ManCo et management package : définition, instruments et fiscalité 2026
ManCo, management package, BSPCE, AGA ou BSA air : définition, fiscalité 2026 après la réforme art. 163 bis H et risques de requalification à anticiper avant de structurer votre participation au capital.
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Conseil juridique d'entreprise à Paris : statuts, AG, cessionsNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Le terme ManCo circule dans deux univers distincts et la confusion coûte cher. Dans le monde de la gestion financière réglementée, une ManCo désigne une société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF. Dans le monde du capital-investissement et des LBO, il s'agit d'une holding créée par les managers pour détenir leur participation au capital de la société cible — le cœur du management package. Cet article traite principalement du second sens, celui qui suscite le plus de questions en 2026 depuis la réforme fiscale de l'article 163 bis H.
Si vous êtes dirigeant, cadre dirigeant ou futur associé dans une opération de rachat, comprendre comment fonctionne un management package, quels instruments choisir, et comment la fiscalité s'applique depuis le 15 février 2025 est devenu indispensable avant de signer quoi que ce soit.
Un management package est un ensemble de mécanismes permettant aux dirigeants et cadres clés d'accéder au capital d'une entreprise à des conditions préférentielles, en contrepartie de leur implication dans la création de valeur. La ManCo est la structure juridique — généralement une SAS ou une holding — par laquelle ils exercent collectivement cette participation. Elle n'est pas obligatoire, mais fréquente dès que plusieurs managers sont impliqués ou que les montants justifient une séparation patrimoniale.
Qu'est-ce qu'un management package ?#
Un management package regroupe tous les dispositifs par lesquels une entreprise ou ses actionnaires de référence associent les dirigeants et cadres clés à la performance du capital. L'objectif est double : aligner les intérêts des managers sur ceux des investisseurs, et fidéliser les équipes sur la durée de l'opération.
Dans un contexte de LBO classique, le fonds d'investissement contrôle la majorité du capital tandis que les managers investissent une fraction aux côtés du fonds, souvent à travers une ManCo. Leurs instruments peuvent être des actions ordinaires, des actions de préférence, des BSA, des BSPCE ou des AGA, selon le profil fiscal recherché et la nature de la société.
La ManCo présente un avantage de lisibilité : les managers négocient collectivement leur quote-part avec le fonds, gèrent leur participation depuis une entité unique et peuvent organiser leurs relations internes (droit de sortie conjoint, clause d'exclusion, pacte d'associés) sans impacter directement le capital de la société opérationnelle.
ManCo en gestion financière réglementée : un sens distinct#
Pour éviter toute confusion, rappelons que la ManCo au sens AMF est une société de gestion de portefeuille agréée, soumise à des exigences de capital minimum (125 000 euros), de gouvernance, de contrôle interne et de programme d'activité validé par l'autorité de marché. Ce véhicule relève d'un régime entièrement différent, avec des obligations DORA et AIFM II. Si votre projet concerne ce périmètre, les deux sujets ne doivent pas être mélangés.
| Sens du terme ManCo | Usage | Cadre réglementaire |
|---|---|---|
| Holding des managers (LBO, management package) | Détenir la participation des dirigeants dans la cible | Droit commun des sociétés, CGI, pacte d'associés |
| Management company AMF | Gérer des fonds ou des mandats pour compte de tiers | Agrément AMF, AIFM II, DORA, capital 125 000 € |
Ce guide se concentre désormais sur la ManCo-holding de managers et la fiscalité des instruments d'intéressement au capital.
Quels instruments composent un management package ?#
Cinq instruments principaux existent. Leur choix dépend du statut juridique de la société, de la présence ou non d'un investisseur institutionnel, de l'horizon de détention et du régime fiscal visé.
Les actions ordinaires ou de préférence constituent l'entrée au capital la plus directe. Les managers achètent des titres, souvent à un prix décoté par rapport aux investisseurs financiers (justifié par des droits différenciés ou des clauses de liquidation préférentielle). Le gain est en principe une plus-value de cession, imposée au régime des plus-values sur valeurs mobilières.
Les BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise) sont réservés aux sociétés non cotées de moins de 15 ans répondant à des critères précis. Depuis la réforme de la loi de finances pour 2025, leur fiscalité a été révisée : le taux forfaitaire applicable aux gains dépend désormais de la durée de détention et de la qualité du bénéficiaire. Pour les salariés ou dirigeants soumis à l'impôt sur les sociétés, les règles ont été sensiblement modifiées — vérifiez avec votre conseil la situation exacte en 2026. Consultez notre article dédié sur les BSPCE 2026 : valorisation et fiscalité pour les détails.
Les AGA (actions gratuites) permettent d'attribuer des actions sans contrepartie financière immédiate, sous réserve d'une période d'acquisition et éventuellement de conservation. La fiscalité des AGA est encadrée : le gain d'acquisition est imposé comme revenu salarial au-delà de certains seuils, avec des abattements pour durée de détention. La fiscalité des actions gratuites AGA 2026 détaille les règles applicables.
Les BSA classiques et les BSA air donnent droit de souscrire des actions à un prix fixé à l'avance. Le BSA air (autonomous interest right) est une variante qui ne nécessite pas de décaissement initial mais génère un gain à la sortie proportionnel à la performance. La fiscalité du BSA air est sensible depuis que l'administration fiscale la soumet à un risque de requalification en revenu d'activité.
| Instrument | Décaissement initial | Régime fiscal cible | Risque de requalification |
|---|---|---|---|
| Actions ordinaires / préférence | Oui (prix d'achat) | Plus-value (PFU 31,4 % ou barème) | Faible si prix justifié |
| BSPCE | Faible (prix d'exercice) | Régime spécifique LF 2025/2026 | Faible si conditions remplies |
| AGA | Nul | Salaire puis plus-value | Moyen (seuil et durée) |
| BSA classique | Faible (prime d'émission) | Plus-value | Moyen |
| BSA air | Nul | Plus-value revendiquée | Élevé (art. 163 bis H) |
La réforme de l'article 163 bis H : ce qui change depuis le 15 février 2025#
C'est le point de vigilance central en 2026. La loi de finances pour 2025, puis des précisions attendues via la loi de finances 2026, ont profondément modifié le traitement fiscal des gains issus de management packages.
Principe : le gain réalisé lors de la cession ou de l'exercice d'un instrument de management package peut être requalifié, pour partie, en revenu d'activité (traitements et salaires ou BNC) plutôt qu'en plus-value imposée au régime favorable. La part imposée en salaire est soumise à l'IR progressif et aux cotisations sociales, ce qui peut représenter un surcoût fiscal très significatif.
Les conditions pour bénéficier du régime plus-value sont strictes : la détention doit être d'au moins deux ans, et le manager doit avoir supporté un risque réel de perte en capital (apport effectif, décaissement à une valeur de marché). Un instrument sans décaissement — typiquement le BSA air — sera présumé générer un revenu d'activité si le lien entre le gain et la fonction exercée est jugé prépondérant.
Pour les opérations antérieures au 15 février 2025, l'ancien régime reste applicable. Pour les opérations nouvelles, il faut impérativement faire auditer la structure par un fiscaliste spécialisé avant de conclure quoi que ce soit.
Note de prudence : les textes d'application de cette réforme sont encore en cours de consolidation et des positions de rescrit peuvent évoluer. Les informations ci-dessus reflètent l'état de la loi connu au 14 juin 2026 mais ne sauraient remplacer une analyse personnalisée de votre dossier.
Exemple chiffré : ManCo SAS dans un LBO secondaire#
Considérons un cas typique de PME industrielle valorisée 10 millions d'euros dans un LBO. Le fonds acquiert 80 % du capital pour 8 millions d'euros. Quatre managers co-investissent via une ManCo SAS pour 20 %, soit 2 millions d'euros (500 000 euros chacun). Ils financent cet apport pour moitié en fonds propres (250 000 euros chacun) et pour moitié via un prêt inter-associés ou un compte courant.
Cinq ans plus tard, la société est revendue à 18 millions d'euros. La quote-part des managers représente 20 % de 18 millions, soit 3,6 millions d'euros. Déduction faite de leur apport initial (2 millions), le gain brut est de 1,6 million d'euros.
Sans requalification, ce gain est une plus-value taxée au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la hausse de la CSG en 2026) : impôt estimé environ 502 400 euros pour 4 managers, soit 125 600 euros chacun.
Avec requalification partielle (par exemple 50 % considéré comme revenu d'activité pour un manager dans une tranche marginale à 41 %), la note fiscale sur la part requalifiée serait nettement plus élevée, sans compter les cotisations sociales potentielles. L'écart peut dépasser plusieurs dizaines de milliers d'euros par manager.
Ce calcul illustre pourquoi la structuration en amont est décisive.
Le risque sous-estimé : la requalification a posteriori#
La plupart des dirigeants qui entrent dans un management package se focalisent sur le potentiel de gain. Ils sous-estiment le risque que l'administration fiscale remette en cause le régime des plus-values a posteriori, lors d'un contrôle.
Les signaux qui attirent l'attention du fisc sont connus : absence de décaissement significatif, instruments sans risque de perte en capital, corrélation trop directe entre le gain et la performance opérationnelle attribuable au manager, mécanismes de ratchet à la hausse sans équivalent à la baisse.
Depuis la réforme de l'article 163 bis H, la présomption se renverse partiellement : c'est au contribuable de démontrer qu'il a pris un risque réel. Les dossiers sans traçabilité solide (absence de pacte d'associés formalisé, pas de valorisation indépendante à l'entrée, flux financiers non documentés) exposent à un redressement sur plusieurs années.
Pour approfondir les risques de contrôle fiscal, notre article contrôle fiscal entreprise : anticiper avec un expert-comptable donne un cadrage pratique utile.
Arbitrage : ManCo SAS ou participation directe ?#
La question se pose systématiquement. Voici les critères de décision principaux.
La ManCo SAS est préférable quand :
- plusieurs managers participent et souhaitent organiser leurs relations internes (pacte d'associés, droit de préemption, clause d'exclusion) ;
- les montants en jeu justifient une séparation patrimoniale claire avec le patrimoine personnel ;
- les managers souhaitent reinvestir les dividendes ou les gains dans de nouvelles opérations via la même entité (logique de holding personnelle).
La participation directe est parfois suffisante quand :
- un seul manager est impliqué avec un montant modéré ;
- la durée de l'opération est courte et le montage est simple ;
- les contraintes statutaires ou le pacte d'actionnaires ne requièrent pas de véhicule dédié.
La décision dépend aussi de la fiscalité des dividendes perçus en cours de vie, du régime IS de la ManCo et des conséquences en matière de cotisations sociales du dirigeant. Le service gestion du patrimoine du dirigeant aborde ces arbitrages dans le cadre d'une stratégie globale.
En pratique : constituer une ManCo avant une opération#
Voici les étapes clés dans l'ordre logique :
- Définir le périmètre : qui participe, pour quels montants, avec quels droits différenciés. Cette négociation se fait avec le fonds ou les actionnaires de référence avant la signature du protocole.
- Choisir la forme sociale : SAS est la forme quasi-systématique pour sa flexibilité statutaire (actions de préférence, actions ordinaires, libre organisation des droits de vote et de liquidation).
- Rédiger les statuts et le pacte d'associés : les clauses de good leaver / bad leaver, les droits de tag-along et drag-along, les mécanismes de ratchet et les conditions de sortie forcée doivent être rédigés avec soin par un avocat.
- Valoriser les instruments à l'entrée : c'est l'élément le plus sensible sur le plan fiscal. Une valorisation indépendante — ou a minima documentée et cohérente avec la valeur de marché — est impérative pour défendre le régime plus-value lors d'un contrôle.
- Documenter les flux : chaque apport, prêt, remboursement et distribution doit être tracé et comptabilisé correctement dans les livres de la ManCo.
- Anticiper la sortie : le régime fiscal à la sortie dépend du mode de cession (cession de titres ManCo, dissolution, apport-cession). L'article apport-cession article 150-0 B ter donne des pistes pour sécuriser l'après-cession.
Cas terrain : dirigeant d'une ETI en transition#
Un directeur général d'une ETI de distribution, en place depuis sept ans, est associé au capital via une ManCo SAS qu'il a constituée lors de l'entrée d'un fonds il y a cinq ans. Il détient des BSA classiques acquis à une valeur de marché validée par un cabinet indépendant.
À l'occasion d'une revente partielle, il envisage de céder ses BSA via la ManCo. Deux questions se posent : le régime des plus-values s'applique-t-il au regard de l'article 163 bis H ? Et la ManCo doit-elle être dissoute ou peut-elle être conservée pour réinvestir ?
L'analyse montre que les BSA ont été souscrits à un prix cohérent avec la valorisation et que le dirigeant a supporté un risque de perte (prix d'exercice supérieur à la valeur de l'action au moment de l'émission). Le régime plus-value est défendable. Pour la suite, conserver la ManCo pour porter de futurs investissements présente un intérêt si le dirigeant envisage d'autres opérations dans les trois à cinq ans.
Dans ce type de dossier, la frontière entre le défendable et le risqué se joue sur des éléments de preuve — pacte, valorisation, flux — que l'expert-comptable doit avoir sécurisés en amont, pas découverts lors du contrôle.
Notre lecture#
La réforme de l'article 163 bis H a changé l'équilibre des forces dans la négociation entre managers et fonds. Les instruments sans décaissement — populaires parce que sans risque apparent — sont désormais les plus exposés. Les BSPCE et les AGA, mieux encadrés légalement, offrent davantage de sécurité fiscale à condition de respecter les conditions précises d'attribution et de détention.
La ManCo reste un outil pertinent, mais sa valeur est dans l'organisation qu'elle permet — pacte d'associés, gestion collective, logique patrimoniale — pas dans un avantage fiscal intrinsèque. Le régime fiscal se joue sur la nature de l'instrument, pas sur le véhicule.
Pour les dirigeants qui envisagent d'entrer dans un management package, notre conseil pratique est de ne pas signer avant d'avoir fait auditer la structure par un expert-comptable et un avocat fiscaliste spécialisé en capital-investissement. Les économies d'honoraires en amont peuvent coûter très cher à la sortie.
Consultez aussi notre guide sur la fiscalité des holdings pour comprendre comment la ManCo s'intègre dans une stratégie patrimoniale globale.
À jour au 2026-06-14. Cet article informe et ne remplace pas un conseil personnalisé. Pour votre situation, contactez un expert-comptable inscrit à l'Ordre.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une ManCo dans le contexte d'un management package ?
Dans un LBO ou une opération de capital-investissement, la ManCo (management company) est la société holding — généralement une SAS — créée par les dirigeants et cadres clés pour détenir collectivement leur participation dans la société cible. Elle leur permet d'organiser leurs relations internes via un pacte d'associés, de gérer les droits de sortie et de séparer cette participation de leur patrimoine personnel. Elle est différente de la ManCo au sens AMF, qui est une société de gestion de portefeuille agréée.
Quels instruments sont les plus sécurisés fiscalement en 2026 dans un management package ?
Depuis la réforme de l'article 163 bis H applicable aux opérations dès le 15 février 2025, les instruments avec décaissement réel et risque de perte en capital (actions ordinaires, BSPCE sous conditions, BSA classiques valorisés à l'entrée) sont les plus défendables. Les BSA air, sans décaissement initial, présentent le risque de requalification en revenu d'activité le plus élevé. Les AGA restent encadrées mais lisibles. La sécurité fiscale dépend aussi de la durée de détention (minimum 2 ans) et de la documentation de la valorisation à l'entrée.
Que change la réforme de l'article 163 bis H pour les managers ?
La réforme, applicable aux opérations à partir du 15 février 2025, introduit une présomption de requalification partielle du gain en revenu d'activité (traitements et salaires ou BNC) lorsque le manager n'a pas supporté de risque réel de perte en capital. La part requalifiée est soumise à l'IR au barème progressif et potentiellement aux cotisations sociales, au lieu du PFU à 31,4 %. Pour les opérations antérieures à cette date, l'ancien régime reste applicable. La conséquence pratique : chaque nouveau management package doit être audité par un fiscaliste spécialisé avant la signature.
Faut-il nécessairement créer une ManCo pour participer à un management package ?
Non. La ManCo est un outil d'organisation, pas une obligation. Un seul dirigeant peut détenir ses instruments directement dans son patrimoine personnel. La ManCo devient pertinente quand plusieurs managers participent et souhaitent structurer leurs relations (pacte d'associés, droits de sortie, clause de good/bad leaver), ou quand les montants justifient une séparation patrimoniale et une logique de réinvestissement via une holding personnelle. Son intérêt est organisationnel, pas intrinsèquement fiscal.
Comment documenter l'entrée dans une ManCo pour sécuriser le régime fiscal à la sortie ?
Trois éléments sont indispensables : (1) une valorisation de l'instrument à l'entrée, idéalement établie par un professionnel indépendant ou avec une méthode documentée cohérente avec la valeur de marché ; (2) un pacte d'associés formalisé décrivant les droits et obligations de chaque membre de la ManCo, incluant les clauses de good/bad leaver ; (3) une traçabilité comptable rigoureuse de tous les flux (apports, prêts, distributions, remboursements). Ces trois éléments constituent la base de défense en cas de contrôle fiscal.

Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- Légifrance — Article 163 bis H du Code général des impôts (management packages)
- Légifrance — Article 163 bis G du CGI (BSPCE : conditions et régime fiscal)
- Légifrance — Articles L. 225-197-1 et suivants du Code de commerce (actions gratuites AGA)
- BOFiP — Revenus de capitaux mobiliers — Options sur titres et autres dispositifs d'actionnariat salarié
- AMF — Procédure d'agrément des sociétés de gestion de portefeuille (sens réglementé du terme ManCo)
- impots.gouv.fr — Plus-values mobilières : régime fiscal applicable aux cessions de valeurs mobilières
Ce sujet relève de notre mission Conseil juridique d'entreprise à Paris : statuts, AG, cessions
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