Tickets restaurants 2026 : ce qui change
Tickets restaurants 2026 : plafond d'exonération, utilisation jusqu'à fin 2026, télétravail et bonnes pratiques employeur.
Note de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Mise à jour mars 2026 - Les tickets restaurants 2026 restent un avantage social très apprécié des salariés, mais leur régime doit être lu avec précision par les employeurs. En 2026, deux sujets concentrent l'attention : le plafond d'exonération de la contribution patronale et la prolongation jusqu'au 31 décembre 2026 de l'usage élargi pour l'achat de tout produit alimentaire. Pour l'employeur, le vrai enjeu est d'attribuer des titres dans un cadre cohérent, exonéré et bien documenté.
En résumé : en 2026, le plafond d'exonération est de 7,26 euros par titre, avec une contribution employeur entre 50 % et 60 % de la valeur faciale. L'usage élargi en supermarché est prolongé jusqu'au 31 décembre 2026. Le télétravail ne remet pas en cause le droit au titre-restaurant.
Les chiffres clés des tickets restaurants 2026#
Le plafond d'exonération patronale#
Depuis le 1er janvier 2025, la participation patronale peut être exonérée de cotisations sociales jusqu'à 7,26 euros par titre-restaurant, sous réserve que la contribution de l'employeur représente entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre.
Si la part patronale dépasse 60 %, la fraction excédentaire est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales. Si elle est inférieure à 50 %, le titre perd son caractère d'avantage social exonéré.
L'usage élargi prolongé jusqu'à fin 2026#
La loi publiée en janvier 2025 a confirmé la prolongation jusqu'au 31 décembre 2026 de la possibilité d'utiliser les titres-restaurant pour l'achat de tout produit alimentaire, directement consommable ou non.
| Paramètre | Valeur 2026 |
|---|---|
| Plafond d'exonération patronale | 7,26 € par titre |
| Part patronale minimale | 50 % de la valeur faciale |
| Part patronale maximale | 60 % de la valeur faciale |
| Fin de l'usage élargi | 31 décembre 2026 |
| Jours couverts | Jours travaillés (y compris télétravail) |
Pour compléter, reliez ce sujet à notre guide sur la mise en place des tickets restaurant, à notre article sur les obligations RH et paie 2026 et à notre modèle de clause ticket restaurant dans le contrat de travail.
Quel est le coût réel des tickets restaurants pour l'employeur ?#
La lecture "coût employeur"#
Pour sécuriser l'exonération, il faut vérifier cinq paramètres :
- la part patronale : elle doit rester dans la fourchette 50-60 % ;
- la valeur faciale du titre : elle détermine le coût total et le reste à charge salarié ;
- la population bénéficiaire : tous les salariés remplissant les conditions doivent être traités de manière égale ;
- le nombre de titres attribués : il correspond aux jours travaillés effectifs ;
- le traitement en paie : la part patronale exonérée ne doit pas apparaître comme un élément soumis à cotisations.
Prenons un exemple : un titre de 12 euros avec une participation patronale de 60 % (7,20 euros). Le coût employeur est de 7,20 euros par jour travaillé, soit environ 144 euros par mois pour un salarié présent 20 jours. Cette somme est exonérée car elle respecte le plafond de 7,26 euros et la règle des 50-60 %.
Le sujet télétravail#
L'URSSAF considère que le salarié en télétravail prend son repas dans les mêmes conditions qu'un salarié présent en entreprise. Dès lors, si les conditions d'attribution sont remplies, le télétravailleur doit recevoir ses titres-restaurant pour les jours où il travaille à domicile. L'important est d'appliquer une règle homogène.
Quelles sont les erreurs fréquentes en 2026 ?#
- Raisonner uniquement avec le plafond sans contrôler la règle des 50 % / 60 % : un titre de 15 euros avec une part patronale de 8 euros dépasse les 60 % et entraîne une réintégration ;
- Attribuer les titres sans politique interne claire : l'absence de note de service expose l'employeur en cas de contrôle URSSAF ;
- Traiter différemment des salariés comparables sans justification ;
- Oublier que la contractualisation peut rigidifier le dispositif : inscrire le montant exact dans le contrat de travail rend toute modification soumise à l'accord du salarié.
Conseil Hayot Expertise : le vrai risque sur les tickets restaurant n'est pas le montant isolé. C'est la combinaison entre paramétrage paie, règle d'attribution, télétravail et documentation interne.
Comment mettre en place un dispositif conforme ?#
- Vérifier l'éligibilité des salariés : le titre-restaurant est destiné aux salariés qui prennent leur repas sur le temps de travail (article L3262-1 du Code du travail) ;
- Choisir l'émetteur : Edenred, Swile, Up, Sodexo... Chaque émetteur propose des conditions différentes (carte, application, ticket papier) ;
- Définir la valeur faciale et la part patronale : dans le respect du plafond d'exonération et de la fourchette 50-60 % ;
- Rédiger une note interne ou un accord : formalisez les règles d'attribution, le nombre de titres et les conditions en télétravail ;
- Paramétrer la paie : la part patronale exonérée doit être correctement déclarée dans la DSN.
Ticket papier ou carte ?#
| Critère | Ticket papier | Carte / Application |
|---|---|---|
| Coût de gestion | Plus élevé | Plus faible |
| Flexibilité | Moins flexible | Rechargement à distance |
| Suivi administratif | Manuel | Automatisé |
En 2026, la majorité des entreprises optent pour la carte ou l'application, plus simple à gérer.
Quand faut-il revoir votre dispositif ?#
- si votre valeur faciale n'a pas été revue depuis 2024 ;
- si le télétravail s'est généralisé et votre règlement intérieur ne le mentionne pas ;
- si vous hésitez entre tickets restaurant, prime repas ou prise en charge directe ;
- si votre note interne n'a pas été actualisée depuis plusieurs années.
Le plafond d'exonération de la participation patronale est fixé à 7,26 euros par titre depuis le 1er janvier 2025. La part employeur doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre. Au-delà de 60 %, la fraction excédentaire est soumise à cotisations sociales.
</details> <details> <summary>Les télétravailleurs ont-ils droit aux tickets restaurants ?</summary>Oui. L'URSSAF considère que le salarié en télétravail prend son repas dans les mêmes conditions qu'un salarié présent en entreprise. Il doit donc recevoir des titres-restaurant pour chaque jour de télétravail.
</details> <details> <summary>Jusqu'à quand peut-on utiliser les titres restaurant en supermarché ?</summary>L'usage élargi des titres-restaurant pour l'achat de tout produit alimentaire est prolongé jusqu'au 31 décembre 2026. Passé cette date, le régime initial pourrait revenir en vigueur, sauf nouvelle prolongation législative.
</details> <details> <summary>Combien de tickets restaurant attribuer par mois ?</summary>Le nombre de titres correspond aux jours travaillés effectifs du salarié. Un salarié travaillant 20 jours dans le mois reçoit 20 titres. Les jours de congés payés et les jours fériés chômés ne donnent pas droit à attribution.
</details>Sécurisez vos tickets restaurants 2026#
Un dispositif bien cadré améliore le pouvoir d'achat des salariés sans créer de frottement social ou de risque de redressement URSSAF.
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Conclusion#
En 2026, les tickets restaurants restent un excellent outil social, à condition de piloter ensemble le plafond d'exonération, la part patronale, la règle d'attribution et la documentation interne. Les employeurs qui gagnent du temps sont ceux qui traitent le sujet comme un paramétrage RH et paie, pas comme une simple dépense annexe.
(Sources officielles : Entreprendre.Service-Public - Plafond d'exonération, Service-Public - Utilisation élargie jusqu'à fin 2026, Code du travail - article L3262-1, Code du travail - article R3262-10)
Questions fréquentes
Quel est le plafond d'exonération du ticket restaurant en 2026 ?
Le plafond d'exonération de la participation patronale est fixé à 7,26 euros par titre depuis le 1er janvier 2025. La part employeur doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre. Au-delà de 60 %, la fraction excédentaire est soumise à cotisations sociales.
Les télétravailleurs ont-ils droit aux tickets restaurants ?
Oui. L'URSSAF considère que le salarié en télétravail prend son repas dans les mêmes conditions qu'un salarié présent en entreprise. Il doit donc recevoir des titres-restaurant pour chaque jour de télétravail.
Jusqu'à quand peut-on utiliser les titres restaurant en supermarché ?
L'usage élargi des titres-restaurant pour l'achat de tout produit alimentaire est prolongé jusqu'au 31 décembre 2026. Passé cette date, le régime initial pourrait revenir en vigueur, sauf nouvelle prolongation législative.
Combien de tickets restaurant attribuer par mois ?
Le nombre de titres correspond aux jours travaillés effectifs du salarié. Un salarié travaillant 20 jours dans le mois reçoit 20 titres. Les jours de congés payés et les jours fériés chômés ne donnent pas droit à attribution.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
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