateforme transmet à la DGFiP : nom, adresse, NIF, numéro de TVA, nombre de transactions, montant total brut perçu trimestre par trimestre, identification du compte bancaire de versement et — pour les biens immobiliers — adresse exacte. La déclaration porte sur l'année civile écoulée et doit être déposée au plus tard le 31 janvier de l'année suivante via le service en ligne sur le site impots.gouv.fr. La déclaration sur les opérations 2026 sera donc due au plus tard le 31 janvier 2027.
Quelles sont les sanctions en cas de défaut de déclaration ou de déclaration incomplète ?
Le non-respect des obligations DAC 7 est sanctionné sur le fondement de l'article 1736, XI du Code général des impôts, qui prévoit une amende forfaitaire globale ne pouvant excéder 50 000 €. Cette amende unique couvre aussi bien le défaut de déclaration que les manquements aux obligations de diligence (article 1649 ter D du CGI) : il n'existe pas de tarif « par information manquante ». Par ailleurs, c'est l'opérateur de plateforme lui-même, et non l'administration, qui doit, après deux relances restées sans réponse, fermer le compte du vendeur qui refuse de communiquer les informations requises.
Comment articuler DAC 7 avec mes obligations TVA OSS/IOSS et la facturation électronique 2026 ?
DAC 7 est une obligation déclarative fiscale autonome, indépendante de la TVA. Toutefois, les informations collectées convergent : numéro de TVA du vendeur, montant des opérations, lieu de résidence. Une marketplace doit aujourd'hui combiner trois couches d'obligations : (1) collecte TVA selon les règles OSS/IOSS pour les ventes intracommunautaires B2C, (2) déclaration DAC 7 annuelle sur les vendeurs tiers, (3) factur-X à compter de septembre 2026 pour ses propres factures de commission. Mutualisez ces flux dans un seul outil de pilotage marketplace pour limiter le risque d'incohérence.
Suis-je déclarable si je vends seulement quelques objets d'occasion par an ?
En principe non, si vous restez sous les deux seuils cumulés réservés à la vente de biens : moins de 30 ventes ET 2 000 euros au plus de contrepartie encaissée via la plateforme sur la période. Dès que l'un des deux plafonds est franchi, la plateforme vous déclare à la DGFiP. Attention : ces seuils ne visent que la vente de biens. Une activité de service, une location immobilière ou une location de véhicule est déclarable dès le premier euro, sans aucun seuil.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- impots.gouv.fr — DPI-DAC7, transfert d'informations des plateformes
- BOFiP — BOI-INT-AEA-30 — Obligations des opérateurs de plateforme
- Légifrance — Décret n° 2022-1661 du 26 décembre 2022 (obligations déclaratives DAC 7)
- BOFiP — BOI-CF-INT — Sanctions DAC 7
- impots.gouv.fr — Cahier des charges techniques DAC 7 v1.6
Ce sujet relève de notre mission Expert-comptable fiscaliste à Paris | IS, TVA, contrôle
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