Introduction#
Créer une filiale peut être un formidable accélérateur de croissance... ou une source de complexité parfaitement inutile. En 2026, beaucoup de dirigeants imaginent encore qu'une filiale est forcément un montage "premium", réservé aux grands groupes ou destiné uniquement à optimiser l'impôt. C'est faux. Une filiale est d'abord un outil de structuration. Bien utilisée, elle permet de séparer les risques, d'ouvrir une nouvelle activité, de préparer l'entrée d'un associé, d'organiser une croissance externe, de piloter une équipe dédiée ou de clarifier la lecture financière d'un nouveau business.
Mais l'enjeu est sérieux. Une mauvaise structuration peut créer :
- des coûts juridiques et comptables supplémentaires ;
- des flux intra-groupe mal documentés ;
- des erreurs de TVA ou de facturation ;
- une gouvernance floue entre société mère et filiale ;
- des risques RH au moment de recruter ou de transférer des salariés ;
- et, parfois, une promesse fiscale largement surestimée.
En 2026, le sujet est d'autant plus important que les groupes doivent intégrer plusieurs paramètres : le Guichet unique INPI pour les formalités, la réforme de la facturation électronique, l'intérêt éventuel du régime mère-fille, de l'intégration fiscale, voire du groupe TVA, sans oublier les obligations RH si la filiale devient employeur. L'objectif de ce guide est simple : vous aider à décider si la création d'une filiale est pertinente, et surtout comment la mettre en place proprement sur le plan juridique, fiscal, social et opérationnel.
1. Créer une filiale : dans quels cas est-ce vraiment pertinent ?#
Une filiale est une société distincte, contrôlée par une autre société, souvent appelée société mère. Juridiquement, elle possède sa propre personnalité morale, son propre patrimoine, ses propres contrats, ses propres obligations comptables, fiscales et sociales.
Cette précision est essentielle, car beaucoup de dirigeants confondent encore :
- la filiale, qui est une société autonome ;
- l'établissement secondaire, qui n'est qu'une extension de la société existante ;
- la marque ou business unit, qui peut n'avoir aucune existence juridique autonome ;
- la holding, qui détient des participations, mais n'est pas automatiquement la société d'exploitation.
Les cas où la filiale a du sens#
En pratique, nous recommandons d'étudier la piste filiale dans les cas suivants :
- Lancement d'une nouvelle activité avec un profil de risque différent.
- Développement géographique avec une équipe, des partenaires ou une logique commerciale propre.
- Association future d'un investisseur, d'un manager ou d'un partenaire sur un périmètre donné.
- Séparation entre l'activité historique rentable et un projet de croissance encore incertain.
- Acquisition d'une société existante à intégrer dans un groupe.
- Structuration patrimoniale ou préparation d'une cession partielle.
Les cas où la filiale est souvent une mauvaise idée#
À l'inverse, la création d'une filiale est souvent prématurée si :
- vous n'avez pas encore validé le modèle économique du nouveau projet ;
- la nouvelle activité est marginale et peut être portée proprement par la société actuelle ;
- pour uniquement une "astuce fiscale" sans logique opérationnelle réelle ;
- vous n'avez ni process ni gouvernance pour gérer des flux intra-groupe ;
- votre structure actuelle supporte déjà mal les obligations administratives de base.
Autrement dit, la bonne question n'est pas : "Peut-on créer une filiale ?" La vraie question est : qu'est-ce que la filiale va résoudre que votre structure actuelle ne résout pas ?
2. Le bon véhicule juridique : SASU, SAS, EURL ou SARL ?#
Dans la majorité des dossiers, une filiale est créée sous forme de SASU, SAS, EURL ou SARL. Le choix n'est jamais neutre. Il impacte la gouvernance, la flexibilité statutaire, le régime social du dirigeant, la facilité d'entrée d'associés et la gestion future du groupe.
La SASU ou la SAS : souplesse et scalabilité#
La SASU est souvent très adaptée lorsqu'une société mère détient seule la filiale au démarrage. Service Public rappelle qu'une personne morale peut être associée unique d'une SASU, avec un capital librement fixé et une grande liberté d'organisation statutaire.
Les points forts de la SASU/SAS :
- grande souplesse des statuts ;
- facilité pour faire entrer plus tard un investisseur ou un manager ;
- gouvernance lisible avec un président ;
- bonne compatibilité avec les projets de croissance, de levée ou de management package.
Les points de vigilance :
- statuts à soigner, car la liberté contractuelle crée aussi des angles morts ;
- coût social du président s'il est rémunéré ;
- risque de "copier-coller" de statuts inadaptés au groupe.
L'EURL ou la SARL : plus encadrée, parfois plus lisible#
La SARL reste une solution robuste lorsque les règles de fonctionnement doivent être plus cadrées. Elle peut être intéressante dans des environnements familiaux, patrimoniaux ou lorsque l'on cherche une gouvernance plus codifiée.
Ses atouts :
- cadre juridique plus normé ;
- fonctionnement parfois plus rassurant pour certains associés ;
- arbitrages sociaux pouvant être intéressants selon le profil du gérant.
Ses limites :
- moins de flexibilité que la SAS ;
- gestion des entrées/sorties d'associés parfois moins fluide ;
- moins adaptée à certains projets très évolutifs.
Le capital social n'est pas la seule variable#
Beaucoup de créations de filiales se crispent sur le montant du capital. En réalité, le sujet principal est souvent le mode de financement global :
- capital social ;
- prime d'émission ;
- compte courant d'associé ;
- dette bancaire ;
- éventuelles subventions ou aides.
Le capital doit être cohérent avec la crédibilité du projet, mais il ne suffit pas à lui seul à sécuriser la structure. Une filiale sous-capitalisée, financée ensuite à la hâte, envoie rarement un bon signal aux banques, aux partenaires et parfois même à l'administration.
Apport en nature : attention au commissaire aux apports#
Si la filiale reçoit des actifs lors de sa création ou en cours de vie sociale, la question du commissaire aux apports peut se poser. C'est particulièrement vrai si vous apportez :
- un fonds de commerce ;
- une branche d'activité ;
- une marque ;
- un logiciel ;
- du matériel ou des titres.
Le sujet est souvent sous-estimé alors qu'il conditionne la sécurité de l'opération et la valeur retenue dans la structure.
3. Formalités 2026 : comment créer juridiquement une filiale sans erreur ?#
Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création passent par le Guichet unique opéré par l'INPI. Cela simplifie l'accès, mais ne simplifie pas automatiquement la stratégie. Le portail traite la formalité ; il ne remplace ni la réflexion juridique, ni l'ingénierie fiscale.
Les étapes clés#
Une création de filiale bien menée suit en général ce chemin :
- Définir le projet exact : objet social, activité réelle, gouvernance, financement, calendrier.
- Choisir la forme sociale et rédiger des statuts adaptés au groupe.
- Organiser la détention du capital : détention directe par la société mère, éventuellement avec associés minoritaires.
- Ouvrir le compte de dépôt des fonds et libérer le capital selon les règles applicables.
- Déposer la formalité via le Guichet unique INPI avec les pièces justificatives.
- Mettre à jour le registre des bénéficiaires effectifs et l'organisation documentaire.
- Activer l'environnement opérationnel : banque, facturation, contrats, outils, assurances, paie si embauche.
Le point critique : les statuts#
Les statuts d'une filiale ne doivent pas être pensés comme ceux d'une société isolée. Ils doivent être compatibles avec la logique de groupe. Nous faisons particulièrement attention à :
- la définition de l'objet social ;
- les pouvoirs du dirigeant ;
- les décisions réservées à l'associé ou aux associés ;
- les règles d'agrément si l'entrée de nouveaux actionnaires est envisagée ;
- les conventions réglementées ou règles internes de validation ;
- les modalités de cession, de sortie ou de transformation future.
Le conseil de l'Expert-Comptable
L'erreur classique consiste à créer une filiale "vite" avec des statuts génériques, puis à découvrir six mois plus tard qu'ils bloquent une levée, une réorganisation ou une nomination de dirigeant. Une filiale se pense dès le départ comme un outil de groupe, pas comme un simple extrait Kbis supplémentaire.
4. Fiscalité de la filiale : ce que vous pouvez optimiser, et ce qu'il ne faut surtout pas fantasmer#
La fiscalité est souvent la première motivation affichée. C'est légitime. Mais il faut rester précis.
1. La filiale est, en principe, un contribuable autonome#
Par défaut, la filiale calcule son propre résultat fiscal et paie son propre IS. Ses pertes restent chez elle. Ses bénéfices aussi. Cela signifie qu'une création de filiale peut avoir un effet de cloisonnement utile... mais aussi ralentir certaines compensations de résultats si aucun régime de groupe n'est mis en place.
2. Le régime mère-fille : puissant, mais sous conditions#
Lorsque la société mère détient les titres de la filiale dans les conditions requises, le régime mère-fille peut permettre une remontée de dividendes avec une quasi-exonération à l'IS, sous réserve d'une quote-part de frais et charges de 5 % prévue par l'article 216 du CGI.
Concrètement, cela change tout dans les groupes rentables :
- la filiale peut distribuer ;
- la société mère récupère du cash ;
- la friction fiscale est très fortement réduite par rapport à une distribution à une personne physique.
Mais attention :
- ce régime ne transforme pas un groupe mal structuré en bon groupe ;
- il suppose de respecter les conditions du dispositif ;
- il ne dispense ni des conventions intra-groupe, ni d'une vraie logique économique.
3. L'intégration fiscale : un levier avancé#
L'article 223 A du CGI prévoit, sous conditions, la possibilité pour une société mère de se constituer seule redevable de l'IS du groupe lorsqu'elle détient 95 % au moins du capital des sociétés intégrées de manière continue au cours de l'exercice.
Dans les bons dossiers, l'intégration fiscale peut permettre :
- de compenser plus efficacement pertes et profits au niveau du groupe ;
- de simplifier certaines lectures de résultat consolidé fiscal ;
- de piloter différemment la trajectoire d'investissement.
Mais là encore, ce n'est pas automatique. Il faut vérifier :
- le périmètre ;
- le calendrier ;
- les exercices comptables ;
- la qualité des conventions et de la documentation.
4. Le groupe TVA : une option à regarder en 2026#
Le groupe TVA peut intéresser certains ensembles de sociétés ayant des liens financiers, économiques et organisationnels étroits. Il ne convient pas à tous les groupes, mais il peut réduire certaines frictions sur les flux intra-groupe taxables à la TVA.
Le sujet est très technique. Il faut l'aborder avec prudence, notamment lorsque :
- les filiales se refacturent des services supports ;
- les flux intra-groupe sont nombreux ;
- la récupération de TVA n'est pas homogène dans le groupe ;
- la gouvernance financière est suffisamment mature.
5. Les management fees et conventions intra-groupe#
Créer une filiale conduit souvent à faire circuler des flux :
- assistance administrative ;
- direction financière ;
- marketing ;
- refacturation de personnel ;
- licence de marque ;
- convention de trésorerie ;
- management fees.
Ces flux doivent reposer sur une réalité économique, une documentation claire et un prix cohérent. Le grand danger n'est pas seulement fiscal ; il est aussi comptable et juridique. Un flux intra-groupe mal justifié fragilise l'ensemble de l'architecture.
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5. La dimension RH : le sujet que les groupes sous-estiment le plus#
Une filiale qui emploie n'est pas seulement une boîte juridique. C'est un employeur à part entière.
Nommer le bon dirigeant#
Au moment de la création, il faut trancher plusieurs sujets :
- qui dirige réellement la filiale ?
- le dirigeant est-il rémunéré ?
- dépend-il du régime assimilé salarié ou TNS selon la forme choisie ?
- quelle articulation avec la société mère ?
Le sujet ne se traite ni au hasard, ni uniquement en fonction des cotisations. Il doit être cohérent avec :
- la réalité du pouvoir de décision ;
- la stratégie de rémunération globale du groupe ;
- la protection sociale du dirigeant ;
- la présence ou non d'autres associés à moyen terme.
Première embauche : formalités à ne pas oublier#
Dès lors que la filiale embauche, elle doit respecter les formalités employeur classiques. La DPAE doit notamment être adressée à l'Urssaf au plus tôt 8 jours avant l'embauche et avant la prise effective de poste.
En pratique, une filiale employeur doit être opérationnelle sur :
- la DPAE ;
- la paie ;
- l'affiliation aux organismes ;
- la médecine du travail ;
- le registre du personnel ;
- les documents contractuels ;
- la politique de remboursement de frais ;
- le calendrier social.
Transférer des salariés depuis la société mère : prudence#
Lorsqu'un groupe crée une filiale pour y loger une nouvelle activité, il peut être tenté de basculer des salariés de la société mère vers la filiale. C'est souvent possible, mais jamais "administrativement neutre". Il faut analyser :
- si le transfert est volontaire ;
- si l'organisation du travail change ;
- si les contrats doivent être modifiés ;
- si un transfert automatique s'impose juridiquement dans certains cas ;
- comment sécuriser l'ancienneté, la rémunération et les avantages.
L'intérêt d'un environnement digital bien paramétré#
C'est ici que l'approche hybride d'Hayot Expertise fait la différence. Une filiale créée vite, mais sans outillage, devient vite un centre de friction. À l'inverse, un environnement bien monté permet :
- des factures propres dès le premier mois ;
- une séparation bancaire claire via Qonto ou votre banque principale ;
- un suivi comptable groupe plus lisible dans Pennylane ;
- une paie sécurisée dans Silae ;
- un reporting mensuel propre entre mère et filiale.
6. Cas pratique : créer une filiale pour isoler une activité et préparer la croissance#
Prenons l'exemple de Clara, dirigeante d'une SAS de conseil en transformation digitale, réalisant 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires. Son activité historique est rentable, avec une marge stable. En parallèle, Clara développe depuis un an un outil SaaS interne que plusieurs clients veulent désormais acheter sous forme d'abonnement.
Le problème#
Si Clara laisse l'activité SaaS dans la société historique :
- la lecture de performance devient confuse ;
- les coûts de développement brouillent la rentabilité du conseil ;
- un futur investisseur dans le SaaS devrait entrer au capital de toute la société ;
- le risque opérationnel n'est pas isolé ;
- la politique RH de l'équipe produit devient difficile à distinguer.
La solution retenue#
Nous l'accompagnons dans la création d'une SASU filiale détenue à 100 % par la société mère :
- capital initial : 20 000 euros ;
- prime d'émission : 30 000 euros ;
- compte courant d'associé : 100 000 euros ;
- nomination d'un président dédié ;
- conventions intra-groupe pour la mise à disposition temporaire de certaines fonctions support ;
- mise en place d'une paie séparée pour les premiers recrutements produit et sales.
Impact à 12 mois#
La filiale réalise :
- 420 000 euros de chiffre d'affaires récurrent ;
- une perte de lancement de 60 000 euros la première année, assumée et pilotée ;
- un reporting distinct qui facilite les arbitrages ;
- une documentation de groupe propre pour justifier les flux.
Deux ans plus tard, la filiale devient bénéficiaire et distribue 150 000 euros de dividendes à la société mère. Sous réserve des conditions du régime mère-fille, la quote-part taxable de 5 % conduit à une base taxable de 7 500 euros. À 25 % d'IS, l'imposition additionnelle ressort à 1 875 euros. C'est un écart majeur par rapport à une remontée directe vers une personne physique.
Ce cas montre bien que la filiale n'est pas seulement un véhicule fiscal. C'est un outil de lisibilité, de gouvernance et de création de valeur.
7. Les pièges à éviter absolument#
Voici les erreurs que nous voyons le plus souvent :
- Créer une filiale sans raison économique claire.
- Sous-capitaliser la structure dès le départ.
- Copier des statuts standards non adaptés à un groupe.
- Croire que les pertes se compensent automatiquement avec la société mère.
- Refacturer des management fees sans convention ni méthode de prix.
- Mélanger les flux bancaires, les dépenses et les justificatifs.
- Nommer un dirigeant sans réfléchir à son statut social et à sa rémunération.
- Embaucher trop vite sans process RH ni paie sécurisée.
- Négliger la documentation du groupe TVA ou de l'intégration fiscale.
Une filiale peut protéger le groupe. Mais une filiale mal pensée peut aussi multiplier les angles de risque.
Conclusion#
Créer une filiale en 2026 est une décision de direction générale, pas une formalité accessoire. La bonne approche consiste à articuler quatre dimensions :
- juridique : forme sociale, gouvernance, statuts, conventions ;
- fiscale : IS, régime mère-fille, intégration fiscale, groupe TVA ;
- RH : dirigeant, embauches, paie, transferts, organisation ;
- opérationnelle : outils, comptes bancaires, reporting, flux intra-groupe.
Les points à retenir sont simples :
- une filiale n'est pertinente que si elle répond à un vrai besoin stratégique ;
- la fiscalité peut être puissante, mais elle ne remplace jamais la logique économique ;
- les conventions intra-groupe et la gouvernance font souvent toute la différence ;
- la réussite du projet dépend autant du montage que de l'exécution ;
- un groupe bien structuré se pilote mieux, se finance mieux et se revend souvent mieux.
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Questions frequentes
Quelle est la différence entre une filiale et une succursale ?+
La filiale est une entité juridique distincte (société autonome) dont la maison mère détient au moins 50% du capital. Elle a sa propre personnalité morale, ses propres dettes et responsabilités. La succursale n'a pas de personnalité juridique propre : c'est un établissement secondaire de la société mère, sans autonomie juridique.
Quels sont les avantages fiscaux du régime mère-fille ?+
Le régime mère-fille permet à la société mère de recevoir les dividendes de sa filiale avec une exonération quasi-totale. Seule une quote-part de frais et charges de 5% est réintégrée au résultat imposable, soit une imposition effective de 1,25% (5% × IS 25%) sur les dividendes reçus.
Faut-il signer une convention de prestations intra-groupe ?+
Oui, c'est fortement recommandé. Une convention intra-groupe formalise les relations commerciales entre la maison mère et la filiale (services partagés, management fees, flux de trésorerie). Elle sécurise le traitement fiscal des flux et protège en cas de contrôle fiscal (obligation de documentation du prix de transfert).
La filiale peut-elle bénéficier du crédit d'impôt recherche (CIR) ?+
Oui, chaque société du groupe peut bénéficier du CIR de manière autonome sur ses propres dépenses de R&D. En revanche, la consolidation fiscale (intégration fiscale) permet d'optimiser le taux global d'imposition du groupe en compensant les bénéfices et les déficits des différentes entités.
Quand mettre en place l'intégration fiscale ?+
L'intégration fiscale est possible lorsque la société mère détient au moins 95% du capital de la filiale. Elle devient intéressante à partir de 2 à 3 sociétés avec des résultats hétérogènes (une société bénéficiaire compensée par une autre déficitaire). Elle nécessite un accord préalable avec l'administration fiscale.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes base a Paris 8, pense pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientee decision.
Sources du dossier
Sources officielles et de reference citees pour cette page.
- INPI - Formalités d'entreprises et Guichet unique
- Service Public Entreprendre - SASU : ce qu'il faut savoir
- Service Public Entreprendre - SARL : ce qu'il faut savoir
- Légifrance - Article 216 du CGI
- Légifrance - Article 223 A du CGI
- Service Public Entreprendre - Création et dissolution d'un groupe TVA
- Entreprendre Service-Public - DPAE
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Samuel Hayot est expert-comptable et commissaire aux comptes, inscrit à l'Ordre de Paris Île-de-France et à la CRCC de Paris.
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