Crédit d'impôt borne de recharge en 2026 : conditions et arbitrages
Article 200 quater C, plafond 500 €, borne T2 pilotable, qualification IRVE, copropriété, ADVENIR, case 7ZQ : ce qu'un contribuable à Paris doit arbitrer en 2026.
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Fiscalité holding à Paris | IS, mère-fille, apport-cessionNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
À jour au 12 mai 2026. Le crédit d'impôt pour l'installation d'un système de charge pour véhicule électrique, codifié à l'article 200 quater C du Code général des impôts et commenté au BOI-IR-RICI-380, atteint 75 % du coût TTC dans la limite de 500 € par système depuis la loi de finances pour 2024. Le dispositif vise tout contribuable domicilié fiscalement en France qui équipe sa résidence principale ou secondaire d'une borne pilotable installée par un professionnel qualifié IRVE. Pour un dirigeant ou un particulier à Paris, l'arbitrage 2026 ne porte plus sur le principe — l'aide est claire — mais sur la frontière entre crédit d'impôt domestique, programme ADVENIR pour les copropriétés et traitement de la borne installée au domicile d'un salarié roulant en véhicule de fonction électrique.
Le crédit d'impôt 200 quater C en 2026 : ce qui s'applique aujourd'hui#
Base légale, montant et plafond actuels#
L'article 200 quater C du CGI ouvre un crédit d'impôt sur le revenu égal à 75 % du montant TTC des dépenses effectivement supportées pour la fourniture et la pose d'un système de charge pour véhicule électrique, dans la limite de 500 € par système. Le plafond s'apprécie par système et par logement. Un couple soumis à imposition commune peut financer deux systèmes (un par membre du foyer), portant le crédit cumulé à 1 000 €. Le BOFiP précise au BOI-IR-RICI-380 que la base éligible inclut le matériel, la main-d'œuvre et les travaux directement liés (saignée, tirage de câble, mise en sécurité du tableau électrique), à l'exclusion des frais accessoires (extension de réseau, génie civil non rattachable).
Évolution depuis 2021 : du CITE 300 € au plafond 500 €#
Le dispositif a connu trois âges. Avant 2021, l'installation d'une borne ouvrait droit au crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) sous condition de ressources et uniquement pour la résidence principale. À partir du 1er janvier 2021, l'article 200 quater C autonome a remplacé le CITE pour les bornes : crédit de 75 %, plafond de 300 € par système, sans condition de ressources, ouvert aussi à la résidence secondaire. La loi de finances pour 2024 (article 18 de la LDF 2024-1322) a relevé le plafond à 500 € pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2024, en contrepartie d'une exigence technique nouvelle : la borne doit être pilotable. Le coût moyen constaté à Paris pour une wallbox T2 7,4 kW pilotable posée par un installateur IRVE se situe entre 1 100 € et 1 800 € TTC ; le crédit d'impôt couvre l'essentiel du matériel.
Calendrier de prorogation et incertitudes 2026#
Le dispositif initialement programmé jusqu'au 31 décembre 2025 a été reconduit par la loi de finances pour 2025 jusqu'au 31 décembre 2027. Pour les dépenses payées en 2026, le contribuable porte le crédit sur sa déclaration des revenus 2026 déposée au printemps 2027. Une seconde prorogation au-delà de 2027 dépendra des arbitrages budgétaires de la LDF 2027. Tant qu'aucune extinction anticipée n'est votée, il reste prudent d'engager les travaux et de les payer avant la fin de l'année civile au cours de laquelle le contribuable souhaite imputer le crédit.
Conditions d'éligibilité du contribuable#
Résidence principale, résidence secondaire et plafonnement par foyer#
L'article 200 quater C ouvre le crédit d'impôt pour l'équipement de la résidence principale et de la résidence secondaire du contribuable, dans la limite d'une seule résidence secondaire par foyer fiscal. Le logement doit être situé en France. Aucune condition d'ancienneté n'est exigée : un logement neuf ouvre droit au crédit dès la livraison. Le plafond de 500 € s'applique par système, dans la limite de deux systèmes par logement lorsque les contribuables sont mariés ou pacsés et soumis à imposition commune. Une personne célibataire ne peut imputer qu'un seul système par logement, soit 500 € maximum, ou 1 000 € si elle équipe à la fois sa résidence principale et sa résidence secondaire.
Propriétaire, locataire, occupant à titre gratuit#
Le bénéfice du crédit d'impôt est ouvert au propriétaire occupant, au locataire et à l'occupant à titre gratuit. C'est la personne qui supporte effectivement la dépense — celle dont le nom figure sur la facture — qui impute le crédit, indépendamment du statut d'occupation. Un locataire qui équipe son emplacement de stationnement avec accord écrit du bailleur peut donc bénéficier du dispositif au même titre qu'un propriétaire. Le bailleur qui équipe le logement qu'il loue ne peut pas, en revanche, prétendre au crédit d'impôt 200 quater C : la dépense relève alors d'un autre régime (déduction des charges foncières si location nue, amortissement si LMNP, voir notre article sur la SAS immobilière).
Cumul avec d'autres aides publiques#
La règle de principe du BOI-IR-RICI-380 est la suivante : la base du crédit d'impôt est diminuée du montant des aides publiques reçues pour la même dépense. Concrètement, si le contribuable perçoit une prime ADVENIR de 300 € sur une borne facturée 1 500 € TTC, l'assiette éligible devient 1 200 € et le crédit s'établit à 75 % × 1 200 € = 900 €, plafonné à 500 €. Le cumul reste donc favorable dans la plupart des cas, mais il ne se "double" pas mécaniquement. Les aides locales (subventions communales, métropolitaines, régionales) suivent la même logique d'imputation sur l'assiette.
Conditions techniques du système de recharge#
Borne T2 pilotable et protocole OCPP#
Depuis le 1er janvier 2024, le bénéfice du plafond majoré à 500 € est subordonné à l'installation d'un système pilotable. Le BOFiP définit le pilotage comme la capacité du système à moduler la puissance de charge ou à programmer la recharge sur des plages horaires, soit via un protocole communicant (typiquement OCPP 1.6 ou 2.0), soit via un dispositif intégré contrôlé par l'utilisateur. La prise standard de type T2 (Mennekes) est la norme physique attendue ; les prises domestiques renforcées non communicantes (type Green'Up sans pilotage) sont exclues du dispositif majoré. Une borne installée sans capacité de pilotage avant 2024 reste éligible à l'ancien plafond de 300 € si la facture est antérieure ; depuis 2024, l'absence de pilotage fait perdre intégralement le crédit.
Qualification IRVE de l'installateur#
L'installation doit être réalisée par un professionnel qualifié IRVE (Infrastructure de Recharge de Véhicules Électriques), qualification délivrée par les organismes accrédités selon le référentiel AFNOR NF C 15-100 et son addendum dédié. Trois niveaux existent : IRVE 1 (bornes jusqu'à 22 kW non communicantes), IRVE 2 (bornes communicantes type OCPP), IRVE 3 (bornes rapides au-delà de 22 kW). Pour bénéficier du plafond 500 € en 2026, la qualification IRVE 2 minimum est requise sur le numéro de qualification mentionné sur la facture. Une auto-installation, même par un électricien généraliste sans qualification IRVE, fait perdre le crédit d'impôt.
Justificatifs à conserver : facture, attestation, conformité#
La facture du professionnel doit mentionner l'adresse précise du lieu d'installation, la nature et les caractéristiques techniques du système de charge (modèle, puissance, caractère pilotable, protocole de communication), le détail séparé du matériel et de la main-d'œuvre, ainsi que le numéro de qualification IRVE de l'installateur. À cela s'ajoute le Consuel (attestation de conformité) délivré par l'organisme de contrôle pour toute modification du tableau électrique. L'administration peut demander la production de ces pièces dans le délai de reprise de trois ans. Le contribuable conserve donc l'ensemble du dossier jusqu'à la fin de l'année N+3.
Le cas particulier de la copropriété#
Droit à la prise et installation individuelle#
Le droit à la prise, prévu aux articles L113-17 et R113-12 du Code de la construction et de l'habitation, permet à tout occupant d'une copropriété (propriétaire ou locataire) d'installer à ses frais une borne sur son emplacement de stationnement privatif, après simple notification au syndic. Le syndic dispose de trois mois pour s'opposer devant le tribunal judiciaire, faute de quoi l'installation est de droit. Le coût est intégralement supporté par le demandeur ; le crédit d'impôt s'applique alors dans les conditions de droit commun (500 € par système). C'est l'option la plus rapide à Paris pour un copropriétaire isolé.
Installation collective et répartition des coûts#
L'installation collective porte sur une infrastructure commune (colonne montante électrique dédiée, alimentation depuis les parties communes, points de charge ouverts à l'ensemble des copropriétaires demandeurs). Le coût est réparti soit par décision d'assemblée générale, soit dans le cadre d'une convention avec un opérateur tiers qui finance l'infrastructure en échange de l'exploitation. Chaque copropriétaire raccordé à l'infrastructure collective peut bénéficier du crédit d'impôt sur sa quote-part de dépense effectivement payée à titre personnel, à condition que la facture soit individualisable. La doctrine BOFiP admet cette individualisation depuis 2021.
Programme ADVENIR et prime CEE complémentaire#
Le programme ADVENIR, financé par les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) et piloté par l'AVERE-France, accorde une prime spécifique aux copropriétés et aux entreprises : 960 € HT pour un point de charge individuel en copropriété (résidentiel collectif), jusqu'à 8 000 € HT pour une infrastructure collective. La prime ADVENIR est cumulable avec le crédit d'impôt 200 quater C sous réserve d'imputation sur l'assiette : la prime étant versée à l'installateur ou directement au copropriétaire selon le montage, le contribuable doit veiller à déclarer le montant net de la prime sur la facture pour calculer l'assiette éligible. Pour les copropriétés parisiennes, ADVENIR + crédit d'impôt couvrent fréquemment 70 % à 90 % du coût d'une borne pilotable.
Borne au domicile d'un salarié pour véhicule de fonction#
Borne payée par l'employeur : avantage en nature 2026#
Lorsqu'un salarié dispose d'un véhicule de fonction 100 % électrique et que l'employeur prend en charge l'installation d'une borne au domicile du salarié, le traitement social et fiscal suit un régime spécifique de faveur. L'arrêté du 21 mai 2019 modifié, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par arrêté du 25 février 2025, prévoit que la mise à disposition d'une borne au domicile du salarié n'est pas constitutive d'un avantage en nature lorsque la borne reste la propriété de l'employeur en fin de contrat ou lorsque sa valeur résiduelle est négligeable. À l'inverse, si la borne est transférée au salarié sans contrepartie, un avantage en nature évalué à 50 % de la valeur résiduelle est intégré au bulletin de paie. Le détail figure dans notre article sur la voiture de fonction et l'avantage en nature.
Borne payée par le salarié : crédit d'impôt personnel#
Si le salarié paie lui-même la borne installée à son domicile et qu'il utilise son véhicule de fonction pour la recharger, le crédit d'impôt 200 quater C s'applique au salarié dans les conditions ordinaires (75 %, plafond 500 €). L'employeur peut par ailleurs rembourser la consommation électrique sur la base d'un forfait kilométrique ou d'un relevé compteur sans que ce remboursement ne soit imposable, dès lors qu'il s'agit d'un usage strictement professionnel ou d'un usage mixte clairement formalisé dans la politique mobilité de l'entreprise.
Cas hybride et frontière fiscale#
Le cas hybride — l'employeur paie la borne et la met à disposition du salarié pour son usage personnel et professionnel — est le plus délicat. La règle pratique retenue par l'URSSAF : tant que la borne reste la propriété de l'employeur et qu'elle est destinée à la recharge d'un véhicule de fonction électrique, aucun avantage en nature n'est constitué pendant l'exécution du contrat. Le crédit d'impôt 200 quater C ne peut alors pas être actionné par le salarié (qui n'a pas supporté la dépense) ni par l'employeur (qui est une personne morale, hors champ du 200 quater C, réservé à l'impôt sur le revenu des personnes physiques). L'entreprise traite la dépense en immobilisation amortissable sur 5 à 10 ans.
Procédure de déclaration sur la 2042 RICI#
Case 7ZQ, calendrier de déclaration#
Le crédit d'impôt se déclare sur la déclaration 2042 RICI (réductions et crédits d'impôt), case 7ZQ, au titre de l'année de paiement de la dépense. Pour des travaux payés en 2026, la déclaration intervient au printemps 2027 lors de la campagne IR. Le montant à reporter est le coût TTC effectivement supporté (matériel + pose + travaux directement liés), diminué des aides publiques reçues pour la même dépense. L'administration calcule automatiquement le crédit en appliquant le taux de 75 % et le plafond de 500 € par système. Si le crédit excède l'impôt dû, l'excédent est restitué par virement bancaire à l'été N+1.
Justificatifs en cas de contrôle#
La facture acquittée constitue la pièce centrale du dossier. Elle doit être conservée jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation du crédit (délai de reprise de droit commun). En cas de demande de l'administration fiscale, le contribuable produit en outre l'attestation de qualification IRVE de l'installateur, le Consuel et, le cas échéant, le justificatif d'imputation de la prime ADVENIR. Une facture non acquittée — bon de commande ou devis seul — ne suffit pas à ouvrir le droit au crédit : seul le paiement effectif déclenche l'éligibilité.
Régularisation si oubli ou erreur#
Un contribuable qui aurait omis de déclarer le crédit d'impôt dispose du droit de réclamation, prévu à l'article R196-1 du Livre des procédures fiscales, jusqu'au 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la mise en recouvrement de l'impôt. Pour un crédit oublié sur les revenus 2024 (avis d'imposition reçu en 2025), la réclamation reste recevable jusqu'au 31 décembre 2027. La régularisation se fait par messagerie sécurisée sur impots.gouv.fr, en joignant la facture et le RIB. Pour un dossier complexe ou un cumul de plusieurs crédits, le passage par notre équipe d'expertise comptable Paris 8 sécurise l'imputation et la doctrine applicable.
Notre lecture chez Cabinet Hayot Expertise#
La décision à arbitrer — particulier vs société, achat vs location avec service#
Dans les dossiers que nous accompagnons à Paris, l'arbitrage se joue rarement sur le principe (la borne sera installée) mais sur le vecteur de financement. Trois scénarios coexistent :
- Particulier à titre personnel : achat direct, paiement comptant, crédit d'impôt 500 € + TVA à 10 % (logement achevé depuis plus de deux ans) + prime ADVENIR si copropriété. Reste à charge moyen à Paris : 300 € à 600 €.
- Dirigeant en société : achat de la borne au nom de la holding patrimoniale ou de la société d'exploitation pour un véhicule de fonction. Pas de crédit d'impôt (réservé à l'IR), mais amortissement linéaire sur 5 à 10 ans, TVA déductible si véhicule éligible, et neutralisation de l'avantage en nature jusqu'au 31 décembre 2027.
- Location longue durée avec service : certains opérateurs proposent une borne en location mensuelle (15 € à 30 €/mois) incluant maintenance et supervision. L'arbitrage économique dépend de la durée d'usage attendue et du profil fiscal ; au-delà de quatre ans d'usage, l'achat reste plus avantageux pour un particulier.
Le risque sous-estimé — borne sans protocole communicant et perte du plafond majoré#
Questions fréquentes
Quel est le montant du crédit d'impôt borne de recharge en 2026 ?+
Le crédit d'impôt est égal à 75 % du coût TTC effectivement supporté (matériel et pose), dans la limite de 500 € par système de charge depuis la loi de finances pour 2024. Un couple soumis à imposition commune peut financer deux systèmes par logement, soit un plafond cumulé de 1 000 €. Le dispositif a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2025. L'éligibilité au plafond majoré exige une borne pilotable installée par un professionnel qualifié IRVE 2 minimum.
Le crédit d'impôt est-il cumulable avec la prime ADVENIR ?+
Oui, le crédit d'impôt 200 quater C est cumulable avec la prime ADVENIR, mais l'assiette du crédit d'impôt est diminuée du montant de la prime reçue pour la même dépense. Concrètement, sur une borne facturée 1 500 € TTC avec une prime ADVENIR de 300 €, l'assiette éligible devient 1 200 € et le crédit s'établit à 75 % × 1 200 € = 900 €, plafonné à 500 €. Le cumul reste donc nettement favorable pour les copropriétés, où ADVENIR et crédit d'impôt peuvent couvrir 70 % à 90 % du coût d'une borne pilotable.
Une borne installée dans une résidence secondaire est-elle éligible ?+
Oui, l'article 200 quater C ouvre le crédit d'impôt pour l'équipement de la résidence principale et de la résidence secondaire du contribuable, dans la limite d'une seule résidence secondaire par foyer fiscal. Le logement doit être situé en France et aucune condition d'ancienneté n'est exigée. Un contribuable peut donc cumuler le crédit d'impôt sur sa résidence principale (1 borne ou 2 si couple) et sur sa résidence secondaire (idem), portant le plafond global possible à 2 000 € pour un couple équipant deux logements.
Quelles sont les obligations pour un locataire qui veut installer une borne ?+
Un locataire peut installer une borne à ses frais et bénéficier du crédit d'impôt 200 quater C dès lors qu'il supporte effectivement la dépense (facture à son nom). Il doit obtenir l'accord écrit du bailleur avant les travaux, et en copropriété, notifier le syndic au titre du droit à la prise prévu à l'article L113-17 du Code de la construction et de l'habitation. Le syndic dispose de trois mois pour s'opposer devant le tribunal judiciaire, à défaut l'installation est de droit. Le coût de remise en état en fin de bail reste à la charge du locataire sauf accord contraire.
Comment déclarer le crédit d'impôt sur la 2042 RICI ?+
Le crédit d'impôt se déclare en case 7ZQ de la 2042 RICI, au titre de l'année de paiement effectif de la dépense. Le contribuable porte le coût TTC supporté, déduction faite des aides publiques perçues pour la même dépense. L'administration applique automatiquement le taux de 75 % et le plafond de 500 € par système. Pour des travaux payés en 2026, la déclaration s'effectue au printemps 2027. Si le crédit excède l'impôt dû, l'excédent est restitué par virement bancaire à l'été suivant. La facture acquittée et l'attestation IRVE doivent être conservées jusqu'à fin N+3.
Une borne payée par l'employeur ouvre-t-elle droit au crédit d'impôt ?+
Non. Le crédit d'impôt 200 quater C est réservé aux personnes physiques imposées à l'impôt sur le revenu en France, et il suppose que le contribuable supporte personnellement la dépense. Lorsque l'employeur paie et installe la borne au domicile du salarié pour son véhicule de fonction électrique, ni l'employeur (personne morale) ni le salarié (qui ne paie pas) ne peuvent imputer le crédit. L'arrêté du 21 mai 2019 modifié, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027, neutralise par ailleurs l'avantage en nature lié à cette mise à disposition tant que la borne reste la propriété de l'employeur.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- Légifrance - Article 200 quater C du CGI
- BOFiP - BOI-IR-RICI-380 (système de charge pour véhicule électrique)
- Légifrance - Loi de finances pour 2024 n° 2023-1322, article 18
- Service-public.fr - Crédit d'impôt borne de recharge
- Impots.gouv.fr - Brochure pratique 2042 RICI (case 7ZQ)
- Programme ADVENIR - Aides à l'installation de bornes
- Légifrance - Article L113-17 CCH (droit à la prise)
- AFNOR - Qualification IRVE installateur
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