Deux entreprises dans le même local : est-ce possible ?
Domiciliation, bail, sous-location, mise à disposition et preuves d'occupation : comment faire coexister deux entreprises dans un même local en 2026.
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Conseil juridique d'entreprise à Paris : statuts, AG, cessionsNote de l'expert : Cet article a été rédigé par notre cabinet d'expertise comptable. Les informations sont à jour en 2026. Pour une étude personnalisée de votre situation, contactez-nous.
Réponse rapide : peut-on installer deux entreprises dans le même local ?#
Oui, installer deux entreprises dans le même local est légal. Chaque société justifie de la jouissance des locaux (article L123-11 du Code de commerce) via un bail autorisant la sous-location, un accord du bailleur ou un contrat de domiciliation. Conditions : comptabilités séparées, adresse déclarée au guichet unique INPI, règlement de copropriété respecté et une CFE par établissement.
Mise à jour avril 2026 - Face à la hausse des coûts immobiliers dans les grandes villes françaises, de plus en plus d'entrepreneurs envisagent de partager un espace de travail. La question revient fréquemment : peut-on installer deux entreprises dans le même local ? La réponse est oui, mais le cadre juridique est précis et les risques de non-conformité sont réels si la situation est mal structurée. Ce guide détaille les solutions légales, les démarches obligatoires et les pièges à éviter en 2026.
Ce que dit la loi : le cadre juridique de la co-domiciliation#
En droit français, aucun texte n'interdit à plusieurs entreprises de partager une même adresse. Pour une société (personne morale), l'article de référence est l'article L123-11 du Code de commerce : la société doit justifier de la jouissance du ou des locaux où elle installe, « seule ou avec d'autres », le siège de l'entreprise, et le même texte autorise « la domiciliation d'une personne morale dans des locaux occupés en commun par plusieurs entreprises », dans les conditions fixées par décret. L'article L123-10, lui, vise les personnes physiques : commerçants, artisans et entrepreneurs individuels. Ce que la loi surveille, c'est la transparence : chaque entité doit rester clairement identifiable, avec son propre numéro SIREN, sa propre comptabilité et son identité juridique distincte.
Le principe fondateur est simple : deux entreprises dans le même local, c'est légal tant que chacune conserve son autonomie juridique et comptable. L'INPI, via le guichet unique des formalités d'entreprises, accepte sans difficulté l'enregistrement de plusieurs SIRET à une même adresse. C'est même une pratique courante, notamment dans les centres de domiciliation commerciale qui hébergent des centaines de sociétés sous un seul toit.
Les quatre situations à ne pas confondre#
Avant de choisir une solution, il est essentiel de distinguer quatre configurations juridiques différentes, chacune avec ses propres obligations.
La domiciliation commerciale. C'est la formule la plus simple et la plus répandue. Une société de domiciliation agréée met à disposition une adresse administrative, sans que les entreprises y exercent nécessairement leur activité au quotidien. Le coût varie entre 15 et 80 euros par mois selon les services inclus (gestion du courrier, permanence téléphonique, salles de réunion). Plusieurs entreprises peuvent être domiciliées à la même adresse sans jamais se croiser physiquement.
L'occupation effective partagée. Deux entreprises occupent réellement les mêmes locaux : bureaux, espaces de travail, salles de réunion. Cette situation exige une convention écrite de partage de local, définissant la répartition des surfaces, des charges et des horaires d'accès. C'est le cas typique de deux freelances qui louent ensemble un bureau ou d'un cabinet comptable qui partage ses locaux avec un avocat.
La sous-location commerciale. Une entreprise titulaire d'un bail commercial sous-loue une partie de ses locaux à une autre société. Cette opération est encadrée par l'article L145-31 du Code de commerce : sauf clause du bail ou accord du bailleur, toute sous-location, totale ou partielle, est interdite. Lorsqu'elle est autorisée, le propriétaire est appelé à concourir à l'acte et, si le loyer de la sous-location dépasse celui de la location principale, il peut exiger une augmentation correspondante du loyer principal. L'article ne fixe en revanche aucun plafond de loyer proportionnel à la surface sous-louée, et la faculté pour le sous-locataire d'exercer une activité différente relève de la destination du bail (déspécialisation), non de l'article L145-31. L'accord écrit du bailleur reste indispensable.
La mise à disposition avec refacturation. Une entreprise supporte l'intégralité du bail et refacture une quote-part à une autre société utilisatrice. Ce mécanisme de refacturation doit être documenté par une convention écrite, avec une facturation conforme aux règles de TVA. Ces montants refacturés doivent être comptabilisés correctement dans chaque structure. Attention au traitement de la TVA : la location d'un immeuble nu est en principe exonérée de TVA (article 261 D, 2° du CGI), sauf si le bailleur a opté pour l'assujettissement (article 260, 2° du CGI, option engageant pour dix ans). Sans option, la refacturation du loyer nu n'est donc pas soumise à TVA ; les débours accessoires refacturés (électricité, internet) et la location de locaux aménagés ou équipés suivent, eux, leur propre régime.
Comparatif express des quatre configurations#
| Configuration | Titre d'occupation requis | Activité exercée sur place | Point de vigilance principal |
|---|---|---|---|
| Domiciliation commerciale | Contrat de domiciliation (domiciliataire agréé) | Non, adresse administrative | Agrément préfectoral du domiciliataire, contrat d'au moins 3 mois |
| Occupation partagée | Convention de partage écrite | Oui, locaux communs | Répartition des surfaces, des charges et des accès |
| Sous-location | Clause du bail ou accord écrit du bailleur | Oui | Bailleur appelé à concourir à l'acte (article L145-31) |
| Mise à disposition avec refacturation | Convention de refacturation | Oui | Traitement TVA du loyer refacturé (exonération de principe) |
Dans tous les cas, chaque structure conserve son SIREN, sa comptabilité et son adresse déclarée au guichet unique INPI.
Les règles incontournables à respecter#
L'accord du propriétaire ou du bailleur#
Si le local est loué, l'autorisation écrite du bailleur est obligatoire avant d'y installer une seconde entreprise. Le bail commercial standard contient généralement une clause interdisant la sous-location ou le partage sans accord exprès du propriétaire. Négliger cette étape expose à une résiliation du bail pour manquement contractuel. Si vous êtes propriétaire, vérifiez le règlement de copropriété : certains immeubles interdisent l'exercice d'activités professionnelles multiples ou limitent le nombre d'entités pouvant s'installer.
La séparation juridique et comptable#
Chaque entreprise doit disposer de son propre numéro SIRET, de ses propres comptes bancaires, de sa propre comptabilité et de ses propres contrats clients. Tout mélange entre les deux structures peut être interprété comme une confusion d'activités. L'administration fiscale et l'URSSAF sont particulièrement vigilantes sur ce point. En cas de contrôle, l'absence de séparation nette peut conduire l'administration à retenir l'existence d'une société créée de fait (article 1873 du Code civil, qui renvoie au régime de la société en participation), lorsque apports, participation aux résultats et affectio societatis sont réunis. Les conséquences possibles sont lourdes, sans être automatiques : régularisation de TVA, rattrapage de cotisations sociales, parfois pénalités, appréciées au cas par cas selon les faits.
La compatibilité des activités#
Les deux entreprises ne doivent pas exercer des activités incompatibles ou directement concurrentes. Un architecte et un graphiste peuvent partager un local sans problème. Deux cabinets d'expertise comptable en revanche risquent de créer une confusion auprès de la clientèle et des administrations. De plus, certaines activités réglementées (profession de santé, activités alimentaires, stockage de produits dangereux) imposent des normes d'hygiène et de sécurité spécifiques qui peuvent être incompatibles avec un partage de local.
Les normes de sécurité et d'accessibilité#
Selon la nature des activités et le nombre d'occupants, certaines réglementations en matière de sécurité incendie, d'accessibilité aux personnes handicapées ou de capacité d'accueil peuvent s'appliquer. Il est prudent de vérifier en amont que le local est conforme pour l'ensemble des activités qui y seront exercées.
La CFE : deux redevables distincts dans un même local#
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est établie par établissement et par commune (article 1447 du CGI). Deux sociétés qui partagent une même adresse sont donc deux redevables distincts : chacune souscrit sa propre déclaration initiale (formulaire 1447-C-SD) et est imposée séparément. À défaut de valeur locative significative, la CFE est calculée sur la base minimum de l'article 1647 D, dont le barème dépend du chiffre d'affaires ou des recettes de l'avant-dernière année et est fixé par la commune. Repères d'échéances : un acompte de 50 % au 15 juin lorsque la CFE de l'année précédente dépassait 3 000 euros, puis le solde au 15 décembre.
Autrement dit, partager les murs ne mutualise pas l'impôt local : anticipez deux avis de CFE, pas un seul.
Les démarches administratives pas à pas#
Étape 1 : Vérifier la compatibilité avec le bail et le règlement de copropriété#
Relisez attentivement le bail en cours. Identifiez les clauses relatives à la sous-location, au partage de locaux et à l'usage des lieux. Si nécessaire, demandez un avenant au propriétaire autorisant formellement la présence d'une seconde entreprise.
Étape 2 : Rédiger une convention de partage ou de mise à disposition#
Ce document doit préciser la durée du partage, la répartition des charges (loyer, électricité, internet, entretien), les droits d'accès de chaque partie, les espaces réservés et les espaces communs, ainsi que les modalités de résiliation. Il est fortement recommandé de faire relire cette convention par un avocat ou un expert-comptable. Le coût d'une convention rédigée par un professionnel varie généralement entre 200 et 500 euros.
Étape 3 : Déclarer l'adresse au guichet unique de l'INPI#
Si l'une des deux entreprises change d'adresse pour s'installer dans le local partagé, elle doit effectuer une modification de son immatriculation via le guichet unique des formalités d'entreprises sur procédures.inpi.fr. Cette démarche remplace les anciennes formalités auprès du greffe du tribunal de commerce depuis la mise en place du guichet unique en 2023.
Étape 4 : Mettre à jour les statuts si nécessaire#
Pour les sociétés (SARL, SAS, etc.), tout changement d'adresse de siège social implique une modification des statuts, une publication dans un journal d'annonces légales et un dépôt au greffe. Les frais associés varient entre 150 et 300 euros selon les cas.
Étape 5 : Informer les organismes sociaux et fiscaux#
Chaque entreprise doit prévenir l'URSSAF, les services fiscaux (SIE), sa caisse de retraite et sa mutuelle professionnelle du changement ou de la confirmation d'adresse. Cette étape est souvent négligée mais elle est cruciale pour éviter les courriers perdus et les relances intempestives.
Avantages et limites du partage de local#
Les bénéfices sont réels : réduction des coûts immobiliers de 30 à 50 %, mutualisation des équipements (imprimante, salle de réunion, connexion internet), émulation professionnelle et opportunités de réseau. Pour une jeune structure ou un freelance en phase de lancement, l'économie est significative.
Les contraintes méritent d'être anticipées : la confidentialité des échanges et des documents sensibles, la complexité administrative accrue (deux comptabilités, deux déclarations, deux assurances), et le risque de conflits d'usage si les règles de cohabitation ne sont pas claires dès le départ. Une charte de vie commune, même informelle, permet d'éviter la majorité des tensions.
Le cas particulier des auto-entrepreneurs et des couples#
Deux micro-entrepreneurs peuvent tout à fait partager la même adresse professionnelle, à condition que les activités soient distinctes et qu'il n'y ait aucune confusion dans la gestion. Chacun déclare son chiffre d'affaires de façon indépendante et conserve son propre numéro SIRET.
En revanche, si les deux activités sont identiques ou très proches, le risque de requalification en société créée de fait par l'URSSAF augmente sensiblement. C'est notamment le cas de conjoints exploitant deux micro-entreprises complémentaires dans le même local avec des clients communs et des moyens mutualisés. Dans cette situation, le statut de conjoint-collaborateur ou la création d'une société commune (SARL, SAS) constituent des alternatives plus sûres juridiquement.
Vous pouvez prolonger avec procurations postales, caractérisation d'une entreprise et question fiscale ou sociale.
Conseil Hayot Expertise : le vrai risque apparaît quand le partage du local est organisé oralement ou par habitude, sans document clair ni logique de facturation propre. En cas de contrôle fiscal ou social, l'absence de convention écrite est interprétée comme une absence de droits. Un simple document formalisé protège les deux entreprises.
Cas type représentatif (illustration, non un dossier réel) : deux conjoints exploitent chacun une micro-entreprise depuis le même appartement, l'un en graphisme, l'autre en rédaction web. Tant que chacun facture ses propres clients, tient sa comptabilité et déclare son chiffre d'affaires séparément, la coexistence ne pose pas de difficulté. Le risque naît le jour où ils facturent des clients communs, partagent un compte bancaire et se répartissent les tâches sans trace écrite : réunis, apports, partage des résultats et intention de s'associer peuvent alors caractériser une société créée de fait. La parade tient en trois réflexes : comptes séparés, facturation propre à chacun, et une courte convention d'occupation datée.
Notre recommandation#
Nous recommandons de vérifier systématiquement quatre éléments avant de s'engager dans un partage de local :
- Le titre d'occupation : chaque entreprise dispose-t-elle d'un document écrit justifiant son droit d'usage des lieux (bail, convention de mise à disposition, contrat de domiciliation) ?
- Les clauses du bail : le bail autorise-t-il le partage, la sous-location ou la présence de tiers dans les locaux ?
- Les modalités de partage des coûts : la répartition des charges est-elle documentée, facturable et conforme aux règles de TVA applicables ?
- La cohérence des formalités juridiques : les adresses déclarées au RCS, à l'URSSAF et aux impôts correspondent-elles à la réalité de l'occupation des lieux ?
Questions fréquentes
Peut-on avoir deux SIRET à la même adresse ?+
Oui, absolument. L'INPI et l'INSEE acceptent sans restriction l'enregistrement de plusieurs numéros SIRET à une même adresse. C'est une pratique courante, notamment dans les centres de domiciliation commerciale qui hébergent des centaines d'entreprises. Aucune autorisation spéciale n'est nécessaire, il suffit que chaque entreprise dispose d'un titre d'occupation régulier (bail, convention de mise à disposition ou contrat de domiciliation).
Quel est le risque de société créée de fait en cas de partage de local ?+
Le risque de requalification en société créée de fait (article 1873 du Code civil) survient lorsque l'administration (URSSAF, impôts) constate que deux entreprises partagent non seulement un local, mais aussi des moyens humains, financiers ou commerciaux sans facturation réciproque. Lorsque des apports, une participation commune aux résultats et une intention de s'associer se rejoignent (clients communs, comptes bancaires mélangés, gestion commune), ce risque devient tangible. Les conséquences sont lourdes : responsabilité illimitée des associés, régularisation fiscale et sociale, et pénalités. La parade est simple : séparation comptable stricte, facturation des services rendus et convention écrite de partage.
Faut-il un contrat même si les deux entreprises appartiennent au même dirigeant ?+
Oui, toujours. Même si vous dirigez personnellement les deux structures, un contrat écrit protège chacune des entités en cas de contrôle fiscal ou de litige avec un tiers. L'administration fiscale ne reconnaît pas les arrangements informels entre structures liées. Chaque entreprise doit pouvoir justifier indépendamment de son droit d'occupation des lieux.
Combien coûte la mise en place d'un partage de local entre entreprises ?+
Les frais varient selon la solution retenue. Pour une domiciliation commerciale, comptez entre 15 et 80 euros par mois. Pour un partage direct de locaux, les coûts principaux sont la rédaction de la convention (200 à 500 euros chez un professionnel), les frais de modification des statuts si changement d'adresse (150 à 300 euros), et la publication au journal d'annonces légales du transfert de siège (forfait réglementé 2026 de 109 euros HT par annonce en métropole ; un transfert vers un autre département impose deux publications, départ et arrivée, soit environ 218 euros HT). Le partage des charges locatives permet généralement une économie de 30 à 50 % sur le poste immobilier.
Peut-on domicilier une entreprise dans un logement personnel ?+
Oui, le dirigeant peut domicilier le siège social de sa société à son domicile personnel, sous réserve de l'accord du bailleur si le logement est loué et du règlement de copropriété le cas échéant. En principe, cette domiciliation n'est soumise à aucune limite de durée (article L123-11-1 du Code de commerce), sauf si une disposition légale ou une stipulation contractuelle (bail, règlement de copropriété) s'oppose à l'installation durable de l'entreprise. Dans ce seul cas, le siège ne peut y être fixé que pour cinq ans au plus, non renouvelables : avant l'échéance, la société doit, sous peine de radiation d'office, communiquer au greffe les éléments justifiant son changement de situation. En revanche, si l'activité implique la réception de clientèle, le stockage de marchandises ou une activité artisanale, la domiciliation au domicile peut être refusée.
Faut-il un contrat de domiciliation écrit, et pour quelle durée ?+
Oui. Recourir à une société de domiciliation suppose un contrat écrit : le domiciliataire doit être agréé par le préfet (agrément de six ans, article L123-11-3 du Code de commerce) et immatriculé au RCS. Le contrat de domiciliation est conclu pour une durée d'au moins trois mois, renouvelable par tacite reconduction sauf préavis de résiliation (article R123-168 du Code de commerce). Le domiciliataire tient, pour chaque société hébergée, un dossier de justificatifs et l'informe de ses obligations (réexpédition du courrier, déclaration de l'adresse).
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Conclusion#
En 2026, deux entreprises dans le même local, c'est souvent possible, mais pas sans verification. La sécurité juridique vient du bail, du mode d'occupation documente et de la preuve de séparation entre les deux structures. Que vous optiez pour une domiciliation commerciale, une convention de partage ou une sous-location, l'ecrit reste votre meilleure protection. Un contrôle fiscal ou social se prepare en amont, pas le jour de la notification.
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Article rédigé par Samuel HAYOT
Expert-Comptable diplômé, inscrit au Tableau de l'Ordre des Experts-Comptables. Formateur certifié Pennylane.
Cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Paris 8, pensé pour accompagner des entreprises partout en France avec une approche digitale et orientée décision.
Sources du dossier
Sources officielles et de référence citées pour cette page.
- Entreprendre.Service-Public.fr - Domicilier une société et son activité
- Entreprendre.Service-Public.fr - Sous-location du bail commercial
- Entreprendre.Service-Public.fr - Contrat de bail commercial
- Légifrance, Code de commerce article L. 123-10 (domiciliation dans des locaux occupés en commun)
- INPI - Guichet unique des formalites d'entreprises
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